Céréales : baisse de 20% de la facture d’importation

La facture d'importation des céréales en 2015 avait été de 3,43 milliards de dollars. New Press

La facture d’importation des céréales (blé, maïs et orge) a baissé de près de 20% durant les neuf premiers mois de 2016 par rapport à la même période de 2015, malgré une légère hausse des quantités importées, a appris l’APS auprès des Douanes.

Ainsi, la facture d’importation des céréales a reculé à 2,05 milliards de dollars (mds usd) entre janvier et fin septembre 2016 contre 2,56 mds usd à la même période de 2015 (-19,9%), précise le Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes (CNIS).

En revanche, les quantités importées ont légèrement augmenté à 10,01 millions de tonne (mt) contre 9,93 mt (+0,84%) entre les deux périodes de comparaison.

Par catégorie de céréales, la facture d’importation des blés (blés tendre et dur) a reculé à 1,31 md usd contre 1,79 md usd (-26,5%), pour des quantités de 5,99 mt contre 6,17 mt (-3%).

Pour le blé tendre, la facture d’importation s’est réduite à 878,82 millions usd contre 1,22 md usd (-28,13%), alors que les quantités importées ont reculé à 4,57 mt contre 4,95 mt (-7,7%).

Concernant le blé dur, la facture a également baissé à 437,75 millions usd contre 567,71 millions usd (-23%) malgré une augmentation des quantités importées qui se sont établies à 1,42 mt contre 1,22 mt (+16,3%).

Quant au maïs, les importations se sont chiffrées à 602,71 millions usd contre 635,58 millions usd (-5,2%) avec un volume importé de 3,25 mt contre 3,14 mt (+3,52%).

L’orge a enregistré une baisse de la facture qui est passée à 135,54 millions usd contre 139,08 millions usd (-2,55%) mais avec une quantité importée en hausse en passant à 767.734 t contre 611.922 t (+25%).

La baisse de la facture globale des céréales malgré une hausse des quantités importées s’explique par le recul des cours sur les marchés mondiaux des céréales, constaté depuis 2015 à la faveur de stocks abondants et de bonnes récoltes mondiales.

Il est d’ailleurs constaté que sur les 7 premiers mois de l’année, les prix à l’importation par l’Algérie ont reculé à 332 dollars/tonne (usd/t) pour le blé dur (baisse de plus de 31% par rapport à la même période de 2015), à 192 usd/t pour le blé tendre (-25%) et à 183 usd/t pour le maïs (-11,3%).

En outre, l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a indiqué que l’indice des prix mondiaux des céréales a chuté de près de 2% en septembre dernier par rapport à août et a affiché une baisse de près de 9% par rapport à septembre 2015.

Les perspectives favorables en ce qui concerne les céréales de base devraient faire baisser leur prix à un niveau record jamais vu depuis six ans, a-t-elle prédit.

La production mondiale de céréales devrait atteindre cette année quelque 2,569 milliards de tonnes, soit une hausse de 1,5% par rapport à l’année précédente.

La FAO a revu ses prévisions à la hausse pour la production mondiale de blé, qui devrait atteindre 742,4 millions de tonnes, aidée par des augmentations en Inde, aux Etats-Unis et en Russie, pays appelé à  remplacer l’Union européenne en tant que plus grand exportateur de céréales. Or, selon la FAO, l’utilisation totale de blé ne devrait atteindre que 730,5 millions de tonnes.

Pour rappel, la facture d’importation des céréales par l’Algérie en 2015 avait été de 3,43 milliards de dollars (contre 3,54 mds usd en 2014), avec des quantités importées de 13,67 millions de tonnes (contre 12,3 millions de tonnes en 2014).

R. E. 

Comment (12)

    Kassaman
    7 novembre 2016 - 10 h 22 min

    Le chiffre important ici est
    Le chiffre important ici est la quantité importée, on observe qu’il est en très légère augmentation (0.84%). Or il faut le remettre dans son contexte, à savoir une mauvaise saison 2015-2016 (dû à une forte sécheresse) qui a vu la production céréalière s’établir à 33 millions de quintaux contre 40 millions en 2014-2015, soit une baisse de près de 17%.
    Cette forte baisse aurait pu justifier des importations encore plus massives et ainsi engraisser un peu plus les importateurs et faire dépérir plus encore nos réserves de changes, ce qui n’a pas été le cas.




