FMI : «L’Algérie a les moyens de diversifier son économie»

Jean François Dauphin (à droite), chef de mission du FMI pour l’Algérie. D. R.

Le Fonds monétaire international (FMI) dit croire en les capacités de l’Algérie à diversifier son économie et à réduire considérablement sa dépendance outrancière des hydrocarbures. «Nous pensons effectivement qu’avec des réformes ambitieuses, on peut transformer l’économie en la rendant plus diversifiée, moins dépendante des hydrocarbures et en donnant un rôle plus important au secteur privé», a déclaré aujourd’hui à Washington le chef de mission du FMI pour l’Algérie, Jean François Dauphin. Il estime que «la chute des prix de pétrole, il y a trois ans, a été très sévère et se fait toujours sentir».

Le FMI appelle les autorités algériennes à saisir «ces défis pour les transformer en opportunités de refonder le modèle de croissance de l’économie algérienne comme les autorités ont l’intention de faire». «C’est de cette façon qu’on arrivera à assurer une croissance plus pérenne et, surtout, plus génératrice d’emplois de manière soutenable.» «Cela est d’autant plus important étant donné que la population algérienne est composée majoritairement de jeunes dont il faut préparer l’avenir», a ajouté Dauphin.

Dans son rapport 2017 d’évaluation de l’économie algérienne, le FMI a recommandé «un dosage équilibré de mesures économiques» et «de réformes structurelles ambitieuses pour assurer la viabilité des finances publiques, réduire les déséquilibres extérieurs et diminuer la dépendance à l’égard des hydrocarbures».

Le FMI a également suggéré tout un éventail de possibilités de financement de l’économie, y compris un recours prudent et bien étudié à l’endettement extérieur et la cession d’actifs publics, tout en optant pour un taux de change plus flexible. «Ces mesures pourraient, selon le FMI, fournir une marge de manœuvre budgétaire pour opérer un ajustement plus progressif et plus propice à la croissance que celui prévu actuellement.»

Hani Abdi

Comment (8)

    leputois
    8 juin 2017 - 6 h 56 min

    Un pays comme le nôtre qui
    Un pays comme le nôtre qui dispose effectivement de moyens qui l’ont au préalable ruiné et catastrophé, peut espérer un jour avec ces mêmes moyens diversifier son économie et le rendre moins dépendant des hydrocarbures.




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    Anonymous
    6 juin 2017 - 19 h 00 min

    FMI : «L’Algérie a les moyens
    FMI : «L’Algérie a les moyens de diversifier son économie»

    Mais, malheureusement, elle n’a pas la volonté politique (institutions instables, luttes secrètes pour le pouvoir)
    Pour la lutte contre la bureaucratie très lourde,asphyxiante, corrompue, et paralysante
    Les initiatives dynamiques privé, et public nationales
    Individuel, et collectif de changements du climat des affaires, vers une plus grande justice, et transparence
    Des activités
    Et aussi, contre le monopole du commerce des importations de tout par un groupe de barons
    Dominant, protégé, puissant, et influent
    L’Algérie a plus besoin que jamais d’une réforme profonde, et d’une restructuration de son économie, de ses Finances, de son commerce ( au main d’une minorité),
    Et de son fisc (des impots, et taxes non recouverts frolant les 60 milliards de dollar par l’informel, et autres,…..)
    De manque à gagner pour l’économie, et pour les investissements productifs aidant à la diversification
    De ses exportations, et de son mode de consommation




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      Un peu faux
      7 juin 2017 - 16 h 58 min

      Un peu faux ton premier
      Un peu faux ton premier postulat : la volonté politique est réelle mais la population algérienne dans sa grande majorité n’est pas encore prête aux changements malheureusement ! L’Etat Providence ( avec le tout subventionné) a fait des ravages dans la mentalité économique des Algériens … sans compter le traumatisme économique et psychologique des années de la décennie noire …. beaucoup sont restés encore dans le gain facile sans trop d’effort, sans trop de risque ! la nouvelle génération semble bien plus prompt à faire des efforts et a compris que son avenir elle doit le construire de ses mains ! restons donc optimistes …




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    Anonymous
    6 juin 2017 - 18 h 53 min

    Et le FMI à les moyens de
    Et le FMI à les moyens de déguerpire et oublier l’ALGÉRIE !
    Vos combines ne prends pas !!!!




