Anomalies dans les exportations alimentaires : Tebboune donne un délai d’un mois

Tebboune tripartite
Abdelmadjid Tebboune. New Press

Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, lundi à Alger, un Conseil interministériel consacré à l’examen de la problématique de l’exportation des produits alimentaires utilisant des intrants subventionnés, indique un communiqué des services du Premier ministre.

Ce Conseil interministériel s’est tenu en présence notamment des ministres, respectivement, des Finances et du Commerce, du gouverneur de la Banque d’Algérie, du directeur général des Douanes et du président de l’Association des banques et établissements financiers (Abef).

Le compte rendu du ministre du Commerce a permis de mettre en exergue «les incohérences qui caractérisent le fonctionnement de certaines filières dont les produits sont éligibles à l’exportation», note le communiqué. «Les contradictions et anomalies relevées ont trait aux différents niveaux de la chaîne et concernent aussi bien le système des approvisionnements que ceux de la production et de la distribution», poursuit la même source.

A l’issue du débat, le Premier ministre a instruit les responsables présents «en vue de mettre en place une commission intersectorielle qui sera présidée par le ministre des Finances et dans laquelle sera également représenté le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la pêche». Cette commission «est appelée à élaborer un rapport détaillé sur cette problématique dans un délai d’un mois», précise le communiqué.

Les conclusions auxquelles aboutira l’expertise «seront soumises à l’appréciation du Premier ministre et devront être accompagnées de propositions de solutions à même de mettre un terme aux conséquences directes engendrées par ce phénomène, notamment aux préjudices constatés sur le développement de l’économie nationale».

R. E.

Comment (13)

    Tinhinane
    25 juillet 2017 - 17 h 13 min

    La fermeté et puis la fermeté, YA Monsieur Tebboune. C’est ce qu’il faut.
    J’ai l’impression que l’époque des blagues économiques à la Sellal-Bouchouareb et haddad est révolue.
    Peut-on espérer une Algérie meilleure? Je crois que oui.




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    induran
    25 juillet 2017 - 16 h 06 min

    Monsieur Zaatar je suis entierement d’accord avec vous et je rajoute qu’il faur vendre tous les produits qui traversent la frontiere au meme prix que de l’autre coté.




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      zaatar
      26 juillet 2017 - 7 h 17 min

      Induran ou Indurain, je fût un fervent supporter de ce coureur cycliste, le seul à avoir remporté le tour de France à 5 reprises consécutivement…même le canibal Eddy Merkx, qui l’a aussi remporté à 5 reprises, ne l’a pas fait d’une manière consécutive. Miguel, restera dans les annales de ce sport et tout le monde se rappellera de cycliste et de sa célèbre équipe la Banesto.




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    Anonyme
    25 juillet 2017 - 12 h 55 min

    Si on poursuit ce raisonnement il faut interdire toute les exportations parcequ’elles concernent des produits soutenus meme s’il ne s’agit que de l’electricité qui a servie à la fabrication.Le probleme est donc plus complexe qu’il ne le parait et certaines reformes parfois douloureuses sont necessaires pour rendre notre economie plus agressive.La chine n’inonde t’elle pas le monde de ses produits a des prix inimaginables et pourtant sa balance commerciale est excedentaire avec tout le monde.




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      Djamel BELAID
      27 juillet 2017 - 13 h 26 min

      ANONYME. Certes, vous avez raison, il s’agit de trouver un juste milieu. Les USA et la France subventionnent par exemple l’exportation de leurs céréales et autres produits agricoles. L’OMC les surveille et interdit cette pratique, mais ils trouvent toujours un moyen ou un autre. QUANT A NOUS. Sommes nous assez forts économiquement pour subventionner des exportations agricoles? Il me semble que s’il y a une priorité, ce serait d’aider les petits fellahs et petits éleveurs. Par leurs pratiques (labour, labour de la steppe, surpâturage), ils provoquent une catastrophe écologique (érosion, désertification, salinisation) dont on ne se rend pas compte. C’est vers eux que devrait aller une partie des subventions. Djamel BELAID Ingénieur agronome.




