Contribution – De l’insoumission de l’élite émergera la figure de l’intellectuel

Harbi élite
Mohamed Harbi. D. R.

Par Youcef Benzatat – Le concept d’élite est un concept très vaste qui désigne les personnalités les plus compétentes dans tous les domaines qui structurent la société et lui donnent une forme organique homogène. Ce sont, en effet, l’ensemble des personnes qui occupent des places au sommet des hiérarchies dans leurs domaines respectifs. C’est pourquoi on peut parler d’élite médicale, sportive, universitaire, etc. où il s’agit de hauts cadres qui occupent des fonctions dans l’administrations et les institutions qui structurent l’Etat et dans les entreprises publiques, ainsi que dans les corporations indépendantes de l’Etat, qui ont leur propre élite et qui sont partie intégrante de l’élite de la nation. Parmi celles-ci on distingue les écrivains, les journalistes, les artistes et toute organisation ou association de la société civile autonome investie dans un domaine particulier, telle que la défense des droits de l’Homme, des droits de la femme, des droits de l’enfant, des travailleurs, des chômeurs, l’écologie, la lutte contre la corruption, etc.

De ce fait, l’élite s’exprime généralement à partir de son domaine de compétence et sur les problèmes liés à son champ d’action. Ce n’est qu’à partir du moment où cette élite franchit les limites de son champ de compétence et intervient sur les nœuds des principaux problèmes que rencontre la société que va s’opérer son changement de statut, en passant de simple élite au statut d’intellectuel. C’est donc à partir de cette élite qu’émerge généralement la figure de l’intellectuel par une insoumission à son champ d’action prédéterminé. Ainsi, l’intellectuel apparaît dans la société comme un insoumis à l’ordre qui le conditionne et qui conditionne par là même sa société. L’insoumission de l’élite est une condition essentielle pour l’émergence de la figure de l’intellectuel.

En franchissant les limites de son champ d’action prédéterminé, l’élite devient observatrice privilégiée de sa société et de ses problèmes et s’efforce d’agir aussi bien par la prise de parole publique que par l’action militante sur ses blocages et ses impasses afin de la faire avancer vers plus d’harmonie, de liberté, de justice, d’émancipation, de progrès, de modernité et de démocratie. Son statut bascule vers celui d’intellectuel et devient éveilleur de conscience et dont le discours se cristallise en référent, telle une lumière qui balise les chemins obscurs de ses contemporains.

Depuis 1962 et le tournant de l’indépendance nationale, l’Algérie n’a pas vu l’émergence d’une telle figure d’intellectuel, capable d’engagement pragmatique et assumant une responsabilité altruiste au profit d’une Algérie débarrassée de ses démons identitaires, religieux, politiques, patriarcaux et toutes sortes de problèmes qui ont fait surface avec l’avènement du recouvrement de la souveraineté nationale.

Parmi l’élite qui essaye tant bien que mal d’endosser cette posture d’intellectuel ou que l’on voudrait lui attribuer, dont la qualité d’intellectuel apparaît d’emblée usurpée, notamment Mohamed Harbi, Rachid Boudjedra, Mohamed Benchicou, parmi tant d’autres, elle a du mal à franchir son champ d’action, sans pour autant s’avouer impuissante à franchir ce pas. Chacun se contentant d’assumer son statut d’élite dans son domaine de prédilection, successivement, historien, écrivain et/ou journaliste-écrivain, sans autre prétention que de penser et d’agir dans le cadre limité par son statut d’élite.

Question identitaire : le maillon faible

Ainsi, Mohamed Harbi soutient que le système du pouvoir algérien n’est pas une dictature militaire, il est seulement un régime autoritaire. A se demander qu’est-ce qu’un régime qui n’est pas une dictature, donc une démocratie, à défaut d’être une monarchie, mais autoritaire. Le régime algérien serait donc une démocratie autoritaire. Par ailleurs, il considère que les militaires partent tôt à la retraite et se convertissent en agents administratifs, occultant le fait que ces derniers se convertissent beaucoup plus dans les affaires à partir du noyautage de l’administration pour en garder le monopole. Occultant de fait que ce parti pris serait la volonté des militaires de prendre en otage l’administration !

Par ailleurs, sa réponse à la question identitaire consacre l’aspect multiculturel et multiethnique de la société comme solution dont l’aboutissement est une société ghettoïsée où les frontières entre ethnies diverses s’érigent plutôt en barrières, en murs et où la question de la nation redevient problématique car se fondant sur l’hétérogénéité et non pas sur l’homogénéité d’une société transculturelle et métissée. C’est cela même le déficit de l’analyse de Mohamed Harbi qui est resté cloisonné dans les théories culturalistes des années 1970. Alors que l’Algérie a besoin d’une conception de l’identité où toutes les Algériennes et tous les Algériens puissent se reconnaître. Une identité qui prend en compte les métissages et les populations qui sont généralement évacués de l’analyse tels que les populations noires qui peuplent le Sud algérien et les métissages millénaires issus des diverses populations qui ont été amenés à s’installer sur le territoire national, pour une raison ou une autre !

Cette réponse à la question de l’identité vient, en effet, étayer sa conception de la «démocratie autoritaire» propre aux structures mentales patriarcales qui caractérise toute forme d’autoritarisme et de totalitarisme politique. Le père est sacré ! Il n’est pas dictateur, il assume son rôle paternel avec autorité ! Les structures tribale et ethnique doivent demeurer pures et inaltérables par aucune souillure de métissage. Alors que la «langue de la démocratie», qu’il appelle de ses vœux, est une langue universelle et fait partie de la forme d’organisation politique qu’elle suggère et qui se résume en un mot : la souveraineté de l’Etat. Par souveraineté de l’Etat, il faut entendre la séparation de l’Etat de toute intrusion qui n’est pas lui-même, à savoir l’identité, le militaire, la religion, qui ne doivent le contraindre sous aucune façon. Cette langue se résume à la citoyenneté, le suffrage universel, la démocratie sans adjectif, la liberté de conscience et la séparation des pouvoirs, religieux, judiciaire, militaire et financier. C’est une contradiction intenable dans son discours. Une société multiethnique et multiculturelle est incompatible avec la langue de la démocratie qu’il suggère car elle fait subir à l’Etat une aliénation qui l’empêche d’être lui-même et de jouir de sa pleine souveraineté !

Il faut se rappeler que Mohamed Harbi, en tant qu’élite de la corporation des historiens et qui enseignait la théorie des systèmes à l’Université Paris VIII à Saint Denis, les années 1990, est aussi un ancien cadre de l’institution militaire et ancien moudjahed ! C’est cette impuissance, caractérisée de soumission, à critiquer objectivement et pragmatiquement sa corporation d’appartenance, doublement, militaire et historienne, qui constitue l’obstacle objectif à franchir le pas du statut d’élite vers la figure d’intellectuel libéré et engagé au côté du peuple au profit du développement de sa société.

Morceler le territoire national, pervertir la déontologie…

Mohamed Benchicou, doyen de l’élite des journalistes et écrivain, pêche par la même impuissance à franchir ce pas vers la figure de l’intellectuel éclairé et agissant. Ses analyses sur la crise du pouvoir ne sont pas dénuées de fondement mais elles restent brouillées par cette soumission à la corporation et au piège de sa déontologie. Il est communément admis dans le milieu journalistique et dans l’opinion de l’élite, généralement, que le pouvoir est en permanence sujet à guerre des clans et que, depuis l’arrivée de Bouteflika, celle-ci n’est plus cantonnée entre militaires seulement car les civiles y ont pris part et ont constitué une force d’influence avec la puissance de l’argent. Entendre que les civils détiennent un pouvoir de décision qui leur permet d’influencer le choix des gouvernants et l’orientation politique du système de pouvoir.

