Victoire morale et impact politique

Par Kamel Moulfi – Le pouvoir, en particulier le gouvernement Sellal et spécialement son nouveau ministre de l’Energie, Noureddine Bouterfa, ont de quoi s’enorgueillir. La grande rencontre des acteurs du monde de l’énergie tenue à Alger a produit une bonne nouvelle pour l’Algérie, avec l’accord sur le gel de la production pétrolière, conclu au sein de l’Opep et étendu aux pays hors Opep. En attendant sa confirmation à la réunion de Vienne en novembre prochain, et surtout ses retombées financières sur le budget de l’Etat, c’est surtout une victoire morale dont avait besoin le pouvoir confronté à une rentrée pleine d’incertitudes sur les tous les fronts, et plus encore sur le front politique.

Quelques mois à peine nous séparent des élections législatives prévues en mai prochain. On comprend que le secrétaire général du FLN, Amar Saïdani, se soit offert une si longue pause quand on sait que la ligne droite qui commence ne sera pas de tout repos pour lui, contesté de toutes parts par d’anciens responsables du FLN qui lui reprochent, notamment, d’avoir livré le parti aux puissances de l’argent. Il a choisi ce dimanche 2 octobre pour marquer son retour sur le devant de la scène politique nationale.

Amar Saïdani aura l’avantage de connaître les intentions de son allié et rival au sein du pouvoir, le RND, dont le secrétaire général, Ahmed Ouyahia, sera ce samedi à Béjaïa, pour rencontrer les cadres locaux de son parti. Par rapport à Saïdani, Ahmed Ouyahia est plus à l’aise dans sa démarche. Les remous que traverse le RND depuis quelques semaines, restent encore insignifiants et ne menacent en rien la préparation des échéances électorales à laquelle Ahmed Ouyahia s’attelle. Ce dernier cultive l’espoir qu’elles permettront à son parti d’occuper une nouvelle fois une position dominante dans le paysage politique et au sein du pouvoir, dans la perspective des élections présidentielles de 2019, qui sont à l’esprit des dirigeants de tous les partis, surtout les quelques-uns qui prétendent briguer la magistrature suprême. Et Ouyahia doit être de ceux-là.

K. M.

Comment (2)

    AMAR MOKHNACHE
    3 octobre 2016 - 20 h 41 min

    LE PETROLE UNE BOUEE QUI NE SAUVE PLUS!!!
    Contre vent et maree nos politiques s accrochent et demeurent amares a un baril de petrole quitte a friser le ridicule !!! le desarois est tel qu il n arrivent plus a admettre une autre alternative une autre vie sans baril ! Avec 100 ET 120 DOLLARS ils n ont pas pu autonomiser ce pays ne serait-ce que de sa facture alimentaire et maintenant que SON COURS SE BANALISE ET SE STABILISE a 45 ET 50 dollars on veut nous faire admettre le contraire du bon sens…certes ils y sont amares depuis longtemps mais moi je ne comprends pas pourquoi toute cette armadat de consultants et plumitifs tambours et bendir battants veulent nous vendre cette logique aussi toxique que le fromage ou le cachirqui ravissent l actualite! unpeu de retenue messieurs et observons la variation des cours aucune euphorie en vue!!!

      MELLO
      4 octobre 2016 - 13 h 40 min

      VICTOIRE VOUS DITES ?
      Contre vents et marées, entièrement d’accord avec vous, car on ne cesse de s’accrocher à cette rente qui fait bien des heureux au sein du sommet de l’Etat. Avec toutes ces dépenses inhérentes à l’accueil et à l’organisation d’une telle manifestation, on aurait pu construire une centrale énergétique solaire qui puisse alimenter une ville Algérienne. Alors où se situe cette victoire morale de nos gouvernants. Le résultat en est une croissance sans développement, car le système rentier est dans une incapacité chronique à générer du développement, malgré quelques tentatives avortées dans les années 1970 et à la fin des années 1980. Tout cela se traduit, comme on l’a vu, par un PIB largement en deçà des potentialités du pays, et une protection sociale inefficace et même, par certains aspects, génératrices de davantage d’inégalités et de fractures sociales. La revalorisation des activités productives et la réhabilitation des activités industrielles hors hydrocarbures, agricoles ou de services sont donc autant de jalons incontournables de la refondation de cette protection sociale.

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