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    zaatar
    25 juillet 2017 - 9 h 04 min

    Je ne sais pas si nos exportateurs (pour peu qu’il y en ai) ont des soucis à se faire. Et la contrebande au fait? c’est une des masses de transferts d’argent de l’Algérie. Un litre de gasoil au Maroc (à Oujda) est cédé entre 8 et 9 Dh c’est à dire un peu moins d’un euros en gros autour de 100 DA Algériens. Chez nous, il est cédé à la pompe à 20,42 DA. Différentiel donc de 80 DA. Combien de litres de gasoil passent la frontière marocaine par an? combien de litres d’essence passent la frontière marocaine par an? L’Algérie perd entre 2 et 3 Milliards de dollars chaque année dans cette contrebande. C’est prouvé et démontré…alors Mr Tebboune, si vous êtes vraiment sérieux…il faut oser. Et la seule solution c’est de mettre le gasoil à 100 DA le litre à la pompe. Je sais, on va me dire que je ne suis pas sérieux, mais c’est la seule solution il n y en a pas d’autres. Vous aurez beau surveillé toute la frontière Algéro-Marocaine mètre par mètre qu’il y aurait des milliers de mètres cubes de gasoil qui passeraient de l’autre côté.




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      Djamel BELAID
      27 juillet 2017 - 14 h 02 min

      Récemment, aux frontières Ouest, les pouvoirs publics ont fait construire des obstacles (fossé de grande dimension), détruit des entrepôts situés en bordure de frontière et renforcés les contrôles. Ce serait intéressant de voir ce que cela a donné. Mais, il faut aussi donner de l’emploi aux jeunes qui s’adonnent à ce genre de trafic.




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    Larnaque
    25 juillet 2017 - 0 h 08 min

    Ce n’est que maintenant que l’État se réveille? Il existe tout un système de transfert illicite de devises via les exportations de produits alimentaires. Par exemple, un importateur bien connu établi au Québec inonde depuis quelques années le marché montréalais de toutes sortes de produits alimentaires algériens (Hamoud Boualem, Ngaous, pâtes, couscous, farine, semoule, huile d’olive, biscuits, etc.) qu’il importe au Canada par l’intermédiaire d’une compagnie algérienne d’export qui lui appartient. Un stratagème gagnant-gagnant. Ces produits se retrouvent sur le marché de Montréal à des prix de détail parfois plus bas que ceux pratiqués en Algérie. Par exemple HB et Ngaous 2L vendus au détail à moins d’un dollar canadien en plein Ramadhan. Comment est-ce possible? Un bradage à grande échelle qui ne serait pas possible sans complicités en Algérie (services douaniers et banques en particulier). Et le consulat d’Algérie à Montréal dans tout ça? C’est à croire qu’il ne se sente pas du tout concerné par cette nouvelle forme de dilapidation « légale » de devises qui se fait au vu et au su de tout le monde.




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      merzak
      25 juillet 2017 - 1 h 03 min

      une bouteille 2L a moins d’un dollar canadien? je pense pas!




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    FISSOU
    24 juillet 2017 - 19 h 20 min

    Enfin notre Premier Ministre va mettre fin à la supercherie institutionalisée en vol organisé comme l’exportation de produits subventionnés en Algérie tel que le couscous lequel est issu d’une semoule de qualité constituant un produit subventionné en Algérie et que certains considèrent comme une exportation réussie .
    Allez -y en France et voyez nos produits alimentaires dans les étals et dont les prix défient toute concurrence
    Une autre remarque , il est anormal de faire sortir hors du territoire des produits et articles que nous avions importer à coup de devises fortes pour les revendre à l’étranger .
    Au fait est-ce que le tabac de Virginie vient d’Algérie , je pense que oui ; à voir les gens qui quittent le territoire avec des quantités énormes de cartouches de Marlboro !




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      Djamel BELAID
      25 juillet 2017 - 8 h 37 min

      Il est anormal d’exporter de la semoule, du couscous ou des pâtes alimentaires fabriquées avec du blé dur importé et donc payé en devises.
      Idem pour les sodas dont le sucre est importé à 100 % (Cevital ne fait que raffiner du sucre roux importé en devises du Brésil).
      Concernant les fruits et légumes exportés, si l’Etat facturait réellement aux fellahs le coût des barrages hydrauliques qui a permis de fournir l’eau d’irrigation, ces produits seraient bien plus chers (et nous ne parlons pas des différentes subventions sur les intrans, les concessions agricoles gratuites et l’absence d’impôts sur les activités agricoles). Actuellement, ils sont bradés.
      L’Algérie, pays semi-aride et aride, a-t-elle vocation à nourrir les Européens? Djamel BELAID. Ingénieur agronome.