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      Belaid Djamel
      7 novembre 2016 - 16 h 11 min

      Il faut vulgariser et équiper
      Il faut vulgariser et équiper les céréaliers de semoirs pour semis direct plus adaptés au manque de pluie. C’est l’urgence absolue.
      Cela devrait être une mobilisation nationale.




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        OMAR
        7 novembre 2016 - 18 h 34 min

        LES SOLUTIONS EXISTENT ET DES
        LES SOLUTIONS EXISTENT ET DES MEILLEURES PROPOSEES A NOTRE MINISTERE

        WALOU!!!

        LE SEMIS DIRECT PERMET PARTIELLEMENT LE MAINTIEN D UNE CERTAINE HUMIDITE

        MAIS LA MEILLEURE SOLUTION QUI NOUS PERMETTRA DE COUVRIR AU MOINS NOS BESOINS

        A ETE PROPOSEE/SANS SUITE…..

        ELLE LIMITERA LES IMPORTATIONS ET LES COMMISSIONS !!!!!

        VOUS AVEZ COMBRIS/ ILS NOUS ONT COMBRIS!!!

        touche pas aux monopoles des maitres/tu risques de disparaitre!!!

        QUESTION POSEE A UN PRODUCTEUR CEREALIER FRANCAIS AU COURS D UNE CONFERENCE/

        QUELLE SERA VOTRE CONTRIBUTION POUR AMELIORER LA PRODUCTION DE CEREALES CHEZ NOUS???

        REPONSE/VOUS IMPORTEZ DES MILLIONS DE QUINTAUX DE FRANCE ET COMMENT VOULEZ VOUS

        QUE JE VOUS AIDE!!!!

        C EST ASSEZ CLAIR…… PEUT ETRE LA FAIM Y METTRA UNE FIN???




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      OMAR
      7 novembre 2016 - 21 h 52 min

      LES REALITES BLESSENT
      LES REALITES BLESSENT CERTAINS /ILS VEULENT RESTER DEPENDANTS DE L ETRANGER ET

      NE PAS ETRE DERANGES!!!

      LA CHKARA AVANT TOUT!!!!




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      BELAID Djamel
      18 novembre 2016 - 9 h 26 min

      Vous écrivez: » mauvaise
      Vous écrivez: » mauvaise saison 2015-2016 (dû à une forte sécheresse) ».
      Sachez qu’il exisrte des techniques améliorées de dry-farming. Elles passent par l’abandon du labour et utilisation du semis direct. En permettant à l’automne une meilleure captation de l’eau vers la graine et au printemps en limitant l’évaporation, le semis direct permet à la plante de mieux résister à la sécheresse. En plus, le fellah consomme ainsi moins de carburant. C’est une méthode REVOLUTIONNAIRE.




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    OMAR
    7 novembre 2016 - 7 h 59 min

    CE QUI BAISSE??

    CE QUI BAISSE??

    CE SONT LES PRIX SURTOUT ET RIEN N EST LABESS!!

    ET LES PRODUCTIONS NATIONALES/PS UNE VOLONTE REELLE DE LES AUGMENTER…..

    LES MONOPOLES DU STOCKAGE POUR L’ OAIC C EST POUR MIEUX CONTROLER NIVELER

    LA PRODUCTION/DES INSPECTEURS ONT CONNU DES PROBLEMES EN DENONCANT LE

    MAUVAIS STOCKAGE ETC

    LES SOLUTIONS EXISTENT SI DES DIRIGEANTS DECIDEURS APPUYAIENT LES CADRES ET PRODUCTEURS….

    CHACUN A SES IMPORTATIONS/SES MONOPOLES….

    ET DEMAIN PLUS RIEN DANS LA CASSEROLE!!!!! LES VERITES NE BLESSENT PAS CHEZ NOUS…

    ELLES TUENT…..ATTENTION AU PEUPLE AFFAME!!!!!

    GO




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    Anonymous
    6 novembre 2016 - 14 h 03 min

    Suggestions iconoclastes pour
    Suggestions iconoclastes pour augmenter la production nationale de céréales.

