Une contribution de Nouara Bouzidi – Lettre à l’enseignante Sabah Boudras

Poser le débat de la nécessaire rénovation du système éducatif algérien. New Press

Même les imposteurs peuvent parfois dire la vérité. L’inventeur de la psychanalyse, Sigmund Freud(*), pour lequel de nombreux thérapeutes et patients ont perdu toute sympathie et confiance, avait néanmoins une formule forte et vraie : il existe des métiers à charge d’âme. Ces métiers sont le métier de parent, le métier de l’homme de religion, le métier de thérapeute psychologique. On rajoutera les médecins et les infirmières, sans oublier les policiers qui doivent accueillir la parole d’une victime qui dénonce son agresseur et qui entendent quotidiennement la noirceur de l’âme humaine dans leur bureau avant de procéder à leur enquête. Ces métiers s’occupent des autres, aident les autres, soutiennent les autres et accompagnement les autres. Normalement. Ainsi le veut l’idéal, la théorie et le bon sens. Il existe un métier, parmi les métiers à charge d’âme, qui est fondamental, profond et d’une utilité sociale sans précédent : celui de l’enseignant, de l’éducateur, de l’instituteur, du professeur.

Etre un enseignant, c’est un métier à charge d’âme. C’est une lourde responsabilité, une charge et un honneur. Un bonheur aussi quand la mission est réellement comprise. C’est par l’enseignant que se fait la transmission du savoir à travers l’apprentissage de la lecture et aussi de la compréhension des textes de lecture sans interprétation délirante. Son utilité est de donner les outils linguistiques puis intellectuels pour former la pensée, le regard, l’analyse, l’esprit critique des enfants dans le primaire, puis des adolescents au secondaire et, en dernier lieu, des jeunes adultes à l’université.

Les étudiants sont en mesure de se défendre des abus, les adolescents sont dans un âge de découverte et d’affirmation de soi. Mais, les enfants, eux, sont dans la dépendance des adultes. Incapables de se défendre. Ils font confiance aux adultes et ceux-ci ne devraient guère faillir devant cette charge. Avec les enfants, les adultes doivent apprendre à ne pas violer leur conscience et ne pas les utiliser dans des fins d’intimidation ou de manipulation. Un enseignant qui réussit à se défaire de ce pouvoir extraordinaire, mais malsain, sur la conscience de ses petits élèves, est un enseignant abouti qui mérite de former des générations d’élèves et de jouer ce rôle magnifique de passeur.

Récemment, dans notre pays, une enseignante – vous, Madame Boudras – a déclenché par son acte irréfléchi, l’indispensable questionnement suivant : qu’est-ce qu’un enseignant ? Quels sont ses devoirs ? Quels sont ses droits ? Qu’est-ce qu’un élève ? Qu’est-ce qu’un enfant ? Quels sont les droits de l’enfant dans son rapport à l’adulte ? L’adulte n’a tout de même pas tous les droits devant un enfant ! Madame Sabah Boudras, vous avez l’air, somme toutes, d’une enseignante bien jeune et encore bien peu formée vous-même, une débutante qui n’a pas pris la mesure de son rôle, de ses limites et de sa déontologie.

Piquée par on ne sait quelle mouche, vous vous êtes filmée avec votre téléphone digital et avec vos élèves – si jeunes ! – qui se trouvaient derrière vous, comme des personnages de figuration dans votre scenario inconsidéré. On vous voit : une jeune femme, maquillée, au regard séducteur, se lancer dans une démarche de commandeur des troupes bien loin d’une séance pédagogique. «Quelle est la langue du Paradis ?», demandiez-vous à vos élèves. Pendant ce temps, vous ne pouviez pas assurer la surveillance de votre classe, toute occupée que vous êtes à prendre la première place du film que vous mettez en scène.

