Initier les débats pour le changement

Par Benguesmia Chadly – Dans ce contexte de désaffection général des citoyens à l’égard des élections, de la politique et des politiques, le pouvoir s’entête à maintenir le pays dans un état de déliquescence total. Enfin, la cacophonie des élections s’est tue et le quotidien, dans son inquiétude sereine, poursuit son chemin habituel cahin-caha, sans le brouhaha audiovisuel d’une pseudo-campagne pour l’élection de ceux qui, en principe, doivent représenter, exprimer, défendre, voire imposer pacifiquement les intérêts des Algériens, dans leur diversité.

Les résultats maquillés encore une fois de cette élection et le déroulement de sa campagne, tout en étant une réplique des élections législatives passées, n’ont fait que réitérer une nouvelle fois la position de la majorité silencieuse, mais consciente, du peuple algérien. Cette position qui consiste à mettre à chaque rendez vous électoral plus de distance entre la majorité silencieuse consciente et le pouvoir en place. La distance qui exprime ouvertement et pacifiquement la rupture totale de confiance avec tous ceux qui servent, animent et dirigent cet ordre institutionnel, malléable et corvéable, au service de ce prince du moment.

En dépit de la morosité de cette campagne et la médiocrité de ce brouhaha, un grand nombre de conséquences peuvent en être tirées. Beaucoup de choses nous interpellent. La première est cette attitude distante de la très grande majorité des Algériens vis-à-vis des élections en tant qu’enjeux mais aussi mécanisme. Le fort taux d’abstention est suffisamment révélateur de cette attitude pour celui qui, évidemment, désire être à l’écoute des citoyens.

La grande majorité de nos concitoyens l’a encore parfaitement exprimé lors du scrutin du 4 mai 2017. Pour elle, ces assemblées ne sont nullement ces institutions où ses intérêts sont représentés et, encore moins, défendus. Pour ces Algériens, ces assemblées sont là pour défendre les intérêts politiques de ceux qui détiennent le pouvoir dans l’Etat. Ne considèrent-ils pas que la raison d’être des élus est de lever la main en contrepartie d’avantages et de privilèges en espèces et en nature conséquents ? Les Algériens ne sont pas dupes. Ils ne l’ont jamais été, et ils ne le seront jamais. Reste que les citoyens ont besoin de définir leurs libertés pour pouvoir s’affranchir définitivement dans cette Algérie indépendante depuis 1962.

Il est grand temps de remédier à cet état des choses malsain qui cause la mal-vie des Algériens, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, d’une part, et pour bannir à jamais ces maux abjects qui génèrent des inégalités monstrueuses sur les plans social, économique et politique au sein de notre société, d’autre part.

Seul un consensus national autour d’un front patriotique pour un changement radical du régime peut mettre fin aux déviations de ceux qui détiennent les règnes du pouvoir et de ceux qui les servent : conservatisme, paternalisme anachronique, démagogie, archaïsme, despotisme, clanisme, régionalisme, clientélisme, iniquité, abus de pouvoir, passe-droits, privilèges éhontés, enrichissement illicite, corruption effrénée, laxisme, injustice, incompétence…, d’une part, et, compte tenu de leurs incidences désastreuses sur la société algérienne : exclusion sociale, chômage, paupérisation, mal-vie, abattement, repli sur soi, fanatisme religieux, terrorisme, criminalité, émigration clandestine, suicide, discrédit des institutions de l’Etat…, d’autre part, l’édification d’un Etat démocratique républicain et social est une nécessité impérieuse par la restauration des valeurs de la révolution démocratique initiée le 1er Novembre 1954.

Ce changement et cette refondation n’ont pas pour but de remplacer des hommes par d’autres hommes à la tête des institutions de l’Etat ou de substituer aux institutions actuelles des institutions nouvelles pour que d’autres hommes se retrouvent aux commandes de celles-ci, sans que rien ne change. Non, cela n’est pas, et ne doit pas être la finalité de cette exigence.

