Affaire des crânes des résistants algériens : l’impossible passerelle à construire entre l’Algérie et la France

Le ministre des Moudjahidine, à Paris, avec le secrétaire d’Etat français chargé des Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini. D. R.

La guerre de Libération n’a été que l’aboutissement d’une longue et formidable résistance du peuple algérien contre la colonisation. Après plus de cinquante ans, on assiste encore à l’hystérie collective des pieds-noirs et d’une partie de la France qui instrumentalisent les massacres qui se sont déroulés pendant la période transitoire (cessez-le-feu-indépendance) gérée encore par les Français à partir de Rocher Noir (Boumerdès), et se focalisent sur le massacre du 5 juillet à Oran par une partie de la population de cette ville totalement incontrôlée. M. Pierre Daum, dans son livre «Ni valise ni cercueil», révèle que «ces agissements s’expliquent par les massacres quotidiens d’Algériens perpétrés par l’OAS pendant les six mois qui avaient précédé. L’OAS, soutenue par la population européenne a semé la terreur, tuant en moyenne cinq à six personnes par jour». D’autre part, le préfet de police d’Alger à l’époque rapportait «qu’il eut en Alger, en six mois, plus d’attentats de l’OAS que du FLN pendant six ans».

Lors de l’intervention de Massu, Bigeard et Aussaresses en 1957 et tout au long de leur présence en Alger, les Européens étaient complices des disparitions des Algériens en nombre très important ; tous savaient que les multitudes de cadavres que rejetait la mer sur les côtes algériennes étaient du fait de la torture. Ils les appelaient «les crevettes Bigeard». Le rapport de M. Rocard, envoyé en Algérie pour enquêter sur les fameux centres de regroupement en Algérie, révélait qu’une population de deux millions d’âmes fut internée dans ces camps dans la précipitation et que deux cent mille d’entre elles sont mortes de faim.

En analysant rapidement les années de colonisation, l’on comprend aisément le fossé qui nous sépare de la France. Il y eut, il est vrai, une sorte de résignation des Algériens du fait de la férocité de cette colonisation et qu’il fut difficile de passer de cette résignation à la révolte. Dans l’imaginaire algérien, les actes passés de l’armée française sont toujours présents. Les Français ne pouvaient connaître la paix pour jouir du fruit de leur conquête, qu’après avoir réduit par les massacres et les déportations la résistance du peuple algérien. C’est sur cet «acquis» de la terreur que le régime colonial s’était assis pendant des décennies et espérait se pérenniser ad vitam aeternam. Les Français ne pouvaient imaginer que les leçons données seraient aussi rapidement oubliées au point que l’autochtone a osé de nouveau redresser la tête pour revendiquer sa liberté, les armes à la main.

Au cours du premier tiers de la période coloniale, la répression prit la forme d’une véritable guerre d’extermination, en voici quelques exemples : le premier massacre fut l’œuvre du maréchal Clauzel. Il fut perpétré à Blida. «J’ai ordonné aux bataillons de détruire et de brûler tout ce qui se trouve sur leur passage.» Sur ordre du duc de Rovigo, tous les membres de la tribu des Ouaffia furent massacrés dans leur campement à El-Harrach : «Tout ce qui vivait, écrit Pélissier de Raynaud, fut voué à la mort, tout ce qui pouvait être pris fut enlevé.» P. Christiand, qui fut le secrétaire de Bugeaud, écrivait à ce propos : «En vertu des ordres du général en chef Rovigo, un corps de troupe sortit d’Alger au cours de la nuit du 6 avril 1832, profita de ce que la tribu était endormie et égorgea tous les malheureux Ouaffia. Au retour de cette honteuse expédition, les cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances ; le reste du butin, sanglantes dépouilles, fut exposé au marché de la porte Bab-Azzoun ; on y voyait avec horreur des bracelets de femmes encore attachés à des poignets coupés et des boucles d’oreilles pendant à des lambeaux de chair. Tout le bétail fut vendu à l’agent consulaire du Danemark.» (M. Habard, 1960).

L’extermination des Hadjoutes  – un regroupement de vingt-trois tribus, qui pouvait aligner douze mille cavaliers – dura cinq ans. La répression fut terrible, faisant dire à Tocqueville en 1840 : «Une plaine comme l’Alsace, et pas une maison, pas un homme, pas un arbre.» (Mostéfa Khiati : Algérie, l’enfance blessée, les enfumades). Dans un rapport rédigé en 1839, Bugeaud laissera ces mots : «J’avais résolu de faire beaucoup de mal à la tribu des Flissas ; refoulés, les Kabyles ont subi des pertes énormes. On voyait de longues files de montagnards emporter leurs cadavres.» (Histoire contemporaine du Maghreb).

