Le temps de l’alarmisme

Par Kamel Moulfi – Il a fallu que le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, exprime ses «inquiétudes», selon le mot qui figure dans presque toutes les Unes des journaux, à propos de l’impact de la baisse des prix du pétrole sur notre économie pour que le ton qui était aux assurances passe à l’alarmisme et qu’en même temps, le débat, dominé plutôt par les questions politiques, migre vers les préoccupations économiques. L’Algérie est-elle prête à résister à un choc pétrolier provoqué par la chute de ses recettes tirées des exportations d’hydrocarbures ? Passé le court terme, la réponse est non, a laissé entendre Laksaci. Et le court terme ne donne pas à l’Algérie le temps de «se retourner». D’où le ton alarmiste et le branle-bas de combat qui se traduit par une réunion extraordinaire du gouvernement et la mise en place au niveau du Conseil économique et social (Cnes) d’une cellule de suivi et d’évaluation. Comme cela arrive souvent pour les BMS qui annoncent les intempéries catastrophiques, les alertes lancées de longue date sur l’éventualité de tomber dans une situation d’impasse face à la diminution des disponibilités financières, et la nécessité de s’y préparer en sortant de l’économie basée uniquement sur les hydrocarbures, n’ont pas été entendues, en tout cas pas prises au sérieux. Le pouvoir a visiblement cru à la fable racontée par certains «experts» sur le faible risque, par rapport à d’autres pays, qui pèse sur notre pays, face à la dégringolade du marché extérieur pétrolier. Faut-il désespérer ? Assurément, non. L’Algérie dispose encore d’un potentiel réel qui ne se limite pas aux revenus pétroliers et qui pourrait lui permettre de développer son économie en atténuant sa trop grande dépendance de ces revenus et, par là même, des facteurs exogènes. A condition de le vouloir et que soient mobilisées les compétences en mesure de faire face à la situation de crise imminente. Ironie de l’histoire : au moment où Laksaci intervenait, se trouvait, peut-être, quelque part dans un des bureaux de l’APN, en haut d’un tiroir, prêt à être sorti, le projet d’augmentation des salaires des députés et des avantages qui leur sont consentis. La première mesure à prendre est bien de geler leurs salaires, et que les députés donnent l’exemple en renonçant à certains avantages coûteux pour la collectivité nationale.
K. M.
 

Comment (7)

    Anonyme
    16 décembre 2014 - 19 h 50 min

    il n’y a aucune inquiétude à
    il n’y a aucune inquiétude à se faire au point où sont les choses et compte tenu de la « gestion » à la petite semaine dans l’opacité et l’improvisation habituelles ;
    =193 Milliards $ de réserves de change
    =193 Tonnes d’or en réserve
    =3 ème réserve mondiale de gaz de schiste
    =reprise facile de l’endettement extérieur compte tenu des richesses du sous sol algerien
    = les secteurs de l’agriculture ,du tourisme et des services représentent des gisements infinis
    pourquoi alors s’inquiéter ?
    tout est bien dans le meilleur des mondes !
    A moins que le travail ,l’effort ,l’exploitation de la rente pour le développement du pays ne fassent peur aux dirigeants et leur clientèle !
    il faut ,au contraire ,être optimiste car la fin du règne de la corruption ,de la prédation ,de la justice aux ordres ,de la hogra et du régionalisme est proche ;




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    Quenelle
    16 décembre 2014 - 16 h 16 min

    Combien va durer ce « parler
    Combien va durer ce « parler vrai » ? Le temps que leurs avions « privés » arrivent d’ailleurs pour les prendre . On voit bien qu’ils n’ont aucune stratégie alternative ! Ils sont toujours dans le slogan creux qui n’a jamais nourri son homme !




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    Anonyme
    16 décembre 2014 - 15 h 20 min

    Il n’y a pas lieu
    de

    Il n’y a pas lieu
    de s’inquiéter, puisque le ministre des finances a dit devant les cameras de télévision que le pays a les moyens de résister a un choc pétrolier et que plusieurs scénarios sont prévus pour l’affronter. Serait-ce, un bluff de sa part ou est-ce vrai ?