Dans tout cela, un silence de mort pèse sur la classe politique qui a sombré depuis fort longtemps dans un autisme aberrant dans l’attente d’on ne sait quoi. Le divorce entre le pouvoir et la population étant définitivement consommé, nous devons nous mobiliser pour une autre Algérie que celle qu’on veut nous imposer et en finir avec les positions timides. Cela seule la mobilisation des capacités de la société civile devra être en mesure de faire entendre sa voix et préparer l’avenir avant qu’il ne soit trop tard.

Grâce à l’internet et ses réseaux sociaux, en groupe, à titre individuel et par tous les moyens de communication, nous avons le devoir d’initier les débats sur le changement.

B. C.

Comment (19)

    Anonymous
    9 mai 2017 - 15 h 23 min

    Àbou Strophe je persiste et
    Àbou Strophe je persiste et signe que la rente n’explique pas tout. Dans mon intervention j’ai eu à citer le syndrome hollandais, ou la maladie hollandaise pour te dire que les recettes pétrolières ne sont pas seules responsables de la désindustrialisation de l’économie nationale algérienne, car des modèles économiques qui prônent une transparence exemplaire ont transformé la malédiction de la rente en opportunité inespérée pour booster les autres secteurs manufacturiers et de services. Et c’est n’est pas la peine que te cite les performances économiques de l’exemple Norvège. Ce pays à tout simplement créé deux fonds souverains, prudents et diversifiés pour gérer les excédents en devises de l’industrie exportatrice du pétrole. Notre Malheur c’est l’absence de democratie, de transparence, le niveau de nos managers, la mentalité très passéiste de la population qui ne comprends même pas les enjeux. Engluée qu’elle est dans des considérations islamiste et et arabocentriste. Mais le véritable coupable c’est ce régime qui pompe nos richesses, transfère illicitement les devises, détruit notre système éducatif, a ruiné nos universités, veut arabiser à tout prix une société en crise identitaire aiguë, enfin y’a tant de facteurs. La rente n’est pas une fatalité quand l’élite, réelle, prends le pouvoir, alors tu sais ce qui nous reste à faire.




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      Abou Stroff
      11 mai 2017 - 10 h 09 min

      il me semble que tu ne vois
      il me semble que tu ne vois dans la rente qu’un « excès » en termes quantitatif (un revenu « indu ») alors que j’utilise la rente non seulement dans son aspect quantitatif mais aussi et surtout sous son aspect qualitatif qui structure la formation sociale algérienne. dans son entièreté. le fait que tu cites la Norvège comme exemple montre clairement que tu ne saisis la rente que dans son aspect quantitatif. en fait, si la Norvège a su tirer partie de ses revenus pétroliers, c’est parce que la Norvège a connu le capitalisme en tant que système dominant avant de commencer à engranger les revenus pétroliers, c’est parce que la formation sociale norvégienne était dominée par une classe bourgeoise (et non par des couches sociales archaïques comme l’est la formation sociale algérienne) avant de connaitre le « boom pétrolier( voir la littérature sur la Dutch disease) qu’elle a su où placer ses revenus. moralité de l’histoire: lorsque tu avances l’idée que: « La rente n’est pas une fatalité quand l’élite, réelle, prends le pouvoir », tu ne fais qu' »apporter de l’eau à mon moulin »: en effet, ton élite dite réelle est une fiction et dénote une paresse intellectuelle flagrante: qui va produire cette élite réelle? le système rentier qui nous avilit et nous réduit à des moins que rien?




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    AlwaysTamurth
    8 mai 2017 - 15 h 44 min

    Aujourd’hui » 8 mai 2017

    Aujourd’hui » 8 mai 2017
    Aucun journal Algerien ne parle du 8 MAI 1945.
    ESt ce une amnesie? Est ce un deni de soi meme?
    tous parlent de Macron, Lepen, le ministre tunisien qui a honte d’etre ne en Afrique du nord.
    MAIS les 45 000 CHOUHADATES et CHOUHADAS de Guelma, Kherrata, Setif sont Oublies, seuls leur familles resentent emcore la DOULEUR et aussi l’HONNEUR , car ces 45000 IMAZIGHENS ont ete la flamme de la revolution de 1954. ils sont morts pour que nous puissions vivre libres, fiers, la tete haute en tant qu Algeriennes et Algeriens du sud, du nord, de l’ouest, et de l’est, qu’ils sachent parler le kabyle, le chaoui, le mzabi, l’arabe ils sont sous morts, ils ont tous verse leur sang homme et femmmes tete nues ou acev le haik ou l’amlaya. Elles et Ils on affronte lavec leur poitrine les balles des harkis et des colons.
    GLOIRE a nous CHOUHADATES et CHOUHADAS du 8 Mai 945.
    YAHYA TAMURTH