La dernière guerre que l’on nous rabâche depuis quelque temps, celle qui opposa dans une première bataille le clan de l’état-major associé au clan des civils (la famille Bouteflika et ses alliés parmi les grosses fortunes) contre le DRS, et qui a fini par l’éviction de ce dernier, s’est muée, nous dit-on, en une deuxième bataille entre ces deux clans vainqueurs, autrefois solidaires, où le clan des Bouteflika pourra la gagner contre celui de l’état-major. Notamment grâce aux soutiens des puissances étrangères. Une thèse largement reprise et développée par Mohamed Benchicou. Alors qu’en vérité l’issue de cette deuxième bataille est, comme toutes celles qui l’ont précédée, conditionnée par le consensus des généraux, chefs des six Régions militaires, à basculer pour l’une ou l’autre partie. Or, de coutume, l’union sacrée de l’armée ne permettrait jamais à un clan de civils de prendre le dessus sur l’état-major, ce qui constituerait un préjudice grave à sa propre intégrité. C’est d’ailleurs ce qui fait la force et la pérennité de ce système de pouvoir et sa confiscation permanente du politique. Même s’il advient que ce consensus jetterait son dévolu sur le clan des civils, ce ne sera jamais contre l’état-major en tant qu’institution mais seulement contre la personne conjoncturellement à ce poste, en l’occurrence Gaïd Salah, dont le conflit d’intérêt avec Saïd Bouteflika est arrivé à un point de non-retour, nous dit-on. Dans tous les cas, les militaires s’en sortent toujours vainqueurs. Les analyses partielles des différentes élites nous informent qu’une bataille dans la bataille est enclenchée, cette fois-ci, entre Ouyahia et Belaïz, candidats de substitution à la non-représentation d’Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat pour pallier l’éviction de son frère Saïd.

Mais les élites du journalisme sont tenues à se conformer à la déontologie de la corporation et bannir de leur langage la notion de dictature militaire au profit d’un autoritarisme plus flou que la démocratie de façade qui lui sert de faire-valoir. Pour faire croire qu’elles luttent contre le système de pouvoir, mais en vérité elles luttent pour leur survie, avec toutes les compromissions que cela implique, avec cynisme et tartufferie. En donnant à voir qu’elles assument leur devoir critique du pouvoir, tout en prenant le peuple pour des imbéciles.

Sur la question de l’identité, Mohamed Benchicou a encore une fois démontré son impuissance à franchir le pas vers l’insoumission, en cédant son journal Le Matin à un groupuscule berbériste qui en a fait une vitrine de propagande pour le mouvement séparatiste kabyle. Contribuant de la sorte à la compromission de l’édification d’une nation dans laquelle tout Algérien et toute Algérienne serait représenté, quelles que soient ses origines, ethniques et culturelles. Privilégiant le morcellement du territoire national et la séparation ethnique de la population. De ce fait, il n’a pas seulement failli à sa responsabilité d’élite de la nation ; pire, il a même transgressé la déontologie de sa corporation en la pervertissant.

Rachid Boudjedra, doyen des écrivains et ancien moudjahid, malgré sa prolifique et audacieuse production littéraire, est complètement absent du débat politique et va jusqu’à faire allégeance au pouvoir dans ses déclarations, sans émettre la moindre réserve sur la confiscation du politique publiquement, ni agir sur les terrains des luttes pour les libertés et la démocratie. Il ira jusqu’à pervertir la réalité, en accusant la population de submerger la société d’islamisme, alors que c’est plutôt le pouvoir qui l’inonde avec ! La plus grande escroquerie des élites qui squattent le déficit d’intellectuels dans notre société depuis l’indépendance nationale fut le jour où ils ont manifesté devant le siège de l’Arav en soutien à Rachid Boudjedra dans l’affaire de la caméra cachée d’Ennahar TV, en s’autoproclamant intellectuels par les médias qui les représentent dans des configurations claniques.

Il n’y aura pas de changement ni de transition démocratique si les élites ne se décident pas à déserter leurs corporations et leurs corps d’aliénation par l’insoumission et l’engagement dans les luttes politiques et l’affrontement dans le débat de société.

Y. B.

Comment (60)

    Anonyme
    2 août 2017 - 14 h 21 min

    Non, non, ketchini qim nekini ad rouhagh. c’est moi qui cède la place!
    Voyons, je plaisantais ! C’était du cinéma. Je voulais juste taquiner Krimo, Ya Sidi parce qu’il me paraissait plutôt intéressant comme mec ! Je n’ai aucun plaisir à blesser autrui. Et d’ailleurs je lui présente mes plus plates excuses si je l’ai blessé, il n’y avait aucun contentieux entre nous, et je n’avais ni raison ni envie de le chercher sur ce terrain-là.
    Maintenant moi aussi, je quitte la scène pour aller désespérer ailleurs (…).




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    zaatar
    2 août 2017 - 13 h 50 min

    Quelle tournure!!!! je croyais qu’il n y avait que du raffiné ici… ma foi. Je retourne à mon moulinet et mon panier de pêche en attendant la nuit de rejoindre mon télescope improvisé…. vive la nature, elle au moins est véritablement raffinée lorsque l’on sait la respecter.




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    Dr Knock
    2 août 2017 - 12 h 02 min

    Wawouw ! Je n’aurais pas dû placer un facteur déclenchant comme Pavlov. Je savais pourtant que je n’avais pas affaire à un grand truffier mais plutôt à un du genre coprophage aux crocs acérés.
    Je ne vous avais pas tant demandé pour vous faire votre anamnèse ici. Il suffisait de vous lire pour vous dispenser de fournir la preuve que c’est sur ce terrain de l’injure que vous êtes surdoué.
    J’avais surtout évoqué « le poinçon et les atavismes refoulés » qui vous activent et vous envoient puiser dans le marigot où vos neurones ont trempé, pour y trouver les pires des injures.

    Mais à l’injure, on ne répond que par l’injure, moi je ne vous rejoindrais pas dans la fosse à purin où vous vous inspirez.
    Je choisi donc du haut de ma suffisance : le mépris !




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    Dr Knock
    1 août 2017 - 13 h 54 min

    Non Zaatar n’était pas concerné. Je n’ai pas dit : « deux nostalgiques ».
    Ce que le toubib aurait eu à vous dire, n’est pas dans la veine de ce que vous écrivez. J’ai déjà du mal à circonlocutionner sous les fourches caudines et le format requis pour vous faire parvenir mes amitiés et pour vous rendre à la mesure de votre mépris.
    La perche que vous me tendez n’est pas assez longue pour titiller mes neurones, et non parce que ma suffisance refuserait de condescendre à votre portée, et le terrain ou vous évoluer n’est pas de ceux où j’ai l’habitude d’officier même s’il ne m’est pas indifférent et qu’il m’interroge, autrement peut-être, aussi.
    Bien-sûr, il vous a fallu réviser vos classiques, tant mieux pour vous, vous auriez, malgré moi, appris quelque chose.
    Encore eut-il fallu que vous ayez compris où je voulais en venir. Je faisais allusion à ceux qui ont été « poinçonnés » et dont cet article a réactivé des atavismes refoulés. Je ne savais pas que vous étiez concernés à la fois pour et contre !
    Je vous suis avec beaucoup d’admiration, à force de prendre de la graine qui suinte de l’écran quand je vous lis je risque de me péter le gésier !




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      Krimo
      1 août 2017 - 23 h 03 min

      Toubib,

      A votre bon plaisir et pour ne pas laisser votre âme en peine, j’ai suivi votre conseil avec cette inespérée opportunité en vous lisant «il vous a fallu réviser vos classiques, tant mieux pour vous, vous auriez, malgré moi, appris quelque chose». Voici, parmi les classiques, ce qu’une plume des plus acérée de la langue française écrit :

      «Rien n’est plus odieux de nos jours, humainement plus odieux, plus humiliant que de regarder un Algérien (un français dans le texte original) moderne dit lettré, dépiauter narquoisement un texte, un ouvrage. .. n’importe quelle bête à côté possède une allure noble, pathétique et profondément touchante. Mais regardez ce bravache grelot si indécent de suffisance, obscène de muflerie fanfaronne, d’outrecuidance butée, comme il est accablant. .. Que lui expliquer encore ? lui répondre ?. .. Il sait tout !. .. Il est incurable ! S’il a obtenu son bachot alors il n’est même plus approchable. Le paon n’est plus son cousin. Tout ce qui peut ressembler même vaguement à quelque intention poétique, lui devient une insulte personnelle»

      Ya si khouna et’bib, pour paraphraser Molière et donner plus d’avenant a votre pédantisme dans la jactance, vous êtes «un précieux ridicule»




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        Dr Knock
        2 août 2017 - 13 h 04 min

        Hôôô ! Je savais que votre cerveau était connecté sur Gougueule. Désormais, dès que j’aurais une recherche à faire, je vous allumerai ! Je vous fait Doctus cum libro illico (allez chercher sur la Toile). (…)




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    Krimo
    1 août 2017 - 0 h 43 min

    Mello,

    Toutes mes excuses pour cette tardive réponse. Ce que vous dites est plus vrai que vrai quand a ce mal qui nous ronge « le mal algerien » (tiens Peyrefitte qui revient). Oui on est d’accord sur tout mais on ne s’accorde sur rien. Mon point de vue, les valeurs ont foutu le camp.

    La Cite n’existe plus, et ce merveilleux monde de valeurs humaines incarnées jadis par notre monde rural fait face au néant. Alger ou toute autre ville est assaillie par la Cour des Miracles.

