Bouazghi : «L’avancée du désert menace notre sécurité alimentaire»

Abdelkader Bouazghi. D. R.

Le nouveau ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, s’inquiète de l’avancée du désert qui est aux ports des wilayas côtières du nord du pays.

Intervenant aujourd’hui à Médéa, lors d’une rencontre organisée à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification, le ministre a tiré la sonnette d’alarme quant aux dangers de l’avancée du désert qui frappe à nos portes. «La sécurité et l’indépendance alimentaires du pays sont tributaires, dans une large mesure, de notre capacité à vaincre l’avancée du désert et à préserver nos terres», a souligné le ministre, selon lequel «la lutte contre la désertification doit être au cœur de notre combat pour notre indépendance alimentaire qui requiert, à ce titre, une mobilisation constante et permanente d’acteurs issus de différents secteurs». «Nous devons faire tout pour stopper l’avancée du désert. Si nous réussissons, nous aurions donc fait un pas vers la consécration de notre indépendance alimentaire vis-à-vis de l’extérieur et un pas de plus dans notre quête pour une sécurité alimentaire, garante d’un avenir sur et prometteur pour les générations futures», a-t-il soutenu.

Selon lui, la protection des ressources du pays, tant hydrauliques, sylvicoles qu’agricoles, est une responsabilité commune. Elle incombe à plusieurs secteurs. La désertification avance à un rythme des plus inquiétants. Le barrage vert, lancé par feu Houari Boumediène, n’a jamais été achevé. Et d’année en année, le sable du désert avance vers le nord occupant de nouvelles superficies. Ainsi, 200 millions d’hectares sont couverts de sable du désert. Il ne reste que 38 millions d’hectares que représentent les 14 wilayas côtières et quelques wilayas de l’intérieur du pays. Et sur ces 38 millions d’hectares, 80% sont des terres semi-arides. C’est dire que la menace de désertification est réelle.

Hani Abdi

Comment (47)

    Kahoui
    19 juin 2017 - 14 h 17 min

    Il faut savoir reconnaître
    Il faut savoir reconnaître que l’implantation des arbres durant les années 70 s’ est faite sans études suffisantes. Les 3/4 des arbres plantés sont morts pour 2 raisons: – il y a eu une bonne partie des arbres plantée sur des sols calcaires qui ne peuvent pas recevoir des plantations. L’opération a étée menée tambour battant à la baguette un peu à l’aveugle et dobc il n’y avait pas sur le terrain des agronomes ou des géologues pour délimiter les zones à exclure des plantations. Il aurait même été préférable de réaliser d’abord une cartographie détaillée de la nature des terrains ou à defaut de disposer d’agronomes ou géologue sur le terrain. Donc tous les arbres plantés sur sols argileux ont poussés alors que ceux plantés sur sols calcaires sont morts. – de plus la maladie qui a affecté les arbres à savoir la chenille processionnaire a décimé les 3/4 des arbres. Il n’y avait pas alors de traitements pour lutter contre cette maladie parasitaire. E lle aurait pu être évitée par la plantation d’arbtes de diverses espèces car certaines sont résistantes à la maladie Enfin les plans de reboisement ont été faitssans intégrer les populations. Il fallait réserver des zones pour l’agriculture intégrées au barrage vert pour fixer les populations et empêcher sa dégradation par les pâturages. Hélas à l’époque l’Algérie n’ avait pas encore formé suffisamment de spécialistes pour préparer l’implantation de ce barrage. Il a été fait trop tôt ce qui explique son échec.




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