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    Lghoul
    8 mai 2017 - 15 h 39 min

    Pour initier un dialogue il
    Pour initier un dialogue il faudrait avoir des interlocuteurs qui n’ont pas peur d’entendre la vérité vérifiable sur le champ. Les memes chansons qu’ils ont eu l’habitude d’écouter depuis 62 ont saturé la majeur partie du peuple. Une fois conditionné, l’etre n’attend que les « opportunités du jour » pour survivre. Le long terme et le future ont disparu de sa conscience. Pour avoir le courage d’affronter la réalité, il faudrait commencer a dire la vérité meme si elle fait peur car on camouffle toujours cette vérité d’un coté dans la peur (stabilité du pays, hizb franca, les traitres) et d’un autre, spirituellement dans les chimères et le charlatantisme en paralysant l’esprit. L’esprit est constamment pris entre deux feux et la paralysie s’en suit. Donc la presse, la TV, l’internet et tous les honnetes gens doivent commencer a dire toutes les vérités au peuple. L’imformation a d’ailleurs beaucoup contribué au boycotte massif des éléctions. Donc si l’etre est aidé, et guidé honnetement pour la prise de conscience sur sa condition, il comprendra rapidement. Le système a tout fait pour que l’algérien soit dèsespéré et vive dans la peur continuellement au point ou il croira que si ceux qui gouvernent disparaissaient, il serait perdu. On a alors réussi a transformer le citoyen en orphelin complet qui conduit directement vers le fatalisme.
    Ce n’est pas pour rien que l’école est sabotée et ce n’est pas sans raison que les cliniques de la roquia fonctionnent presque 24H/24H. Quand l’esprit est pris en otage, l’etre, le corps devient un esclave heureux sans se rendre compte. Et c’est le travail de coulisse qui se fait sans relache pour savourer la rente sans que personne ne pose de question.




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    Abou Stroff
    8 mai 2017 - 9 h 34 min

    évitons d’étaler nos états d
    évitons d’étaler nos états d’âme et réfléchissons un peu! quelles sont les couches sociales qui aspirent au changement et qui seraient enclines à initier des débats pour un éventuel changement? quelles sont ces couches sociales qui seraient prêtes à mettre en danger leur vécu pour déclencher la déconstruction du système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation qui domine la formation sociale algérienne depuis des décennies? j’avance, avec la modestie qui m’étouffe, qu’il n’y en a aucune. car, contrairement au système capitaliste (et au système féodal), le système rentier ne génère pas les conditions de son dépassement (des couches sociales qui ne perdraient que leur chaînes dans le processus de destruction du système en question n’existent guère dans le système rentier). moralité de l’histoire: au sein de la formation sociale algérienne, toutes les couches sociales vivent quasiment (ou végètent) grâce à la consommation d’une portion de rente et aucune couche sociale n’est autonome vis à vis de la rente pour pouvoir s’imposer en dehors du circuit de la rente. par conséquent, il faut être d’une naïveté maladive pour croire que des contradictions internes au système existent et que la maturation de ces dernières ferait exploser ou imploser le dit système




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      Karamazov
      8 mai 2017 - 12 h 29 min