    « Khalouta, la rass la sass »




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    Krimo
    31 juillet 2017 - 15 h 33 min

    Zaatar,

    Mon bon ami, j’ai tarde a vous répondre, parce que la réaction du « toubib » qui nous lit m’ a éloigné du clavier. Son post précèdent a fait sortir du terrier deux «nostalgiques» de leur état et l’un deux avait gagé, sur son imminente réaction sur le fond et la forme si je faisais ma tartinade de culture ….. et l’on s’est retrouve comme de joyeux drilles, autour d’un bon repas a bruler nos illusions comme au bon vieux temps. Heureusement qu’il s’en est tenu a un mot qui a «suffit» parce que la deuxième allusion était un peu méchante de ma part. On a aussi revisité l’immense Jouvet dans sa parodie de la dérision, surtout quand « le toubib » nous fait du Lon Chaney.

    «Dieu ne joue pas aux dés» et son alter ego lui répondit «Qui êtes-vous M. Einstein pour ordonner à Dieu ce qu’il doit faire».

    Vous dites «c’est comme cela que suis pragmatique, rationnel et objectif».
    Mon bon ami le pragmatisme est un couteau a double tranchant, il allie certes intelligence et objectivité, il lui arrive aussi de heurter les conceptions cartésiennes et rationalistes …… mais sans renoncer à la LOGIQUE ……. dans la mesure où la logique ne soit pas une propriété individuelle. Le pragmatisme à mauvais escient tue le rêve et devient l’ennemi de la croissance. Bill Gates en a pâti, quand il a dit « que je mettrai un ordinateur sur chaque bureau » et des pragmatiques lui répondirent en ce temps : mais personne n’utilise l’ordinateur.

    Zaatar paraphrase le grand Albert et me tance «Croyez-vous que la Lune n’est pas là lorsque personne ne la regarde» et je paraphrase un autre pour répondre «La mécanique quantique démontre que la Lune n’est pas là lorsque personne ne la regarde».

    Dans votre partie, que je relie a « votre brillantissime résumé » vous vous évertuez a expliquer un mystère par un autre. Votre Science est vraie et objective surtout quand ses affirmations se réfèrent a ce qui arrive à l’intérieur d’un laboratoire.
    Sortez un peu de votre labo …… deux jumeaux sépares n’auront jamais un comportement identique dans les moindres détails, et c’est la vie de tous les jours qui le dit.

    Chaude poignée de mains et bien des choses.




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      zaatar
      1 août 2017 - 7 h 27 min

      Bonjour cher ami Krimo,

      Je crains que vous n’ayez mal saisi mes propos sur le pragmatisme, l’objectivité et le rationnel. J’aurais pensé qu’un aussi doué que vous dont la connaissance dépasse un « level » du commun des mortels aurait facilement surfé sur les idées des autres. Mais là n’est pas la question ni la discussion. Et on se doit de pousser les choses un peu plus loin. Il est certes évident que l’on ne maîtrise pas toutes les choses et tous les événements de l’univers. Il y a beaucoup d’inconnus qui échappent encore aux scientifiques. Néanmoins, et c’est ce dont je suis convaincu, au même titre que bon nombre de « pougnes » (qui n’arrêtent pas de gratter sur le papier) tout s’érige autour des quatre forces de la nature et des particules élémentaires qui constituent la matière, la matière noire peut être et peut être encore d’autres matières qui nous échappent. Vous devez certainement connaitre qu’il y a 6 types de quarks dont deux types seulement constituent toute la matière visible de l’univers (le u et le d). A partir de là, et même si la mécanique quantique ne se concilie pas encore avec la relativité générale, tout événement est lié à un ensemble de particules « manipulées » par les forces de la nature, jusqu’à la réflexion du cerveau humain dont l’alchimie des tissus, des composants, des substances, des secrétions hormonales…etc coordonnée aux phénomènes électriques n’y échappent pas. En d’autres termes, et en sortant du labo bunker, si les deux jumeaux séparés n’auront pas un comportement identiques c’est juste que parce que les événements antérieurs à leurs »fabrications » de part les interactions des forces, électromagnétique principalement qui lie les atomes, molécules, macro molécules, réseau cristallin jusqu’aux cellules et organes, ont voulu que ça soit ainsi. Quoique des jumeaux peuvent avoir un comportement identique jusqu’à la fin de leur vie, la probabilité n’est pas nulle, c’est juste une question de taille de l’ensemble référentiel. C’est comme la question d’existence d’une autre vie ailleurs que sur terre. Tout le monde s’accorde à dire qu’elle existe ailleurs, alors qu’on en a aucune preuve. Seulement au vu de l’immensité de l’univers et du nombre de combinaisons possibles de la matière grâce aux forces de la nature, la probabilité n’est certainement pas nulle, elle est même proche de 1. Quand à la lune qui n’existe pas lorsque personne ne la regarde au même titre que l’explication de la dualité onde-corpuscule de la lumière, ou de l’effet tunnel ou même de tout autre événement faisant jouer le phénomène onde-corpuscule de la matière, la succession d’événements nécessaires dans le cerveau humain (à venir très certainement) pour établir la liaison entre le « phénomène quantique » et la relativité générale pourrait régler cette question par un apport concret « observable » et scientifique. N’a t’on pas démontré l’intrication quantique sur plus 1400 km (les chinois récemment) d’éléments de matière (des protons je crois)?. L’avenir sera plein de surprises très certainement, mais tout reste sujette à des causes antérieures…il n y a pas de générations spontanées. Bien à vous l’ami.




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    Dr Knock
    29 juillet 2017 - 10 h 11 min

    @ Ya Si khouna Krimo ! Vous resquillez dans un train en marche qui est parti sans vous il y a plusieurs débats avant celui-ci. Vous ne lisez sans doute pas les filigranes.
    C’était un clin d’œil à Zaatar , pas à vous. Suffisance ? Suffisance ? Est-ce que j’ai une gueule de suffisance ?
    Le nom du Dr Knock évoque tout, sauf justement la suffisance ! Il s’agit plutôt d’autodérision. Mais bien sûr ce n’est pas mon pseudo qui vous a dérangé en vérité. Vous autres qui n’hésitez pas à resquiller sur des thèmes qui réveillent votre nostalgie d’un temps perdu, il n’est pas difficile de vous repérer et de vous sortir de votre terrier ! Vous venez de confirmer ici ce que vous avez infirmé contre Zaatar ! Té, je vais changer de pseudo : Dr Pavlov ça vous irait ?




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    Krimo
    29 juillet 2017 - 0 h 41 min

    Zaatar,
    Desole mon bon ami ce n’est pas un poinçon mais une tranche de vie, avec ses hauts et ses bas.

    La SM, le diktat, la terreur le `«hisb ethouar», les trois révolutions, l’industrie industrialisante, le «socialisme spécifique» le service national, la trans, le barrage vert …….. et bien d’autres à longueur de bras que je pourrai encore énumérer. …… c’est à tirelarigot que l’on entend, qu’on lit des plumes désabuses nous dire que tout le mal d’aujourd’hui vient de là. Si vous sortez de cette Ronéo comme pale duplicata et vous en êtes convaincu, tant mieux pour vous et tant pis pour la raison.

    Ya bouguelb cela fait presque 40 ans qu’il est aux mains de son créateur et l’on s’évertue à lui imputer la faillite de ses successeurs, comme si les pauvres avaient été lobotomisés.

    Vous dites «que le mal était déjà fait pendant la guerre de libération?». Je serai ravi que vous me citiez une «belle guerre de libération» ou une fascinante révolution.




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      zaatar
      29 juillet 2017 - 19 h 03 min

      Krimo,

      Si c’est à tire- larigot qu’on entend et qu’on lit que tout le mal du pays est à mettre sur le compte de cette époque c’est qu’il doit y avoir au moins un peu de vrai. Je reste pragmatique vous savez. J’ai un esprit plutôt scientifique, rationnel et objectif. J’adore les proba-stats. Du compte si une majorité approuve une assertion fatalement il doit y avoir du vrai dans cette assertion. C’est aussi le principe qu’adopte l’humanité entière pour se tirer d’affaire sur beaucoup de questions épineuses. Ceci étant, je reviens à la guerre de libération. L’histoire nous apprend (et il y a encore à savoir et à apprendre) qu’il y avait deux guerres en fait. L’une contre l’occupant Français, et l’autre fratricide entre responsables de l’époque. Reste à se dire pourquoi la seconde. La suite nous a donné des éléments de réponse je crois. L’assassinat de Abane Ramdane et de tant d’autres, et l’état de déliquescence vers lequel a été conduit le pays. Il ne faut pas être Einstein pour deviner ce qui se cache sous la couverture. Et pour ma part je n’ai même pas besoin de preuves supplémentaires ni des archives détenues ci et là des deux côtés de la méditérannée. Ce qui a été engendré à l’époque de l’après guerre et qui a fait que c’est à tire-larigot que l’on écrit, entend et dire à ce sujet est synonyme du fracas réel que tout le reste qui a suivi a tenté de mettre sous la couverture. Bonne journée l’ami.




