Interview – L’académicien Hamadi Redissi : «Il est presque impossible de s’entendre sur ce que l’islam prescrit ou interdit» (I)

Hamadi Redissi. D. R.

Impliqué dans le débat public en Tunisie, Hamadi Redissi est président d’honneur de l’Observatoire tunisien de la transition démocratique. Il est l’un des penseurs critiques de la modernité dans le monde arabe.

Algeriepatriotique : Vous avez essayé de comprendre la stagnation de la civilisation musulmane dans le «théologico-politique» par rapport aux autres civilisations du monde dans votre livre «L’Exception islamique». Quels sont les éléments en cause de cette stagnation ? 

Hamadi Redissi : Le «théologico-politique» se réfère au fait que le politique est légitimé par le religieux et réciproquement. Cette imbrication fait sens dans toutes les civilisations, mais sous des modes variés. Pour faire bref, le politique est soit légitimé par une cléricature, soit se confond avec le religieux (le titulaire du pouvoir est lui-même un homme religieux), soit enfin il a la haute main sur le religieux : c’est le califat ; en l’espèce, une forme de césaro-papisme selon Weber. Sa forme moderne est le pouvoir post-national, une sorte de «laïcité islamique» baroque. Le pouvoir n’est ni véritablement laïc ni franchement religieux. L’islam est la religion de l’Etat et souvent la charia une source de législation. Le champ religieux n’est ni autonome ni dépendant de l’Etat. On veut nous faire croise que l’islam est «en soi» laïc, sous prétexte qu’il n’a pas d’Eglise ; ce qui est auto-réfutant car une Eglise est une communauté morale ou un personnel professionnel. Il n’est pas nécessaire que la fonction soit hiérarchisée et institutionnalisée.

Neutraliser l’espace du politique autant que faire se peut est la condition de la sortie du théologico-politique. Ceci n’a rien à voir avec la démocratie, car une démocratie à base religieuse est en fait une théocratie, au sens où l’emploie l’historien juif Flavius Josèphe, celui-là même qui a inventé le concept (premier siècle Av. J.-C.) dans Contre Apion : Dieu est souverain même si le pouvoir effectif est exercé par des hommes. A l’inverse, un pouvoir laïc antidémocratique est une dictature, aussi stable soit-elle.

Il faut débattre des questions cruciales à propos de la neutralisation des mosquées, de la sécularisation de l’éducation et du code de la famille, de la légalité des partis de l’islam radical, des droits des minorités, du droit de tuer et massacrer au nom de l’islam. Une seule condition est exigée : arbitrer les conflits théologico-politiques d’une manière pacifique et, par conséquent, être impitoyables à l’égard de ceux qui recourent à la violence.

L’exception islamique se décline en plusieurs modes, selon vous. Quels sont ces modes et comment cette exception islamique est-elle entretenue ?

L’exception islamique a suscité trois malentendus. On a pensé à tort qu’il s’agissait d’une thèse «ontologique» (l’islam en soi est dans l’exception c’est-à-dire dérogeant aux «lois universelles» de la marche du monde). C’est le premier. Dire que l’islam est dans l’exception blesse, je le comprends, même les âmes les plus insensibles. Même ceux qui ont eu la patience de lire le livre ont été mal à l’aise, car le livre donne l’impression de figer l’islam dans une stagnation perpétuelle aussi inadmissible qu’un contrat de tutelle ou de servage à durée illimitée. Pourtant, ceux-là mêmes qui en rejeté le concept ont été les premiers à dire juste en 2011 dans le sillage des «révolutions» arabes que l’exception arabo-islamique est terminée. J’ai lu cela sous la plume d’Olivier Roy, d’André Laurens, de Jean-Pierre Filiou, par exemple. Donc, l’exception a bien existé au moins jusqu’en 2011 ! En fait, j’ai problématisé la manière avec laquelle l’islam s’est objectivement constitué comme une civilisation «à part». C’est une anthropologie historique et non une philosophie politique encore moins une ontothéologie.