      Sur le plan purement
      Sur le plan purement subjectif je partage totalement votre pessimisme. Il me semble que notre société est partie dans l’autre sens est va à contre-courant du sens du matérialisme historique. Elle se rapproche plus de la période féodale que dans notre temps Mais, Mêee !
      Il ne faut pas confondre initier un changement et aspirer au changement. Et quel changement ! Les fantasmes ont existé depuis des millénaires et ont bouleversé le monde. Les égyptiens (pharaons) ont construit des édifices qu’ils vouaient à leurs dieux où à leurs morts, c’est-à-dire à rien. Et les hébreux travaillaient comme des forçats et étaient exploités comme dans la pire période capitaliste. Ont-ils pris conscience de leur état d’exploités ou se sont-ils forgés une conscience de classe ? Au contraire, ils ont abstrait tout dans l’idée d’un Dieu. Vous n’avez pas besoin d’élaborer vos rêves, un simple processus biologique suffit. La rente ne tombe pas du ciel, non plus. Si le mode de production, de la rente, est déterminant, en dernière analyse, il ne faut pas non plus balayer d’un revers de la main le poids de la superstructure idéologique ( culturelle). Rappelez -vous l’état de la chine, le poids de la superstructure et la révolution culturelle chez Mao. Le système financier(capitalisme financier) est la phase la plus aboutie du capitalisme n’est-il pas un système rentier ? A-t-il fait disparaitre les classes sociales ? Et, m’enfin, Il ne faut oublier que dans « capitalisme » il y a capital !




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      Mindjibalina
      8 mai 2017 - 15 h 17 min

      Tu t’accroches trop à la
      Tu t’accroches trop à la rente. Tu t’obstines à tout expliquer par la rente, alors que celle-ci est certes un agrégat important pour expliquer, à un certain moment, l’immobilisme et la complicité d’une certaine élite et le fait que le discours d’une autre frange d’elite avangardiste ne puisse pas emballer grand monde, mais tu fais mine d’oublier que cette même rente fluctue, par sa mauvaise distribution, par l’évolution des marchés, et par le fait qu’elle soit souvent couplée au clientélisme, à la corruption et à l’impunité des pontes débouche souvent d’ailleurs sur des mouvements de protestation capables de faire chuter un régime, aussi rentier et corrupteur qu’il puisse être. Le syndrome hollandais ne s’applique pas ici, dans le sens où la rente est davantage vécue comme une immense frustration et non comme étant l’achat des consciences. Ce qui bloque la transition c’est la peur et son instrumentalisation, c’est également le niveau général de la population qui s’est nettement détérioré, avec l’arabisation et l’islamisation à rebours de la société. Un anachronisme existe actuellement entre la réalité profonde de la société, voulue et planifiée, et une catégorie d’hommes politiques hors-norme mais accusés à tort d’elitistes. Le Petit peuple préfère s’accrocher au faux sentiment de sécurité qu’à essayer l’aventure du changement. Le peuple a très peur. Donc lui redonner le courage est une phase nécessaire et capitale. mais je parle d’un courage réfléchi et dont l’essence n’est autre que la solidarité qui s’est effritée, notamment au plan économique où chaque corps de métier et chaque corporation vampirise l’autre. Ce qui évidemment arrange les affaires du système. ce n’est pas t’apostropher que de te dire que tu Inspires toi même le désespoir.




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        lehbilla
        9 mai 2017 - 6 h 40 min

        Puisque la transition est
        Puisque la transition est bloquée et peu importe les raisons, cela voudra dire que le système qui gouverne fait bien son travail pour se maintenir là ou il est et conserver le monopole de la rente. Si la solidarité s’est effritée, si le courage n’y est plus, si la réflexion est diminuée, si l’intelligence s’est décomposée, c’est que la marabunta qui nous gouverne fait bien les choses pour elle. A cela s’ajoute la nature humaine. L’égoïsme en premier, ensuite la malhonnêteté (qui peut se traduire par un acte résultant de l’égoïsme dans certains cas), puis l’esprit de domination, de conquête qui ont toujours été dans ses gênes (l’être humain) font que l’on assiste depuis toujours à des confrontations de dominants et dominés. L’histoire nous l’enseigne et nous le fait rappeler. Mais bien sur cela dure juste un temps, le temps de la recomposition des contraintes. Rien n’est immobile disait Einstein, tout bouge à chaque instant et donc le changement est inévitable c’est juste une question de temps. Simplement pour notre cas ce n’est pas pour maintenant, on devra encore attendre longtemps, probablement des dizaines d’années….l’histoire aussi nous l’enseigne.