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        Krimo
        30 juillet 2017 - 2 h 34 min

        Zaatar,
        Vous dites : «J’ai un esprit plutôt scientifique, rationnel et objectif.»

        A Dieu ne plaise . Il y a 2000 ans Saint Thomas disait : «Je ne crois qu’en ce que je vois» et il n’était pas scientifique du tout.

        Vous relevez du monde scientifique, votre travail vous a aguerri a une forme de raisonnement, c’est très bien, mais vous ne pouvez ignorer qu’il y a les sciences appliquées et la recherche fondamentale. Les Sciences Exactes (pour faire court) 2 + 2 doivent faire 4 (bien que le « raisonnement par l’absurde démontre » que 2 = 3). Dans la recherche fondamentale, généralement un travail consiste a étayer une hypothèse existante ou l’élaguer pour en proposer une nouvelle et ainsi de suite. L’évènement fortuit a aidé a faire jaillir la lumière, Archimède a poussé son EUREKA en prenant son bain et Newton a compris parce qu’il a reçu une pomme sur la tête. Vous êtes passionné par le Bigbang, rien que durant ce siecle voyez tout ce qui s’est dit, voire affirmé, sur le sujet. Le Big Crunch apparaissait comme évident et maintenant c’est la théorie du trou noir, et là je vous cite.

        Vous vous êtes interrogé sur la disparition des dinosaures. Au départ, la majorité d’entre eux étaient végétariens, c’est par tonne que consistait le repas, la flore existante ne suffisait plus, alors logique, mais qu’en est-il des carnivoresɁ Le T-Rex, le fameux Tyrannosaure lui s’en fichait si c’était chair fraiche ou charogne. Encore d’autres hypothèses …. parmi elles, la météorite plus probante et ses conséquences immédiates. On n’en trouve trace qu’au Mexique, l’impact réel pouvait-il affecter la terre entière, les traces de ses reptiles ont été découvertes aux quatre coins du monde. Le raisonnement s’affute et voilà qu’on découvre des coulées de laves, une activité volcanique intense et anormale, survenue à la même période sur les flancs de l’Himalaya et le génie humain va conforter la thèse de la météorite. L’impact de la météorite a activé la plomberie volcanique dans les entrailles de la Terre, et ainsi cette même Terre dégueule un peu partout, ce qui n’est point propice pour la vie. Récemment, on s’intéresse a l’incubation des œufs de ces reptiles qui nécessitait, semblerait-il quelques mois, les géniteurs n’auraient pas assuré leur devoir pour faire incuber leurs œufs, ils auraient démissionné (raison de survie) et ainsi la progéniture n’ a pu voir le jour, amenant a l’extinction de l’espèce.
        Tous ses raisonnements appliquées aux Sciences de la Terre, reposent sur un principe fondamentale intangible :
        « Les lois régissant les phénomènes géologiques actuels étaient également valables dans le passé »
        Est-ce nécessaire et suffisantɁ Je laisse a votre sagacité la réponse.

        Il y aussi les Sciences humaines et a ce propos vous affirmez mordicus : «la « mauvaise » nature de l’homme prime sur tout le reste, c’est le résultat « naturel « , une logique (système de cause à effet), une destinée à laquelle on ne pourra y échapper. Même quand il s’agit d’enjeux qui touchent le pays Algérie si l’intérêt personnel n’y est pas»
        L’intérêt personnel est-ce encore suffisant …… et craner par la suite «Je reste pragmatique vous savez.». Vous ne croyez pas (si vous le permettez) que quelque part vous cultivez le paradoxe.

        La nature humaine bonne ou mauvaise est aussi victime des circonstances.




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          zaatar
          30 juillet 2017 - 12 h 06 min

          Krimo,

          Très honnêtement je ne sais pas ce que vous voulez signifier par cette intervention. La recherche fondamentale, les sciences appliquées, le raisonnement par l’absurde pour démontrer que 2=3 (en fait ce n’est pas un raisonnement par l’absurde qui démontre que 2=3, c’est un raisonnement mathématique qui part d’une équation vérifiée qui est zéro = zéro, et quand vous multipliez les deux membres par tout ce que vous voulez, vous conservez l’égalité, et en simplifiant par zéro des deux côtés, ce qui n’est pas permis en réailté, on obtient n’importe quoi = n’importe quoi) puis Archimède et son eurêka de la poussée…etc jusqu’aux dinosaures et aux T- Rex et de la célèbre météorite tombé sur le Yucatán. Après vous vous engouffrez dans le sciences humaines…et la nature de l’homme. Parfait. Moi j’aurais tout résumé, en quelques lignes. Tout a découlé et découle des forces de la nature et des particules élémentaires en fonction des paramètres de l’environnement qui lui même découle de ce qu’engendre les forces de la nature en triturant la matière. Voila c’est résumé. Et vous pouvez avec cette axiome remonter jusqu’aux confins et aux premières lueurs du Big Bang, et faire dérouler le temps. Vous arriverez jusqu’au comportement de l’homme et sa nature, qui elle aussi est une manifestation des forces de la nature qui triture encore la matière. Bien sur ça passe aussi par l’Algérie et le comportement des Algériens…c’est comme cela que suis pragmatique, rationnel et objectif…Einstein disait bien que Dieu ne joue pas aux dés…n’est ce pas?




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        Krimo
        30 juillet 2017 - 2 h 43 min

        Zaatar (suite)

        «L’histoire nous apprend ……….. . L’assassinat de Abane Ramdane et de tant d’autres»

        Abane, juste a évoquer la perte de ce monument, qu’il me faudrait une sortie de bain au lieu d’un mouchoir. C’est Krim qui a investi Abane de certaines responsabilités qui l’ont mis « sous les feux de la rampe » et Ben’Mhidi l’avait bien accompagné. La disparition de ce dernier a amené Abane a s’affirmer plus encore ……… et revoila Krim parmi les commanditaires de l’exclusion du même Abane. C’est la Révolution et sa face cachée.

        Bien avant la nôtre il y en a eu d’autres , les plus connus : l’anglaise , la franchouillarde, l’américaine, la mexicaine, la russe, l’indienne, la chinoise, la vietnamienne …. puis la cubaine, , la mozambicaine et la plus récente la sud-africaine ….. Des noms symboles Cromwell, Robespierre (le dictateur mais éclairé selon douce France) Washington, Zapata et Pancho Villa, Lenine (Staline vs Trotsky) le mahatma Ghandi, Mao, l’oncle Ho, Castro et le Che (qui lui fit de l’ombre), Samora Machel et le tout dernier Madiba.
        L’histoire nous dit aussi que certains ont été levés au pinacle et beaucoup d’autres cloués aux piloris. Gandhi tout un symbole a été assassiné. Mandela en 1960 fourbissait ses armes, c’est au sein de l’ALN qu’il est venu s’aguerrir a la guérilla pour faire sa révolution armée, mais 40 ans de taule et de méditation l’ont amené a décider …… pour finir comme symbole de et de.
        L’histoire a dit aussi a nos aieux que prendre les armes contre fafa était de la folie, de l’Èmir jusqu’a 1901 (Marguerite –Miliana) toutes les révoltes ont été réprimées dans le sang. Le 8 Mai 1945 est tout frais dans les mémoires quand arrive novembre 1954. Rares sont ceux qui y croyaient, il a fallu 2 ans de ténacité, de courage et de bravoure a une poignée d’hommes pour que le peuple succombe a la révolution. Ceux qui l’ont pensé et faite (dans l’ensemble) n’avaient aucune culture politique et fatalement les jeunes loups sont aux aguets. Le pouvoir, la chefferie échut a Abbes puis a Benkhedda vieux routiers de la politique mais ils restaient tributaire de l’aura des baroudeurs. 1962 a Tripoli, tout le monde s’accorde sur un point puis s’entredéchire sur la formation du Bureau Politique.

        Tout est parti de la …….. et les jeunes loups décrochèrent la timbale.




