Vacances scolaires : affrontements violents à Béjaïa, grève à Boumerdès…

Rassemblement des lycéens à Alger, en février 2014. New Press

Des lycéens de Béjaïa et de Boumerdès se révoltent contre le nouveau calendrier des vacances scolaires d’hiver réduites de cinq jours. Des centaines de lycéens ont, en effet, investi les grandes artères de la ville de Béjaïa pour réclamer l’abandon de ce nouveau calendrier et le maintien, donc, des quinze jours de vacances d’hiver.

Leur manifestation a vite tourné à l’émeute. La mobilisation des forces du maintien de l’ordre a provoqué des affrontements qui ont duré plusieurs heures. Des manifestants s’en sont pris à la façade de l’immeuble flambant neuf de la Direction régionale de l’éducation, situé sur le boulevard de la Liberté. Cet édifice public a été sérieusement endommagé avec des jets de pierres, poussant les forces de l’ordre à charger les manifestants à maintes reprises pour les en éloigner.

«Nous avons vécu des scènes dignes du printemps noir», a témoigné un commerçant de cette ville. En plus de jets de pierres, des pneus ont été brûlés et des cocktails Molotov ont été utilisés. Les affrontements ont paralysé une partie de la ville fermée à la circulation routière. Si le calme est revenu en fin d’après-midi, la tension reste vive aux alentours de la Direction de l’éducation où des lycéens ont décidé de camper.

Cette révolte des lycéens a été rapidement dénoncée par la Fédération des associations des parents d’élèves de la wilaya qui accusent «certains milieux douteux d’avoir été à l’origine de ce soulèvement pour des desseins inavoués». Cette association a ainsi appelé les lycéens à faire preuve de sagesse et à rejoindre les bancs de l’école pour terminer le premier trimestre en beauté.

A Boumerdès, une grève a été observée dans une dizaine de lycées pour protester contre le réaménagement du calendrier des vacances scolaires. Les lycéens qui ont fait grève justifient leur action par le fait que le ministère de l’Education décide, sans les consulter, de revoir le calendrier des vacances. Ces lycéens estiment que l’année scolaire est trop longue et que les programmes sont trop chargés, ce qui justifierait, selon eux, les quinze jours de vacances après la fin de chaque trimestre, avant les grandes vacances d’été.

A Constantine, nous apprenons que des centaines d’élèves de lycées sont sortis ce lundi dans les rues du centre-ville pour protester contre la réduction de la durée des vacances scolaires.

Il est à rappeler que le réaménagement du calendrier des vacances scolaires a été décidé par le ministère de l’Education nationale il y a plus d’un mois pour des raisons d’efficacité pédagogique. C’est aussi une manière de rattraper le retard dû aux grèves cycliques et de mieux avancer dans le programme scolaire. Cette révolte de lycéens va-t-elle faire revenir le ministère de l’Education sur sa décision ? Peu probable. Même s’il y a risque que la protestation se propage dans d’autres wilayas.

Des lycéens de Constantine et d’Annaba sortent dans la rue

Des lycéens ont protesté lundi dans les rues de Constantine et d’Annaba pour réclamer le retour à l’ancien calendrier des vacances scolaires, a-t-on constaté. A Constantine, les élèves des lycées El-Houria, Les-Sœurs-Saâdane et Jugurtha, implantés au quartier Coudiat, au centre-ville, ont sillonné le quartier et se sont dirigés par la suite vers la rue Abane-Ramdane, revendiquant l’ancien calendrier des vacances scolaires d’hiver et de printemps. Dans la ville d’Annaba, les élèves des lycées du centre-ville se sont regroupés devant le siège de la wilaya pour contester «la réduction» de la période des vacances scolaires. Suite à des études réalisées par des spécialistes dans le domaine, le ministère de l’Education nationale a annoncé au cours du mois de septembre dernier une réduction de la période des vacances scolaires de 15 jours à 10 jours.

Sonia Baker/Agence

Comment (39)

    Arris-sonda
    21 décembre 2016 - 15 h 52 min

    Au moindre coup de semonce,
    Au moindre coup de semonce, nombreux d’entre nous jettent le fusil, fustigent leur porte étendard ou abandonnent lcarrement eur champ de bataille, telle est l’image déplorable adoptée par la plupart des internautes. Que reproche-t-on à cette dame : d’être naïve, molle, indécise ?
    SOYONS CLAIRS ?
    Cette dame a l’immense tache de parachever la réforme engagée du temps de ben Bouzid . et que dit en peu de mots cette réforme : épanouir l’élève en favorisant l’esprit critique , l’élève doit participer sinon concourir à sa propre formation , il doit s’ouvrir sur la collectivité et le monde et contribuer à leur essor…..
    L’enjeu est crucial car cette personne ne sera plus exécutant mais acteur et décideur en clair libre dans son raisonnement et non asservi et docile faisant piètre image d’un être maniable voire chair de canon. Les conservateurs sont de l’avis contraire car ils veulent avoir des troupes crédules, asservies à des idées obscures et passives pour exécuter leurs basses besognes.
    Comme vous le voyez la tâche est de longue haleine , nous concerne tous, mais contribuera à remettre l’école sur les rails de la modernité !
    Les partis connus ne l’attaquent pas de front mais se servent de mots creux , de populisme , du contingent, et de clichés flous pour affaiblir ses flancs!
    Quelques fois , désemparée, on devine qu’elle se dit en son for intérieur : « Dieu préserve moi encore plus de mes amis, quant à mes ennemis, je m’en charge !!!
    Certes l’executif pourrait mette fin à sa mission mais reconnaissons qu’on lui a rendu la tache difficile, plus ardue presque impossible!!:!
    Ne la livrez pas mains et pieds liés pour être crucifiée !!!!!!

    lahcen
    21 décembre 2016 - 13 h 04 min

    Ils manifestent,ils ont le
    Ils manifestent,ils ont le droit ,mais pourquoi casser ,brûler,et foutre la merde ? Il y a une main de traître qui pousse a Ghardaia, Béjaia et Boumerdes .Le gouvernement est faible avec les traîtres .

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