Le second malentendu a trait à l’islam lui-même. Dès lors que le soumettez à la critique, les intellectuels enragent : de quel islam parlez-vous, de l’islam sunnite ou chiite, médiéval ou moderne, soufi ou radical, se voit-on répliquer ? Ainsi, il y aura un christianisme, un judaïsme, un hindouisme (à la fois un et pluriel), mais que des islams ! A moins que vous en parliez de façon apologétique auquel cas, c’est le bon ! Analyser l’islam comme un «type anthropologique», le construire même, un et multiple (une culture, une histoire, un Texte et un contexte) est la seule manière de procéder sinon il faut cesser de parler de l’islam et faire des monographies du genre, le paysan marocain entre les deux-guerres ! L’occident, lui, continuera à écrire des livres sur chacune des religions au singulier. C’est absurde.Le troisième malentendu porte sur l’exception elle-même. Positivement, elle surévalue les avantages comparatifs (l’exceptionnalisme américain ou japonais) et négativement, elle s’interroge sur les raisons qui font qu’une culture ou des pays sont autoritaires ? J’ai élargi les termes de références en abordant l’exception à divers niveaux (culturel, idéologique, théologique, économique, politique), chacun ayant sa propre logique, mais toutes partagent les mêmes caractères : la résilience et l’ampleur. Un seul exemple : toutes les sociétés connaissent le fondamentalisme salafiste, mais seul en islam, il survit à la nahdha (renaissance) au XIXe siècle, à la guerre de libération nationale, à la modernisation des années soixante, au nassérisme et au marxisme. Il mine aujourd’hui les révolutions dites du printemps arabe jusqu’à ruiner les chances d’une démocratisation du monde arabe reportée sine die, la Tunisie étant la seule exception à l’exception, mais en stand-by. Toutes les sociétés ont vu les femmes s’émanciper de la tutelle des hommes, l’islam est la seule religion qui depuis le XIXe siècle qui s’acharne à ramener la femme à son statut subalterne médiéval. Et il y réussit pas mal. C’est incroyable.

Peut-on conclure que cette exception islamique est synonyme d’enfermement ?

Oui. Mais pas une fatalité. Il est difficile de se remettre en cause quand on pense qu’on est excellent. Difficile à la «meilleure» religion de se banaliser ou de s’ouvrir aux autres religions : le Coran se lit «à part», la Bible ne se lit pas en islam (alors qu’elle forme une unité de la Torah aux Evangiles) : pourquoi lire un faux quand on dispose d’un verbatim. Tel est l’état d’esprit des plus brillants d’entre nous. Comment des pouvoirs paresseusement autoritaires vont-ils initier des réformes de l’intérieur. Pourtant l’exception n’est pas une fatalité : nous sommes en passe de sortir de l’exception. Mon livre a été publié en 2004 (mais écrit légèrement avant) où il n’y avait pratiquement aucune démocratie arabo-islamique, voire islamique (la Turquie et l’Indonésie sont de mauvaises expériences, des démocraties électoralistes non libérales à l’époque à l’essai). J’ai analysé dans le dernier chapitre et en conclusion les conditions de la sortie de l’exception. Ce n’est donc un essentialisme. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Mais la sortie n’est pas forcément une issue heureuse. Elle peut faire précipiter l’islam dans le chaos.

Vous avez continué, dans votre livre La tragédie de l’islam moderne à prévenir le monde musulman du mal qui ronge l’islam actuel. Vous dites : l’islam est doublement fragmenté par la modernité et dans sa tradition […] deux fractures en une». L’islam est-il figé, voire abîmé, selon vous ? Quelles sont les conséquences de cette double fracture ?

La tragédie raconte l’histoire d’un défi que j’ai formulé dans les termes mêmes de Hegel : «Un peuple ne fait époque qu’une seule fois dans l’histoire» ; après quoi, «il perd son intérêt absolu.» A moins qu’il n’assimile l’esprit supérieur qui s’est déplacé ailleurs dans un autre peuple. Que fait l’islam afin de ne pas végéter ? Auteur spectateur de son propre drame, il se moule dans la Kulturphilosophie : il veut de nouveau faire époque tout en reconstituant l’unité imaginaire du passé. Comment être de son temps sans se délester de son identité culturelle ? Telle est la manière islamique d’accomplir le travail de catharsis (propre à la tragédie), conjurer le sort, ne pas faire pitié et exorciser ses frayeurs.