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          Dr Knock
          30 juillet 2017 - 12 h 07 min

          Waouw ! J’allais dire ! Mais je vais dire : sebhanek ya 3adhim echène. Même en ne picorant que quelques graines de sachant j’ai mes pôvres neurones overdosés de science et de culture.
          Toute une avalanche de confiture qui va de la préhistoire à nos jours en passant par toutes les sciences disponibles, de la paléontologie à l’astronomie, à vous donner le tournis et faire tomber les chechias, peut-on dire qu’il y a là quelque brin de suffisance ?
          Eh, non ! Môssieur est un érudit à la science infuse qui déborde de son contenu. Il est tout simplement omniscient !




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          zaatar
          30 juillet 2017 - 12 h 09 min

          Cher Krimo,

          Redondance du post précédent, et donc je redis encore la même chose que mon post précédent…Ah ces forces de la nature et surtout ces particules élémentaires…Si l’envie vous prend, et le net le permet, voyez ce qui se fait de bien sur le LHC (Large Hadron Collider). C’est passionnant. Bien à vous cher ami.




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    Dr Knock
    28 juillet 2017 - 21 h 30 min

    Ya Si Zaatar.
    Il disait aussi : en 62 on était partis de zéro maintenant lhemdoullah on a multiplié ça par 10. Et « les plans quadriennaux on les finira même si on doit y mettre dix ans et beaucoup d’autres perlounettes du même cru. C’est à cette époque que je suis parti, je ne les ai laissé me poinçonner le cerveau : de toute façon ils ne pouvaient pas ! Ma hebtch siyassa ta3houm alors khredjt mebaldhoum. Que Dieu bénisse Apophyse ! Il suffit qu’un tout petit astéroïde la heurte et inchallah on l’aura en plein qamoum !




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      Krimo
      29 juillet 2017 - 0 h 43 min

      Dr Knock,

      Maintenant je comprends l’abréviation Dr et tant de suffisance. Le Knock je ne veux pas le traduire pour ne pas le lire dans un sens péjoratif.

      Donc après « l’échappée belle » Apophyse ou autre n’est « qu’un prêté pour un rendu »




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    Dr Knock
    27 juillet 2017 - 17 h 19 min

    Je signe et re-signe et persiste : le problème c’est la société. Il est inimaginable d’entendre la crème de l’élite du gotha des sachants nous seriner que le problème c’est le pouvoir. Il a suffi d’un fait divers pour déclencher les branlades arabes qu’on qualifie encore de .révolutions. il n’y avait rien d’attendu en cela et encore moins de réfléchi. La preuve : le ratage total. Il n’est rien sorti de ces sociétés. Si on jouait comme Abraham à chercher des justes dans notre société , on en trouverait encore moins qu’à Sodome. Vous nous parlez d’élites ? Il n’y a pas d’élite constituée, la majorité de ceux que vous qualifiez ainsi n’est que des gens diplômés. Ce ne sont que des parvenus qui n’ont encore rien perdu de leur primitivité. Ils agissent à l’instinct , guidés par leurs ventres ou par leur stricts intérêts. Seul un événement extérieur à cette société pourrait amorcer le changement. Un accident climatique, géologique ou, passe-moi le mot Ya Abou Zaatar el 3adhim, Apophyse, oui !




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      zaatar
      27 juillet 2017 - 20 h 03 min

      Si c’est apophise alors nous entrerons dans le royaume des ténèbres pendant plusieurs générations…et nous entraînerons avec nous sans le vouloir nos voisins immédiats. Et si le processus suit son cours normal, qu’il n y ait pas d’altération supplémentaire nous renaîtrons avec de nouvelles générations prêtes à affronter tous les impossibles et avec un état d’esprit d’enfer (pas celui que leur prédécesseurs auront connu). Et là comme par magie le changement radical de la société aura eu lieu et moi je pari que de cette nouvelle génération émergera un nouveau Abane Ramdane qui mettra les bonnes assises à la nouvelle société Algérienne et à la toute nouvelle Algérie toute fraîche.




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        Krimo
        28 juillet 2017 - 19 h 02 min

        Zaatar, Dr Knock, Mello,

        Apophyse c’est quand même un peur fort mais 2036 c’est encore une nouvelle génération. Raison dirait patience. Je sais que l’on a péché contre le rationnel et a ce niveau on a bien régalé le Guinness dans l’absurde.

        Au regard du quotidien, il est vrai, de ne rien attendre d’une Société qui te produit un si fameux drabki, le députe pachyderme de Annaba avec la cohorte de ses congénères, et toute cette myriade de « richissimes cloportes » qui auraient bien donné des soucis a Molière pour entrevoir l’écrit de son « bourgeois gentilhomme ».
        Suite logique rétorquerait le bon sens !!!!
        30 ans plus tot on s’est aussi farci Brahimi la science, Barbes-Messaadia, le génial Nabi (on lui doit quand même Mme Sue qui a fait le bonheur de l’Oreal), le ministre de l’économie d’alors Khellef (lui fit appel a un économiste japonais pour faire un diagnostic, après 6 mois le nippon avant de prendre l’air rétorqua : touchez a rien tant que la baraka est au-dessus de vos têtes) Brerhi ……. et encore, et encore.

        Un vieux dicton bien de chez nous « khalatha tessfa » Cela décantera-t-il avant 2036Ɂ

        Faut dire aussi que notre «p…. de génération» (si vous en êtes) ne s’est jamais impliquée, les raisons sont connues, mais on aurait pu donner le change chacun a son juste niveau et faire éviter toutes ces impostures. A la fin des années 60, devant un parterre d’étudiants (dont l’intellectualité faisait pâlir d’envie bien du monde, Afrique, Moyen Orient et même madame la France …) au Cercle Taleb un politique avait dit «l’Algérie est au bord du précipice ……on a fait un grand pas en avant». Tout le monde a crié au ridicule et le « brocardage » prit le relais. Allah yarrahmou.

        Si je fais dans l’excès en osant citer ceci «Il n’y a que ceux qui sont prédestinés à gouverner, sur la base de leur naissance et de leur richesse, qui soient capables de remplir ce devoir, et qui d’une part ont subi le dressage et cultivent un style de vie, une manière de comportement et, de l’autre ne sont pas mêlés a l’indigence économique directe à la lutte pour l’existence. Dans le cas contraire, la mauvaise nature humaine menace de provoquer le chaos, le désordre et la barbarie». M’en diriez-vous un motɁ

        Je sais que dans cette jeunesse il y a de tout, le contraire et son opposé, mais quand il s’agit de grands enjeux qui touchent l’Algérie il y a symbiose, que l’on soit ceci ou cela, ce sera l’Algérie avant tout, c’est toute une espérance.

        Pour être franc, après plus de 60 printemps, j’émarge encore aux illusions perdues.




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          MELLO
          28 juillet 2017 - 20 h 18 min

           » Les illusions candides » Voltaire use d’une ironie lapidaire : « Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres. » Les grandes théories métaphysiques, les prétentions des Églises et des pouvoirs sont pareillement réduites à n’être que des mots.
          Chez nous, ici en Algérie,plus de 80% de la population , dont moi-même, mène un genre et un niveau de vie largement supérieurs à ceux de la majorité des pays de la rive nord de la méditerranée.
          En dépit de cela, l’Algérien, que je suis, se plaint de tout en affichant une contrariété et un chagrin quasi permanents. Il se plaint de tout et voit partout des ennemis en train de conspirer contre lui. Je n’arrive pas a comprendre comment des gens qui ont toutes les commodités sans fournir le moindre effort puissent être malheureux à ce point.
          Les Algériens ignorent-ils ce que signifie le bonheur? Ignorent-ils ce que signifie la liberté? Les Algériens ne savent-ils pas vivre ensemble? L’Algérie serait-elle trop petite pour nous tous?
          Pourquoi tant de haine, d’égoïsme, d’aversion, de violence, d’excès, d’hypocrisie dans notre conduite collective? C’est quoi la satisfaction pour un Algérien, à quoi se résume t-elle? Krimo, travaille tes méninges.




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          zaatar
          28 juillet 2017 - 20 h 55 min

          Bonjour ami Krimo,

          A vous lire on devine (peut être que je me trompe) que l’ère Boumediène vous a mis un poinçon dans un coin de votre cerveau. C’est l’époque où on a raté le coche et l’époque où effectivement un politique disait devant un parterre d’étudiants « L’Algérie était au bord du précipice et aujourd’hui nous avons fait un grand pas en avant ». C’était l’époque du na3am li destour et de la thawra zira3iya. C’était aussi l’époque de Rabah Driassa et de la voix de son maître. Ce fût l’ère aussi des étudiants qu’on était aux longs cheveux qui chantonnaient les étudiants aïe aïe aïe les étudiants ce sont de bons enfants et aussi l’époque de la SM. Comment aurait on pu éviter toutes les impostures et toutes les traîtrises, cette p…de génération n’ayant pas encore ouvert les yeux et que le mal était déjà fait pendant la guerre de libération? Et pour ma part, la « mauvaise » nature de l’homme prime sur tout le reste, c’est le résultat « naturel », une logique (système de cause à effet), une destinée à laquelle on ne pourra y échapper. Même quand il s’agit d’enjeux qui touchent le pays Algérie si l’intérêt personnel n’y est pas il n y a pas de dénominateur commun. Illusions perdues d’honoré de Balzac.




