Evénements de Kabylie, MAK, Matoub : les révélations d’un ex-cadre du RCD sur Sadi

Saïd Sadi avait essayé d’importer le «printemps arabe» en Algérie en 2011, en vain. New Press

Nous publions le texte intégral de Rabah Boucetta, ancien cadre dirigeant du RCD et proche collaborateur de Saïd Sadi, avant d’en démissionner pour les raisons qu’il évoque dans cette mise au point contenant des révélations fracassantes sur celui qui, dans l’ombre, continue de diriger ce parti.

«Afin d’épargner à cette génération une autre trahison, le devoir de mémoire s’impose. Il s’agit d’une exigence historique d’alerter l’opinion sur les agissements malsains et les procédés malhonnêtes de celui qui a fait subir à l’Algérie un autre “fleuve détourné”.

Sans haine ni passion, mais, surtout, sans compromis, les alertes doivent être en mesure de faire barrage aux tentations récidivistes de celui qui endosse la responsabilité de l’échec de la mouvance démocratique. Notre responsabilité vis-à-vis de l’histoire est entière. Nous nous devons, donc, d’éclairer l’opinion sur les tenants et les aboutissants des évènements majeurs ayant marqué ces vingt-cinq ans de lutte : du boycott scolaire aux printemps noir, sans omettre la vérité sur l’assassinat de Matoub Lounès.

Pour avoir été, à un certain moment, un proche collaborateur de Saïd Sadi, j’étais témoin et complice des mises au point qu’il faisait signer par les cadres du parti, lesquels cadres se distinguaient par une intégrité et probité irréprochables, dans le dessein de crédibiliser les réponses qu’il adressait à ses détracteurs qui avaient pour noms : Hocine Aït Ahmed, Louisa Hanoune, Ali Cherif Daroua, Mourad Benachenhou… Mais cette fois-ci, le choix du prête-nom est raté (…).

Mis à part ce fait inédit lié au mauvais choix du mercenaire, cette manière de faire n’est pas nouvelle pour moi. C’est pour cette raison que je vais réserver ma réponse à qui de droit.

Il est vrai que ce politicard faisait, depuis les évènements d’octobre 1988 jusqu’à 2001, la pluie et le beau temps en Kabylie. Mais, rompu à l’art de la trahison et de la calomnie, il a fini par être abandonné par tous les acteurs d’avril 1980, toutes les militantes féministes, les industriels, les syndicalistes… Ces départs n’ont eu aucun effet sur lui, mais la chute fut fatale en 2001 lorsqu’il avait été lâché par ses mentors politiques. Aujourd’hui, soit ils ne sont plus de ce monde, soit ils sont mis à la retraite.

A moins que la lucidité ne lui fasse défaut, je suis persuadé qu’au fond de lui-même, il est convaincu de n’avoir aucun rôle à jouer dans l’Algérie d’aujourd’hui, ni dans celle de demain.

Une réalité qu’il se refuse d’admettre, c’est pourquoi il continue d’opposer une farouche résistance contre tous les militants susceptibles d’incarner le profil adéquat pour prendre le relais d’interlocuteurs privilégiés du pouvoir dans la région. Sa première cible dans cette tentative de survie politique fut Amara Benyounes. Son ombre a hanté les longues nuits cauchemardesques du psychiatre. Puis vint le tour de Belaïd Abrika, sur qui «le dépositaire de la vertu» n’a pas hésité à reproduire 20 000 tracts diffamatoires en une seule nuit. Et, enfin, arriva le tour du militant de la première heure, j’ai nommé El-Hadi Ould Ali. En effet, la réussite du meeting de Bouteflika lors élections présidentielles de 2009, organisé par l’actuel ministre de la Jeunesse et des Sports, l’a mis dans une colère noire pendant des mois. Les images du bain de foule qui était réservé à l’accueil de Bouteflika à Tizi Ouzou l’ont déstabilisé au point d’improviser une réunion extraordinaire pour nous obliger à passer à la vitesse supérieure dans l’invective et la diffamation à l’encontre d’Ould Ali. C’est une question de survie, il fallait rebondir rapidement en exposant nos capacités de nuisance. Mais la mobilisation nous a fait défaut. Ainsi, lors d’une discussion entre l’actuel “président” du RCD, Saïd Sadi, et moi, nous nous sommes entendus à trouver le moyen de simuler une rencontre avec Ferhat Mehenni, le président du MAK, pour essayer de le manipuler et de le ramener à nous rejoindre dans une action commune. Suite à quoi, il charge, le 12 juin 2010, l’actuel épouvantail d’El-Biar, secrétaire national à l’époque, de prendre attache avec le président du MAK au Maroc, en marge du congrès du Mouvement populaire. L’objectif était de pouvoir organiser un meeting au stade Oukil-Ramdane. Il fait appel ainsi au mouvement qu’il a toujours qualifié de “Makak”. Au retour du messager, Sadi était aux anges de voir son rêve se réaliser. Croyant que s’exprimer dans un stade archicomble comme au bon vieux temps, le pouvoir s’inclinerait devant un Saïd Sadi incontournable. Je n’ai pas été associé à la mission de l’actuel président qui devrait contacter Bouaziz Aït Chebib, donc je n’ai pas d’éléments pour comprendre les raisons de l’échec de l’initiative.

