Le FFS survivra-t-il ?

Par R. Mahmoudi – Le FFS renoue peu à peu avec le discours d’opposition qui était le sien du vivant de son fondateur, Hocine Aït Ahmed. C’est ce qui ressort de la tonalité dont est empreinte la première déclaration prononcée par son premier secrétaire depuis l’enterrement du «zaïm», consacrée à la révision de la Constitution. Contre toute attente, Mohamed Nebbou a estimé que le changement constitutionnel en cours «n’apporte aucune réponse et ne peut apporter aucune réponse qui puisse s’attaquer aux causes véritables de la crise». Le ton devient plus alarmiste et plus radical contre le pouvoir, lorsque ce même responsable au verbe d’habitude modéré ajoute qu’il est difficile de se convaincre que le pouvoir en place «croit sérieusement qu’avec une révision constitutionnelle, il va faire face aux problèmes déjà là et à ceux qui s’annoncent dans le sillage de la crise économique liée à la baisse des revenus de la rente pétrolière». Il met en garde sur le fait que «nous sommes face à une situation de précarité générale qui a déjà coûté très cher au pays et qui menace d’emporter ce qui lui reste d’unité et de stabilité». On ne sait pas si ce repositionnement brusque est seulement un des effets de la longue semaine de deuil et de communion avec l’esprit Aït Ahmed qui venait de nous quitter, laissant un parti totalement désemparé, ou le fruit «amer» d’une expérience inaboutie avec le pouvoir. En déclarant que l’espoir et le changement démocratique «ne viendront pas des manœuvres bureaucratiques du pouvoir, mais d’un véritable élan de la société pour réaliser le consensus le plus large possible et entamer un processus constituant en faveur de la deuxième république», le premier secrétaire du parti laisse entendre que le FFS gagnerait plus à capitaliser l’engouement populaire exceptionnel qui a marqué les funérailles du chef historique. Il tourne ainsi le dos à la recherche d’un consensus national auprès des partis au pouvoir. Mais c’est vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué que de croire qu’un parti comme le FFS puisse survivre longtemps à un leader avec lequel il faisait un.
R. M.

Comment (13)

    Anonyme
    14 janvier 2016 - 16 h 03 min

    Par fatigué (non vérifié) |
    Par fatigué (non vérifié) | 13. janvier 2016 – 19:55

    Détrompez-vous, car on vous fait dire que ce qu’ils veulent faire passer.
    Le 11 mars 2009, lors d’une conférence-débat, animée à Genève et diffusée sur internet, Aït Ahmed clarifie davantage sa vision de ce qui s’est passé en 1991. « J’aimerai mettre fin à la plus grande propagande et escroquerie des militaires : le danger islamiste. Il n y existe pas de danger islamiste, il n’y en a pas eu. Je donne un exemple. Les événements historiques vont trop vite ; on oublie les éléments stratégiques. Je me rappelle que les premières élections législatives devaient avoir lieu en juin et ont été reportées à décembre. En juin, c’était le FFS et le FLN réformé qui devaient passer. La police politique avait déjà infiltré le FIS: trois quarts des membres de Majlis Echoura (équivalent du comité central mais avec une connotation religieuse) étaient des flics. Ils sont allés voir les Chouyoukh (les chefs du FIS) en leur disant vous allez avoir du mal avec votre base pour participer aux élections parce que, bon, il n’y a pas de vote dans le Coran…Vous savez très bien que vous allez perdre. C’est à ce moment là que les chefs du FIS ont fait une conférence de presse et ils ont appelé à une grève générale », a-t-il expliqué.
    A ce moment-là, il prend contact avec le premier ministre, Mouloud Hamrouche. « Nous nous sommes vus en délégation. Et je lui ai demandé de nous laisser faire une manifestation pour montrer qu’Alger n’est pas Téhéran. On a décidé ça sans qu’il ait la couverture de la police. C’était une gageure. On a tout préparé. Le 6 juin devait y avoir la manifestation à laquelle j’ai appelé. Et c’est la même que j’ai rappelée, le 2 janvier 1992. Le 5 juin, les panzers sont descendus à Alger, ils ont failli tuer Mouloud Hamrouche. Ils ont changé le gouvernement pour préparer la réussite du FIS», accuse le patron du FFS. Cette grave accusation, Aït Ahmed l’a déjà révélée en 1998 aux médias. Il a déclaré que « c’est le FFS et le FLN qui devaient passer lors de ces élections. Etant donné le découpage électoral de Hamrouche, dur et injuste (c’est ce découpage qui a déclenché la grève générale du FIS), mais il n’était pas si draconien que celui que fera Ahmed Ghozali six mois plus tard. Ce qui fait que même les chancelleries parlaient déjà d’un gouvernement FLN-FFS de transition ».