«Au Paradis, les serviteurs parleront la langue arabe», dites-vous. La langue arabe est belle et vous embrigadez cette langue dans une scène sans lui avoir demandé son avis… Pourtant, Madame, dans des souvenirs encore frais de la lecture du Coran, il semble que plusieurs messages ont été envoyés à différents peuples et que chaque message a été envoyé dans la langue du peuple sollicité par Dieu. Il semble que l’arabe y est évoqué pour justifier la descente du Coran, dans une langue claire, c’est-à-dire compréhensible par la population arabophone de la Mecque. Ils étaient monothéistes (chrétiens ébionites, dont l’oncle de Khadija, Waraqa Ibn Nufail) et polythéistes. A Médine, ils étaient monothéistes (juifs surtout) et polythéistes. La langue arabe leur était commune. Ils ne pouvaient pas recevoir de message dans une autre langue ; ils ne l’auraient tout simplement pas comprise.

Il semble aussi que le Prophète, que la paix soit sur lui, dans son dernier pèlerinage, avant de rendre l’âme et de quitter ce bas monde, ait indiqué dans le verset du «parachèvement de la religion» que nulle différence n’existe entre l’homme arabe et l’homme qui n’est pas arabe, que seul l’homme humble, juste et bon est l’homme accompli devant Dieu.

Madame Boudras, vous avez fait des confusions étonnantes. Vous devriez savoir que si Dieu avait voulu la primauté de la langue arabe, il aurait facilité le travail de l’humanité en passant par une seule langue ; que si Dieu avait voulu l’uniformité du monde, il n’aurait créé aucune différence entre les hommes, il n’y aurait qu’une seule culture. Pourtant, dans Sa bonté et Sa sagesse, Dieu a précisément créé des hommes et des femmes, des peuples et des nations en vue de leur mutuelle connaissance et reconnaissance.

Dans un hadith (dont la chaîne est authentifiée selon les théologiens musulmans), il est rapporté que Dieu révèle le sens premier de sa volonté créatrice : «J’étais un Trésor caché, et J’ai voulu être connu, alors J’ai créé mes créatures pour qu’elles me connaissent». Les mystiques musulmans expliquent que Dieu a voulu permettre la naissance de la vie pour être connu de Ses créatures, que ce mouvement matriciel (dont vient un de ses noms, El-Rahim) a permis la création de la vie, du lien et de l’altérité dans un souci profond de faire émerger l’amour dans cette reconnaissance mutuelle entre Dieu et toutes Ses créatures, entre l’homme et son Seigneur, entre l’homme et sa femme, entre le couple et leurs enfants.

Mieux encore, tout le Coran est une invitation à la réflexion, à la remise en question, exception faite des interdits sociaux civilisateurs (meurtre, injustice sociale, nutrition, inceste, etc.)

Madame Sabah Boudras, vous avez fait des erreurs ou des fautes majeures.

Votre première erreur est religieuse. Vous faites passer Dieu pour un ségrégationniste. Le Coran dit l’inverse : tous les hommes ont recours à Dieu, Sa miséricorde est bien présente et si forte qu’elle précédera toujours Sa colère, tant que l’homme vit. La miséricorde de Dieu est pour ce monde, le plus bas des mondes, pour permettre le retour, Son jugement se présentera uniquement quand la vie touchera à sa fin. Tant que l’homme vit, il a toujours la possibilité de s’améliorer, de se découvrir et de découvrir le sens profond de son existence et de son rôle et de se réconcilier avec son prochain.

La seconde erreur est d’ordre déontologique. Nul enseignant n’a le droit d’utiliser l’image de ses élèves, de les filmer et de les publier sans passer par un agrément de sa hiérarchie académique et une autorisation dûment signée des parents d’élèves. C’est du bon sens, Madame. Ce n’est pas un film, la vie ; c’est réel. Et par conséquent, cela a des incidences qui vous échappent et qui peuvent nuire à ces enfants.

Madame, la protection des enfants est une chose sérieuse et en ces temps d’enlèvements d’enfants et d’apparition récente de la pédophilie dans la société algérienne, cette publication dans les réseaux sociaux du visage des enfants, vos élèves, pouvait les mettre en danger.