D’où le désarroi islamique : l’islam est dans la déréliction parce qu’il a perdu son identité rigide et non parce qu’il l’a gardée intacte. L’islam est égaré parce qu’il est presque impossible de s’entendre sur ce qu’il prescrit ou interdit, recommande ou désapprouve. L’islam est déchiré parce qu’il ne dispose pas d’un protocole de validation à même de réguler les attentes contradictoires. D’où la double fracture : la tradition est double, une bonne et une mauvaise et la modernité, également. C’est la comptabilité à deux entrées : l’islam et les musulmans ont une entrée pour la bonne tradition et la bonne modernité, l’autre pour la mauvaise tradition et la modernité à rejeter. L’ijtihad (effort d’interprétation) lui-même est en disputation. Ce qui vaut pour l’islam en tant que type anthropologique vaut pour tout un chacun des musulmans.Nous sommes tous dans cet état d’esprit, un peu de ceci, un peu de cela et dans l’identité insolite. Autrement, on ne comprend rien à la hantise de la diaspora : vivre hors islam, errer même, mais jamais sans l’islam ! C’est cela la tragédie de l’islam moderne. Il faut donc soumettre la tradition et la modernité à une double critique interne et externe, quitte à vivre une double conscience malheureuse.

Interview réalisée par Mohamed El-Ghazi
(Suivra)

Comment (29)

    Dzair
    4 octobre 2016 - 8 h 01 min

    des idiots utiles et pseudo
    Les idiots utiles et lespseudo intellectuels de tous les bords unissez- vous, la mauvaise foi et l’ignorance des uns et la compromission des autres pour abattre le seul rempart qui est l’islam et qui reste dressé devant la déferlante vagues de l’empire du mal judéo maçonnique sur un monde déboussolé et décadent




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      fakou
      4 octobre 2016 - 9 h 56 min

      les idiots utiles sont ceux
      les idiots utiles sont ceux qui se font des illusions ou alors ils essaient de tromper les peuples sur une ligne de démarcations vertu cale entre un soit disant projet judeo-machin et un islamisme infaillible et porteur de la potion magique pour le bonheur universel de l’Humanité .. or tutte cette propagande simpliste est fausse à l’épreuve de la réalité historique et du réel que nous vivons .. cela dépend où l’on se place pour juger du cours du monde .. en ce qui concerne l’Empire du mal judeo-maconnique , la puanteur arabo-islamiste qui y règne et qui s’y colle , n’a plus besoin de retenue pour étaler ses odeurs purulentes tant qu’elle est la principale complice de cet empire , pour ne pas dire qu’elle est l’autre face de sa pièce .. Israel et le sionisme international et leur tuteur militaire US n’ont pas de meilleurs alliés , cousins , amis et complices que les états arabes et les monarchies les plus islamistes pour perpétuer leurs crimes et leur prétentions de domination sur les peuples aryens d’Europe , sur les peuples musulmans d’Afrique du Nord , d’Afrique noire et d’Asie ( et parmi eux les communautés arabes minoritaires ! ) …les berbères ne sont pas des imbéciles pour venir leur raconter que les monarchies islamistes du Golfe , la Turquie des frères musulmans , les rois arabes héritiers de l’histoire islamiste et les milices wahabistes terroristes qui infestent le monde et exterminent les innocents au nom de Ibn Taimia et d’Ibn Baz , ne sont pas les plus sûrs alliés de cet empire du mal judeo-machin dont on veut faire l’épouvantail pour cacher les crimes Ommeyades sur les peuples soumis ..




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        Fakou bik
        4 octobre 2016 - 12 h 27 min

        @fakou (non vérifié)

        @fakou (non vérifié)
        04 Oct 2016 – 10:56

        fakou bik ! vous êtes hors sujet vous êtes dans la confusion la plus totale on parle d’Islam et non pas d’Islamisme.




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          fakou
          4 octobre 2016 - 13 h 08 min

          @fakou bik : Aucune confusion
          @fakou bik : Aucune confusion !! on parle tous d’Islam… le sujet n’est pas hors de son objet .. Fik ya fayek !!