    Anonyme
    14 janvier 2016 - 13 h 24 min

    Mr R. Mahmoudi ne vous en
    Mr R. Mahmoudi ne vous en faites pas, le FFS est bien en place , ancré sur des bases solides posées par Feu H. AIT AHMED.
    Les opérations « scientifiques » des officines militaro-policières, relayées par des prolongements internes ou externes au parti, sont là à y faire face. L’Objectif des ces pernicieux stratagèmes, c’est d’ empêcher encore et encore le FFS de constituer cet espoir qui fait vivre les algériennes et les algériens depuis des années. L’espoir qui traduit toutes les attentes, toutes ces frustrations et tous ces rêves détruits de générations en générations. L’espoir de vivre enfin libre, de vivre heureux, de vivre tout simplement !
    Depuis des années maintenant, la technique pratiquée par le pouvoir, pour contrecarrer les élans combatifs du FFS, c’est de l’affaiblir en lui limitant son champs de manœuvres et en lui fomentant des crises internes . L’épisode qu’a connu le FFS ces derniers temps l’illustre parfaitement.

    fatigué
    13 janvier 2016 - 18 h 55 min

    Par AHMED OUMARI L IMMORTEL
    Par AHMED OUMARI L IMMORTEL (non vérifié) | 13. janvier 2016 – 18:58
    si on avait écouté le FFS et qu’on soit allé au 2eme tour le FIS aurait eu presque 400 députés à l’APN et ainsi le FIS aurait pu changer la constitution , abolir la république et décréter le califat et nous vivrions aujourd’hui dans une dawla islamya comme le califat de DAESH.

    AHMED OUMARI L IMMORTEL
    13 janvier 2016 - 17 h 58 min

    [email protected] en 1999 LE
    [email protected] en 1999 LE PRESIDENT A CONCLU UN ACCORD AVEC L AIS ET TOUS LES GENERAUX ETAIENT D ACCORDS SANS EXCEPTION HORMIS LES PARTIS DEMOCRATIQUES .SI AU MOINS ON AVAIT ECOUTE LE FFS ON AURAIT EPARGNE 300000 MORTS ET 200000 DISPARUS SANS COMPTER LES MILLIARDS PARTIS EN FUMEE.LES GENERAUX ONT MEME MIS UN TAPIS ROUGE AU TRUAND DE LARBAA EX CHEF D ETAT MAJOR DE L AIS DU FIS….ALORS SOUSSEM KAN

    New kid
    13 janvier 2016 - 16 h 25 min

    Loin d’être un militant de ce
    Loin d’être un militant de ce parti de l’opposition, j’éprouve néanmoins beaucoup de respect et de sympathie pour sa raison d’être !
    Le FFS deviendra de plus en plus fort. Sa destinée est surtout d’étendre ses tentacules au sud à l’est et à l’ouest. Son passe de boycottage doit cesser afin de ne pas décevoir ses militants.
    God speed & good Luck !

    fatigué
    13 janvier 2016 - 14 h 06 min

    il est communément admis, et
    il est communément admis, et ce, par des militants même, que le FFS s’est tiré une balle dans le pied en participant à la mascarade de San-Egidio.

    Anonyme
    13 janvier 2016 - 13 h 10 min

    Le FFS gagnerait beaucoup à
    Le FFS gagnerait beaucoup à enterrer dignement le Macchabée qui sert d’objet de curiosité sur l’Adhrar n’Djerder depuis la nuit coloniale à ce jour. L’enterrement d’un mort est une obligation pour tous les vivants.

    Anonyme
    13 janvier 2016 - 13 h 09 min

    Le FFS gagnerait beaucoup à
    Le FFS gagnerait beaucoup à enterrer dignement le Macchabée qui sert d’objet de curiosité sur l’Adhrar n’Djerder depuis la nuit coloniale à ce jour. L’enterrement d’un mort est une obligation pour tous les vivants.

    Anonyme
    13 janvier 2016 - 12 h 28 min

    Dans un message de
    Dans un message de condoléances adressé à la famille du défunt, le parti du FLN a souligné qu’Aït Ahmed était « convaincu que le patriotisme n’est pas subordonné à des postes de responsabilité, à des positions conjoncturelles ou à des réactions ».

    Affirmant que le défunt était un « exemple à suivre en matière de tolérance, de réconciliation, de paix, de fraternité et de démocratie », le parti du FLN a affirmé que « l’Algérie vient de perdre un de ses vaillants fils qui ont fait sa gloire ».