Dans Algérie hors la loi (p. 32), Mer de Pinsonnière, président de la commission parlementaire d’Afrique, dressait un bilan amer en terminant son rapport de la manière suivante : «Nous avons mis en jugement des hommes réputés saints dans leur pays, des hommes vénérés parce qu’ils avaient assez de courage pour venir s’opposer à nos fureurs, afin d’intercéder en faveur de leurs malheureux compatriotes ; il s’est trouvé des juges pour les condamner et des hommes civilisés pour les faire exécuter. Nous avons débordé en barbarie les barbares que nous venions civiliser.»

Toujours d’après Habard M. (1960) : «Bugeaud a écrit les pages les plus sanglantes de la colonisation. Il a fait régner le régime du sabre. Ses six colonnes infernales, qui comprenaient 108 000 hommes en 1846, étaient chargées d’empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer… en un mot, faire une politique de terre brûlée. Il dira lui-même, pour définir son action : c’est la guerre continue jusqu’à l’extermination.»

Le même Habard poursuit : «Les scènes d’horreur se sont multipliées durant cette période. C’est le général Josef qui fit entourer les remparts d’Annaba, de têtes coupées et empalées au-dessus des drapeaux tricolores. Ces scènes se répétaient un peu partout.» Le Moniteur écrira : «On a compté soixante-huit têtes au bout des baïonnettes à l’entrée du camp à Alger. Les militaires étaient payés par le Trésor public pour chaque paire d’oreilles ramenées, on en trouvait des sacs pleins dans les tentes des généraux.»

Les enfumades étaient une autre forme d’agression exercée par l’armée française contre les Algériens. Elles furent toutes couvertes par le général Bugeaud. Les plus connues sont celles des grottes du Dahra. Le 19 juin 1845, le colonel Pélissier a enfumé la tribu des Frachich, une branche des Ouled Riah, réfugiée dans une grotte de la région de Necmaria pour fuir les troupes coloniales. Plus de 1 500 personnes, femmes, enfants, vieillards et hommes périrent asphyxiés à l’intérieur.

Le 12 août 1845, moins de deux mois après ce carnage et malgré l’émotion qu’il avait suscitée en France, le colonel de Saint Arnaud récidivait en enfumant, puis en emmurant la tribu des Sbehas dans une grotte distante d’une centaine de kilomètres de la première, à proximité de Chabet El-Bir. Ce militaire, arrivé en Algérie lieutenant en 1847, en repartit, dix ans plus tard, général de brigade. Une autre enfumade, moins connue que les précédentes, mais non moins atroce, a été l’œuvre du général Cavaignac. Elle eut lieu aussi dans le Dahra.

Tocqueville, en 1846, résume ainsi la situation : «Nous avons rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu’elle n’était avant de nous connaître.» Baudricourt, qui avait participé à la prise de la Zaâtcha, survenue le 26 novembre 1848, est resté marqué par la cruauté de ses compatriotes : «Les zouaves, dans l’enivrement de leur victoire, se précipitaient avec fureur sur les malheureuses victimes qui n’avaient pu fuir. Ici, un soldat amputait, en plaisantant, le sein d’une pauvre femme qui demandait comme grâce d’être achevée et expirait quelques instants après dans les souffrances ; là, un autre soldat prenait par les jambes un petit enfant et lui brisait la cervelle contre la muraille ; ailleurs, c’étaient d’autres scènes qu’un être dégradé peut seul comprendre et qu’une bouche honnête ne peut raconter.»

J. Dresch et Ch. André Julien, 1958, rapportent : «Des dizaines de décapitations, dont celles de Bouziane, âgé de 75 ans et son fils de 16 ans, furent ordonnées par le général Herbillon, commandant la division de Constantine. Les têtes des deux suppliciés, avec d’autres, furent envoyées à Alger puis au Musée de l’Homme à Paris où, conservées dans le formol, elles furent exposées. La palmeraie qui comprenait plus de dix mille pieds fut totalement rasée.»

De toutes les années de misère et d’oppression, ce sont les années de 1866 à 1870 qui ont peut-être été l’épisode le plus noir dans l’histoire de l’Algérie. La guerre de Crimée avait non seulement vidé les silos des Algériens, mais encore dévoré des dizaines de milliers de soldats algériens. On a évalué à plus de dix mille ceux qui ont été faits prisonniers par les Allemands. Le peuple algérien, fragilisé par toutes ces violences, connaîtra une tragédie, restée dans la mémoire collective comme l’année de la grande famine (âm echar) qui fit des centaines de milliers de morts.