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          anonyme117
          5 octobre 2016 - 6 h 41 min

          Bien dit Fakou tu n’es pas
          Bien dit Fakou tu n’es pas hors sujet.




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        Lghoul
        4 octobre 2016 - 12 h 34 min

        100% DANS LE MILLE ! BRAVO.
        100% DANS LE MILLE ! BRAVO.




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      Anonymous
      4 octobre 2016 - 11 h 07 min

      Bien vu Dzair. Annonçons leur
      Bien vu Dzair. Annonçons leur la bonne nouvelle: l’islam vaincra et rayonnera sur le monde n’en déplaise aux hypocrites qui s’agitent en donnant l’impression de cogiter. Ces aboyeurs professionnels ont la trouille de voir les commandements de Dieu respectés et appliqués n terre d’Islam. Ils ne pourront plus, alors, voler. Ils ne pourront plus corrompre. Ils ne pourront plus s’accaparer indûment les biens d’autrui.
      Il est connu que les chiwawas aboient beaucoup mais ils font plutôt rire que peur.




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      H'didwane
      4 octobre 2016 - 12 h 28 min

      Les idiots sont ceux qui
      Les idiots sont ceux qui meurrent jeunes pour des causes bédouines qu’ils ne connaissent pas et surtout sans savoir meme pas pourquoi.
      Les idiots sont ceux qui vivent dans les chimères khorotistes, croyant qu’ils « libereront » le monde, et oubliant que dans le meme monde il y a plus de 7 milliards d’ames qui ont AUSSI leurs propres idées.
      Les monstres idiots sont ceux qui coupent la tete a leurs propres mères et pères, ces etres qui leur ont donné la vie pour paraitre plus royaliste que le roi. Arriver a tuer sa mere ou son père montre l’intensité de batardisation de ces animaux sauvages. Est ce qu’un chamelier bédouin pourra tuer son père ou sa mère ? Par contre, quand on deviant leur esclave, apparemment on peut. Ils l’ont prouvé d’ailleurs en syrie.




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    tahar
    4 octobre 2016 - 1 h 44 min

    l’ Islam n’à voir dans la
    l’ Islam n’à voir dans la situation des pays musulmans. Ce n’est pas au nom de l’Islam que des dictateurs commes benali, kaddafi ou Moubarek ont tenu leur peuple sous leurs bottes pendant 20, 30 ou 40 ans. Et ce n’est pas au nom de l’Islam qu’un Sissi tient l’egypte. Les pays arabes et musulmans sont en train de payer le reliquat du colonialisme résiduel qui persispte chez eux. Ils ont raté toutes les avancées du monde occidental. Ils sont en retard par rapport à des pays qui n’existaient pas en tant que nations voilà à peine deux siècle (allemagne, usa, etc;;;)

    C’est l’eloignement de l’Islam qui est la cause du déclin des musulmans ce n’est pas le contraire.
    Et ne donnez pas l’exemple de l’arabie saoudite qui interdit aux femmes de conduire une voiture, la monarchie saoudienne n’est pas un bébé de l’Islam mais un bébé de la grande bretagne.




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    Aicha Benguendouze
    4 octobre 2016 - 0 h 30 min

    Interview – L’académicien
    Interview – L’académicien Hamadi Redissi : «Il est presque impossible de s’entendre sur ce que l’islam prescrit ou interdit» (I Il faut commencer utilisant la science moderne ( Carbone 14 etc…) par prouver Qui, Quand et Comment le saint Coran a été écrit. Le premier Coran aurait été retransformé et écrit en Syrie après la mort du Prophète. Le Coran aurait été réécrit 35 fois d’âpres les chercheurs en théologie.




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    anonyme117
    3 octobre 2016 - 20 h 25 min

    l’Islam est comme un bateau
    l’Islam est comme un bateau qui vogue en plein mer mais sans capitaine.