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    Cheikh kebab
    25 juillet 2017 - 2 h 20 min

    La difference entre élite et intellectuel est un peu tirée par les cheveux …. A moins que vous vouliez dire intellectuel engagé ! Ceux qui ont essayé l’ont payé de leur vie,…. Assassinés par les islamistes,ou neutralisés par le régime.
    Le pb …,c ça,on empêche par la Peur( la mort) ces élites de s’exprimer,essayer d’éclairer le peuple. Conférences interdites à bejaia et aokas plusieurs fois..afin de laisser ce peuple dans l’état où il est c.-à-d. anesthésié.




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    Zoro
    24 juillet 2017 - 21 h 51 min

    Le citoyen lambda que je suis ,né connaît de boujadra que son atheisme,de benchico sa haine de bouteflika et son passage en taule pour trafic de devise,harbi préfère être en France qu en algerie peut on appeler ces gens élite aigerienne???




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    Amezza n Vgayet
    24 juillet 2017 - 18 h 25 min

    Azul a Si Benzetat.D’où vous vient cette haine irrationnelle envers le MAK ? Le MAK n’est pas tombé du ciel,c’est le résultat de la politique criminelle de dépersonnalisation des kabyles que mène cet Etat algérien préfabriqué qui repose sur la force des baïonnettes et la rente pétrolière.Pourquoi vous êtes insensibles au fait que les kabyles subissent une politique d’arabisation acharnée depuis 1962.Les algériens et les kabyles qui rêvent d’une Algérie démocratique rêvent debout ! La démocratie se construit avec des démocrates et une culture démocratique,deux dentées rares en terre algérienne.L’arabisation de l’école et la salafisation de la société sont les venins inoculés aux algériens par un système illégitime et sans foi ni loi.Les algériens ont été vaccinés contre la démocratie par un système politque réactionnaire et rétrograde.
    « heureux les martyrs qui n’ont rien vu ! »




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    Anti-khafafich
    24 juillet 2017 - 17 h 34 min

    J aime ce genre d ecrits, ca secoue les arbres pour faire tomber les fruits mures mais qui restent accroches aux branches. Il faut changer de palier mais en gardant toujours la direction tracee, sahit Benzazat !




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    youcef Benzatat
    24 juillet 2017 - 15 h 59 min

    « Personnellement, je pose cette question: qui a réellement peur du changement en Algérie? Et qui cherche l’embrasement au nom de la liberté, de la démocratie et du changement?. »
    Vous évoquez à travers vos 2 questions la principale tâche à laquelle doit s’atteler tout intellectuel sincère pour engager le débat pour la transition démocratique. Poser la question de la peur du changement ? C’est avant toute chose définir vers ou ce changement doit mener, autrement, c’est tout le projet de société qui doit faire l’objet d’un débat sincère et courageux. Ceux qui ont peur du changement sont forcément les bénéficiaires de la situation présente et qui redoutent justement ce changement pour ne rien perdre de leurs avantages. Reste à définir quels sont ces avantages ? La deuxième question est une reformulation de la première et elle est plus subtile, car à travers la volonté de l’embrasement on cherche à effacer des traces, détruire des preuves, enfin se tirer à bon compte pour dissimuler d’éventuels crimes, malversations, etc. Vos questions sont très pertinentes et y répondre c’est tout un programme, j’ai essayé d’ébaucher un élément de réponse qu’il faudra approfondir et étayer.




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      zaatar
      25 juillet 2017 - 8 h 07 min

      L’intellectuel en Algérie est « biaisé ». L’intellectuel en Algérie est naturellement sous « influence ». L’intellectuel en Algérie est obligatoirement préoccupé par autre chose que ce qui devrait normalement le préoccuper. Ceci en premier. En second lieu, qui a peur du changement? (pour la première question posé). En l’état actuel des choses, forcément le peuple. Car on lui a inculqué et on l’a préparé à ce que si changement il doit y avoir forcément ça sera par le sang…et le peuple ne veut pas de cela. Le pouvoir n’a pas peur du changement parce que pour lui il n y en aura pas, c’est ce qui se traduit à travers tout ce qu’il entreprend. En troisième lieu, qui cherche l’embrasement? il y a deux catégories de ceux qui cherchent l’embrasement. Il y a ceux qui sont convaincus que pour asseoir un état démocratique le changement ne se fera que par une révolte, et il y a ceux qui veulent à tout prix le pouvoir et n’ayant aucune chance d’y parvenir par un autre moyen souhaitent l’embrasement et le chaos. En tout état de cause, chez nous, l’instinct individualiste prime sur tout le reste. Car le pouvoir a tout entrepris pour inculquer ce mode à tous les Algériens (la majorité). Tout le monde ou presque cherche la miette pour se faire une petite place au soleil par la totale soumission et la courbette. Même ceux qui donnent l’impression d’œuvrer pour le bien du pays (c’est les slogans qui sont affichés en général) œuvrent en fait pour leurs propres intérêts. Tout le monde veut avoir des passes droits, tout le monde veut intégrer la stratosphère de la décision, tout le monde veut avoir une résidence à club des pins, tout le monde veut avoir son entreprise et son usine. Tout le monde veut être PDG et ministre. Tout le monde veut être haut gradé ou avoir un parent haut gradé, tout le monde voudrait acheter un bien à l’étranger…etc…etc. Maintenant c’est dans le gêne de tout le monde. Allez y avec ça trouver l’intellectuel qui voudrait engager le débat pour la transition démocratique. On cherche à engager le débat pour une transition à se remplir les poches. C’est la conséquence d’une gestion d’un pays par la distribution de la rente et de la prédation depuis plus de cinquante ans. Qu’on ne vienne pas me signifier le contraire. Bien à vous.




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        youcef Benzatat
        25 juillet 2017 - 14 h 59 min

        Constat pessimiste, amère et malheureusement plein de vérité et dépeint profondément la situation.




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          zaatar
          26 juillet 2017 - 7 h 30 min

          I’objectivité conduit en général à la vérité lorsqu’elle est suivie d’effets qui lui sont conjuguées. Comprendre par là qu’un constat objectif suivi de prises de décisions objectives font émerger forcément dans une logique implacable la vérité et le bon sens. Mon intervention sort de mon vécu dans mon pays et de tout ce que j’ai connu. Le résultat, ou le constat est que tout dans notre pays est biaisé. La raison? à mon avis tout le monde est malhonnête (je fais allusion à une majorité bien sur, les lois statistiques et de probabilités sont respectées rigoureusement). La cause? la nature de l’homme. Ce dernier impacte, triture et modifie son environnement en continuité à un tel point que le chacun pour soi et Dieu pour tous est une fatalité. Ainsi va la vie chez nous.




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        MELLO
        25 juillet 2017 - 15 h 26 min

        Zaatar vous abordez le quotidien de n’importe quel Algérien, qui se retrouve en déphasage par rapport à lui même, au point de dire : tout le monde veut … Justement , le vrai problème , ce n’est pas de vouloir, car vouloir reste une appréciation de tout être humain sans qu’il ne soit Algérien, mais le vrai problème c’est pouvoir. Comment décliner tous ces vœux en faisabilité. Cette citation de Marc Aurèle« On n’est pas moins fautif en ne faisant pas ce qu’on doit faire qu’en faisant ce qu’on ne doit pas faire », reflète bien l’état d’esprit des Algériens en général et des intellectuels en particulier. Entre l’immobilisme et une participation active en vue de mobiliser les citoyens sur l’impérieuse nécessité de changer le système pacifiquement, personnellement
        j’ opterais, naturellement, pour la seconde alternative. Alors que la position la plus facile consisterait à boycotter les scrutins ,tous les scrutins, l’intellectuel doit s’engager dans un processus de mobilisation citoyenne, mais sachant qu’ il risque de laisser des plumes, car, le régime et ses relais feront tout pour que le processus soit biaisé, donc il reste loin de tout cette bataille. À ce titre, en dépit des faiblesses du processus démocratique en Algérie, les élections restent tout de même le moyen le plus pacifique pouvant mettre le régime en minorité. Il faut le reconnaître, dans l’état actuel des choses, le peuple algérien devrait se réapproprier le processus électoral qu’il a de tout temps abandonné au pouvoir en place. Ceci , si on s’insère dans ce processus , agenda du pouvoir, sinon que tous ceux qui se prétendent être contre ce pouvoir ( partis- élites- intellectuels- associations) se mettent autour d’une table pour arrêter une démarche commune à l’effet de mettre ce pouvoir
         » hors jeu » en le forçant à la négociation. Ce sont là, à mon avis, deux propositions de sortie de crise pacifiques sans effusion de sang , car l’Algérien ne peut plus supporter LA VIOLENCE d’où qu’elle vienne.