Thiers avait nommé l’amiral Gueydon nouveau gouverneur avec les instructions «d’agir en Algérie comme à l’égard des communards». Les soulèvements d’El-Mokrani en Kabylie, de Boumezrag et Benchoucha en Oranie donnèrent l’occasion à une armée défaite à Sedan par les troupes prussiennes de guérir ses frustrations en massacrant des populations au bord de la disette. G. Garniage écrit : «Les 85 000 soldats ramenés en urgence de la Métropole, soutenus par les troupes en place et par les colons, se sont livrés à toute sorte d’atrocités et à des exécutions sommaires de villageois sans défense : tel celui de Aïn Yakout qui ne fut qu’un des rares épisodes connus.»

La IIIe République inaugurait son règne en Algérie par le fer et par le feu. Bénéficiant des «nouveaux principes démocratiques», les Algériens furent condamnés à trois titres différents : comme belligérants, ils durent payer des contributions de guerre (près de 5 milliards de 1955), comme indigènes, on leur confisqua près de 500 000 hectares des meilleures terres et enfin comme… sujets français, ils furent déclarés criminels et condamnés par milliers et déportés par centaines en Nouvelle Calédonie. La répression qui suivit les manifestations pacifiques du 8 mai 1945 provoqua la mort de 45 000 Algériens !

La conclusion vient de Mostéfa Khiati. L’auteur de «Algérie l’enfance blessée» recherche l’origine de la violence que vit actuellement l’Algérie dans les traumatismes subis par les Algériens pendant la longue nuit coloniale : « Plusieurs générations successives d’Algériens n’ont connu que la violence comme mode de vie. Cette violence avait une expression plurielle… agressions physiques, dépossessions des terres, acculturation, analphabétisme, maladie, misère, humiliation…»

Ceux qui avaient déclenché la révolution de Novembre ne s’étaient fait aucune illusion, ils savaient qu’ils allaient affronter une armée française habituée à utiliser, dans l’impunité totale, la répression la plus extrême, d’autant que ce qui était désormais en jeu n’était plus un territoire en friche – l’Algérie de 1830 – à l’usufruit aléatoire, mais un bien légitime délimité par des frontières reconnues de jure et de facto par l’ensemble du monde, un territoire devenu partie intégrale de la République, mis en valeur par un effort plus que centenaire, habité par un peuple européen d’un million d’âmes.

Dans l’inconscient collectif des Français, l’Algérie, cette propriété acquise au prix du sang, était devenue, grâce au peuplement européen, le prolongement naturel du territoire métropolitain. Elle était la clef de voûte de l’Empire géographiquement, économiquement, stratégiquement. Elle était la profondeur stratégique où le pays avait repris ses forces et son élan lorsque «l’ennemi héréditaire» en 1870, en 1914 et en 1939 s’était jeté sur lui.

L’indépendance de l’Algérie hérissait le poil des Français, y compris ceux de l’immense majorité des hommes de la gauche prompts sur tout autre sujet, à exprimer leurs opinions discordantes. Ces raisons humaines, passionnelles, géopolitiques et géostratégiques faisaient que l’Algérie allait être défendue par tous les moyens.

La longue nuit coloniale 1830-1954

– 1830 : capitulation du dey d’Alger et longue résistance des Algériens jusqu’en 1870
– 1837 : traité de la Tafna
– 1839 : Abdelkader déclare la guerre à la France
– 1841 : Bugeaud nommé à Alger
– 1847 : reddition de l’Emir Abdelkader après 17 ans d’insurrection
– 1864 : insurrection des Ouled Sidi Cheikh
– 1867 : la famine fait cinq cent mille victimes
– 1870 : les décrets Crémieux confèrent la citoyenneté aux juifs et non aux musulmans
– 1871 : insurrection d’El-Mokrani en Kabylie
– 1911 : les musulmans sont astreints au service militaire
– 1916 : soulèvement dans les Aurès (Belezma) et dans la région de Tlemcen
– 1926 : fondation à Paris de l’Etoile nord-africaine par Messali El-Hadj puis interdite en 1929
– 1933 : reconstitution de l’Etoile nord-africaine, à nouveau dissoute
– 1937 : Messali El-Hadj crée le PPA
– 1938 : Ferhat Abbas crée l’Union populaire algérienne
– 1939 : dissolution des partis politiques et arrestation des dirigeants nationalistes
– 1945 : répression des manifestations de l’Est qui fait 45 000 morts
– 1946 : création de l’UDMA par Ferhat Abbas et du MTLD par Messali El-Hadj
– 1948 : la majorité des candidats du MTLD sont emprisonnés
– 1954 : création du CRUA et déclenchement de la Révolution