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    Anonymous
    3 octobre 2016 - 20 h 19 min

    L’Islam n’interdit pas le
    L’Islam n’interdit pas le progrès, la technologie, la science, le savoir, l’éducation, mais si vous parlez de l’Islam qui propose le mariage avec 4 femmes, l’îinterdiction de la femme de conduire une voiture, de travaillez, de s’instruire, de mettre des hijabs à des petites filles de 6 ans, d’aller du matin au soir non-stop à la mosquée pour dormir, etc…Il faut réfléchir bien avant de dire licite ou illicite dans cette religion musulmane, il ne faut pas trop haramiser dans trop hallaliser. Nous ne sommes plus au 8 ême siècles.




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    LeMasacreDeLaJeunesse
    3 octobre 2016 - 20 h 14 min

    Alors pourquoi pourquoi faut
    Alors pourquoi pourquoi faut il que moi jeune j’ai à subir la connerie l’absurdité d’un soit dis ont livre sacre! Il n’existe aucun livre sacré je dit bien aucun et ni chrétiens ni juifs ni musulmans ou bouddhistes ne détienne la vérités et mémé ils nous en détournent. Je veux vivre ma vie laisser l’autre vivre sa sienne, découvrir les méandre de l’amour et changer de partenaire plusieurs fois, et puis arrêter avec vos preuve soit disant scientifique, de toute façon un scientifique censé est à la limite agnostique. Je sais très bien que bon nombre d’entre vous vont dénigrer mon discourt en cherchant des fautes d’orthographe ou bien en soulignant le fait que j’ai parler d’amour mais dans un pays où il est interdit d’embrasser sa copine dans les lieux publique et où c’est permis de se balader en burqa, j’essai d’entrevoir la lumière au bout du tunnel mais je fini dans un gouffre sans fond. Ciao les intégriste modéré!




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    Anonymous
    3 octobre 2016 - 19 h 31 min

    Mr Hamadi Redissi nous parle
    Mr Hamadi Redissi nous parle d’Islam en utilisant les références suivantes exclusivement :
    Weber , Flavius Josèphe, Olivier Roy, d’André Laurens, de Jean-Pierre Filiou, Hegel…pas une seule référence musulmane….sommes nous tous des « Agyioul » ?
    Heureux qui comme Frantz Fanon, savait mais n’a rien vue !




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    souk-ahras
    3 octobre 2016 - 18 h 20 min

    Sans recourir au raisonnement
    Sans recourir au raisonnement philologique, Yasmina Khadra, par la bouche d’un de ses personnages, s’est montré plus succinct dans l’expression de la religion en général et de l’Islam en particulier (la fiction se situant en terre d’Islam) : « il faut donner à Dieu ce qui Lui revient et garder le reste pour soi. » Tout y est dit avec simplicité. L’Islam a, de tout temps, fait l’objet d’une logomachie (divergence d’interprétation) quasi nihiliste qui a engendré sa stagnation au cours des âges et ces divergences ont fortement contribué à la mise sous tutelle dogmatique de l’esprit et son confinement dans l’obscurité, au ramollissement de la volonté d’être soi-même, libéré de toute dépendance, et à l’étouffement de la fonction rationnelle. Le musulman, gros consommateur de technologie mécréante, se réfère toujours à Dieu avant d’appuyer sur  »ON ».




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    Thidhet
    3 octobre 2016 - 17 h 36 min

    Pour le pire comme pour le
    Pour le pire comme pour le meilleur, les Textes fondateurs de l’Islam ne sont pas porteurs d’un sens unique et susceptible de faire une unanimité définitive. A l’époque où les musulmans étaient portés sur l’effort intellectuel, cela était source d’une dynamique de recherche qui avait hissé le monde musulmans à des sommets jamais atteints depuis. Maintenant que nous sommes portés sur la paresse et la facilité, cette absence de sens définitif est devenue une raison pour nous de nous entre-déchirer comme des bêtes.