Malgré toutes ses frasques et la multiplicité de ses échecs, je reconnais en lui cette capacité d’endurance qui lui donne des forces pour survivre à ses propres déboires. Mais le lecteur d’aujourd’hui n’est pas dupe. D’ailleurs, les réactions ayant suivi ma précédente contribution prouvent que le message est bien reçu. En réalité, je n’ai fait qu’alerter l’opinion publique de sa malveillante manœuvre qui consiste à instrumentaliser la loyauté de cette génération à des fins perverses. Il fallait faire sortir le loup du bois.

Pour ce qui est des membres fondateurs du RPK, à aucun moment je n’ai douté ni de leur sincérité, ni de leur engagement, ni de leur loyauté. Néanmoins, j’ai le droit, et même le devoir, de rester vigilant et d’épargner à mon pays une autre forfaiture, car j’étais convaincu que la rencontre que Sadi avait initiée le 4 février 2016, en mettant comme paravent Ali Yahia Abdenour, était un prélude à la réunion qui a donné naissance au RPK, dont le porte-parole y était présent.

S’agissant du mouvement citoyen, nous n’avons aucune leçon à recevoir de celui qui a tenté de saper cette dynamique née au lendemain de l’assassinat de Massinissa Guermah. Je n’ai pas attendu ses directives pour prendre mes responsabilités dès le premier jour de la colère citoyenne. Le parti a fini par rejoindre les structures du mouvement après la marche du 14 juin 2001, et ce, suite au rapport que j’avais remis aux instances, dans lequel j’avais interpellé la direction sur ses positions ambigües par apport à ce mouvement. D’ailleurs, je me suis toujours opposé aux velléités de déstabilisation dont le but était l’instrumentalisation et la manipulation des délégués militants et d’en faire une force de blocage à l’intérieur du mouvement. Suite à quoi, Sadi a ordonné à Madjid Zanoun, secrétaire national chargé de l’organique, de m’auditionner et de me traduire devant la commission des conflits. Je suis fier d’avoir réussi à freiner la nuisance et à la réduire au seul bureau régional de Tizi Ouzou qu’il a toujours contrôlé lui-même.

L’objet de ma contribution visait justement la disqualification de sa nuisance qui a été fatale par le passé au Mouvement culturel berbère (MCB) et au Mouvement citoyen plus tard.

Pour finir, je dirais que nous avons vu en lui l’homme de la conjoncture pour incarner l’alternative démocratique, mais il s’est révélé être l’obstacle majeur du projet pour lequel les générations du «printemps berbère» et du «printemps noir» se sont sacrifiées. Rattrapé par ses échecs recommencés, conséquence de son égo surdimensionné, il est finalement réduit à sa juste valeur, celle d’un imposteur dont la chute ne finit pas d’engendrer des dégâts.

Cependant, l’espoir reste toujours permis et notre combat pour une Algérie réconciliée avec son histoire se poursuivra. L’officialisation de tamazight, qui n’est qu’un début, vient d’être consacrée constitutionnellement et les réformes de l’école, saluées en Kabylie par toute la famille de l’éducation (parents d’élèves et enseignants), sont les preuves irréfutables de la justesse du chemin que nous avons choisi.

En somme, ces idéaux n’ont finalement jamais été sa priorité. Il a fait de tamazight son cheval de bataille, sans jamais y avoir cru, en dehors d’un étrange slogan : “Fell-as tudert fell-as lmut”, qui n’est que la traduction littérale de la sinistre devise : “ɛalayha nahya wa ɛalayha namout” !»

Rabah Boucetta

Comment (59)

    kessi
    21 juin 2017 - 21 h 10 min

    Mi divane ouargase
    Mi divane ouargase asdnamchoude ikhsiman…de toute façon nous les kabyles on arrivera jamais jamais au pouvoir car depuis des siècles on se bouffe entre nous!!!




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    justice
    20 juin 2017 - 11 h 24 min

    Un esprit revanchard et
    Un esprit revanchard et malsain




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    Anonymous
    19 juin 2017 - 11 h 07 min

    Mrs les politicards de
    Mrs les politicards de pacotilles que ceux soient du Rcd , du Ffs ou du tout nouveau né.Rpk. Ce que vous faites là, n’est, ni plus ni moins qu’une course effrénée à la brosse en donnant en pâture votre propre partie au monstre qui ne cherche qu’à la phagocyter depuis 62 et même bien avant. mais ne vous en faites pas car l’histoire s’en souviendra de vous.