Enfin, se filmer sans se soucier de surveiller sa classe est un oubli étonnant pour une enseignante responsable. Les parents sont en droit sûrement de porter plainte contre cette fantasque mise en scène filmée de leurs enfants. C’est tout simplement effarant de considérer ses élèves comme des poupées. Votre immaturité est manifeste et se dérober de vos responsabilités en se cachant derrière un argumentaire religieux bancal est plus immature encore. En avez-vous seulement conscience ? Or, un enseignant ne peut pas se permettre d’être immature ; il a la charge d’âme précisément.

La troisième erreur est d’ordre pédagogique. La répétition de propos sous l’excitation et les cris, sous la férule d’un coach plus que d’un enseignant, laisse à désirer. Etre un enseignant, ce n’est pas être un répétiteur en boucle, mais c’est donner des outils aux enfants pour réfléchir. Le peuple algérien est un et divers, parmi nous, des Algériens ont des couleurs de peau différentes, des langues différentes, des traditions locales différentes. Pourquoi voulez-vous modifier l’évidence de la différence que Dieu Lui-même a créée ? Votre peuple ne vous convient-il pas suffisamment ?

Cette immaturité ne permet ni de donner les assises d’une foi de cœur et de conviction, ni les assises d’une connaissance argumentée, ni d’apporter la paix des âmes que demande notre religion. Sans compter que pour cet âge innocent, ouvert et capable d’apprendre tant et tant, l’enseignant doit offrir aux jeunes le plaisir de l’émerveillement et de la découverte du monde qui les entoure. Cette pédagogie, votre pédagogie, n’en est pas une ; elle présente les contours d’un machinisme des apprentissages. En somme, tout le contraire de la pédagogie.

Les deux questions qui se posent, dans cet événement, sont celles du respect et… du recrutement.

Madame Boudras, vous avez oublié que vous étiez une fonctionnaire d’une administration publique et non d’une association privée ou d’un club fermé. Que, par conséquent, vous êtes tenue par un contrat éthique et responsable. Cet Etat algérien vous a accordé sa confiance de pouvoir enseigner, vous auriez pu, au moins, après ce buzz fantasque, prendre une pause et réfléchir à la portée de vos actes. Non ! Vous avez continué le film en passant dans une télévision pour expliquer votre position qui est pourtant une vraie faute professionnelle. Si vous étiez consciente, vous auriez au moins, dans cette seconde escapade, respecté le devoir de réserve. Il vous faudra grandir encore un peu si vous voulez assumer la responsabilité d’enseignante.

Nous sommes passés du statut d’enseignant au statut de star en l’espace d’une courte vidéo. Vous avez, en somme, entamé notre confiance de parents.

Votre sortie, chère Madame, a poussé un inconséquent à menacer de mort une personne, en l’occurrence une ministre. La première chose qu’apprend pourtant un enseignant, c’est qu’il sera écouté et respecté, si, lui aussi, sait écouter et respecter. Madame Benghebrit ne semble souhaiter qu’une chose : poser le débat de la nécessaire rénovation du système éducatif algérien et, en cela, nous devrions tous l’aider, au-delà de nos différences, avec nos ressemblances, à bâtir ce système éducatif pour le bien de nos enfants, pour la réussite de notre pays dans le futur. 

La question du recrutement maintenant. Cet événement montre, s’il le fallait, Madame Boudras, que le métier d’enseignant doit être vu pour ce qu’il est : un métier clé dans une société qui veut avancer et se consolider. Ce n’est pas tout le monde qui devrait pouvoir enseigner, en somme. Le recrutement devrait, Madame Boudras, à l’avenir, disposer d’abord d’une série de tests psychologiques d’aptitude et de maturité, de vérification des dispositions personnelles d’empathie et d’indulgence chez le futur enseignant, puis d’aptitudes académiques et universitaires et, enfin, d’aptitudes pédagogiques avérées pour qu’aucun enseignant, après vous, ne soit tenté par la manipulation des enfants, fût-elle avec une bonne intention ou avec insouciance. Vous avez exagéré, dans un certain infantilisme, c’est une réalité qu’il vous faudra, espérons, réaliser prochainement.

