L’ambassadeur de Tunisie à Alger convoqué suite aux déclarations de Riadh Mouakher

Le chef du gouvernement tunisien reçu à Alger en octobre 2016. New Press

L’ambassadeur de Tunisie à Alger, Abdelmadjid El-Ferchichi, a été reçu ce jour au ministère des Affaires étrangères où il lui a été demandé de fournir des clarifications au sujet des déclarations attribuées au ministre tunisien des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, en marge de la conférence «Tunisie, espoir en Méditerranée», organisée par la fondation Craxi, à Rome le 4 mai courant, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères parvenu à notre rédaction. «Il a été signifié, à cette occasion, à l’ambassadeur tunisien que ces propos à l’égard de l’Algérie ont suscité des interrogations, autant au plan populaire qu’au plan officiel», ajoute le communiqué. Intervenant à Rome lors de la conférence suscitée, le ministre tunisien avait voulu faire passer l’idée que la Tunisie est une sorte d’asile de paix entouré de pays problématiques, en s’en prenant à l’Algérie et à la Libye. «Quand on me demande où se situe la Tunisie, je ne vous cache pas que je préfère répondre qu’elle se trouve sous l’Italie. C’est mal vu de dire que la Tunisie se trouve entre l’Algérie, un pays communiste, et la Libye, un autre pays qui fait peur», avait-il déclaré sur le ton de la dérision. Rapportée par Algeriepatriotique, l’information a soulevé une vague d’indignation aussi bien en Algérie qu’en Tunisie. 

La déclaration du ministre tunisien a suscité une vive réaction des lecteurs qui ont été très nombreux à réagir, mais également d’un grand nombre de citoyens tunisiens qui ont appelé leur ministre à démissionner pour préserver la relation fraternelle qui lie les deux peuples.

En 2015, le président tunisien en personne. Béji Caïd Essebsi, s’était empressé de nier l’existence de terroristes tunisiens et d’insinuer que le problème viendrait plutôt de l’Algérie voisine, lorsque son pays avait été la cible d’une série d’attentats sanglants. «Il y a un Algérien derrière chaque groupe terroriste repéré en Tunisie», avait-il soutenu. Son ministre de la Défense, Farhat Horchani, avait, par la suite, pris le relais et soutenu notamment la thèse selon laquelle la Tunisie serait «victime de ses voisins» et que «le terrorisme provient d’Algérie et de Libye». Une thèse défendue peu de temps avant à Tunis par l’ancien président français Nicolas Sarkozy.

L’Algérie n’avait, alors, pas eu à répondre à ces attaques car, peu de temps après, le monde avait appris, effaré, que les Tunisiens constituaient, en réalité, l’un des plus grands contingents étrangers du groupe terroriste Daech en Libye, en Syrie et en Irak.

Karim B.

Comment (97)

    Algérien
    10 mai 2017 - 13 h 38 min

    Il faut leur couper les
    Il faut leur couper les vivres celui qui passe ses vacances en Tunisie n’est digne d’être Algérien.




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      karim.kartoubi
      11 mai 2017 - 21 h 25 min

      il faut un boycott cette
      il faut un boycott cette annéé pour la saison estival




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    Abdel
    10 mai 2017 - 3 h 33 min

    Je me méfie beaucoup des
    Je me méfie beaucoup des Tunisiens et des Égyptiens. Ils ne nous portent pas sur leur cœur pour depuis l’indépendance. ILs nous font des yeux doux uniquement pour nos richesses.




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    El Djzairi
    9 mai 2017 - 7 h 51 min

    Il y a eu déjà dans les
    Il y a eu déjà dans les années 1980, un pareil écart du premier ministre Tunsien de l´époque un certain M´zali, où lors d´un voyage à paris, il a répondu à un journaliste qui lui a posé une question au sujet des touristes Algériens qui se rendaient en Tunisie pour leurs vacances juste , aprés la supression de l´autorisation de sortie du territoire Algérien instaurée par Boumedien. Ce premier Ministre lui a répondu «  NOUS NE VOULONS PAS DE CE GENRE DE TOURISTES´´, suite à cette déclaration, le président Chadli a sur le champs pris la décision de fermer les postes frontièrs avec la tunisie et qui aduré plus d´une année




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    Nobody Paris
    9 mai 2017 - 7 h 28 min

    SARKOSY LE NAIN A TRACE UNE
    SARKOSY LE NAIN A TRACE UNE FEUILLE DE ROUTE AUX TUNISIENS, IL EST QUESTION DE FAIRE DU BASHING ANTI-ALGERIEN. ET LES TUNISIENS SONT EN TRAIN DE L’APPLIQUER DE FACON BETE ET MECHANTE. LE TUNISIEN A CETTE MENTALITE DE VENDU, IL NOUS FAUT ROMPRE NOS RELATIONS DIPLOMATIQUES ET COMMERCIALES AVEC CE PETIT PAYS SANS ETHIQUES.




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    Kamel
    8 mai 2017 - 21 h 18 min

    Quelle bassesse de notre part
    Quelle bassesse de notre part et notre ministère expliquez moi svp nos responsable et leur médias nous saoule avec leur assurance quand au respect absolu de toute les nations envers nous et que tout le monde pèse bien ses mots et même ses idées juste à l’évocation de l’Algérie moi je pense que ce n’est que du baratin personne ne nous respecte ni nous concidere c’est juste de illusions pour dire qu’on est fort mais la réalité est bien le contraire si non comment expliquer tout ces chiens qui nous mordent de chaque côté sans qu’on puisse leur dire ou faire quoi que ce soit pourquoi personne n’ose dire quelque chose (bien sûr d’une façon officielles pas individuelle) concernant l’Égypte ou la l’Arabie saoudite pourtant selon leur définitions on est les
    Plus imposant et les potentiels que des mensonges Allah Wkilkoum




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