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      Khellaf Oudjedi
      20 juin 2017 - 12 h 32 min

      Analyse pertinente !
      Analyse pertinente !




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    izim
    18 juin 2017 - 21 h 32 min

    Au simple mot « tamazight », j
    Au simple mot « tamazight », j’avais aussitôt tiré la chasse d’eau sur eux en 2001 !




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    Azrou
    19 avril 2017 - 0 h 51 min

    maintenant qu’il t’a donné un
    maintenant qu’il t’a donné un coup de pied tu le critique? et bien, si c’est vrai ce que tu raconte alors tout simplement t’es complice, c’est assez clair non!




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      nekini
      19 juin 2017 - 13 h 59 min

      Il dit dans son article qu’il
      Il dit dans son article qu’il été bien complice.




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    ACHOUR
    17 avril 2017 - 19 h 27 min

    De toute facon je vous
    De toute facon je vous avertis d’avance puicequ’on est en pleine compagne electorale que je voterai RCD




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    Illetre
    17 avril 2017 - 10 h 50 min

    Thoura Swad sa3diss
    Thoura Swad sa3diss




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    Samira
    16 avril 2017 - 20 h 41 min

    Said saadi c’est lui qui gère
    Said saadi c’est lui qui gère le parti dans l’ombre , tous les militant le savent , mais ils restent que des toutous dans le parti . mohcine n’ est qu’une marionnette. C’est said qui dérige le parti et c’est lui qui choisit les candidats, celui qui donne plus à said reçoit plus ,(Hamid ait said a donné 400 millions et une tiguan pour être classé en 4 eme position ) , au final il passera pas à l’apn , said a fait du parti une entreprise privé , et un groupe d’intérêt commun , quel dommage une grande figure historique et démocratique zaama devient l’esclave de l’argent et de son ventre . Il est temps que les militants du Rcd se réveillent pour le dégager de ses ambitions personnelles . Il a ruiné le parti , la Kabylie et l’Algérie




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    Mohand
    15 avril 2017 - 9 h 24 min

    Mr boucetta était un proche
    Mr boucetta était un proche collaborateur de said sadi, pourquoi n’a t’il pas démissionné de son poste à l’époque pour protester contre les pratiques de son chef qu’il dénonce bizarrement un siècle plus tard. Comme plusieurs cadres avant lui, il a attendu le coup de pied au …pour le faire. Ce n’est pas sérieux! Vous voulez vous venger de votre ancien chef dont vous avez cautionnné tout ce qu’il a décidé. Non. On est pas amnesique. ….




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      Djamel
      17 avril 2017 - 13 h 45 min

      Exactement, d awal mais c
      Exactement, d awal mais c bien de mieux les connaître.




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      Mouloud Warisem
      20 juin 2017 - 18 h 23 min

      Rabah Boucetta est un
      Rabah Boucetta est un opportuniste , il ne cherche que ses intérets personnels ; comme il n’est pas arrivé à ses fins après une longue date de militantisme au sein du parti , il se rend compte enfin qu’il ne sert à rien , il se retourne contre son ex chef . Je le connais bien dans l’association nationale des enseignants de tamazight dont il fut son président , il n’a aucune personnalité , pas de principes , c’est une marionnette . Si ce n’est pas un chiyate , est ce que vraiment le meeting de Bouteflika à Tizi-Ouzou est une réussite ? Est ce que Amara Benyounes et Ould-Ali El Hadi sont des hommes et ils ne sont pas des chiyatine comme lui ? … Et je ne défends pas Said Sadi et il ne représente rien pour moi et je ne le connais ni de pré ni de de loin




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        Madjid
        21 juin 2017 - 7 h 49 min

        Depuis le temps que nous
        Depuis le temps que nous avons compris que Saadi n.as jamais cherché à faire évoluer la question berbère .yen tout cas c est un agent du pouvoir.il était derrière tout ce qui s est passé en kabyle.c un…. de la première heure.heureusement il n était pas durant la guerre sinon il serait le roi des harkis.une grosse m….certains pensent que l histoire de l arrachage des ongles était fausse.et si c était le cas ils étaient sous anesthésie.




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    slaouti
    15 avril 2017 - 7 h 04 min

    Je dispose d’une réserve de
    Je dispose d’une réserve de mépris à l’encontre de tout ceux qui sur le dos des pauvres kabyles ont pu construire des villas luxueuses et beaucoup de profits malsains. Ils ont un problème de conscience qui est reflété par leurs visages d’hypocrites et de girouettes qui finalement n’adhère à aucune revendication des kabyles . MOHYA , les appelle les BREBRE. Il arrivera le jour ou ils seront punis par les siens croyez moi ?




