Abdelkader Guerroudj accuse à nouveau Ould-Abbès et dénonce le silence des députés FLN

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Ould-Abbès, secrétaire général du FLN. New Press

Le passé révolutionnaire de Djamel Ould-Abbès, secrétaire général du FLN, continue d’agiter la scène politique nationale. Le moudjahid et ex-condamné à mort Abdelkader Guerroudj revient à la charge, en dénonçant cette fois-ci le silence assourdissant des députés et des membres du Comité central du FLN.

«Si la majorité du peuple algérien ignore le véritable parcours de Djamel Ould-Abbès depuis le déclenchement de notre Révolution, je suis sûr que même au sein du Comité central actuel du FLN, il existe des membres qui, s’ils ne sont pas au courant de certains détails, peuvent dire ce qu’ils savent et qui reste évidemment à vérifier», a-t-il écrit dans une nouvelle déclaration publiée dans les colonnes du journal francophone El-Watan. Courte et concise, sa nouvelle déclaration se veut beaucoup plus une interpellation des anciens révolutionnaires qui sont au FLN afin qu’ils agissent pour faire éclater la vérité sur le véritable passé révolutionnaire de Djamel Ould-Abbès.

«Je m’adresse à tous les membres du Comité central à partir du moment qu’il y a eu polémique sur le sujet et je leur dis : pourquoi ne parlez-vous pas ? Je m’estime donc fondé à croire, et je ne suis pas le seul dans ce cas, que même si certains d’entre eux ont fait preuve de courage et d’engagement dans leur vie, aujourd’hui ils préfèrent se taire et attendre sagement leur salaire», a-t-il ajouté.

Abdelkader Guerroudj insiste donc sur ce sujet polémique qui a fait les choux gras des tabloïds nationaux. Cet ancien condamné à mort avait déjà écrit au ministre de la Justice Tayeb Louh – également membre du Comité central du FLN – afin qu’il lui fournisse des informations précises sur la condamnation à mort de Djamel Ould-Abbès. Dans sa missive adressée à Tayeb Louh le 5 avril dernier, Guerroudj avait demandé de connaître la date et le lieu de l’arrestation de Djamel Ould-Abbès, l’attentat qui lui aurait valu cette condamnation, le lieu de sa détention, le nom de son avocat et la date de sa libération.

Guerroudj avait affirmé qu’en sa qualité d’ancien condamné à mort, il n’avait jamais pris connaissance de la condamnation de Djamel Ould-Abbès, ni de ses faits d’armes durant la Guerre de libération. Il est à souligner que les redresseurs du FLN menacent de reprendre la contestation à cause de la gestion du secrétaire général du parti.

Hani Abdi

Comment (7)

    IHAWHAW
    29 juin 2017 - 18 h 41 min

    Une question : Mr Ould Abbes serait il en même temps un faux médecin avec un faux diplôme ???? Je n’ai jamais entendu qu’il ait exercé à un titre ou à un autre son boulot de toubib.




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    Lemdigouti
    29 juin 2017 - 18 h 33 min

    On a un exemple vivant : BENYOUCEF Mellouk;… Réduit à néant car il a osé dénoncer des faux moudjahidines.
    Il est même menacé de mort. On est dans un drôle de pays. Celui qui dénonce preuves à l’appui se retrouve poursuivi en justice.




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    Béchamel
    29 juin 2017 - 12 h 30 min

    Si Gueroudj est un des derniers mohicans. Après eux, il ne restera rien de la noble Révolution algérienne. Je suis sûr que ces minables, doivent se moquer de lui et doivent le comparer à Don Quichotte.




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    Chaoui
    29 juin 2017 - 0 h 43 min

    Lamentable est l’adjectif qui me vient à l’esprit sur cette affaire de supposé militantisme. Généralement, quand on cherche à publiquement se « justifier » et/ou à se prévaloir d’une qualité ou encore d’un supposé « fait d’arme » c’est par calcul intéressé d’obtenir sinon un avantage, une reconnaissance…
    Pour ma part, je connais nombre de VRAIS moudjahidines qui au grand jamais ne se sont prévalus une fois de leur vie de leur engagement durant la guerre d’Algérie pour obtenir ensuite un passe droit quelconque tant ils considèrent leur sacrifice d’alors comme un devoir. Mon Père comme nombre de mes oncles et cousins encore en vie sont de ceux-ci (et je ne parle pas de ceux parmi les miens tombés au combat). De simples Algériens (des Aurès) ils étaient, de simples Algériens ils sont restés. Ils écoutent et voient – ulcérés – ce qui se passe…Faut-il que leurs enfants se lèvent demain ?!…Signé : un Chaoui de Khenchela.




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    sélecto
    28 juin 2017 - 20 h 15 min

    Ils ne pourront pas car ils sont dans le même cas que lui, avec des dossiers noirs.




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    Lahlou
    28 juin 2017 - 19 h 34 min

    Ya si Abdelkader! Vous vous adressez à des « âmes mortes » , des hommes qui, peut être, eurent naguère une conscience mais l’ont perdu depuis des années, érodée qu’elle fut par les mille et uns avantages consentis, parfois indûment, pour leur « engagement patriotique ».
    Petit à petit, l’esprit mercenaire s’est instillé dans leur cœur et ils ont tournés le dos aux valeurs premières qui les avaient poussé à épouser les idées du FLN authentique, celui de 1954-1962…Pas celui qui a été pris en otage par une clique de « 19 Marsiens » et l’ont dénaturé.
    Tant qu’Ould Abbes ( alias Abd Abdelkader el mali) fera allégeance 5 fois par jour à Fakhamatouhou, rien ne pourra lui arriver.
    Ceci dit vous avez raison de prendre poser vos question et de dire votre vérité…pour l’Histoire




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      Akli Boughzer
      29 juin 2017 - 9 h 08 min

      Tout à fait et comme disait Jacques Brel dans une de célèbres chansons: »rien ne se vend mais tout s’achète,l’honneur et même la sainteté… ».Cette chanson s’appelle « le diable » qui n’est autre que le célèbre nerf de la guerre ou des guerres que fomentent les puissants et que subissent les plus faibles malgré eux.




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