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        Abou Stroff
        9 mai 2017 - 12 h 27 min

        si je semble trop m’
        si je semble trop m' »accrocher » à la rente, c’est par ce que je considère (et je défie quiconque de me contredire sur ce point) que la rente est le rapport social qui domine la formation sociale algérienne, qui la structure et qui représente l’ESSENCE du TOUT ( le système rentier) sans lequel aucun FAIT n’est compréhensible. en d’autres termes, si nous évacuons le concept de rente (la rente est ici comprise non seulement comme rapport quantitatif mais aussi et surtout comme rapport qualitatif), nous ne comprenons guère le fait que nous tournons en rond depuis des décennies. ceci dit, j’inspire effectivement le désespoir car, le désespoir est intrinsèquement lié à mon incapacité à cerner des conditions internes de dépassement du système rentier qui nous avilit et nous réduit à des moins que rien. c’est pour cela que je ne vois qu’une force et une seule à même de déconstruire le système rentier: une baisse prolongée des prix des hydrocarbures.
        PS: c’est parce que nos économistes en général et nos spécialistes en « sciences de gestion » plaquent leurs « recettes » sur une réalité qui n’a rien d’une formation sociale capitaliste et qu’ils n’ont donc n’ont rien compris au système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation qu’ils passent leur précieux temps à nous suggérer des plans de développement ou des plans de croissance ou des plans de restructuration des entreprises ou ….. qui se réduisent à des pratiques onaniques qui ne disent pas leurs noms. ces gens « du savoir » n’ont guère compris que la « crise » que traverse l’Algérie n’est pas une crise économique au sens strict du terme mais signale qu’un monde ancien ne veut pas mourir tandis qu’un monde nouveau ne parvient pas encore à naître » (GRAMSCI)




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    Mindjibalina
    7 mai 2017 - 19 h 00 min

    Je rejoins partiellement l
    Je rejoins partiellement l’auteur sur la déliquescence généralisée de la situation en Algérie. Une situation où prévaut un grand désengagement, une variante soft et assez facile à assumer de la désobéissance civile, car à moindre coût possible, et vous en connaissez les raisons objectives de cela, des raisons à chercher dans les traumatismes récents vécus par la société algérienne, et de l’instrumentation de la peur par le pouvoir en place.. Quant au remède,, permettez moi Monsieur d’être en parfait désaccord avec vous. Ecarter tout bonnement les acteurs politiques d’aubedience démocratique c’est justement faire consciemment ou pas, c’est à vous de voir, le jeu du pouvoir. Ils sont tous mis dans le même sac, indûment d’ailleurs, on appelle ça Monsieur, du nihilisme politique. Un nihilisme dangereux, auquel j’ajouterai surtout qu’il s’agit d’une manière de livrer la société à elle même, sans lui apporter le Modus operandi nécessaire pour enclencher une nouvelle phase qui va au-delà du boycott et de l’abstention pour composer cette alternative salutaire, qu’elle soit intellectuelle ou opérationnelle, qu’elle regroupe des personnalités connues et reconnues ou de formations politiques très au fait des exigences du combat politique et Pacifique sur le terrain. l’Internet, c’est bien, mais rien ne remplace la mobilisation de la société sur des actions de terrain. Casser l’interdiction des marches sur Alger est un impératif à discuter entre les différents acteurs politiques et syndicaux en plus de la société civile. Ne pas laisser juste la Kabylie assumer seule l’action de protestation de rue, mais associer d’autres villes par alternance comme message de solidarité nationale et cet aspect est capital. Et puis comme je l’ai déjà écrit sur d’autres sujets, s’alligner toutes et tous, en laissant de côté les égos demusurés, derrière Benouari, tabbou, Sofiane djillali et Bouchachi. Ces quatres personnes ont la carrure, l’intégrité, la compétence et l’expertise nécessaire pour piloter l’action politique Pacifique. Le FFS, le RCD, Le PT sont des partis qui ont une expérience et des discours très riches et très pertinents, écoutons-les sans parti-pris et sans aprioris regionaliste, il y va de la pérennité de l’Algérie républicaine. À suivre.