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    Anonymous
    15 avril 2017 - 2 h 49 min

    Je ne connais pas Saïd Sadi,
    Je ne connais pas Saïd Sadi, donc je ne sais pas si ce que vous dîtes de lui est vrai. Par contre lorsque je vois les gens dont vous faîtes la promotion (Amara Benyounes; El Hadi Ould Ali, notre fakhamatouhou…), je me dis que vous ne valez peut être,pas mieux que lui. Et puis cette façon d’attendre des années avant de dénoncer les agissements d’un de vos anciens collègue politique est assez suspecte.
    Merci AP pour la liberté d’expression




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    Anonymous
    15 avril 2017 - 2 h 28 min

    La kabylie reste l’Algérie et
    La kabylie reste l’Algérie et la kabylie est l’Algérie point barre .on est tous algériens. C’est pas le peuple qui pose problème c’est cette politique de me…. qui divise le peuple




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    azul
    15 avril 2017 - 1 h 01 min

    il n y a que celui qui ne
    il n y a que celui qui ne travaille pas qui ne se trompe pas.
    said sadi a faillit, oui peut être? mais de là à lui coller touts les maux de la société je ne suis pas d’accord.
    souvenez vous bien, il a tenu tête aux islamistes au moment où tout le monde était à genoux devant madani. oui c’est un grand homme et même les grands hommes finissent par se perdre……




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      djamel 1945
      19 juin 2017 - 1 h 38 min

      Le RCD est une créatipn du
      Le RCD est une créatipn du pouvoir , parti qui a organisé les assises avant le multi partisme , aussi le pouvoir et ses supplétifs richissimes lui ont donné tous les moyens pour contre carrer non seulement l’opposition démocratique réelle mais aussi les islamistes voir le siege attribué à el biar , son annexe dans le chic boulevard didouche mourade , les locaux dans les différentes wilaya , la surmédiatisation des supposées activités du parti , les financements occultes et j’en passe …..dans un seul et unique but qui de pérréniser le systhème en place à ce jour , aussi tellement le pourrissement devenait lisible que certains cadres ont abdiqué pour devenir à leurs tour des supplétifs du pouvoir par exellence ….




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    Anonymous
    14 avril 2017 - 23 h 56 min

    l’Algérie a plus que besoin
    l’Algérie a plus que besoin aujourd’hui, que dans le passé,d’une stratégie de l’unité de tout ses fils
    Pour sauver le pays d’une gestion politique, économique, financière, fiscale, commerciale, douanière, sociale
    Catastrophique, grave, et injuste,
    Qui le conduira à la banqueroute, et à la faillite prévisibles à moyen, et à long termes
    Et que le pauvre peuple algérien payera très chèrement dans les mois, et les années à venir

    Diviser les forces vives du changement démocratique, pacifique,responsable, et salutaire
    Pour laisser les mains libres aux forces occultes et secrètes de la puissance de l’argent mal acquis
    De continuer à exploiter illégalement, et en toute impunité
    Les ressources, et les richesses du pays
    Avec la complicité, et la protection de l’état, et du gouvernement français opportuniste, et néo-colonialiste
    (libéralisme commercial dur, et sauvage avec ses importations de consommations de tout de l’étranger ?!)

    Diviser le peuple, et se élites nationalistes intègres, et honnetes, pour régner avec le pouvoir, et l’argent….




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    azul
    14 avril 2017 - 23 h 40 min

    Said Sadi n’est plus l’homme
    Said Sadi n’est plus l’homme qu’il était je suis d’accord avec vous mais de là à le traiter de ….je ne sais quoi c’est trop bas! il a comme même fait de la prison bien avant 88 non !?

    j’ai voté en tout 3 fois et c’était pour lui ou son parti. aujourd’hui, je ne le supporte plus et point final.
    de plus, boutef a eu tout le monde au tapis à moment donné car on a tous cru à cette algérie tant révée!




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    Anwa wiggi
    14 avril 2017 - 23 h 36 min

    Azul fellawen,

    Azul fellawen,
    Avant toutes choses, j’ai de tout temps considérer que Saïd Saadi incarnait davantage une des sources du problème, non, une solution au problème. Néanmoins, je ne peux me joindre à la meute.
    Tenter de nous faire croire qu’Amara Ben Younes, Khalida Messaoudi-Toumi et Abrika sont des victimes de Saîd Saadi est plus que tiré par les cheveux. Si c’était vrai, cela voudrait tout simplement dire que le sérail et ses agents cités plus haut seraient victimes de Saîd Saadi.
    Quant à dépeindre Lhadi Ould Ali du titre de militant de la première heure, permettez moi de douter de la sincérité du texte et de l’honnêteté de son auteur.




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