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    New kid
    3 octobre 2016 - 17 h 25 min

    L’islam est né dans la
    L’islam est né dans la violence et risque de disparaître dans la barbarie du retour au 7eme siècle. Depuis l’hégire, la fuite du prophète qui craignait pour sa vie n’est revenue en Arabie que derrière une armée de fanatiques et imposer sa pensée. Le christianisme a eu ses hauts et ses bas avec les protestants et les rois d’antan. La papauté est rendue nulle avec les mœurs nouvelles en occident (mariage pour tous!).
    Il est impensable aujourd’hui de penser au progrès tant que le féodalisme existera chez les arabes. Les européens nous devanceront par des années lumières tant que la démocratisation et la laïcité n’entre pas dans nos us et une justice indépendante de l’exécutif corrompu qui ne pense qu’à remplir ses shkaras.
    Lorsque des mosquées revendiquent le djihad ne font-elles pas du paradis un bordel ou les takfiristes sont attendu par 70 vierges ? Alors que les femmes revendiquent le nikah, les 70 toy-boys seront avances par les diablotins et pourront s’éclater à cœur joie!
    Parler du livre sacré par certains oulémas, est une hérésie , car selon eux , ils sont les seuls habilités à donner des références du savoir que ce livre contient.
    Mais alors peut-on penser que les koufars sont meilleurs a le traduire son contenu puisqu’ils ont inventé combien de choses avec la grace de Dieu évidemment, alors que les arabes sont dépassés et arriérés !
    On peut dire que les tribus européennes parties à la conquête de l’Amérique du Nord ont eu leur moment de l’histoire avec le massacre de tout un peuple amérindien. Tout comme les arabes avec la conquête de l’Afrique du Nord et le peuple amazigh.
    Ces deux peuples vivent ils avec conscience malheureuse ? Je ne le pense pas.




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    TheBraiN
    3 octobre 2016 - 14 h 48 min

    Ce Mr est certes un penseur
    Ce Mr est certes un penseur critique , et il est dans son droit d’exprimer ses opinions qui sont tout aussi respectables que d’autres mais toujours est-il qu’il travestit les faits , certains faits, et manipule des écrits ..
    Il assure que le Salafisme gangrène le monde arabe sauf ….la Tunisie qui a le plus gros contingent de terroristes chez la franchise DAEESH (entre 15 000 et 50 000 « combattants » pour 10 000 « djariyate »)
    Il y va aussi de ses « clichés occidentalistes » sur la place de la femme pour s’attaquer carrément à l’islam en tant que religion et épouser les thèses Daeeshistes attribuant le déclin islamique à la …. » non-rigidité »
    Ce « libre penseur » ignore-t-il que les textes ça s’interprète ??
    Apparemment pas puisqu’il dit qu’il est impossible de s’entendre sur , en fin de compte, ces textes sacrés !
    S’il est loin d’ignorer cet état de fait, comment expliquer son attaque frontale contre l’islam en tant que religion ??
    La contradiction voulue peut-être ?
    Par simple penchant philosophique ou par messages cryptés à qui de droit ?




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    Arezki
    3 octobre 2016 - 14 h 11 min

    Exact, l’islam est une
    Exact, l’islam est une religion incompréhensible où chacun peut définir ses propres règles. Cela va des communautés soufis les plus tolérantes et ésotériques au courants les plus intolérants, rigouristes et fanatiques. C’est pourquoi il y avait des milliers d’islam différends, selon les peuples et les regions du globe, avant l’arrivée du poison salafiste qui a uniformisé ce bordel en traitant presque tous les autres de mécréants. Pour avoir la paix et avancer, il suffit d’expulser l’islam de la vie politique et scienctifique. L’islam dans les mosquées n’est pas un gros problème, l’islam au parlement et dans les universités c’est le debut du chaos arabo-islamiste. La laïcité s’impose. Pendants que les savants occidentaux construisent des télescopes géants et le CERN, débattent sur la physique quantique et les trous noirs, les savants islamistes font des mosquées géantes et débattent pendant des siècles pour savoir si le coran est fini ou infini. Certains d’entre eux pensent encore que la Terre est plate et que le soleil se couche le soir dans une flaque de boue !




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      AL BOUDHISTE
      4 octobre 2016 - 5 h 38 min

      Eh oui y en a des millions
      Eh oui y en a des millions qui croient encore que le meilleur musulman est celui qui defend la palestine dhalima ou madhlouma en oubliant que des milliers de bebes israeliens meurrent aussi sous les bombes des kamikazes musulmans, beaucoup croient que le meilleur pays, le plus musulman est celui qui construit la plus grande mosquee ressemblant a des fusees qui ne decollent jamais alors que les peuples musulmans souffrent de famine, d’inculture et de maladies psychologiques engendrees par les histoires de aadhab al qabr. Combien de califs sont morts assassines? combien de femmes des pays convertis par la force sont enlevees, deportees et vendues au moyen orient?




