Législatives : des «frondeurs» contestent la participation du MDS

La participation du Mouvement démocratique et social (MDS) risque de faire plonger ce parti à nouveau dans une crise interne. Treize membres du conseil national de cette formation de gauche contestent la décision de prendre part à ce qu’ils qualifient de farce électorale. Dans une lettre rendue publique, ces cadres du MDS s’élèvent contre ce qu’ils considèrent comme une décision prise dans un cercle restreint qui ne reflète pas la base du parti. Les membres du bureau national et du conseil national signataires de cette lettre réaffirment leur décision de ne pas participer aux prochaines élections législatives et locales dans le contexte politique actuel.

«Notre argumentaire est fondé sur la conviction que les jeux sont faits et que les résultats des législatives ou locales sont connus d’avance, en ce sens qu’ils vont confirmer la domination des partis-Etat du pouvoir, à savoir le FLN et le RND, et leur organisations satellitaires», ont affirmé ces contestataires, pour lesquels «des militants et une partie de l’opinion publique républicaine, démocratique et de gauche s’interrogent sur les motivations et objectifs qui fondent ce jusqu’au-boutisme d’une partie de la direction du MDS à participer aux élections, même au détriment de la cohésion de l’organisation du MDS et dans un rapport de force qui lui est des plus défavorables».

Ces «frondeurs» estiment que la participation du MDS aux élections ne devrait avoir lieu que si elle permettra de créer les conditions politiques d’un début de solution à la crise d’Etat qui gangrène et paralyse toutes les institutions du pays. Ils considèrent que «seul un pôle d’opinion républicain et démocratique, à construire dans les luttes quotidiennes, est apte à faire mûrir et à déclencher ce processus».

Pour ces contestataires, parmi eux Nabil Abboud, Hocine Belkacemi, Lotfi Boukhari, Massinissa Bensadek, Yasmina Chouaki et Hadni Mustapha, la participation du MDS aux législatives va seulement légitimer le système et apporter un soutien indirect à ses réformes néolibérales et à son projet politique de recomposition autoritaire de la classe politique. «C’est le jeu de la normalisation. Il faut rappeler aux militants républicains, démocrates et de gauche que toutes les conquêtes sociales et politiques ont été arrachées et construites en dehors du processus électoral et grâce aux luttes sociales unitaires», ont précisé ces «frondeurs», qui disent vouloir refonder le MDS.

Sonia Baker

Comment (2)

    Alilapointe59
    16 février 2017 - 15 h 32 min

    Oui et c’est le peuples qui
    Oui et c’est le peuples qui va décidé! Union européenne a accepté de supervisé les élections. Donc arrêtez de pleurnicher et dire que c’est truqué, bonne d’incapable même pa fichu de faire quoique ce soit dans leurs villes, ils veulent qu’ on leurs donne le fauteuil. Vous êtes les Opposant du peuples, ne pas voté c’est etre l’ennemi de l’Algérie.




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      Moutaqaad decouragé
      16 février 2017 - 18 h 37 min

      Alilapointe! Les ennemis de l
      Alilapointe! Les ennemis de l’Algérie sont ceux comme toi qui laissen entendre que les élections en Algérie sont libres.
      Tout la machine des élections est produite dans une usine de montage à 51/49 % entre le Pouvoir et le FLN.




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