Le «nouveau» monde

Par Rabah Tobal – Fondé sur le concept de «désordre créatif», c'est-à-dire sur la chaîne de réactions possibles et imaginables de décisions destinées à bouleverser des situations existantes ou des droits acquis par la lutte de rapports de forces, à un moment donné de l'histoire des nations, ayant causé ou subi une confrontation politique, diplomatique, judiciaire ou armée, le «nouveau» monde livre, aujourd'hui, de plus en plus de détails sur ses traits généraux. Mondialisation, accords d'association avec l'Union européenne aux dispositions léonines, terrorisme, «printemps arabe», nouveaux accords Sykes-Picot un siècle après les premiers, rivalité entre chiites et sunnites, indépendance des Etats-Unis du pétrole arabe, affaiblissement du rôle de l'Etat sur les plans interne et externe, et des organisations internationales au profit d'acteurs non étatiques – les ONG et les réseaux sociaux notamment –, accord nucléaire entre l'Iran et les membres du Conseil de sécurité de l'ONU, abandon de la question palestinienne… Tous ces éléments constituent les termes dominants de cette problématique mondiale. Les pays qui ont des dirigeants légitimes, compétents et honnêtes et qui se sont préparés à ces bouleversements majeurs inévitables en menant des réformes structurelles politiques, administratives et économiques sérieuses et profondes, même douloureuses, arriveront certainement à limiter et à atténuer l'impact négatif des décisions allant à l'encontre de leurs intérêts nationaux. Par contre, ceux qui sont, à l'instar du nôtre, dirigés malgré la volonté de leurs peuples payeront un lourd tribut aux profondes mutations que connaît le monde. Etats parasites, faillis ou déliquescents, ils seront la proie privilégiée de ceux qui ont su renforcer leurs différentes capacités, tandis qu'eux bradaient et pillaient leurs ressources naturelles non renouvelables, dilapidaient leurs ressources financières et détruisaient leurs ressources humaines au nom d'une logique suicidaire.
R. B.

Comment (3)

    TheBraiN
    26 février 2016 - 14 h 20 min

    Je regrette que l’auteur de
    Je regrette que l’auteur de l’article n’ait pas pris en compte les influences philosophico-religieuses des complots ourdis par la judéo-maçonnerie internationale contre le monde arabe .
    Le Talmud (sorte de journaux rabbiniques) et les protocoles des sages de Sion en décrivent les grandes lignes .
    Même la Libye (on comprendra clairement le rôle joué par BHL) était visée en priorité car considérée (dans la philosophie politico-religieuse sioniste) comme « terre du mal » (ardh e’char).
    Le royaume (ou Grand) Israël s’étendant du Nil à l’Euphrate ne devant pas être sous la menace de cette « terre du mal » .




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    Bahmed
    26 février 2016 - 8 h 47 min

    Au milieu de ce désastre ,
    Au milieu de ce désastre , l’Algérie se permet le luxe d’avoir à sa tête dérangée un impotent, que le pouvoir a rendu totalement fou.




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    RAMO
    26 février 2016 - 7 h 49 min

    « Détruisent leurs ressources
    « Détruisent leurs ressources humaines »,c’est le cas,et cela depuis longtemps sous ce régime bananier qui a menés le pays droit au mur, leur responsabilité est entière rien a dire la dessus
    j’ai beaucoup Aimé votre article Bravo.




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