Extraits du livre Journal de guerre, du général Khaled Nezzar

Comment (37)

    La Cigale
    11 octobre 2016 - 8 h 57 min

    Les Pieds noirs français et d
    Les Pieds noirs français et d’autres hommes du pouvoir français et aussi parmi les enfants des pieds noir.
    Veulent et tiennent à une vengeance contre l’humiliation qu’ils ont subit par la guerre d’Algérie.
    Mais par la grace d’Allah Soubhanou les dirigeants algériens par le billet du DRS l’ont toujours su avec certitude et ils ce sont très bien préparer à cela le cas échéant.
    Tant que le peuple algériens restera unis personne ne pourra rien contre nous.
    La est une CERTITUDE.




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    Anonymous
    10 octobre 2016 - 19 h 36 min

    n empêche qu il y a eu des (
    n empêche qu il y a eu des ( harkis qui ont participé a la résistance en fournissant des armes des munitions et même financièrement ,je vous passe les détails, mais cela personne n en parle peut être que l histoire ,,,un jour




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      Bekaddour Mohammed
      11 octobre 2016 - 5 h 45 min

      Mais bien sûr ! Et ceux là n
      Mais bien sûr ! Et ceux là n’étaient pas Harkis au sens de traitres, Le portrait du vrai Harki, en voici un : Un homme qui avait participé à la 2ème guerre « mondiale », puis à l’Indochine, bref qui avait l’expérience des armes et des combats, et qui, en 1954, refuse de rallier l’ALN, et pire s’enrôle avec l’armée française jusqu’à sa sa défaite. De plus, il avait une haine, et quelle ! De… ses compatriotes et coreligionnaires. Psychopathe, ou apostat, peu importe, celui là fut un vrai Harki. Cette période là fut atroce, pleine de bavures, de sentences sommaires, cette Indépendance aura coûté très cher, elle aussi a tué des innocents jugés sommairement… Comme le démontre la suite, harki ou pas harki, « Mohammed » reste « Mohammed », fut-il…Le colonel « français » Ben Daoud, (Ben David !)
      La France est au summum de la sénilité et de la déchéance, c’est encore pire, et chez nous cette marchandisation des Chouhadas etc. Etc.




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      Lyes Oukane
      11 octobre 2016 - 9 h 03 min

      les harkis fournissaient des
      les harkis fournissaient des armes et de l’argent ? ou trouvaient -ils ce qui étaient très très rare surtout en pleine guerre ? j’ai déjà entendu cette version édulcorée et j’ai posé la question à nos anciens . ils m’ont dit  » écoute ,si les harkis nous ont fourni des armes ,alors pourquoi ils sont resté harkis ? Au début ,nous avons cru à leur changement de camp et certains se sont fait bêtement piéger mais jamais ils ne nous ont fourni quoi que ce soit . Comment l’auraient-ils pu ? S’ils avaient des armes c’étaient celles que la France leurs avaient prêtées pour nous massacrer et ils ne pouvaient s’en séparer ( pas même la perdre réellement ) sans être sûr de passer devant le peloton d’exécution devant tous les harkis et les soldats français de la caserne . Certains d’entre eux ont bien essayé de nous appâter mais dès le lendemain matin les paras rappliquaient vers ceux qui étaient censés tombés dans le piège .Nous leur disions la vérité ,untel est venu pour nous aider mais nous on veut pas la bagarre ,avec personne . On a deux chèvres et 10 enfants à nourrir . On s’occupe pas de politique « . Je crois mon grand-père et tous ses copains mais pas un instant j’avalerais ton pipeau .




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        Bekaddour Mohammed
        11 octobre 2016 - 12 h 58 min

        Cher ami, posément,
        Cher ami, posément, sereinement, fais la liste de toutes les causes possibles qui poussèrent des Algériens à porter l’uniforme ennemi au cours de la période 1955-1962, alors tu sauras que ce n’était pas SIMPLE, c’était un combat horrible contre un monstre, la FRANCE, une araignée qui avait tissé sa toile anti musulmane algérienne à partir de …. 1848 !




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    Mohamed El Maadi
    10 octobre 2016 - 12 h 53 min

    Le probleme c’est que vous n
    Le probleme c’est que vous n’aimez pas l’Algérie
    Je suis partisan d’une violence legitime pour que cela rentre dans vos cranes.




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      Bekaddour Mohammed
      10 octobre 2016 - 18 h 48 min

      Je te complète, cher Mohammed
      Je te complète, cher Mohammed… Nos Anciens disaient « Houbbou el Watan mina el imane », l’amour de la patrie est une émanation de la foi… Pour aimer El Jazaïr, il faut avoir la foi et être de bonne foi…Et la foi soulève les montagnes. La mauvaise foi domine d’où que nous ne formons plus qu’un ensemble de… Monologues, alors la montagne des comptes que France doit nous rendre reste immobile… Heureuse France, n’est-ce pas, elle n’a pas besoin de somnifères !