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    Stromae
    7 mai 2017 - 16 h 31 min

    Et qu’est-ce qui captive le
    Et qu’est-ce qui captive le plus l’électorat algérien à votre avis? Moi j’ai des réponses simples: paix social, endiguer le chômage, la sécurité et une belle santé économique. Non? Des paramètres à prendre en compte je pense bien, sinon nous serons toujours dans la rhétorique « Mystère et voile de gomme… »




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    Mello
    7 mai 2017 - 9 h 55 min

    Votre analyse est amplement
    Votre analyse est amplement significative d’un vide abyssale dans ce paysage politique tel qu’il est monte par le regime en place depuis plus de cinquante ans. La majorite des Algeriens le savent, le constate de jour en jour , d’annee en annee, mais desoriente qu’il est ,il ne sait pas comment reagir. Reagir par la violence, on sait qui manie bien cette violence et le peuple a tout perdu. Reagir pacifiquement, l’abstention ou le boycott est insufisant,donc aller chercher cette demarche aupres d’un regrouppement de forces politiques capables de canalyser cette energie: pour ce faire, un consensus national ,y compris avec l’armee, reste la seule voie de lutte pacifique.




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      Karamazov
      7 mai 2017 - 11 h 01 min

      Avec l’armée ???? Venant d’un
      Avec l’armée ???? Venant d’un militant FFS, j’en suis retourné! Mais pourquoi pas! Elle pourrait en être la garante, à postériori. Mais en attendant , il me semble que l’idée suggérée ici, par l’auteur, n’est point de placer «  »…cette demarche aupres d’un regrouppement de forces politiques capables de canalyser cette energie » mais au contraire de sortir de cet enfermement et chercher ailleurs. Aucune entente ni consensus n’est possible autour de ces forces politiques. Exit donc les forces politiques actuelles ! Car on l’a vu à chaque fois qu’une lueur nouvelle montre le bout de sa flamme , ces partis se sont arrangés pour l’éteindre. Suggérer de leur confier les rennes de cette nouvelle marche vers la sortie du « système actuel » toutes forces politiques confondues pouvoir et opposition,c’est tout simplement vouloir l’étouffer dans l’oeuf. Et j’irai même plus loin, s’il s’agit de confier , le changement , à qui que ce soit parmi la classe politique actuelle , autant la confier au pouvoir actuel, car lui au moins, s’il le voulait, il en a les moyens.




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        Mello
        7 mai 2017 - 12 h 02 min

        Vous devez tout de meme bien
        Vous devez tout de meme bien le savoir, l’armee reste un institution inevitable, politiquement parlant. La sortie de la dictature au Chili s’est faite avec le regroupement des partis d’opposition sous la garantie de l’armee.
        En Algerie, c’est cette armee qui a joue le role de regulateur dans la prise de decision relative a l’institution presidentielle. Il ne faut ignorer que dans cette armee, il existe des officiers superieurs patriotiques, qui ne cesse de demander a ce que cette institution doit avoir comme mission que celle que lui octroie la constitution.
        Vous connaissez, la position du FFS durant les evenements de 1992, inutile d’ en revenir.




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          Karamazov
          7 mai 2017 - 15 h 30 min

          J’ai dit « pourquoi pas » !
          J’ai dit « pourquoi pas » ! Je suis prêt à faire cette concession s’il fallait passer à tout prix par là pour nous entendre. Quoi que la comparaison , avec le Chili , l’Argentine, le Portugal et l’Espagne m’intrigue quelque peu. Ce n’est pas l’armée qui verrouille le pouvoir de nos jour en Algérie. Vous sous-entendez que nous ne sommes que des enfants à surveiller. Il ne s’agit pourtant que d’une recherche de convergence à travers un débat ouvert à tous les algériens. Entendons-nous d‘abord sur le projet de société, après il suffira de voter pour désigner qui dirigera ce processus. Pourquoi pas l’armée , ça nous départagera !