    Le parcours militant et l’engagement patriotique du défunt doivent servir de « modèle pour les générations futures dans l’attachement aux valeurs éternelles, dont il était un fervent défenseur à l’instar de tous les enfants vaillants de l’Algérie », a souligné le FLN.
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    Anonyme
    13 janvier 2016 - 12 h 09 min

    Après le décès de Hocine AIT
    Après le décès de Hocine AIT AHMED (Allah irrahmou),le FFS reprendra le flambeau d’une opposition radicale et pacifique pour la restitution aux Algériens en tant que peuple et en tant qu’individus, de leur droit à l’autodétermination qui est le premier et le plus fondamental des droits de la personne humaine .

    Le FFS a ré-affirmé, dans sa position, son engagement de lutter pour rompre le cercle rouge de la domination, en faisant prévaloir l’exigence de redonner aux citoyenne et aux citoyens tous les moyens qui leur permettent d’élire librement une Assemblée Nationale Constituante. Il devait revenir aux Algériens et aux Algériennes à part entière le droit de construire leur Etat national sur la base d’une Constitution librement élaborée.Six décennies après l’indépendance, il n’y a toujours pas d’Etat et donc pas d’Etat de droit . Alors ,que reste-il de l’indépendance algérienne ? Seuls Dieu , et les  » gouvernés qui ne doivent rien aux gouvernants  » le savent parfaitement .

    Anonyme
    13 janvier 2016 - 12 h 03 min

    Comment peut-on juger la
    Comment peut-on juger la solidité d’un parti? La force d’un parti réside surtout dans sa promptitude à réagir aux événements.
    Aujourd’hui comme hier , la presse privée aux ordres et les médias publiques embrigadés , ont pour mission de porter la façade démocratique et de fabriquer l’opinion intérieure et internationale ; par campagnes successives ils se mobilisent pour organiser la confusion et la désaffection politiques , encourager la résurgence de toutes sortes d’archaïsme , et tout spécialement pour réactiver le spectre de l’intégrisme . La préoccupation étant , comme toujours , soit de reconduire les notabilités et les élites domestiquées de la société civile et politique soit d’en promouvoir .d’autres après les avoir programmées .Il n’y a là , décidément ,rien de nouveau dans ce processus rôdé à longueur de décennies : les mêmes manipulations tactiques au service d’un objectif stratégique immuable : Recomposer le champ politique pour ne pas en perdre la maîtrise .  » Il fallait bien que quelque chose change pour que tout puisse rester comme avant » Ce mot célèbre du comte Salina dans  » Le guépard « – roman de Di Lampadusa porté sur les écrans par Visconti – , est comme sorti du c¦ur même du fonctionnement de la dictature algérienne .En vérité , les ressemblances dans l’histoire des peuples ne sont pas étonnantes , en revanche , ce qui n’est pas banal , c’est le fait que les deux chefs d’¦uvre – de littérature et du cinéma ­ déroulent leur trame et leur intrigue en Sicile , Oum el-maffiahat , Yammas n’ tlafsiwin.

    Anonyme
    13 janvier 2016 - 11 h 55 min

    La crise qui déchire, ruine
    La crise qui déchire, ruine et ensanglante la société depuis des années est loin de se résorber. Elle semble chargée de périls encore plus incontrôlables. Jamais les Algériens ne se sont sentis aussi démunis et humiliés. Politiquement exclus, économiquement dépossédés, culturellement déracinés et socialement écrasés, tout est fait pour ne leur offrir d’autre choix que l’allégeance ou la déchéance.
    Les institutions, censées constituer les espaces d’expression et de prise en charge des préoccupations des citoyens, ne jouissent d’aucune légitimité. Elles ont progressivement perdu leur caractère étatique et républicain et donnent aujourd’hui l’image déshonorante de simples instruments de coercition et de régulation clanique.
    Le FFS -Front des Forces Socialistes considère que l’urgence est d’engager le pays sur la voie de la construction démocratique de l’Etat et de la société. Il s’agit de réunir les conditions nécessaires à l’amorce d’un processus politique pour une transition démocratique, libre aux imposteurs de s’entêter à vouloir falsifier le passé pour le transformer en épopées mythiques d’un clan, d’un appareil ou d’un homme providentiel, mais ils ne peuvent gommer pour toujours cette réalité historique : la résurgence de l’Etat algérien est consubstantielle à la souveraineté collective et individuelle des Algériennes et des Algériens.

    vrirouche
    13 janvier 2016 - 11 h 53 min

    Le FFS est algérien, nord
    Le FFS est algérien, nord africain et SANS AUNES ACCONTANCES avec tout ce qui approche le « Charkisme ou Khalidjisme »!!
    Le FFS est AUTHENTIQUEMENT A M A Z I G H et ses racines sont CHEZ NOUS !

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