Etre enseignant est bien le métier qui prépare les consciences et les intelligences des citoyens de demain. Dans ce cas précis, il serait temps de mettre en place un recrutement où les enseignants démontreront leurs preuves psychologiques, humaines, académiques et pédagogiques pour enseigner aux générations à venir. Ce métier est l’un des plus beaux, des plus utiles et des plus féconds pour une société humaine, à condition que l’enseignant connaisse sa vraie place et n’en déborde pas.

Madame Boudras, vous devriez réfléchir, en dehors des apparences et des certitudes et vous poser la question de votre rôle, de votre impact dans la vie de vos élèves, de votre responsabilité dans ce pays et de connaître votre vraie force dynamique. Si vous voulez comprendre l’impact que peut avoir une éducation faucheuse, fermée, close, manipulatrice, négative, agressive, violente sur la vie des enfants, je vous conseille sincèrement la connaissance de génies de l’approche éducative et pédagogique. Une grande dame, Alice Miller, a mis à jour les ravages de la pédagogie noire dans le développement des enfants.

Madame, vous serez une excellente pédagogue quand vous aurez compris que ce n’est pas vous qui avez la première place dans votre classe, mais le savoir et vos élèves, que vous devez vous mettre à leur niveau et les accueillir dans une empathie confiante et généreuse, sérieuse et joyeuse. Ce jour-là, vous jouerez le même rôle que les Anges avec nous, c’est-à-dire celui de passeur et d’accompagnateur. Je dis bien le mot «Ange». En effet, l’Ange accompagne et laisse le destin s’accomplir entre l’enfant (qui deviendra homme) et l’apprentissage de son libre-arbitre. 

«Des anges s’attachent à chaque homme qui, placés devant et derrière lui, le protègent sans cesse, sur ordre de Dieu.»

Dieu ne force jamais l’amour de Ses créatures, Il l’attend, sûr de Lui. Il attend notre retour avec patience, jusqu’à ce que nous soyons délivrés de nos illusions, jusqu’à ce que nous soyons sûrs d’offrir notre amour librement et avec consentement pour Celui qui attend.

Comme dit le Coran, Il attend le retour des cœurs éprouvés par l’amour et Son absence. Il donne le libre-arbitre, nous laisse l’user et même en abuser et Il attend. Il attend notre amour consenti, offert, gratuit, notre amour libre. Il n’a que faire de la peur. Quand l’homme épuisé par les illusions de la vie court avec essoufflement, pour être accueilli de nouveau, de crainte de se perdre, de crainte de perdre ce lien, l’accueil de Dieu apparaît soudain évident. Un peu comme l’enfant qui, perdu depuis longtemps, tremble devant la retrouvaille inespérée de ses parents et qui sent cette émotion bouleversante entre la peur et l’ouverture, entre le péril et la délivrance (cf. sourate 94).

Gardons-nous à distance avec une douce vigilance pour protéger les enfants, que ce soit les nôtres ou ceux des autres. Sans les forcer, sans les contraindre, sans les blesser, sans jamais les manipuler.

Les enfants sont des êtres fragiles, Madame Boudras, des êtres perméables, innocents et ouverts, des promesses à venir dans ce monde enlaidi et violent, destructeur. Les enfants ne sont pas nos choses. Devenez un passeur, Madame, non un juge censeur ! Semez des graines riches et onctueuses pour que la récolte nous soit féconde. Vous goûterez la joie de l’ouverture dans le regard de vos élèves, vous ne serez plus au centre, mais votre réussite pédagogique et humaine rayonnera entre vous et les élèves dont vous avez la charge.

