Les enfants paient pour les adultes

Par Kamel Moulfi Les meurtres commis contre les enfants, à répétition, pour des motifs divers, à la suite d’enlèvements ou d’agressions, reflètent un degré de violence dans la société inimaginable encore il y a quelques années. Parfois, les enfants paient pour des différends entre les adultes de familles voisines et même avec un lien de parenté très proche. La jalousie et la vengeance portées par une ambiance de haine rendent totalement aveugles les auteurs, dont des femmes, qui commettent des actes horribles.

Il n’y a pas que les kidnappings. A Tizi Ouzou, c’est une agression contre un enfant de 7 ans qui a failli se transformer en meurtre. Heureusement, la présumée auteure a été interpellée, présentée au parquet et placée sous contrôle judiciaire. Le «ouf !» de soulagement, légitime parce que l’enfant a été sauvé, ne doit pas être motivé par une fausse échelle dans le crime qui classerait l’agression comme négligeable par rapport à l’enlèvement. Dans tous les cas, c’est, de toute évidence, un signal d’alarme sur l’état de la société lancé à travers ces drames qui provoquent une grande émotion au sein de la population, allant jusqu’à créer dans certains milieux un véritable climat de psychose.

Attention, les bonnes nouvelles ne doivent pas faire baisser la garde ! Si des tentatives d’agression d’enfants ont échoué ces derniers jours et si la mort qui attendait certainement les innocentes petites victimes a pu être évitée, cela prouve que ce fléau n’est pas une fatalité et qu’il peut être combattu quand la volonté politique des autorités existe et qu’elle est suivie par la vigilance des citoyens sensibilisés à ce risque et mobilisés pour lui faire face efficacement.

En amont de ces événements tragiques, sur le fond, les spécialistes, psychiatres, sociologues et psychologues, sont interpellés pour consolider le dispositif de prévention et faire en sorte que la violence devienne un phénomène marginal – si elle ne peut être totalement éliminée –, surtout quand il s’agit d’affaires que la justice est en mesure de régler, pour peu que les services concernés interviennent à temps.

K. M.

Comment (5)

    Anonymous
    18 septembre 2016 - 7 h 12 min

    si j ai bien compris le
    si j ai bien compris le malheur des enfants vient de leurs parents qui on du provoquer des actes malveillants dans leurs relations ou leur entourage d ou la vengeance des victimes impuissantes ,s en prennent a leurs progénitures,, Je me trempe???




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    New kid
    17 septembre 2016 - 16 h 01 min

    La moquerie
    La société algérienne est malade. L’exemple des dirigeants corrompus et incompétents est comme de l’essence sur le feu qui attise la combustion de haine. La religion n’aide nullement cette

    Société avide avec ces gouvernants qui use et abuse de l’autorité. La religion n’est devenu qu’un culte prive même si crime il y a eu.
    Avec une justice absente tous croient faire leur rectitude eux même, comme au bon vieux temps du Far-West.
    L’état est trop occupé avec ses shkaras et villas dans les capitales étrangères pour se soucier du chaab et de son avenir. Sa politique de mensonges et de vendeurs de rêves nous mène directement dans un abysse encore plus profond que les colonisations du passé.
    Cette société qui se dit musulmane à laquelle on a infligée plus de 200.000 morts et des milliers de jeunes filles volées et violées par ces criminels pour être pardonné et recevoir pension et appartements par ce clan diabolique.




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    TheBraiN
    17 septembre 2016 - 9 h 15 min

    Logique illogique
    Les enfants au lieu de se sacrifier pour , on les sacrifie !




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      W19 - TP
      17 septembre 2016 - 13 h 05 min

      Agir collectivement
      En general c’est un tres mauvais signe… En effet, la violence quand elle se fait sur les enfants c’est que le surmoi social s’est casse. Le surmoi, c’est le respect de l’ordre, de la regle, de la loi, des consequences. Il faut passer a l’etude statistique, psycho-sociale, et medico-judiciaire. Il faut absolument reunir les meilleurs specialistes qui fassent une photographie de la situation et qui emettent des pistes de remediations ainsi que des structures d’accueil. C’est urgent. Il ne faut pas laisser la situation s’installer mais vraiment agir. Notre societe est en souffrance. Et je crains sans trop m’avancer, en esperant me tromper, que la politique de la Rahma n’a ete que mal faite. Il n’est pas possible de laisser l’agression et la blessure au niveau du relativisme. Il faut vraiment que des pediatres, des psychologues, des avocats, des policiers, des medecins, des representants de wilaya mettent en place une structure d’analyse et de remediation de ce nouveau phenomene, car il semble qu’en plus le verrou de la violence feminine quitte desormais le tabou et s’impose dans l’actualite. Impossible de batir une societe perenne avec des enfants battus, blesses, martyrises, effrayes, violes. Impossible. Les intellectuels algeriens de ces disciplines doivent absolument prendre en charge cette question. Cela doit changer avant que cela ne genere une habitude et une indifference collective. L’etat algerien ne doit pas rester faineant sur cette question, c’est une bombe qui va explose dans dix/quinze ans si rien n’est fait.




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        anonyme
        18 septembre 2016 - 21 h 04 min

        Il faut agir au plus vite!
        c’est une bombe qui explose déjà , on le voit bien ! on a pas dix ou quinze ans devant nous , on est déjà face à l’urgence ! si vous dîtes aux décideurs qu’ils ont le temps alors qu’ils sont déjà réputés pas réactifs qu’adviendra t-il de tous ces pauvres enfants qui sont martyrisés à cause de l’imbécilité des adultes ? et ces conflits qui s’amoncèlent qui va les régler? la justice a une grande part de tort dans ces agressions , elle ne fait pas son travail! si elle le faisait les gens ne se sentiraient pas lésés et n’iraient pas jusqu’à agresser un être innocent!? non c’est tout de suite , c’est maintenant qu’il faut agir et vite!




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