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    Vangelis
    10 octobre 2016 - 10 h 10 min

    Ceux qui affirment qu’il faut
    Ceux qui affirment qu’il faut oublier le passé et penser à l’avenir sont des salopards de première.
    La seule lecture de cet inventaire de crimes, d’assassinats, de meurtres commis gratuitement par les populations coloniales, qu’il s’agisse de soldats ou encore de colons, suffisent par eux-même à ne pas oublier ces innommables actes de crimes contre l’humanité commis, il ne faudrait pas l’oublier par un pays auto proclamé pays des droits de l’homme.
    Et ceux qui ont des appartements et prennent leurs quartiers le WE chez l’ancien colon non seulement sont des sous hommes mais qui plus est et surtout démontrent à l’ancien colon qu’ils sont des lâches et des complices de ses crimes commis sur leurs propres concitoyens.




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    Aguellidh
    10 octobre 2016 - 9 h 05 min

    Comment veut-on avancer si on
    Comment veut-on avancer si on ne connait pas notre histoire entière et sans équivoque. La France n’est pas venue faire du tourisme en Algérie, elle est venue conquérir un peuple et aneantir son peuple autochtone comme en Australie, Amérique du sud, espagnols et portugais. C’était a la mode de conquérir des territoires par la terreur dont tous les moyens sont bons. On a compris ce que cela veut dire le colonialisme mais que fait on actuellement pour ne pas reproduire les mêmes erreurs? Les colonisateurs n’ont pas baissé les bras, c’est certain, ils utilisent d’autres subterfuges, comme la religion, les ethnies, pour nous détruire nous-mêmes en recommençant l’histoire génocidaire comme l’a fait le FIS ou le MAK sous une autre forme plus pernicieuse.
    Allons -nous quand même, nous arrêter de nous déchirer, de nous nous tirer des balles sur le pieds? Commencerons-nous a travailler cette terre au plus petit bout de motte soit -elle? Commencerons-nous a nous construire nos propres industries, comme le fait le Vietnam actuellement? Allons-nous enfin créer de grandes écoles de management pour lancer une véritable machine de l’administration en abandonnant l’ENA qui est dépassée dans le fond et dans la forme?

    L’Algérie produit annuellement des centaines de pilotes, d’ingénieurs, de docteurs, d’architectes, d’enseignants, de techniciens … mais ils restent bloqués par ces administrateurs et administrations aux méthodes archaïques, perverses et anti développement?
    Irons-nous jusqu’à avoir le GRAND NIF de l’Algérie d’antan pour enfin réaliser le rêve de ces millions de morts pour que nous vivions en paix? Allons- nous enfin comprendre que notre malheur est que nous continuons toujours a être charmés par les sirènes de l’homme. Allons-nous enfin aussi parler du drame turc subit par les algeriens avant qu’ils nous vendent a la France?




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    Lyes Oukane
    10 octobre 2016 - 9 h 01 min

    Bonjour à toutes et à tous /
    Bonjour à toutes et à tous // Si l’une ou l’un de vous avez la chance de trouver  » Algérie hors la loi  » n’hésitez pas à l’acheter . C’est plus qu’un simple bouquin c’est un document historique de très grande qualité . Ses auteurs sont Colette et Francis Jeanson ,rien que ça ! Ce couple épris de justice humaine était la cheville ouvrière du réseau Jeanson . Les fameux  » porteurs de valises  » . Jeanson et ses amis hébergeaient dans le Paris des années 55/60 la crème des résistants Algériens en France comme Salah Louanchi,responsable de la fédération de France du FLN . Les faux papiers , les caches d’armes ,la collecte de l’argent et son passage en Algérie , les contacts en Allemagne ,en Suisse ,en Belgique c’est toujours le réseau Jeanson et ses amis ( algériens ,français ,femmes et hommes confondus … je sais que ce livre a paru en France chez les éditions du Seuil en 1955 et qu’il y a eu une réimpression en Algérie préfacée par notre Boutef national . Les détails précis des massacres , les dates , les lieux et les noms qui y sont indiqués remontent depuis le début de la colonisation . Ce réseau fut démantelé en 1960 et reconstruit . Jeanson fut jugé par contumace à dix ans de prisons ( Il avait fuit en Espagne ) Enfin , Francis Jeanson était philosophe , ami de Maurice Audin , Jacques Verges , Simone de Beauvoir , Jaques Vignes ( spécialiste du franchissement de frontières ) , la belle Hélène Cuenat  » l’intrépide chauffeur de taxi  » , Pierre Vidal Naquet ou encore Jean Paul Sartre … Bonne chance et bonne lecture pour ceux qui ont ce bouquin entre les mains . En France , il est quasi introuvable . On devine très bien pourquoi .