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    New kid
    16 décembre 2014 - 14 h 26 min

    En ce qui concerne la
    En ce qui concerne la question : l’Algérie est-elle prête à faire face à la chute des prix des hydrocarbures ?
    L’histoire ne fait que se répéter !
    Tout le monde se souviendra de la guerre des six jours !
    D’un cote, Oum Dounia dirigée par le caporal Gamal que beaucoup pense qu’elle est une danseuse du ventre, aboyait comme un chien sur la nation des youpins, a amasser ses troupes aux frontières pour indiquer sa véracité et qu’il allait les exterminer, les jeter à la mer, etc., etc.
    De l’autre les juifs qui préparaient leur caravane à leurs pas et en ignorant les abois. Se préparaient pour la victoire.
    Nous savons la suite. La course marche arrière en laissant leurs soulier les forces arabes ont été humilié, écrasés et vaincus leur salut étaient de se réfugier dans les pyramides en pensant que c’étaient des églises.
    Pour en revenir à notre problème, sommes-nous prêts à affronter l’avenir incertain ?
    Les amerloques ont décidé de punir toutes les nations alimentant en hydrocarbure l’Europe.
    Pendant 52 ans les gouvernements qui se sont succédé, se sont conduits en touristes. Comme leur amis les princes saoudiens vivant de la rente et des richesses qu’ils ont kidnappé tout comme le pouvoir et en délaissant l’économie a la France pour nous arnaquer d’avantage en échange de soins et d’appartements de luxe dans leur capitale !




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    00213
    16 décembre 2014 - 13 h 36 min

    La société civile peut se
    La société civile peut se passer du pouvoir et elle a entamé sa mutation depuis au mins 10 ans :
    Le bénévolat pour les réfugiés étrangers, l’organisation de la recherche scientifique, les opérations de nettoyage des villes, la sécurité dans les quartiers populaires, la solidarité envers les nécessiteux, le développement de la production nationale, l’agriculture, les aides aux sinistrés lors des catastrophes naturelles et j’en passe.
    .
    L’état ne représente qu’une banque mais ne régit rien en dehors de ces fameuses zones où le gazon est coupé au millimètre prés et ou les trottoirs sont nettoyés à l’eau de javel…
    Donc si l’état n’est plus capable d’assurer le seul rôle qu’il arrivait a joué involontairement jusqu’à présent. (involontairement car dans la réalité c’est le Sahara Blend qui est président l’Algérie)
    A quoi sert alors cette cohorte d’opportunistes ?
    .
    Pourtant on ne demande pas l’impossible.
    On veut juste qu’ils s’éloignent aussi loin que leurs comptes offshores et on les autorisent même à continuer à voler l’argent du peuple sans problème à condition qu’ils nous laissent nous relever et développer ce pays.
    Quand je vois que parmi nos 45 millions d’algériens il y a de nombreux Lamamra, des Kamel Daoud ou des Belgacem Haba, je ne peux m’empêcher de penser que cette grande nation est maintenue de force dans sa misère.
    .
    Ça sent pas bon et une fois de plus le peuple va descendre dans la rue.
    Une fois de plus nos enfants seront tués et les leurs planqués à l’étranger.




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    Antisioniste
    16 décembre 2014 - 13 h 24 min