Si votre cœur aime les enfants pour ce qu’ils sont, sans chercher à les modeler, si vous avez la justesse de les laisser devenir sans interférer dans leur conscience intime, si votre foi est telle qu’elle fait confiance à leur être profond, si votre réflexion accepte de se retirer pour les laisser émerger, alors, vous serez une enseignante tel un trésor, car vous aurez le pouvoir de les accueillir dans le respect de leur être. De cela, si vous le décidez, vous serez capable et bien plus encore.

Avec mes salutations confiantes.

Nouara Bouzidi

(*) Mensonges freudiens : histoire d’une désinformation séculaire, de Jacques Benesteau, 2002, éditions Mardaga. L’auteur fait partie de la droite française, voire même taxé d’extrême-droite par son adversaire Elisabeth Roudinesco. Néanmoins, pour avoir lu ce livre exceptionnel, c’est certainement l’enquête la plus surprenante sur l’imposture freudienne. Pour soigner son âme, mieux vaut savoir où l’on met les pieds. Certaines approches thérapeutiques fragilisent plus qu’elles ne sauvent.

Comment (112)

    Anonimus
    10 novembre 2016 - 22 h 27 min

    Melmi agh segmen wusan
    Melmi agh segmen wusan thevaadh thefsuth ayahviv




    0



    0
    Tangoweb54
    27 septembre 2016 - 19 h 05 min

    Certes lalangue Arabe est la
    Certes lalangue Arabe est la langue du Coran qu on veuille ou non c’est cette langue qui véhicule le message divin d Allah.vous ne connaissait pas le génie de cette langue bien sûr vous ne pouvez comprendre à cause de votre racisme anti Arabe Vous rejeté tous ce qui vient de la Nation Arabo-Musulmane.car vous vous prenez pour des gens supérieurs intelligents alors que vous êtes nuls sur tous les pans




    0



    0
      Complexe
      27 septembre 2016 - 20 h 49 min

      Le tango te rend dingo. C’est
      Le tango te rend dingo. C’est notre religion et on prend sa langue, Mais ta connerie de civilisation, tu es en retard de mille trains. Va lire Nizar Kabbani, le poète syrien et tu comprendras (peut-être) que la nation arabe n’a jamais exister pas, mais que l’Islam a permis l’éclosion d’une civilisation qui se résume en deux mots : Lis ! Réfléchis ! Ton racisme est connu : irréalisme. Les plus grands penseurs musulmans étaient perses, syriaques, berbères, de la cote adriatique. etc, mais peu étaient arabes, mais tous utilisaient la langue arabe. Tu comprends ton décalage ?




      0



      0
    anonyme
    27 septembre 2016 - 16 h 07 min

    ya mme bouzidi vous croyez
    ya mme bouzidi vous croyez que ce genre d’individu est suceptible de comprehension?ces gens sont dogmatisés dans leur béton de cerveau ils sont loins dans la bétise vous vous cassez la tete!!!
    moi je leur dis une seule chose:supposant que la langue du paradis est l’arabe,est ce que vous etes certains de la pratiquer au paradis????car pour parler l’arabe au paradis,il faut y etre!!




    0



    0
    Tangoweb54
    26 septembre 2016 - 18 h 18 min

    Cette Enseignante a tous les
    Cette Enseignante a tous les honneurs car elle exprimé sa fierté d appartenir à la grande Arabo-Islamique.Elle est Arabe, sa langue est Arabe elle a tous les droits de le dire en direct .Elle est courageuses elle est digne d être Enseignante elle n appartient pas à Hizb Françà elle est pure.




    0



    0
      saladin
      16 octobre 2016 - 12 h 28 min

      Bonjour, frère je suis tout
      Bonjour, frère je suis tout à fait d’accord avec vous, aux lieux de s’occuper des mafieux, Ils s’acharne , contre une institutrice exemplaire , je l’adore cette femme.




      0



      0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.