Une dérive voulue ?

Par Meriem Sassi – Les grandes entreprises publiques sont à la dérive. Mauvaise gestion, abus de biens sociaux et passe-droits en tous genres ont eu raison du passé honorable de ces grandes entreprises qui ont fait la fierté des Algériens et symbolisé le service public et la gestion pour le compte du peuple des biens communs et des richesses du pays. Les manquements à la gestion orthodoxe, devenus de plus en plus nombreux, ont été tolérés par les différentes tutelles politiques et administratives, et lorsque le vase a débordé et que les replâtrages n’ont pas suffi à cacher les scandales en cascade, on a à chaque fois décidé de mettre le premier responsable de telle ou telle entreprise sur la touche sans lui demander de comptes ni appliquer de sanctions pour pouvoir assainir la situation et remettre l’entreprise sur le chemin de la prospérité qu’elle a perdu. Hier, ce fut le cas de Mohand Laïd Mahloul qui, selon un communiqué du ministère de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, a été démis de ses fonctions et remplacé non pas par un nouveau responsable dûment nommé pour prendre en main, avec de véritables prérogatives, les destinées d’Algérie Poste, mais par un intérimaire en la personne du directeur du développement postal et des services financiers postaux. Mohand Laïd Mahloul avait été désigné directeur général d'Algérie Poste en 2011. Depuis quelques années, il était la cible d’attaques de la part des syndicats qui l’accusaient de manquements divers et de passe-droits recensés à longueur de communiqués envoyés aux médias. Grèves et menaces de débrayage ont été suivies de rumeurs persistantes du limogeage du DG, mais n’ont pas fait réellement bouger la tutelle jusqu'à ce fameux communiqué laconique d’Algérie Poste. Une façon de procéder déjà entreprise pour d’autres sociétés en charge du service public et des fleurons de l’industrie, et une réaction de colmatage qui laisse les problèmes réels en suspens, qui aggrave la situation de laisser-aller et de mauvaise gestion, entraînant au fil des ans les grandes entreprises algériennes vers leur perte. Jusqu’à quand et à quels desseins ?
M. S.
 

Comment (6)

    selecto
    17 février 2015 - 20 h 12 min

    Casser les entreprises
    Casser les entreprises nationales pour les vendre au dinar symbolique aux membres et protégés de la bande des Dalton, voila la stratégie diabolique de ce pouvoir de traitres et corrompus.




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    TARIK - BAB EL OUED -
    17 février 2015 - 17 h 12 min

    C’EST UNE PURE
    C’EST UNE PURE VÉRITÉ…….!!!!!

    MA PREMIÈRE RÉUNION DANS UNE TRÈS GRANDE ENTREPRISE PUBLIQUE LE PDG A LANCER UNE PHRASE TRÈS CHOQUANTE :
     » JE SUIS AU COURANT DE TOUT CE QUI SE PASSE A L’ENTREPRISE »,ET J’AI TOUT DE SUITE RÉTORQUER ( CE QUI M’A VALU LE LICENCIEMENT ),ALORS MONSIEUR LE PRÉSIDENT VOUS DEVEZ AVOIR D’EXCELLENTS INFORMATEURS DANS TOUTES LES DIRECTIONS DE L’ENTREPRISE.
    DOMMAGE DE VIVRE DANS  » L’EMPIRE DES INCULTES  ».




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    saadielbachir
    17 février 2015 - 15 h 48 min

    Ceux sont les recrutements
    Ceux sont les recrutements avec parrainages de toutes les incompetences rentrent avec des couronnes.
    les intouchables adherents de partis ou associations ou simplement protegés de tel ou tel responsable.d’ailleurs les entreprises publiques sont une chasse gardées d’une certaine cathegorie.
    les postes de travail y sont crees en fonction des profils si des fois il y’en ait eu.
    la « ‘mediocrisation » generalisée a fait son effet.
    des qu’on y touche on est descendu aux enfers.

    NE ME CENSURER PAS CETTE FOIS.




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    Realisme
    17 février 2015 - 11 h 28 min

    Toutes les tares que
    Toutes les tares que subissent les institutions Algerienne (administraion,justice,economie,medecine,ect..) tirent leur origine dans l’arabisation forcenée..c’est là le probleme,c’est là la source de tout les maux dont souffre l’Algerie..et ce sera la cause de sa disparition,si le pouvoir ne remédie pas vite a la question




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    New kid
    17 février 2015 - 11 h 02 min

    Lorsque la vision des
    Lorsque la vision des décideurs porte des ornières, Les plans des entrepreneurs malheureusement freinés, dépendent d’une administration Napoléonienne qui doit avant tout prendre sa commission ou celle-ci est plus intéressée au 49/51 pour une rente régulière !.
    L’engagement des entrepreneurs de s’associer aux universités en général aurait été un bon point. Si nous prenions l’exemple les Hydrocarbures ; la manne étrangère n’existerait pas si l’éducation avait fait son travail durant ces 53 années.
    L’écosystème ! Vous n’avez qu’à regarder les résultats hideux dans ce domaine et sur tout le territoire national.
    Si le gouvernement voulait favoriser l’entreprenariat, il lui faut d’abord libéraliser, enlever toutes les contraintes administratives, cesser la politique du clientélisme et encourager les plans porteurs d’espoirs pour cette jeunesse désorientée.
    La force de l’informel dans l’import, la corruption dans tous les rouages de cette administration, (voir l’importation de galets et de sable !) cette ténébreuse gouvernance a ruiné le pays, dilapidé ses richesses à tel point que la dérive ne sera qu’une formalité planifiée par décrets du plus haut sommet de l’état !




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    RAIS
    17 février 2015 - 10 h 57 min

    A l’auteur de cet article
    A l’auteur de cet article ….
    Ca se voit que vous n’avez pas vécu la période après l’indépendance avec ses slogans misérables et populistes avec la nationalisation de tout et de rien qui a détruit tout cet enthousiame et espoir que peuple avait 62.Voilà maintenant le résultat qu’on paye chèrement avec la médiocrité, le vol, la corruption le manque de patriotisme et la feignantise.revoyez votre histoire ou demandezà vos ainés (je suis prêt à vous donner un cours de notre histoire ) ce qu’étaient les Algériens d’avant et ce que sont devenus maintenant.




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