    Salamou 3alikoum
    Salamou

    Salamou 3alikoum

    Salamou 3alikoum

    Pas mal d’intervenants/d’intervenantes sur ce site méritent (à mon humble avis) d’êtres des ministres ou du moins des gestionnaires (et je ne fais pas du tout partie du lot) par leur fibre patriotique sincère, par leurs analyses pertinentes et lucide, mais surtout par les solutions qu’ils/elles propose/suggère face à tel ou tel problème.
    Parallèlement, pas mal de ministres ou de « gestionnaires » ne méritent même pas d’êtres des intervenants sur ce site, et la meilleurs place qui leur sied sans aucune exagération est la prison. Pour moult chef d’inculpation dont le plus grave c’est (el la3b bi maslahet echa3b wa el biled bism echa3, zayed etgou3ir 3ala had echab) Le jeu avec les intérêts du peuple et du pays, au nom du peuple, en plus d’arrogance caractérisé ultra pénalisante pour le peuple Algérien à l’échelle mondiale.
    Ca c’est se que je pense et crois en tant que citoyen algérien, non pas en tant que juriste politologue ou expert (que je ne suis pas).
    Ceci dit, il nous faut rester lucide dans cette phase de troubles, et ne surtout pas laisser libre cours à notre émotivité ou courir derrière les illusions de certaines sirènes qui nous mèneront vers notre perte sans l’ombre d’un doute possible, si on ouvre pas nos esprits en fermons nos oreilles.
    Certes, nous ne pouvons cacher ou ignorer que pratiquement tout est à refaire dans ce pays aussi bien à l’échelle individuelle que collective, et que cela devra commencer par le haut vers le bas. Mais il serait dommage et dommageable pour nous et le pays de mettre tous le monde dans le même sac. Car même dans se haut qui nous donne des haut le cœur existe des diamants aussi précieux que rare, tout comme dans le bas ou nous somme, existes aussi des diamants brut en quantité qu’il nous faut valorisé, et non pas divinisé.
    Cela et bien d’autres choses sont faisable, pour la très simple raison qui est que nous n’allons pas réinventer la roue, ou aller colonisé la planète Neptune.
    Beaucoup parle de transition politique économique et j’en passe, mais personne ne dit au petit peuple combien de temps, d’effort, et de sacrifices est/sont NECESSAIRE pour que telle ou telle transition aboutissent.

    Ils/elles omettent (ceux qui parle de transition) de dire et précisé à se petit peuple au mille est une aspirations, rêves, et désirs légitime ou autres, se genre de détails TRES important. Le petit peuple quant on lui parle de transition nécessaires ou impératives, crois naïvement et automatiquement que des que X est remplacé par Y tout va allé pour le mieux et dans l’économie et dans le reste, mais surtout dans sa vie de tout les jours.
    Est ce tout se dont sont capable nos gouvernants, nos « élites », et notre opposition, mentir par omission?
    Navrant, est le seul mot que je me permet de dire, mais Dieu sais que j’en ai plein d’autres.
    Toute fois, et malgré tout se que nous savons de catastrophique et de menaçant, je crois que l’heure n’est pas à l’alarmisme et au bagarre de cours d’écoliers, mais à la prise de conscience des dangers et des défis auxquels nous sommes déjà confronté. Nous devons nous atteler à la préparation froide et objective pour les affronté avec tout se que nous avons. Et que peut avoir un être humain de plus fort que sa conscience son courage et sa détermination que seul des actes CONCRETS et non pas des paroles (comme les miennes) doivent confirmé sur le terrain.




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    Abou Stroff
    16 décembre 2014 - 12 h 06 min

    « Le temps de l’alarmisme ».
    « Le temps de l’alarmisme ». quel alarmisme? yousfi n’a t il pas soutenu que l’algérie avait des amortisseurs? bouchouareb (après temmar) n’est il pas en train de transformer l’algérie en une superpuissance industielle? barkat et saadani (rappelez vous le PNDA) n’ont ils pas déjà transformé l’algérie en un grenier à blé, à légumes et à d’autres choses encore? el fakakir ne vient il pas de signer un nombre incalculable de contrats avec fafa et la grande bretagne pour booster notre production de figues de barbarie, de kharroub et de pissenlit? enfin, notre bienaimé fakhamatouhou national ne nous a t il pas garanti et assuré notre entrée au paradis grâce à SA mosquée au minaret de 299,99 mètres qui nous servira de rampe de lancement pour atteindre l’Eden au plus vite? alors mister K. M., reprenez vous et reconnaissez que vous êtes complètement à côté de la plaque.




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