Sud de la Tunisie : l’intervention de l’armée aggrave la crise et accentue la dissidence

La transition en Tunisie après la chute de Ben Ali est de plus en plus difficile. Ici, à Tataouine. D. R.

La situation à Tataouine, dans le sud de la Tunisie, s’envenime depuis l’ordre donné à l’armée par le président Béji Caïd Essebsi d’intervenir pour protéger les sites de production contre des manifestations qui commencent à prendre un caractère insurrectionnel. Ainsi, les manifestants, selon la chaîne Al-Jazeera, menacent de fermer tous les axes empruntés par les compagnies étrangères pour accéder aux champs pétroliers et gaziers, bravant ainsi la décision du chef de l’Etat, qui a enjoint à l’armée d’intervenir en cas de menace contre tout site de production.

Un porte-parole des manifestants a déclaré que «la protestation pacifique se poursuivra pour défendre le droit de la population locale au développement, au travail et aux richesses naturelles». Il considère que le discours du Président «n’était pas à la hauteur» et que les manifestants étaient «prêts au dialogue, à condition d’accorder à cette région marginalisée ses droits», tout en se défendant de vouloir provoquer la «fitna» ou «la division du pays». Tout ce qu’ils veulent, c’est leur «part des richesses du pays», réclament les manifestants.

Selon les observateurs de la scène tunisienne, ils disent s’attendre, en cas d’intervention de l’armée suivant les injonctions du chef de l’Etat, à des affrontements qui plongeront le pays dans un nouveau cycle de violences. Essebsi va-t-il alors céder aux critiques de l’opposition, qui lui reprochent une «grave cécité politique» qui risque de mener le pays à l’explosion, et renoncer à sa décision ? Va-t-il sacrifier à nouveau son gouvernement qui peine à redresser la situation économique désastreuse pour sauver la face devant la rue qui gronde ?

Soulagés un moment par la défaite des islamistes aux premières élections organisées après la chute de Ben Ali, en 2011, les Tunisiens ont vite été rattrapés par la crise sociale, aggravée par le recul assez durable des rentrées touristiques dues à la vague d’attentats qui a secoué le pays en 2015 et 2016.

R. Mahmoudi

Comment (9)

    ali baba.
    17 mai 2017 - 22 h 14 min

    Qu’ils se demerdent avec
    Qu’ils se demerdent avec leurs problèmes ils ont bien rigolé sur nous alors maintenant chacun sa merde bientôt ce sera le tour à m6 la tarlouze.




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    amel
    17 mai 2017 - 19 h 25 min

    Assattar.
    Assattar.




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    Anonymous
    17 mai 2017 - 18 h 40 min

    On s’occupe de nos frontières
    On s’occupe de nos frontières et de notre pays, pour le reste chacun se demerde chez lui.




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    Nobody Paris
    17 mai 2017 - 17 h 15 min

    LA TUNISIE N’A PAS BESOIN DE
    LA TUNISIE N’A PAS BESOIN DE CELA. LUPANAR-TUNISIE ——-LANCEMENT D’UNE REVUE LGBT EN TUNISIE,
    POUR LA PROMOTION DE L’HOMOSEXUALITE; ET DU MARIAGE GAY. < < http://www.adheos.org/tunisie-lacncement-de-shams-mag-d-un-court-metrage-contre-l-homophobie-et-d-une-ligne-d-ecoute-lgbt-prochainement >>.

    Erracham
    17 mai 2017 - 13 h 55 min

    Dans la vie , il ne faut pas
    Dans la vie , il ne faut pas se réjouir du malheur qui frappe ses voisins. Les Tunisiens l’apprennent à leurs dépens. Que n’ont-ils dégoisé quand nous traversions notre décennie noire? Leurs autorités se sont même permises de hausser le ton sur certaines questions et de déverser leur fiel sous les cieux européens, vantant la stabilité de leur pays et la vulnérabilité du nôtre. Rouh yazman oudji yazman, la roue a tourné. C’est leur tour d’expérimenter les tentatives de déstabilisation venues de l’étranger, ce même étranger qu’ils courtisaient. Nous ne souhaitons pas au peuple tunisien plus de souffrances qui a droit à notre solidarité. Je n’en dirai pas autant du président BCE vendu à l’OTAN (la base américaine dont il a nié l’existence existe bien en Tunisie) et certains de ses ministres dont celui qui a « ouvert sa gueule » pour dénigrer l’Algérie. Nous ne nous mêlerons pas de votre tchouktchouka!




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    Nobody Paris
    17 mai 2017 - 11 h 25 min

    LE RISQUE C’EST LE
    LE RISQUE C’EST LE DEFERLEMENT DE REFUGIES, 1 OU 2 MILLIONS DE TUNISIENS ET 1 OU 3 MILLIONS DE MAROCAINS VERS L’EST ET L’OUEST ALGERIEN. J’AI ECOUTE CELA SUR UNE RADIO PRO- LUPANAR-MAROC, DONT LE DIRECTEUR EST TUNISIEN, IL Y A QUELQUES MOIS..
    CE SERAIT UN SCENARIO MIS AU POINT PAR UNE PUISSANCE EXTRA AFRICAINE BIEN CONNUE. AVEC LA PARTICIPATION DE PAYS ARABES HOSTILES A L’ALGERIE. ESPERONS QUE CELA NE SE REALISE PAS.




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      MUHAND
      17 mai 2017 - 16 h 21 min

      ILS SERONT TOUS… JE DIS
      ILS SERONT TOUS… JE DIS BIEN TOUS… MASSACRÉS JUSQU’AU DERNIER PAR LES ALGERIENS ET LES ALGERIENNES QUI NE LAISSERONT PAS LEUR PAYS DEVENIR : DAR KHALI MOH… ILS N’ONT QU’A RESTER DANS LEURS PAYS POUR RENVERSER LE « roitelet » PD ET LE PRESIDENT SÉNILE QUI NE FAIT QUE BAFOUILLER A LONGUEUR DE JOURNÉE. QU’ILS OSENT ! CHICHE….. ON LES ATTEND DE PIEDS FERMES. EUX ET LEURS COMMANDITAIRES…..




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        Zoro
        17 mai 2017 - 17 h 47 min

        Ceux qui seront massacres
        Ceux qui seront massacres inchaa Allah ce sont les separatistes berbèristes suppôts de Mehenni et bhl haineux des arabes créateurs de fitna.nous prions Dieu de préserver notre oumma de la fitna SIGNE. ZORO ……Z.




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          MUHAND
          17 mai 2017 - 18 h 46 min

          A « zorro » DE RABAT. QUE
          A « zorro » DE RABAT. QUE VIENNENT FAIRE TES SEPARATISTES BERBERISTES ? COMPRENDS PAS… T’ES EN PLEINE ZATLA OU QUOI YAL mococo esclave de ton pédé de « roi » de mes deux…. allez, BARRA !!!




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