Le fondateur de Mediapart Edwy Plenel dit son amour pour l’Algérie et les Algériens

Edwy Plenel : «Je viens d’une famille qui a épousé les causes anticolonialistes.» D. R.

Le grand journaliste français, transfuge du quotidien Le Monde, Edwy Plenel, a dit tout l’amour et le respect qu’il vouait à l’Algérie et à son peuple, dans une déclaration aussi sincère que spontanée à la chaîne de télévision BRTV. Le fondateur du journal en ligne Mediapart se remémore la courte période qu’il a passée dans notre pays au sortir de la guerre de Libération nationale et en garde un excellent souvenir. «Entre 1965 et 1970, j’ai découvert un peuple formidablement accueillant qui n’était pas dans le rejet de ce petit Français», a affirmé Edwy Plenel, qui relève que les Algériens ne se méfiaient pas du tout de sa présence bien que la blessure de la guerre fût encore béante.

«Je viens d’une famille qui avait épousé les causes anticolonialistes», a fait remarquer le journaliste, qui se rappelle qu’il s’est «baladé dans toute l’Algérie, en stop, en train, en bus, du nord au sud, d’est en ouest pendant ces cinq ans» et qu’il a «arpenté» tout le pays tout en sentant «toujours cette résonance, cet accueil».

«Ce n’est pas du tout l’écho qu’on en a eu depuis la décennie noire qui est née (aussi) des trahisons des espérances», a encore dit Edwy Plenel au micro de BRTV. «Je pense que le peuple algérien, malgré toutes les épreuves de la guerre d’indépendance, malgré toutes ses difficultés, était du côté de cet accueil», a-t-il soutenu. «Et je l’ai ressenti comme cela, encore une fois, étant comme quelqu’un qui n’est pas resté calfeutré chez lui, protégé. Nous ne vivions pas dans le milieu des ambassades. Nous étions avec des amis algériens», a souligné l’ancien directeur de la rédaction du Monde qu’il a quitté en 2005 pour avoir manifesté son désaccord avec la ligne éditoriale du journal impulsée par ses responsables de l’époque.

Karim B.

Comment (42)

    Thidhet
    2 février 2017 - 10 h 37 min

    Ça fait du bien de remarquer
    Ça fait du bien de remarquer que les authentiques libres-penseurs du monde sont généralement des amis de notre pays. Et que les faux-jetons prêts à tout pour une poignée de dollars sont nos ennemis jurés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.