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          zaatar
          26 juillet 2017 - 7 h 36 min

          Alors montrez moi comment le peuple peut se réapproprier le processus électoral au sein d’un système qui contrôle justement tout le processus, qui décide de tous les événements du processus, qui a main mise sur tous les objets du processus et qui peut à volonté décider du résultat du processus? erracham hmida ou la3ab hmida ya khouya anna je ne joue pas car khasser à tous les coups…je préfère garder mes sous et aller m’acheter des hameçons et du fil de pêche pour aller pêcher la dorade, le sar et le marbret…




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          MELLO
          26 juillet 2017 - 17 h 52 min

          Oui ! , en accord avec vous sur un point, la dictature a mené pendant plus de cinquante ans une politique de déculturation , de dépolitisation voire de destabilisation mentale des Algériens afin de rendre impossible toute pensée et toute action logiques . Par contre, en même temps, elle a donné toutes ses chances à l’inculture politique , à la culture du mensonge de la manipulation et de la violence . La seule manière de se réconcilier avec ce principe électoral sans lequel il n’y aurait pas eu de civilisation est de restituer aux Algériens ou d’arracher individuellement et collectivement nos libertés et nos droits qui nous permettent d’élire en toute souveraineté une Assemblée Nationale Constituante. Faute de quoi l’exercice de la puissance publique continuerait à être illégitime, la justice continuerait à ne pas être indépendante équitable et unanimement respectée, et la loi devant commencer à s’appliquer à tous les citoyens sans exception, ne sera pas le lieu géométrique d’une alternative démocratique. La balle est aussi et surtout dans le camp des vrais démocrates et de la société civil. Faire œuvre utile en politique aujourd’hui c’est aussi expliquer en quoi l’Histoire, la nôtre, s’est appuyée sur l’esprit millénaire de résistance qui caractérise cette terre d’Algérie, car les mêmes questions et les mêmes appréhensions ont posées par ceux-là mêmes qui déclenchèrent le 1er Novembre 1954. En s’attaquant à l’enseignant comme au chômeur, au cadre comme à l’ouvrier, au journaliste comme au sinistré, le pouvoir a réussi, d’Alger à Tamanrasset, à unir les Algériens contre cette politique faite d’atteintes aux droits de l’homme, d’arbitraire sans limite et d’impunité face au crime organisé. En ce moment décisif, la responsabilité de chacun et de tous est immense. Les enjeux dépassent plus que jamais les considérations de personnes, de régions ou d’appareils. Il s’agit d’abord de sauver notre pays du chaos, de redonner confiance au peuple algérien et de mobiliser nos immenses richesses pour garantir l’avenir et le bonheur des générations montantes.




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          zaatar
          27 juillet 2017 - 7 h 41 min

          Pardon de vous décevoir (mais c’est aussi ma façon de voir), la responsabilité de chacun et de tous est immense vous dites, certes, mais sans vouloir vous contredire, tout le monde n’en a rien à cirer et chacun cherche à tirer son épingle du jeu (je parle d’une majorité, qu’elle du peuple d’en bas, des universitaires, des hommes et des femmes, de cultures, de ce que l’on appelle « élite », et de tout le reste). Le pouvoir tient son essence de là, de cette majorité hasardeuse qui, elle aussi, ne cherche que son intérêt propre et personnel, comportement que le pouvoir a patiemment réussi à inculquer à tout le monde. Il suffit pour cela de regarder ce qui se passe autour de soi, pour comprendre que le chacun pour soi et dieu pour tous est une réalité à part entière chez nous. Un simple regard par exemple au niveau d’un banal carrefour dans notre merdier de circulation et vous constaterez que chacun voudrait passer le premier et après moi le déluge…laissez moi passer après vous vous débrouillerez…c’est la devise de tous dans le circulation routière…ce n’est qu’un exemple, mais vous pouvez le transposez dans sa philosophie à tous les niveaux et dans toutes les situations. Et le pire c’est lorsqu’il s’agit d’argent ou d’une quelconque richesse…si les couteaux en sont pas tirés alors l’histoire s’est bien terminée. Ceci pour illustrer l’état d’esprit en général de l’Algérien, fruit d’une longue trituration et modelage par le pouvoir en place. D’ailleurs, vous aurez constaté, que tout le monde (la majorité des Algériens) n’attend que à ce que l’on fasse signe pour grignoter quelque chose avec le pouvoir et il se soumet totalement. Le reste, tout le reste, est secondaire pour lui et n’a aucun intérêt. Avec ces personnes, ainsi façonnées, allez y expliquer que les enjeux dépassent les considérations de personnes, de régions ou d’appareils…c’est le dernier de leurs soucis. Ce qui compte, c’est juste quoi extorquer de la richesse disponible du pays et bien sur par l’intermédiaire du pouvoir en place. Et là vous avez tout le scénario naturel qui se met en place comme je viens de lé décrire. Bonne journée l’ami.




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          MELLO
          27 juillet 2017 - 16 h 14 min

          Zaatar 27 juillet 2017 – 7 h 41 min
          Hélas, la démission du peuple –il se peut aussi qu’il ne soit tout simplement pas à la hauteur des enjeux – va favoriser la déliquescence de l’État. Du coup, depuis belle lurette, seuls les plus forts ont leur place dans cette Algérie fonctionnant à plusieurs vitesses. Depuis longtemps aussi, si la situation financière est favorable, celle-ci profite aux dirigeants et leurs proches et quand la situation se dégrade, ce sont les pauvres qui trinquent. Et ça risque de continuer ainsi pendant des années jusqu’à ce que chaque acteur ait son rôle défini.
          Oui , chaque acteur car nous sommes tous des acteurs potentiels, qui cherchons le meilleur moyen d’y entrer. Cela étant dit, la responsabilité des Algériens est totalement engagée. Car, si le combat pour l’indépendance était nécessaire, celle de la construction de l’État, conformément à la charte du 1er novembre 1954, exigeait encore plus d’engagements. En effet, depuis l’échec des réformes démocratiques (1989-1992), le régime ne cesse d’étouffer la société. Mais, une fois qu’on a dit ça, est-ce que le militant a accompli sa mission ? Ce n’est, sans doute, pas suffisant. Et l’argument selon lequel il suffit de laisser le pouvoir seul pour le discréditer à l’extérieur ne tient pas la route. Ils oublient que pendant trois décennies, le régime ne tolérait même pas l’existence des partis. Ils oublient aussi que son maintien arrange des puissances occidentales.




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        Dr Knock
        25 juillet 2017 - 18 h 29 min

        Je sens la patte et la rigueur analytique , et je n’y vois que réalisme. Le mal est plus profond puisqu’on n’ose même pas aborder le sujet qui fâche franchement. On parle de soumission n’est ce pas ? C’est y quoi son autre nom à soumission ? Moi je vous le dis en quelques mots : ce qu’il faudrait c’est un cataclysme. Ida zoulzilati, 100 ans de vaches maigres , que la begra nourricière crève, et 100 plaies d’Egypte, une mutagenèse intégrale avec deux chainons de marge et encore.




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          zaatar
          26 juillet 2017 - 7 h 23 min

          Il y a apophise, qui va s’amener en 2029 et fera un autre passage en 2036 flirtant avec l’orbite de la terre…si un tel mastodonte, de quelques centaines de milliers de tonnes, qui file à plus de 120 000 km/h impactait notre pays je peux te dire que Idha Zoulzilati une seconde d’impact on est parti pour un millénaire dans les ténèbres sans les vaches maigres.




