La démocratie malmenée

Par Kamel Moulfi – La démocratie a encore un long chemin à parcourir pour s’imposer en Algérie et imprégner toute la vie politique de notre pays. La preuve en a été donnée, encore une fois, à Tizi Ouzou et dans d’autres localités, par la répression policière des marches pacifiques organisées à l’occasion des commémorations de l’anniversaire du Printemps amazigh. Des marcheurs ont été tabassés et d’autres arrêtés. Leur «crime» : brandir une revendication culturelle, partagée par quasiment l’ensemble de la classe politique algérienne. Les vidéos montrant des images inadmissibles impliquant y compris des policiers en civil prouvent que des pratiques répressives qui doivent être bannies à jamais sont toujours en usage pour empêcher la libre expression des citoyens. Des manifestants sont traînés sur le sol et frappés à coups de pieds, d’autres sont brutalisés, gifles et coups de poings, avant d’être jetés dans un fourgon de police. Parfois, les policiers cherchent carrément à humilier des gens respectables, pour la seule raison qu’ils veulent exprimer leur opinion et leurs revendications librement. Le respect de la dignité des Algériens exige un comportement plus «civilisé» de la part de la police face à des citoyens qui font valoir des préoccupations légitimes et qui ne doivent pas être considérés comme des «fauteurs de troubles». Dans ce genre de manifestations, il n’y a pas lieu de procéder aux arrestations, on parle même de mineurs parmi les personnes embarquées à Tizi Ouzou. On le sait, la violence de la répression policière crée parmi les manifestants les meilleures conditions pour les provocateurs infiltrés dans la masse et qui peuvent alors agir pour dévoyer le sens de l’initiative populaire. Il y a beaucoup à faire pour imposer qu’une manifestation d’opposition au pouvoir, pour quelque raison, politique ou sociale, puisse se dérouler sur la voie publique sans le risque de subir une répression policière incontrôlée pour l’empêcher ou une quelconque manipulation pour la détourner de son objectif. Mais les Algériens y arriveront. C’est cela la démocratie.
K. M.

Comment (8)

    Patrouille à l'Est
    25 avril 2014 - 6 h 06 min

    Patience et longueur de Temps
    Patience et longueur de Temps quand ça viendra personne n arretera le tsunami et ces policiers de merde ils savent au moins qu’ils sont le peuple aussi mais le clan recrute que des ignares des bergers la plupart et ne savent même pas déchiffrer une carte grise des oumi …des voyous au service des kamikaze en qques sortes ! Mais ça viendra n’ayez pas peur c’est une question de temps Allah yedj3al koulchi sababa ..




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    ammmar
    24 avril 2014 - 19 h 56 min

    on est tous mene en bateau et
    on est tous mene en bateau et courons derriere un mirage,qui n’est en realité qu’un appat vorace et endormeur cette maudite democratie,ce procedé de gouvernance societal imposé par la force en qualité de processus de gestion universel au monde entier,arrange les affaires de tous les habitants de la planete du boudiste au chretien et les athés aussi du moment que chez eux DAB REKEB MOULEH dans beaucoup de choses fondamentales qui demeurent des tabous evident frolant le sacrilege dans le cas de leurs violation chez l’arabo_musulman,un piege infernal cette democratie qui fait rever certains en croyant a une vie meilleure en depit des us,les traditions et surtt notre religion et qui sont tous incompatibles a cette democratie occidentale qui ne cadrera jamais avec notre mode de vie et nos obligations societales de cohabitations en qualité de ce que nous sommes en realité,nos ennemis historiques determinés depuis l’ere du temps dans leur entreprise poste croisade,plus forts que nous sur tous les plans,n’ont jamais abondonné leur projet de superiorité sur le riche arabo_musulman pourtant avantagé et avertit par ALLAH,pour s »accaparer de ses richesse et le soumettre au moindre cout,ont trouvé le subterfuge ideal pour reussir leur chef d’oeuvre en nous imposant legallement cette arme theorique de destruction massive la democratie enveloppée dans un cadeau empoisonné LES DROITS DE L4HOMME,ou les peuples visés finiront tot ou tard par se suicider collectivement en se tenant pitoyablement par les mains ,alors,tenons le diable par sa queue et forçons le passage pour survivre dans ce monde cruel ou seuls les plus courageux a defaut d’etre forts ont aussi le droit a une vie dans l’honneur,entre un cocu et un cornard le fond est le meme,alors invitons en choeur l’armée et fonçons tetes baissées,probablement nous perdrons une corne,mais nous restera une de quoi etriper aisement un saidani le vorace au moins et lui prouver qu’il ne pourra pas longtemps nous culbuter




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    Aurassi
    24 avril 2014 - 18 h 12 min

    mellah hocine (non vérifié) |
    mellah hocine (non vérifié) | 24. avril 2014 – 16:22

    rien n´a changé comme au temps des colons !