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    nation
    7 mai 2017 - 9 h 19 min

    QUELQUES CHANTIERS
    QUELQUES CHANTIERS PATRIOTIQUES EN DEBAT , POUR LE GRAND CHANGEMENT NATIONAL : 1 – D’abord et avant tout , la lutte contre la Saleté et le chantier de l’Algérie Propre comme concept politique , social et stratégique global de base , sans quoi il ne faut jamais espérer une avancée démocratique ni un développement réel .. Le concept de Propreté dosât sortir de son aspect atavique pour devenir une exigence volontariste politique et une nécessité juridique à la charge régaliennes de l’état … l’espace social et urbain doit être propre , les algériens ne doivent plus être sales et mal tenus mal habillés …. le concept de propreté déborde vers les aspects esthétiques et de cadre de vie , de la civilisation algérienne actuellement en ruine , tels que la gestion des espaces verts ou bâtis , le problème national des WC , la gestion de l’eau , des poubelles , des routes , des insectes , des forets , des voiries , de l’assainissement .. les aspects du problème de la saleté dans les écoles , dans les administrations publics , dans les mosquées mêmes et les ministères !!!!! les aspects de la tenue de fonctionnaires , des enseignants , des policiers, l’image dégradée de l’Etat et de ceux qui sont censés le représenter etc.. les aspects de la santé publique désastreuse, la prévention sanitaire dans les lieux publics , les chantiers , les commerces, l’alimentation , les espaces hospitaliers , de tourisme et de travail … les aspects juridiques ayant trait à l’encadrement des lois sur l’Hygiène et de la Lutte contre la Saleté et le laisser -aller dans tous les domaines de la vie et du travail … les aspects écologiques et de protection de l’environnent comme des données dans l’aménagement du territoire et sa réflexion nationale .. la Propreté est à la base de tout progrès économique et social elle a des extensions psychologiques et idéologique insoupçonnables dans la conception culturelle et la réalisation politique de toute civilisation humaine (ASUIVRE)




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    Hend Uqaci
    7 mai 2017 - 8 h 51 min

    Tout a fait d’accord « seul
    Tout a fait d’accord « seul un consensus national autour d’un front patriotique pour un changement radical du régime ». Et les moyens existent et ne coutent rien : « Grâce à l’internet et ses réseaux sociaux, en groupe, à titre individuel et par tous les moyens de communication, nous avons le devoir d’initier les débats sur le changement. »
    D’autant plus que « Ce changement et cette refondation n’ont pas pour but de remplacer des hommes par d’autres hommes ». Il s’agit de repenser notre société afin que ceux qui en sortiront pour gouverner soient à son service et non à leur service.




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    lehbilla
    7 mai 2017 - 8 h 35 min

    Cet état de chose tel que
    Cet état de chose tel que défini dans est ce que l’on appelle dans le jargon dialectique « le khortisme ». Dans notre pays tout est khorti sauf la prédation et la monopolisation de la rente. Tout le reste, à commencer par la politique, c’est du khorti. Vous avez alors la politique du khorti, l’industrie du khorti, l’économie du khorti…etc jusqu’au peuple khorti car pour la plupart d’entre eux ils voudraient bien jouer dans la cour de la prédation aussi et faire partie du système du fait de l’égoïsme de chacun. Après moi le déluge dirait chacun d’entre eux et chacun pour soi et dieu pour tous répliqueraient les autres. Et on assiste alors à un véritable carnaval dans les dédales de l’idiotie et de l’ironie en même temps. Un khortisme comme il ne pourrait en exister ailleurs.




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    Thidhet
    7 mai 2017 - 5 h 39 min

    L’élite au pouvoir n’a que
    L’élite au pouvoir n’a que mépris pour les débats citoyens. Les élites d’opposition dite démocratique sont d’un cynisme et d’un négativisme déprimant. Les islamistes sont incapables d’ouvrir la bouche sans faire peur aux enfants. Restent ceux qui ne se reconnaissent ni dans les uns ni dans les autres; leurs voix sont tellement éparses que leur lucidité se perd dans le chaos ambiant comme des goûtes d’eau dans le sable d’un désert assoiffé. Il nous reste un seul espoir: Internet.




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