Selon l’assurance-crédit Euler Hermes : l’Algérie devra accepter l’aide du FMI

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Siège d'Euler Hermes. D. R.

Selon une étude menée sur le continent africain par le spécialiste de l’assurance-crédit Euler Hermes (2,6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016), les pays producteurs de pétrole, comme l’Algérie et la Libye, mais aussi l’Angola et le Nigeria, subissent depuis trois ans les conséquences de la chute brutale des prix des matières premières.

L’analyse, publiée lundi 10 juillet 2017 après une intervention lors de la conférence «Risk Frontiers 2017» à Londres et reprise par le site Econostrum.info, précise que «l’heure de vérité approche : de nombreux pays africains devront accepter l’argent du FMI et, en contrepartie, ajuster leur équilibre budgétaire». Face à l’augmentation de la dette externe de l’Afrique (32% du PIB aujourd’hui), «les besoins en liquidité poussent certains pays à demander l’aide du FMI», commente Euler Hermes, tout en affirmant qu’«il n’existe pas de problème de solvabilité généralisé sur le continent».

Au chapitre des causes ayant conduit à cette urgence de recourir à l’argent du FMI, l’assureur-crédit dans son étude considère que «le problème n’est pas la croissance, mais son financement». Et d’expliquer cela par la baisse des IDE (investissements directs étrangers) «qui se tarissent dans cette région en plein bouleversements politiques, alors que l’augmentation de la dette et du déficit publics ont contraint à revoir à la baisse certaines dépenses budgétaires, pourtant essentielles pour la cohésion sociale et la poursuite du développement. En dépit de tout cela, le continent africain dispose d’un potentiel économique considérable». L’assureur-crédit estime que le PIB de ce continent devrait progresser de 2,6% en 2017.

Le retard pris par le continent noir doit être considéré comme un avantage dans le sens qu’il permet d’adopter une autre approche du développement, note Stéphane Colliac, chef économiste d’Euler Hermes pour la France et l’Afrique.

Les pouvoirs publics ont balayé toute éventualité de recours à l’endettement extérieur. Une politique de rigueur budgétaire et une limitation drastique des importations sont appliquées depuis des mois en Algérie afin de juguler la crise et éviter le retour à l’endettement extérieur.

Ramdane Yacine

Commentaires

    mzoughene
    10 juillet 2017 - 20 h 48 min

    je ne veux pas payer une dette dont je ne profite pas !par contre je paye mes impots !!!!!




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