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    Anonymous
    10 octobre 2016 - 7 h 36 min

    Citer Pierre DAUM comme
    Citer Pierre DAUM comme référant  »Historien » est savoureux eu égard à son idéologie hémiplégique.




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      Agir collectivement
      10 octobre 2016 - 9 h 31 min

      Citer les Pieds-Noirs
      Citer les Pieds-Noirs colonialistes comme référents , c’est sûrement mieux pour le colonialiste qui approuve les crimes coloniaux que vous semblez être. Le plus décent aurait de ne jamais avoir coloniser l’Algérie. Vous ne seriez pas dans l’obligation de faire face au retour de l’histoire. Vos généraux ont laissé de telles traces que de toute façon l’Histoire et l’avenir vous auront au tournant. Question de temps.




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    Aziz MOUATS
    9 octobre 2016 - 23 h 08 min

    rectifications à corriger SVP
    rectifications à corriger SVP:
    1-c’est bien la tribu des Ouled Riah qui a été enfumée dans la grotte de Ghar El Frachih, à moins de 500 mètres à vol d’oiseau de Nekmaria…
    2- Les Sbeah ont été enfumés dans un puits situés à moins de 10 km à vol d’oiseau de Nekmaria..
    3- Saint Arnaud est arrivé en Algérie et 1837 et non en 1847. Il a guerroyé dans la Mitidja, dans le Dahra, lors du siège de Constantine et dans la région de Jijel…




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    béni amrane
    9 octobre 2016 - 20 h 59 min

    merci pour ce rappel de l
    merci pour ce rappel de l’histoire de l’invasion française en algérie qui fut terrible,il faudrait écrire en détail l’extermination la déportation,et l’expropriation des terres des tribus qui ont vaillement résistée à cette invasion ;un peuple qui ne connait son histoire et un peuple sans âme. p.s :ma tribu les béni amrane de la région de jijel a été exterminée ,expropriée et déportée vers Guelma,annaba ,les hauts plateaux ,hironie de l’histoire même les responsables locaux ignorent cette page de résistance c’est terrible d’effacer l’histoire de son pays,,merci encore.vous honnorez les oubliés!




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    Sifax
    9 octobre 2016 - 20 h 54 min

    Un « témoignage » d’un français
    Un « témoignage » d’un français sur la barbarie de ce pays hypocrite sioniste batard :
    https://www.youtube.com/watch?v=fCRjyosNhUk




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    HANNIBAL
    9 octobre 2016 - 19 h 22 min

    Rien et jamais ne pourra nous
    Rien et jamais ne pourra nous rapprocher de cette poubelle qu’est la france batarde liée au sionisme et nous devons prendre l’option de nous en éloigner au fur et a mesure jusqu’a la rupture définitive et expurger de notre vocabulaire la langue fourchue de Molière et le remplacer pour le chinois le russe l’anglais l’espagnol pour leur faire comprendre que le souvenir est toujours présent dans nos mémoires que pour oublier et tourner la page alors
    faudrait ‘il tirer un trait sur les 132 ans de Barbarie Xénophobe et Génocidaire la preuve en est du trophé de nos cranes dans un musé dont on a pas fait le Deuil (‘Paix a leurs Ames )continuer a chercher nous vendre du vent rien que le souvenir de l’Amitié qu’a eut Kadhafi avec la france sioniste on voit la confiance qu’on peut lui témoigner ; sauve qui peut et laissons les Agonir le jour de gloire c’est du Passé




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    Sprinkler
    9 octobre 2016 - 18 h 54 min

    …Je vais vite acheter ce
    …Je vais vite acheter ce livre testament qui vaut son pesant de mémoire ! Immense est ma gratitude pour AP qui a mis en ligne cet extrait du livre du Général Nezzar…Voilà le visage authentique des  » héritiers  » des  » Lumières  » venus par une nuit d’avril 1830 nous délivrer de l’épaisse obscurité dans laquelle nous étions enveloppés…Que ces témoignages d’une barbarie innommable soient à jamais gravés dans le marbre de notre Histoire ! Enseignons à nos enfants ce que fut cette longue nuit coloniale ! Pour qu’ils transmettent à leur tour le récit de ces crimes imprescriptibles, abominables, que la France continuent de taire et même de nier ! Et comme si ce peuple pacifique et hospitalier n’en avait pas assez enduré pendant 132 ans, il connaîtra dix années d’un terrorisme sans nom, avec la bénédiction de celui qui a expédié des dizaines de résistants algériens à la guillotine, cet assassin de Mitterand puisse-t-il rôtir en enfer jusqu’à la fin des temps ! de Bourmont et fils, Bugeaud, Pélissier, Cavaignac, Saint Arnaud, Rovigo, Bigeard, Massu, Aussares, Achiari, de Gaulle, etc…, les voilà les dignes et illustres représentant des  » Lumières  » !