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    mellah hocine
    24 avril 2014 - 15 h 22 min

    En ALGERIE,, il n’existe plus
    En ALGERIE,, il n’existe plus de classe moyenne, il y a seulement deux clans : les pauvres et les riches.
    Le deuxième groupe est riche : voitures décapotables, villas sur les bords de mer, restaurants et hôtels dont ils sont les maîtres incontestés. Ils vivent dans un autre monde. Il y a deux mondes, mais deux mondes qui ne se côtoient pas, qui ne se voient pas… C’est fou. Les riches vivent sur une autre planète. Ils ne parlent que français, ils vivent et ils parlent exactement comme le faisaient les colons français riches avant l’indépendance : les gens du peuple, ils les appellent… les  » bougnoules  » ! Ils ont leurs plages, leurs hôpitaux, leurs quartiers. Les courses, ils ne les font qu’à l’étranger, même la petite boite d’allumettes est importée. La misère les indiffère, ils étalent leurs richesses, sans pudeur, sans scrupule. On les respecte, on les hait, on les admire, et les plus pauvres tentent de leur ressembler,mais…




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    Taurus900
    24 avril 2014 - 11 h 08 min

    Bla, bla, bla. Les algériens
    Bla, bla, bla. Les algériens philosophes beaucoup. On cherche toujours les phrases les plus longues, les textes les plus longs pour afficher sa soufrance.

    Stop, il est temps d’agir bor…del. Agir, c’est d’être acteur et non spectateur. Boutef a été élu par 5 sur 6 millions de votant. Ils étaient où les 17 autres millions de peureux qui auraient pu changer les choses!!!!!!

    Bla, bla, bla.

    Le pouvoir aujourd’hui est dans facebook, twitter. Il est également économique.




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    Abou Stroff
    24 avril 2014 - 9 h 57 min

    « La démocratie a encore un
    « La démocratie a encore un long chemin à parcourir pour s’imposer en Algérie et imprégner toute la vie politique de notre pays. » dixit K. M.. la proposition est tout à fait pertinente et elle l’est encore plus quand on réalise que la démocratie dans une société capitaliste avancée est la face apparente de la dictature de la bourgeoisie en tant que classe dominante. or, en Algérie, le système dominant n’est pas le système capitaliste (système basé sur le travail) mais le système rentier (système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation). et les couches qui dominent la formation sociale algérienne n’ont rien à voir avec la bourgeoisie (classe dominante du système capitaliste) dont la raison d’être est l’accumulation du capital (la valorisation de la valeur). bien au contraire, les couches rentières qui dominent la formation sociale algérienne ne peuvent considéré l’accumulation du capital que comme le danger premier quant à la pérennisation de leur domination. les couches rentières gère une rente (valeur produite en dehors de la formation sociale algérienne) et n’ont aucunement besoin d’exploiter des « travailleurs indigènes ». en d’autres termes, l’existence de la rente et sa monopolisation par l’Etat permet à ce dernier et aux couches rentières qui gravitent autour de l’Etat d’être quasi-autonomes de la société algérienne dans son ensemble. cette quasi-autonomie explique le mépris affiché par la marabunta qui nous gouverne à l’égard du peuple algérien, dans son ensemble. ce mépris se traduit, entre autres, par des élections qui n’ont d’élections que le nom et par la matraquage de tous ceux qui essaieraient de remettre en cause la domination des couches rentières.
    PS: dans une formation sociale capitaliste, l’Etat est le produit d’une formation qui se reproduit par le travail. par contre, dans une formation sociale rentière (où la rente est monopolisée par l’Etat), c’est l’Etat qui reproduit la société en distribuant une partie de la rente. comment peut on concevoir que la société, réduite à un immense tube digestif ambulant, puisse se révolter contre l’Etat qui la nourrit et lui permet de se reproduire en tant que tel?
    La démocratie a encore un long chemin à parcourir et ce chemin doit être illuminé par une élite dont l’embryon pourrait apparaitre, dans le futur proche, grâce à la dernière mascarade(l’election de notre bienaimé fakhamatouhou national, le 17 avril) que nous venons de vivre.




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    Patricia Houiche
    24 avril 2014 - 8 h 37 min

    Le peuple Algérien est
    Le peuple Algérien est étranglé par ces répressions à répétitions, la libre expression est baîllonnée, tout le monde se sent fliqué, c’est insupportable à vivre, le comportement du gouvernement actuel a prouvé qu’il était là, pour se servir et servir ses intérêts,il puise dans la caisse de l’état sans se cacher, des révélations sur la fraude et les scandales financiers, ils ne n’en cache même plus cela se passe à visage découvert ! ou va l’Algérie ?? Dans le mur si il n’y a pas de réactions salutaires au Secours y a le feu dans le Maison Algérie ce clan de mafieux n’en a jamais assez, il vole le patrimoine Algérien et nous, nous sommes SPECTATEURS !!!!




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    00213
    24 avril 2014 - 8 h 22 min

    On ne peut pas croire à la
    On ne peut pas croire à la démocratie algérienne quand on est assis sur 80 milliards de dollars de recette annuelle à détourner.
    D’ailleurs ce qui est le plus choquant c’est que plus personne n’est choqué.
    Et comme a dit mon neveu concernant Tizi : »…c’est très gentil de la part de l’état, ils ont tué personne… »
    .
    Même le Maqam Echahid d’Alger a été construit par les escrocs de la société canadienne Lavalin.
    On devrait le détruire et faire un immense -$- à la place, au moins cela représenterait mieux les VRAIES valeurs démocratiques de notre nation.
    Non, finalement c’est une mauvaise idée !
    On devrait laissé ce monument aux Morts de la guerre d’indépendance car cela prouverait qu’en mourant, la moralité et le courage sont morts avec eux.
    .
    Un état qui terrorise un peuple.
    Un état qui spolie un peuple.
    Un état qui se fiche du droit international.
    Un état soutenu par les américains.
    Un état qui vit dans le tout sécuritaire.
    Ça me fait rappeler les méthodes d’un pays juste à coté de la Palestine…
    Mais que dire concrètement ? Mis à part que la haine engendre la haine.




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