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        Youcef sadek
        25 juillet 2017 - 12 h 14 min

        Si quelqu’un peut toucher un mot pour notre vaillant 1er ministre qu’il le fasse… car notre khazina (tresor public)
        Est pillé que chaque jour qu’Allah fait…
        qu’il fasse un tour du coté d’une laiterie appartenant un mec sans pitie qui vient d acquérir une usine flambant neuve en Espagne avec l argent du peuple algérien: quelques centaines de litres de lait de vache mélangées au lait de poudre importé et le tour est joue; a minuit, des camions citernes de toutes les régions remplissent leur citerne et vont vers boudouaou,bitkhadem, betouche dergana et le font passer pour du lait collecte a freha et environs!!!
        Algériens de coeur, passez le message a mr Tebboune. et vite serait le mieux




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          Atlas
          28 juillet 2017 - 10 h 18 min

          Ce que vous dites est tout à fait exact, mais la solution consistant à ne plus subventionner les produits du jour au lendemain comme le proposent certains n’est évidemment pas la bonne. Le pari à réussir c’est de maintenir un coût de la main d’œuvre faible sans soutien des prix. Un coût de la main d’œuvre faible est nécessaire si on veut que le pays soit attractif pour les investissements étrangers. C’est à ce prix que certains pays ont réussi leur décollage économique.
          Comment faire? La recette est assez simple dans son énoncé:
          Il faut produire localement les produits actuellement importés et soutenus.
          C’est donc un effort important qui devrait être demandé à notre agriculture et à tous les secteurs qui contribuent à son développement, notamment l’hydraulique, l’énergie et la production d’engrais pour ne citer que ceux-là. Toutes les autres solutions ne sont que des rustines sans effets à long terme, et pour cause:
          1) En subventionnant les produits de première nécessité, on subventionne en réalité un coût de la vie faible, donc des salaires bas pour y faire face et par conséquent un coût de main d’œuvre faible dans le coût global du produit. Le coût de la main d’œuvre étant un intrant non négligeable du coût de nos produits manufacturés, on peut déjà en conclure que tout produit fabriqué en Algérie est en réalité financé en partie par l’état.
          2) Les autres postes de charges telles que l’énergie et l’eau ne sont pas dans la réflexion qui est proposée. C’est un tort car cette partie non visible est tout aussi importante, à titre d’exemple:
          Un litre de boisson gazeuse (qu’on trouve assez facilement dans certaines grandes surfaces en France) nécessite pour sa fabrication environ 10 litres d’eau dont une partie est de l’eau traitée. En effet, comme dans la plupart des industries agroalimentaires les eaux de process et celles nécessaires à l’hygiène sont très importante. Ce litre de boisson nécessite également du gaz naturel pour fabriquer le gaz carbonique et de l’énergie électrique pour le process. Cette eau, ce gaz et cette électricité que nos industriels ne gèrent souvent pas avec la rigueur voulue compte tenu de leur prix relativement bas seraient beaucoup mieux utilisés au développement de notre agriculture comme mentionné plus haut.
          Produire localement les produits de grande consommation actuellement soutenus n’est pas une utopie :
          Pour le sucre nos voisins marocains ont bien réussit le pari de la betterave sucrière. Nous pourrions également faire le pari avec nos voisins du sud d’une industrie sucrière basée sur la canne à sucre. Nos industriels devraient être encouragés voire poussés à aller faire ce genre de solutions. Ce genre de projets où les deux pays sont gagnants devrait être privilégiés puisque le souhait à l’échelle régionale et de stopper l’émigration par le développement.
          Idem pour l’huile, le tournesol qui demande un fort ensoleillement est un sol pas très riche est tout à fait adapté à notre géographie, sans parler de l’arachide cultivée de longue date au sud et qui est actuellement importée uniquement pour la pâtisserie, ni de l’huile d’olive, ni même de l’huile de palme que nous pourrions également développer avec nos voisins du Sud.
          Que dire de l’amande dont nos collines étaient couvertes et qu’on importe maintenant de Californie ou d’Espagne
          Idem pour les céréales et notamment le blé pour lequel l’expérience du blé produit au sud doit être étendue le blé doit faire l’objet d’un changement de type de consommation dans notre pays. La façon dont le pain est gaspillé est inadmissible. Un pain tel que le pain de mie qui peut tenir une semaine sans devenir impropre à la consommation est plus adapté à notre situation et devrait être le seul subventionné. La baguette à la française devrait être vendu au prix coutant, nous n’avons pas les capacités de production de blé de la France.
          Il est malheureux de constater que des produits tels que les pois chiches, les lentilles, les haricots secs qui étaient encore cultivés dans le années 70 ne le sont plus. Même le riz était cultivé dans la vallée du Cheliff.
          Bref, on pourrait écrire pendant des heures tant il y a à faire et tant les possibilité de ce pays sont grandes.




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