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    Erdt
    3 octobre 2016 - 14 h 08 min

    Le titre a lui seul est
    Le titre a lui seul est suffisant!!: il est presque impossible de dire ce qui est interdit ou permis en islam!! Chaque soit disant cheikh raconte ce qu’il veut! Comme à fit fellag ,tous les algériens c des mécaniciens! Je pose une question ?: qu’est ce que la charia? Est ce un texte,une loi écrite comme notre code pénal? Ou est ce laissé à l’interprétation de ceux qui se proclament imams??? La charia est tirée du coran,des hadi ths et la jurisprudence: déjà pour le coran y’a des sourates contradictoires,d’autres qu’on peut interpréter selon son propre jugement.. Les hadiths,tout le monde reconnaît qu’il y’a des vrais et des moins vrais,ou faux!!! Quant à la jurisprudence ça fait des siècles qu’elle n’est pas pratiquée.




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    Abou Stroff
    3 octobre 2016 - 13 h 14 min

    n’étant pas académicien, je
    n’étant pas académicien, je ne puis débattre avec H. Redissi de la problématique qu’il soulève. cependant, je me permets de souligner que, contrairement aux apparences, ce n’est pas l’islam qui stagne mais ce sont les peuples qui adhèrent à cette idéologie qui stagnent. en effet, les idéologies, quelles soient religieuses ou autres ne tombent pas du ciel (contrairement à ce que racontent les discours religieux) mais sont le produit de la praxis humaine qui s’inscrit dans la dynamique d’une formation sociale historiquement datée. au regard de l’expérience des formations sociales développées, on peut avancer que l’idéologie religieuse régresse dès que le mode de production capitaliste et les valeurs essentielles (individualisme, hédonisme liberté formelle, etc.) qu’il véhicule, s’imposent comme mode de production et vision du monde. en d’autres termes, les sociétés musulmanes sont arriérées et continuent à s’interroger sur le sexe des anges parce que le capitalisme, en tant que mode de production ne parvient pas à naitre ou ne parvient pas à être dominant tandis que des systèmes archaïques pré ou proto-capitaliste continuent à imprimer leurs idéologies (archaïques) sur des formations sociales. conclusion: l’islam retrouvera sa juste place, c’est à dire la sphère privée (comme le christianisme, par exemple) dès que le capitalisme en tant que mode de production aura imposé ses valeurs aux l formations sociales arriérées que sont toutes les formations sociales dites musulmane. moralité de l’histoire: au lieu de se noyer dans des discussions « byzantines », il me semble beaucoup plus productif d’agir pour que le capitalisme en tant que système (avec ses aspects positifs et négatifs s’impose aux formations sociales dites musulmanes




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    Anonymous
    3 octobre 2016 - 13 h 05 min

    Le Prof Mohammed Arkoun notre
    Le Prof Mohammed Arkoun notre celebre Penseur Algerien,Allah Yarhamou,a ecrit plusieurs livres traitant plusieurs sujets se rapportants a l Islam.je vous livre sur youtube cette importante interview complete :

    https://www.youtube.com/watch?v=aevLx93eh2I




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      Dzair
      4 octobre 2016 - 8 h 18 min

      arrêtez de grâce de nous
      arrêtez de grâce de nous faire avaler des couleuvres beaucoup de gens savent que Le Prof Mohammed Arkoun était le protégé de Massignon qui était le conseiller TECHNIQUE du 2ème Bureau DU GOUVERNEMENT français sur les questions en rapport avec l’islam ,je m’arrête là.




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        Anonymous
        4 octobre 2016 - 17 h 06 min

        Vous essayez de salir la
        Vous essayez de salir la memoire du Professeur Arkoun,ses livres et ses conferences sont un tresor que nous avons herites pour nous eclairer et nous ouvrir de nouveaux horizons,certainement pas le votre.




