Rebrab accuse Bouchouareb de bloquer l’industrie algérienne

Issad Rebrab, président du groupe Cevital, qualifie Abdesselam Bouchouareb de «ministre qui bloque l’industrie algérienne». Dans une interview accordée hier soir à l’émission «L'invité de l'économie», diffusée par la chaîne d’Ali Haddad, Dzaïr News, l’industriel a dit tout son ressentiment envers le ministre et les responsables qui bloquent ses nombreux projets en Algérie. «Ce qui m’étonne, c’est qu’un ministre de l’Industrie bloque l’industrie algérienne», a déclaré Issad Rebrab, avant d’ajouter : «Le blocage de mes projets en Algérie, malgré les gros avantages qu’ils offrent en termes de création d’emplois et de richesses, s’explique par des considérations idéologiques et régionalistes». A la question de savoir ce qu’il entendait par «blocages idéologiques», il répondra : «Certains décideurs n’ont pas fait leur mutation de l’époque des années soixante-dix. Autrement, pourquoi nous bloque-t-on alors que Cevital est le premier contributeur au budget de l’Etat après Sonatrach et le premier exportateur hors hydrocarbures ?» Issad Rebrab a souligné que son groupe «essaye de créer de la richesse et des emplois», et qu’à chaque fois, «on fait en sorte de lui opposer une fin de non-recevoir». Parmi les projets bloqués, il citera celui de trituration de graines oléagineuses bloqué depuis dix ans alors qu’il aurait permis, selon lui, à l’Algérie de passer d’importateur à exportateur, mais aussi un projet pétrochimique à Arzew, un projet sidérurgique à Bellara et un port à Cap Djinet, incluant des mégaprojets sidérurgiques, de construction navale et de construction automobile, avec un potentiel de création d’emplois équivalent à un million d’emplois directs et indirects. «Nous sommes le seul pays au monde où il faut demander une autorisation pour créer de la richesse et des emplois», s’est insurgé le patron de Cevital qui a indiqué que le dernier blocage en date concernait «un refus d’autorisation pour l’acheminement d’une chaîne de production de machines à laver dont 70% des équipements sont neufs et devant produire et exporter 400 000 lave-linge à partir de la fin de l’année 2015». Un projet qui devrait générer, selon Rebrab, 80 millions d’euros d’exportations. La raison invoquée par les autorités, explique-t-il, est liée au fait que les équipements importés englobent 4, 5 millions d’euros d’équipements rénovés». Un litige qui dure selon le patron de Cevital depuis le mois de novembre 2014. A propos des incendies qui ont touché ses dépôts, Issad Rebrab réfutera la thèse de l’acte criminel, affirmant que les sinistres qui ceux-ci sont dus à un court-circuit électrique.
Meriem Sassi

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