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    Gaouar
    9 octobre 2016 - 18 h 51 min

    La passerelle à construire
    La passerelle à construire entre la France et l’Algérie est impossible. La reconnaissance des crimes coloniaux n’étant pas posée. Il nous faut sortir définitivement de cette relation négative et de la réduire à sa plus simple expression : un échange d’ambassade. Les écoles françaises en Algérie doivent être fermées, comme leurs centres culturels, véritables lieux de marchandage relationnel, mieux vaut ouvrir des écoles suisses, anglaises, allemandes, chinoises, etc. Notre avenir est avec d’autres pays, la France doit sortir de notre présent. Le passé est trop lourd, trop criminel. Un génocide de grande ampleur sur 132 ans a eu lieu. Il nous faut défendre la mémoire de nos ancêtres et la faire connaître auprès d’autres états qui ignorent encore à ce jour, le réalité criminelle du colonialisme français.




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      Bekaddour Mohammed
      9 octobre 2016 - 19 h 46 min

      Je te réponds sérieusement,
      Je te réponds sérieusement, je ne suis pas de ceux qui jouent avec ça. Je fais partie de ceux qui ne jouent pas avec ça, comme, un exemple Laddi Lhouari, il est assez connu, non ? Il reste une chance », UNE SEULE, à « La France », dont le noyau, même atomique, est squatté, une France avilie, donnons la lui, mais ensemble, ENSEMBLE, si elle ne sait pas saisir La Perche, alors qu’elle coule !




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        Gaouar
        9 octobre 2016 - 21 h 44 min

        Quand l’autre est dans le
        Quand l’autre est dans le refus de toute chance offerte par l’histoire, on appelle ça comment ? Il faut en finir. Cela a trop duré.




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    Anonymous
    9 octobre 2016 - 18 h 26 min

    de quel droit et a quel titre
    de quel droit et a quel titre ouyahia et pourquoi refuse t il le retour des cranes c est decision qui aux hauts responsables concernés et non d un seul individu on ne lui demande pas de les installer chez lui ,,,il ne dirai pas ça si c est son crane en faisait parti




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    [email protected]
    9 octobre 2016 - 17 h 35 min

    C’est Nezzar qui a écrit ça
    C’est Nezzar qui a écrit ça et Saidani dit de lui qu’il est Hizb frança, mais c’est à croire qu’on on marche sur la tête !




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    Lotfi ALN
    9 octobre 2016 - 17 h 23 min

    NI OUBLI NI PARDON.

    NI OUBLI NI PARDON.
    JUSTE UN RAPPEL; ORAN EST LA VILLE QUI A ETE LA PLUS MEURTRIE PAR LES CRIMES DE L’OAS.
    CE RAMASSIS D’APATRIDES N’AVAIT EPARGNE NI LES FEMMES DE MÉNAGE ORANAISES NI LE MARCHAND DE JOURNAUX NI LE PETIT CIREUR MUSULMAN…
    EN TANT QUE FILS D’UNE FAMILLE ALN, CE QUI ME RÉVOLTE C DE VOIR CETTE FRANCE SOUS INFLUENCES ET HOSTILE PROFITER DE NOS RICHESSES ENCORE AVEC LA COMPLICITÉ DE LA PIRE ESPÈCE DE TRAITRES LOCAUX.
    HONNEUR ET FIDÉLITÉ ÉTERNELLE A NOS MARTYRS.




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    W19 - TP
    9 octobre 2016 - 16 h 53 min

    Les anti-algerie se lachent
    Les anti-algerie se lachent avec leurs votes negatifs. On vous emmerde. On continuera a penser ce qu’on veut penser et on continuera a aimer l’Algerie et on continuera a defendre la memoire des algeriens fauches par le colonialisme. On continuera. On ne cessera pas de defendre la memoire des notres. On continuera a leur rendre hommage. Qu’est devenue l’Algerie apres tant de sacrifices ? On ne lachera pas l’affaire jusqu’a la liberation complete de nos espoirs blesses et meurtris par la mort organisee de nos ancetres. On se souvient. On se souviendra d’eux : crever en enfer avec vos votes negatifs. On s’en tape.




