Echec au terrorisme

Par Kamel Moulfi  L’échec de la tentative d’attentat qui a visé, hier soir, un commissariat de police à Constantine est la preuve de l’efficacité de la riposte antiterroriste, au plan strictement sécuritaire. L’acte en lui-même est un indicateur probant, lui aussi, des capacités de nuisance que possèdent encore les résidus des groupes de criminels qui ont sévi dans notre pays durant plus d’une décennie. Mais, comme le montre ce qui s’est passé à Constantine, les choses ont changé depuis. La mise en scène d’un kamikaze avec une ceinture explosive avait certainement pour but de provoquer un puissant effet médiatique et un impact dévastateur dans l’opinion publique, en accréditant l’idée du retour du terrorisme en Algérie, avec les images en boucle de scènes d’horreur et de panique que l’on a déjà vues.

Il y a quatre mois, dans cette même ville de Constantine, un policier a été assassiné par trois terroristes dont deux ont été vite identifiés. Le crime, revendiqué par Daech, a eu peu d’échos médiatiques et ses répercussions sur la population sont restées limitées à cette ville. Mais il avait confirmé la présence d’un groupe terroriste local en mesure de planifier et de commettre des attentats en ville. Les spécialistes des questions sécuritaires n’avaient alors pas exclu cette éventualité confortée par l’impression d’alerte maximale ressentie à Constantine. L’attentat d’hier soir montre que la lutte antiterroriste, si elle a permis d’empêcher les groupes islamistes armés de se reconstituer et d’agir comme ils veulent, n’est pas finie pour autant.

Le terrorisme en Algérie n’est pas totalement défait. Ce fléau est entretenu par la situation d’anarchie en Libye et il est conforté par la vulnérabilité de la Tunisie et par la sous-estimation du Maroc de la nécessaire coopération dans l’éradication du terrorisme dont la menace plane partout. La population, par sa vigilance, doit continuer à fournir un appoint décisif aux efforts fournis par les différents corps de sécurité dans la lutte antiterroriste.

K. M.

Comment (4)

    Felfel Har
    28 février 2017 - 13 h 05 min

    Je t’aime, moi non plus!
    Voilà plus de 10 ans que l’on nous chante que le terrorisme résiduel était en voie d’extinction. Une question me taraude l’esprit: comment se fait-il que « ces fous de dieu » (toutes tendances confondues) aient conservé leurs capacités de nuisance? Par quelles opérations diaboliques arrivent-ils à se regénérer à la barbe de nos services de sécurité? Malgré le dispositif mis en place, il en arrive des cents et des mille chaque année, le cheptel se renouvelle. Creusons-nous la tête et imaginons le pire scenario: Se pourrait-il alors que cette mouvance soit autorisée par une partie du pouvoir à survivre (d’où le résiduel qui dure encore) pour je-ne-sais quelle machiavélique intention? Pour durer et perpétuer leur main-mise, certains « stratèges » s’emploient-ils à jouer la division, à promouvoir un état de guerre permanente pour justifier l’état d’urgence qui autorise toutes sortes de dérives autoritaires sans avoir à en rendre compte? A l’approche d’échéances politiques comme les élections législatives (zaama pour élire les « représentants du peuple, mon oeil!), utilisent-ils leurs « jokers » islamistes pour effrayer la population. Leur message est clair: ce sera « nous » ou le chaos! Que faire entre la peste et le choléra? Pousse-t’on le peuple à se révolter? Cherche-t’on à provoquer une intervention étrangère dont ils seront les seuls responsables. Que l’on cesse de jouer avec le feu, il peut détruire tout le pays! Allah yesterna mina el massaïb!




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      LEFHAMA
      28 février 2017 - 15 h 07 min

      DE LA DIVERSION
      En stratégie militaire, la manoeuvre de diversion consiste à lancer l’ennemi sur une fausse piste pour le détourner de la ou des bonnes pistes! Exemples : lorsque vous évoquez l’anarchie en Libye, la vulnérabilité de la Tunisie et le refus du Maroc de coopérer dans la lutte anti-terroriste, vous faites des manoeuvres de diversions. Parce que vous polarisez les gens (les naïfs bien sûr !) sur des leurres, alors que l’ennemi est là en chez nous ni en Libye ni en Tunisie, ni au maroc. FELFEL HAR EST DANS LE VRAI. La matrice, la génitrice, la mère (les usines qui fabriquent les terroristes qui ne seront jamais STERILES et -plus grave- se multiplient , se renforcent, mutent et se regroupent) ce sont tous ces partis islamistes sans aucun programme politique, que la guerre aux femmes, l’opposition à toutes réformes utiles, et les incantations, l’économie de bazar , l’import import, la fraude fiscale, la contre-bande, l’informel, la dawla islamia, la salafia ( retour au moyen âge – barbes hirsutes et moustaches rasées – pour ressembler aux saoudiens et autres qataris ) . Ce sont donc ces partis islamistes, ces associations de malfaiteurs, ces ennemis du progrès, de la science, du savoir et de la démocratie qu’il faut interdire, dissoudre et mettre hors la loi, avant de s’attaquer à leur création : le terrorisme. Hors comme tout le monde sait les assassins de la décennie rouge ont été enfantés par un seul « parti  » le FIS. aujourd’hui, il s’est multiplié par 15 . Et vous osez parler de terrorisme vaincu ou résiduel !!!!????




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    AB
    27 février 2017 - 15 h 49 min

    Bonjour à tous et toutes je
    Bonjour à tous et toutes je voudrais rendre hommage à tous les services de sécurité. Ayant accompli mon service national je suis fier d avoir porter l uniforme.




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    lhadi
    27 février 2017 - 9 h 13 min

    un combat vital
    Rien dans l’éducation que j’ai reçue et ni dans les principes qui m’ont été inculqués ne m’invitaient à rester indifférent au sort de mes semblables. L’attention aux plus modestes et aux plus démunis, font partie intégrante des valeurs qui m’ont été transmises. Celles-ci m’ont rendu attentif à des réalités sociales et économiques qui ne me concernaient pas directement mais dont je ressentais l’anomalie avec beaucoup d’acuité. Le sort infligé à mes compatriotes m’ont fait prendre conscience. Depuis, je n’ai cessé de m ‘indigner. C’est au nom d’un devoir de justice,de solidarité et de responsabilité que je m’efforce à oeuvrer à une insurrection des consciences. il est temps de briser le mur du silence. En effet, le Président de la république a perdu beaucoup de son énergie et de sa force. Il est fatigué, vieilli, victime de la maladie et d’une certaine usure du pouvoir. Il est marqué par une certaine passivité. Comment peut-il, dans ces conditions, protéger l’Algérie de tout ce qui peut la diviser, l’isoler, la réduire ou la détourner de sa véritable identité ? Comment peut-il s’engager pleinement dans un combat vital pour l’avenir du pays : celui de la défense d’un humanisme consacré au nom des valeurs auxquelles le peuple algérien est attaché. Humanisme fondé sur une même exigence de justice et de sécurité, d’ordre et de tolérance, de liberté et de responsabilité. Très nombreuses les citoyennes algériennes et très nombreux les citoyens algériens, qui comme moi, sont, d’une part, soucieux pour la restauration d’une autorité de l’Etat qui puisse garantir la protection et le bien-être de l’ensemble de nos concitoyens, et d’autre part, désireux à l’instauration d’un partage du pouvoir et encouragent l’esprit d’initiative et d’innovation au sein de la société algérienne qui aspire à plus de dialogue, d’autonomie et de dynamisme; Fraternellement lhadi ([email protected])




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