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    nation
    3 octobre 2016 - 12 h 51 min

    la pensée sémitique , la
    la pensée sémitique , la mentalité sémitique , l’idéal sémitique ne sont pas une fatalité humaine ..l’homme berbère ets universel et donc déterminé par la liberté come valeur et comme expérience historique … le problème du wahabisme c’est qu’il introduit la querelle religieuse de l’Islam en Afrique du Nord par la violence … il doit être combattu par une violence exponentielle berbère … la terreur doit répondre à la terreur en frappant la matrice de la terreur ( il faut étendre le concept de Ridha Malek en le berberisant dans ses ultimes limites philosophiques et en le rationnalisant dans toutes les formes révolutionnaires de l’action et du langage ) … il faut désormais réfléchir l’idéologie arabo-islamiste en Afrique du nord en termes de Conquête, de crimes contre les peuples , en termes historiques et en termes de lutte de libération.. La pensée berbère et l’idéologie berbériste sont plus audacieuses et plus évoluées en Algérie qu’en Tunisie et au Maroc …cela est dû à la mentalité hérétique des algériens contre toute forme de monarchie théocratique ou laïque … la solution du wahabisme impérial en Afrique du nord réside dans la réfutation berbériste , en tant que berbérité non ethnique mais idéologique et révolutionnaire … le berbérisme provincial né dans le mouvement national algérien en Kabylie est dépassé .. le nationalisme algérien doit réinventer un autre berbérisme pour penser l’universalité de l’ambition berbère dans l’Islam et dans la modernité




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      Arezki
      3 octobre 2016 - 14 h 22 min

      La berberité est compatible
      La berberité est compatible avec l’islam, comme avec n’importe quelle autre superstition. Par contre le berbèrisme, ou plutôt le kabylisme puisque 99% des idéologues et des sympathisants berberistes sont Kabyles, lui, il est totalement incompatible avec l’islam. Le berberisme est un idéal identitaire et libertaire née par opposition à l’arabisme et toutes les tares que comprenait cette idéologie. Toutes ses tares se retrouvent dans l’islam, l’islam ne tolère pas la liberté, le rationalisme et l’ouverture d’esprit alors je me demande bien comment il pourrait se mêler au berberisme ? Il y a bien une solution, un berberisme islamiste sans Kabyles alors ! Autant rester dans l’arabo-islamisme alors…




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        reflex
        3 octobre 2016 - 18 h 07 min

        On voit bien une bataille
        On voit bien une bataille entre d’un coté le berbérisme et de l’autre coté l’arabisme et l’islamisme (avec ou sans les « isme » ). Au fait c’est un un combat de survie d’une identité et d’une culture qui est la culture berbère nord africaine.
        Kabylisme, chaouisme,oranisme et j’en passe font partie du même corps qui se bat pour sa survie. Oui c’est vrai que certains membre de ce corps sont plus vigoureux car moins touchés. N’oublions pas les ravages du baathisme avec l’arabisation au rabais de l’école et l’obscurantisme des salafistes qui ont fait et font encore des dégâts incommensurable. Quand on entend la ministre de l’éducation parler de l’algérianisation de l’école, on peut dire que l’espoir est permis …




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        Rezki Djerroudi
        3 octobre 2016 - 22 h 29 min

        M. Arezki, votre propos est
        M. Arezki, votre propos est malheureusement entaché par une espèce de sectarisme puritain, ce qui de prime abord lui ôte toute crédibilité eu égard à sa faiblesse en matière d’argumentaire. Votre introduction par effraction dans un domaine du berbérisme est tout simplement hors sujet. Vous savez ou vous feignez de le savoir qu’un débat d’idées ne peut ressembler à un combat de coq. Il faut que vous le sachiez. Le thème abordé dans l’article supra-cité ne traite nullement de la notion de berbérisme ni autre berbérité à ce que je sache. Alors de grâce, ne parlez pas lorsque vous n’avez rien à dire. Je ne suis pas un partisan du terme, je voulais juste remettre les pendules à l’heure de vérité. C’est dommage de le souligner mais cher Monsieur c’est ridicule de votre part.




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