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    Algeria
    9 octobre 2016 - 16 h 37 min

    C’est cette histoire qui a
    C’est cette histoire qui a forgée la mentalité Algerienne unique au monde… Par cette souffrance qu’ont vécu nos ancêtres et qui a jamais dans nos cerveaux et notre sang ….




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    farid de la bas
    9 octobre 2016 - 16 h 03 min

    et on coure on coure toujours
    et on coure on coure toujours apres fafa
    bien sur le Peuple Algerien n’est plus le meme , aujourd’hui c’est un autre plein le ventre de Danonne et la tete bien remplie de euros et baignant dans un environnement des plus sales , au son de la Douce Musique FLNistes sous le refrain bien connu :  » Le Peuple Algerien est vaillant , le peuple algerien est terrible , le peuple algerien est paptati patata et on l’entube a longueur d’annees  »
    Voila ou nous en sommes aujourd’hui a courrir apres notre bourreau , a lui lecher le C… pour un visa
    pfffftt vaut mieux ne plus rien ecrire
    je trouve que @AP aurait du skipper cet article , ca ne fait que retourner le couteau dans la plaie non cicatrisee




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    Anonymous
    9 octobre 2016 - 16 h 01 min

    J’attends les réactions
    J’attends les réactions hérétiques des makistes…




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    Nuit des temps
    9 octobre 2016 - 15 h 42 min

    Nous venons au monde en étant
    Nous venons au monde en étant pourvu d’un cerveau constitué essentiellement de la seule matière grise, la blanche se forme et se développe tout au long de notre existence. C’est dans la partie grise que se niche ce neurone qui fait de l’humain cet être d’âge immense. Le peuple algérien est l’un des peuples dont le marqueur génétique est des plus ‘parlants’ en matière de souffrances dues à la persécution des envahisseurs/prédateurs. C’est un vieux volcan, non éteint, de type explosif que de multiples secousses préparent à faire entrer en éruption, non déplaise à tous ceux qui s’obstinent à retenir cette réalité entre les mâchoires de leurs folies.




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    Omria
    9 octobre 2016 - 15 h 27 min

    J’ai en mal au cœur et mal au
    J’ai en mal au cœur et mal au cerveau. Parfois quand j’y pense avec profondeur, je suis sur le point de faire une syncope. Qui ignore son histoire est condamné. Allah y Rahem el Chouhadas. Amin.




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    juste
    9 octobre 2016 - 14 h 50 min

    que dire devant tant de
    que dire devant tant de barbarie, je suis triste et j’ai du mal a respirer en lisent l’article, en même temps je ressent une rage énorme envers ses troupeau de zombies déshumanisé qui ont fait ça a mon pays. comment tente de cruauté peut exister? A Médité…




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    W19 - TP
    9 octobre 2016 - 14 h 27 min

    J’ai la rage contre Ouyahia.
    J’ai la rage contre Ouyahia. Il ne devra jamais mais jamais representer l’Algerie.




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    issam
    9 octobre 2016 - 13 h 43 min

    les 24 millions de pièces d
    les 24 millions de pièces d’or empruntées à l’Algérie http://www.halalbook.fr/actufiche-18-4451.html




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    Anonymous
    9 octobre 2016 - 13 h 17 min

    Le crane de saadani est la

    Le crane de saadani est la passerelle souhaitée par l’Élysée et nos harkis internes.




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      rachid505
      9 octobre 2016 - 13 h 24 min

      Les harkis n’ont rien a voir
      Les harkis n’ont rien a voir avec les dirigeant de l’algerie actuel
      les harkis n’ont aucun poste clé en algerie maintenant arrete ton delire c’est pas la faute des harkis ce qui se passe




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        Anonymous
        9 octobre 2016 - 13 h 48 min

        Un harki = traitre

        Un harki = traitre
        harki de la révolution.
        Il ya aussi ceux qui détruisent l’Algérie actuellement et se sont des purs et grands harki. Plus dangereux que ceux de la révolution.




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          Lyes Oukane
          10 octobre 2016 - 9 h 13 min

          Anonymous de 14h48 // Au
          Anonymous de 14h48 // Au 505 tu lui as mis un missile en plein dans le mille ( entre les deux cinq si tu vois ce que je veux dire ) ! ces crapauds viennent encore nous raconter qu’ils n’y sont pour rien au lieu de reconnaître leurs fautes et de s’excuser .Heureusement qu’ils ne sont pas tous comme ce zigoto .




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      anonyme
      9 octobre 2016 - 16 h 10 min

      Bien dit.
      Bien dit.




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