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    chaoui ou zien
    6 juin 2017 - 18 h 04 min

    Le FMI continue de decevoir.
    Le FMI continue de decevoir. Pourquoi ont-ils choisi un francais comme leur chef de mission pour l’Algerie? Cautionnent t-ils le parrainage? Il ne manque pas pourtant de francophones si c’est ca le but du FMI. Les algeriens peuvent aussi dialoguer avec les anglophones ya messieurs du FMI.




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    AMAR MOKHNACHE
    6 juin 2017 - 17 h 29 min

    l’Algerie a tous les atous qu
    l’Algerie a tous les atous qu une qui peuvent faire le bonheur de toute nation ambitieuses ! MAIS ELLE TRAINE AUSSI TOUTES LES TARES DU SOUS-DEVELOPPEMENT ! le pays est prisonnier d une culture politique patriarcale qui l empeche d avancer! nos dirigeants ne veulent pas ceder le flambeau a la jeunesse …pour avoir bonne conscience on nomme quelques jeunes de « service » a quelques postes de responsabilite mais on prend le soins de verouiller l acces a toutes ambitions….entre le devoir de renvoyer l ascenceur a ses soutiens et l imperieuse necessite detrouver une alternative a la crises on prefere encore les effets du TALEB a l ordonnance du toubib….le drame c est qu on ne regarde pas du cote des citoyens…deja des penuries sont signales sur de nombreux medicaments………….ON N A PAS VU LE FMI PLAIDER POUR DES REFORMES POLITIQUES POUR DES ELECTIONS LIBRES ET UNE JUSTICE INDEPENDANCE…




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    marchand de tapis
    6 juin 2017 - 17 h 06 min

    pkoi c un Français qui est
    pkoi c un Français qui est chef de mission pr l Algérie au FMI en remplacement de Zeine Zeidane….bizarre?
    les Français ne feront jamais du bien à l Algérie sinon ca se verrai depuis l indépendance avec le partenariat privilégié avec la France pdt 50 ans apres la libération …le meilleur des algériens avait une 505 Peugeot rouillée… qui aillent stabiliser le déficit marocains et leur dettes au fmi de plus 30 milliards d euros… pkoi vouloir suggéré à l Algérie des restrictions économiques que le peuple algérien seul subira comme dab… pkoi on est fait parti de l OMC ds ce cas ; apres ils pourront suggéré ou parler d économie algérienne ; enfin les algériens ont besoin des autres pour pouvoir géré les finances et l économie du pays en moyen et long termes??? les bon conseilleurs ne sont pas les payeurs. pr moi c une manière de s ingéré ds l économie et les finance du pays et donc le nerf de la guerre le fric le pétrodollars du pays . est ce qu il existe un Algerien chargé des finances du FMI pour la France ; elle qui à 3000 milliards de dettes? qui s occupe de leurs economie sinon c toucher à la souveraineté de l Algerie . qui rembourse leurs prets les Français ensuite ils s occuperont des autres. et nos dirigeants laisse faire car incompétents et leurs font confiance pr leur donner notre pays en gage?




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      el hadj
      6 juin 2017 - 17 h 38 min

      rappelez vous les incessants
      rappelez vous les incessants va et vient de l ex PDG du FMI M CANDESSUS dont le résultat a la mise sous séquestre de l Algérie dans les fourches caudines du FMI et la destruction de son infrastructure industrielle et fermeture de ses usines avec des milliers de chômeurs.,exploitée a fonds et a sens unique par ses relations commerciales avec l EU et la ZALE l Algérie perd énormément des ressources qui financent plutôt la main d œuvre étrangère .la mal gouvernance ,l absence de contrôle du rôle de l exécutif par un parlement dignement et légitimement élu ,l inefficacité ou l action très limitée de la cour des comptes ont conduits la pays a de tels errements




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