    COTE TECHNIQUE
    -Abandonner le labour pour le remplacer par le semis direct (moins cher et améliorant l’humidité du sol),

    COTE TRANSFORMATION
    Autoriser les CCLS et des groupements de céréaliers (coopératives privées) à moudre le blé. Actuellement, ce privilège est réservé aux transformateurs (Benamor, SIM, …). Or, cette activité permet de fortes marges. Certains transformateurs se goinfrent. Pourquoi la transformation primaire des céréales échappe-t-elle aux paysans?

    COTE ORGANISATION
    Il faut des coopératives paysannes privées au côté de l’OAIC. Pourquoi bloque-t-on l’initiative chez les céréaliers?
    Ainsi, pour préparer cette évolution, le conseil de gestion des CCLS doit avoir un rôle accru. Le directeur doit co-gérer la CCLS avec le président DEMOCATRIQUEMENT élu (double signature pour tout acte important). Mais el fellahas doivent mettre la main à la poche et acheter des parts sociales de la CCLS.




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      OMAR
      7 novembre 2016 - 11 h 46 min

      JE REMARQUE QUE LES
      JE REMARQUE QUE LES COMMENTAIRES QUI DENONCENT EN PROIPOSANT DES SOLUTIONS

      SONT MAL NOTES OU APPRECIES SUR AP!!!!

      EST CE QUE VOTRE LIGNE NE PARTAGE POINT CES PROPOSITIONS DE PROFESSIONNELS HONNETES???

      DANS CE CAS JE PREFERE PRESERVER MON CLAVIER …..SOYEZ CERTAINS QUE JE SAISIS PERIODIQUEMENT DES PERSONNES DU POUVOIR POUR LES ALERTER…..

      VIA AP C EST BEAUCOUP PLUS POUR ECHANGER ENTRE INTERNAUTES ….

      ESSALEM

      GO




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    Bekaddour Mohammed
    5 novembre 2016 - 17 h 48 min

    En toute franchise, fût l
    En toute franchise, fût l’adage que toute vérité n’est pas bonne à dire, (Du moins selon Machiavel, qui ne fait pas partie de notre sphère civilisationnelle et morale, il a épousé la France qui nous a appauvri etc.), ouallah le secteur agricole est le seul qui mérite un changement systématique de têtes, A TOUS LES NIVEAUX… En attendant, payez les pois chiches 300 DA/Kg, les lentilles 200 DA/Kg, et dites-moi où trouver de l’orge à semer pour au moins déguster la rouina que préférait l’alter ego de Houari Boumédiène, j’ai nommé Abdelkader l’émir de Mascara, si différent des gloutons éponges des ministères ACTUELS, KOULOU, les vers dans vos tombes auront un festin royal ! Désormais, distribuez des balances d’orfèvres aux alimentations générales, une famille de dix enfants pourra se payer dix pois chiches… Vous êtes glorieux, glorieux ! IL FAUT décréter un jeune perpétuel, un repas par jour, avec un nombre de pois chihe, pas de pois_son, égal au nombre des membres de chaque maisonnée… Quartier libre à Safir, Sofitel, et à Paris, pour les immortels !




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      BELAID Djamel
      18 novembre 2016 - 9 h 21 min

      Pour produire plus de pois
      Pour produire plus de pois-chiche et de lentilles, la solution passe par des semis plus précoces.
      Mais il faut alors résoudre deux problèmes:
      -désherber: chimiquement ou mécaniquement (mais les herses étrilles et les roues rotatives ne sont pas connues par nos agriculteurs),
      -lutter contre les maladies: cela peut se faire par des variétés résistantes.
      Djamel BELAID




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    Anonymous
    5 novembre 2016 - 15 h 36 min

    T’as tout faux « Wazir », c’est
    T’as tout faux « Wazir », c’est comme le pétrole, c’est uniquement l’ effet prix; on a importé plus. Cela prouve qu’on a aucun contrôle sur les événements.




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    el wazir
    5 novembre 2016 - 13 h 34 min

    céréales moins 20%, lait
    céréales moins 20%, lait moins 20%, carburants mois 20%… etc il a fallu que le gouvernement serre un peut la visse sur les trafics des différentes mafias de l’import-import pour que les quantités faisant habituellement l’objet d’importations fictives avec transfert illicite de devises soient enfin dévoilés. en gros cela représente annuellement environ 30% du montant des 60 milliards de dollars des importations ,sot 20 MILLIARDS de dollars de détournés rien que sur la facture des importations.




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