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      BEKADDOUR
      25 juillet 2017 - 19 h 29 min

      @ youcef Benzatat
      24 juillet 2017 – 15 h 59 min
      Je te propose un exercice, acceptes le et pardonnes moi : Dans quelle catégorie classerais-tu un Abdelkader ou un Boumédiène vivants, là en 2017 ? Des intellectuels ? Leurs histoires respectives ne sont elles pas des repères, des exemples dignes de servir pour l’analogie ? Je m’explique : Dans le Coran, nous lisons « Et Nous avons donné aux gens, (Ennass), de tout exemple », sous entendu pour les aider à raisonner par analogie. Je conclus en me fondant sur l’exemple d’Abdelkader : A un moment donné, ce sont les « notables », nobles par leur moralité, et non par l’argent sale, mal acquis, qui désignent celui qui va sauver, lui même apte à désigner les agents de la mission, ou entreprise DE SALUT




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        youcef Benzatat
        25 juillet 2017 - 20 h 54 min

        Pour ABDELKADER

        Partez Monsieur Bouteflika, vous mettez le pays en danger !

        Par votre faute, Bouteflika ! Vous mettez le pays en danger ! Ne voyez-vous pas que le peuple vous hait et vous vomit. Qu’il vous maudit comme le diable, dont vous êtes devenu l’incarnation pour tous ses malheurs. Partez avant qu’il ne soit trop tard ! Car, vous allez provoquer l’implosion de la société, synonyme de chaos, de destructions et de recolonisation.
        Vous vous apprêtez à confisquer un quatrième mandat présidentiel, en reconduisant la violation de la constitution, qui ne vous autorisait à n’effectuer pas plus que deux mandats. Vous l’avez violé pour confisquer la souveraineté législatrice du peuple et pour vous présenter à un troisième mandat. Vous l’avez modifié par la force, contre la volonté du peuple et avec la complicité de l’armée et de tous vos clients ; ces hordes de cyniques et cupides serviteurs sans dignité, ni honneur, qui n’ont d’intérêt que pour les dividendes de la rente et d’aptitude que pour la servitude et le mimétisme, celui de rivaliser avec vous en mépris pour leur peuple et pour les institutions de leur patrie.
        Par votre méprise, ne voyez-vous pas que depuis, le peuple vous hait et vous vomit. Qu’il vous maudit comme le diable, dont vous êtes devenu l’incarnation pour tous ses malheurs.
        Alors que le peuple vous a déjà jugé pour avoir vidé le sous-sol de sa terre de ses richesses, d’avoir gaspillé 1000 milliards de dollars pour vos gabegies et votre frénésie d’importations démesurées en enrichissant les pays prospères. Pour ne faire de son espace vital qu’une poubelle à ciel ouvert. Ses hôpitaux réduits à des refuges pour rats et pour chats se disputant les restes humains. Ses veuves errantes, se nourrissant des poubelles. Ses écoles et ses universités sont devenues des voies de garage pour priver la jeunesse des moyens d’éveil et d’acquisition de savoirs pour le développement de la société. Son économie et son agriculture réduites à une expression sans substance, anéantissant toutes potentialités productives. Et la corruption ! Vous en avez fait un mode de gouvernance et un cancer qui range la société, détruisant ses valeurs morales et toute forme de sociabilité. Obstruant ainsi les horizons de son avenir. Toute honte bue ! Abdelaziz ! Dont il y a de Izza en-vous que votre face humaine, hélas enveloppée par tant d’impostures, vous vous apprêtez à lui confisquer encore une quatrième fois sa souveraineté, par la violation de la légitimité constitutionnelle et par le coup de force habituel dont vous excellez : la fraude électorale et la neutralisation de toute opposition à votre système. Vos complices sont toujours là à vous soutenir et vous accompagner dans votre forfait et votre abomination. Pour achever ensembles l’espoir né de l’indépendance nationale, celui qui prédisposait le peuple Algérien à vivre libre et souverain.
        Par votre faute ! Bouteflika ! Vous mettez le pays en danger ! Car, après votre mise en scène sournoise, d’élections gagnées à l’avance et réglées comme une partie de plaisir cynique, en récompensant vos lièvres qui vous servent de faire valoir pour service rendu, vous allez provoquer l’implosion de la société, synonyme de chaos, de destructions et de recolonisation.
        Ne voyez-vous pas que le peuple est excédé par vos mensonges, votre incompétence, votre malhonnêteté et votre mépris persistant pour les valeurs et la mémoire de ses martyres. Les votre et ceux de votre système dont sont associés tous ceux, hypocrites et faux opposants, dont les convoitises du pouvoir sont les seuls motivations de leur agitation. Pour tout cela, ne voyez-vous pas qu’il ne cesse de vous suggérer de partir après tant d’abstentions à vos convocations méprisantes pour de fausses élections. Etes-vous devenu si autiste au point de ne pas voir que vous et vos émissaires auprès de lui vous êtes maudits comme des diables par des jets de pierres, en Kabylie, à Khenchela, à Ain Beida et à Oran et ce ne sont que les symptômes d’une colère inconsolable et destructrice, refoulée dans une conscience profondément blessée, bouillonnant comme un volcan à la veille de son irruption.
        Que comptez-vous faire indésirable président face au soulèvement populaire, auquel vous serez acculé à faire face ? Rebondir comme un crocodile qui a raté sa proie et lui asséner une énième répression barbare pour mieux le neutraliser par la terreur habituelle de votre système. Comme en 1988 et pendant la décennie noire, par la torture, l’assassinat et la subtilisation des corps aux familles des victimes. Allez-vous remettre au goût du jour votre soif de l’odeur du sang et de la souffrance des faibles et sans défense pour rassasier votre folie meurtrière et votre perversion depuis l’indépendance ? Notre peuple sera-t-il encore une fois avili par la barbarie, en passant de l’une à l’autre sans discontinuer et se soumettre à leurs perpétuations ?
        Ne voyez-vous pas que notre jeunesse aujourd’hui est plus nombreuse et semble plus vigoureuse. Sa soif de vivre libre s’entend très fort dans les réseaux sociaux et résonne sourdement chez les foules de chômeurs qui errent dans les espaces vides de nos villes et villages. Ne voyez-vous pas que par le miracle des NTIC, tout citoyen connecté est devenu analyste politique et militant en puissance. Vos fourberies sont disséquées à la loupe et vos niaiseries caricaturées jusqu’au délire. Le voile est définitivement levé sur vos mensonges et la quête suprême de souveraineté est devenue la condition politique essentielle pour pouvoir panser les blessures béantes de vos impostures.
        Partez Abdelaziz Bouteflika et emporter avec vous votre système et vos opposants avant qu’il ne soit trop tard ! Le peuple saura reconnaitre les siens et élire ses représentants issus de ses souffrances et de ses galères. Partez pour vous, pour le peuple algérien et pour notre patrie tant meurtrie dans son histoire.
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        youcef Benzatat
        25 juillet 2017 - 21 h 09 min

        Pour Boumedienne et Abdelkader
        Corruption et le mythe de la « famille révolutionnaire »
        « Tous ceux qui gardent encore quelque espoir sont bien convaincus que ce niveau d’injustice et d’horreur ne peut perdurer, qu’il faudra bien que les choses changent un jour. » Hocine Malti, « Histoire secrète du pétrole algérien », édition la Découverte.
        Depuis l’effondrement de la pyramide totalitaire et autoritaire du pouvoir qui était tenue de main de fer par Houari Boumediene, après sa mort à la fin de la deuxième décennie après l’indépendance, l’homme fort du régime fut virtuellement, le chef du service des renseignements. Ce service avait à l’époque comme nom la Direction Centrale de la Sécurité Militaire ( DCSM), plus connue sous le sigle SM, dont seulement l’évocation terrifiait les Algériens, qu’ils soient militaires, gendarmes, policiers, fonctionnaires ou civils. Il était contrôlé à l’époque directement par Boumediene lui-même et représentait le véritable centre du pouvoir. Accessoirement, la direction de ce service fut confiée à Kasdi Merbah. Boumediene avait érigé autour de cet instrument implacable un régime despotique, qui prit la forme d’un état d’exception, au sens d’une guerre civile légale, qui lui permit d’éliminer physiquement ou de neutraliser ses adversaires politiques, qui semblaient non intégrables dans ce système et qui viendraient menacer sa suprématie. Ainsi, les cadres de la guerre de libération nationale, qui lui étaient hostiles, furent assassinés ou réduits au silence pour la plus-part d’entre eux.
        Après sa mort, il était naturel que son adjoint, le chef de ce service du moment, en l’occurrence Kasdi Merbah, se voie l’héritier légitime du pouvoir, en étant conforté par sa force de dissuasion, qui consistait à s’arroger le droit de vie ou de mort sur quiconque transgressait les règles qui régissaient son principe de base : le « mythe » de l’unité sacrée. Un consensus qui a valeur de ligne rouge : celui qui n’est pas avec nous est contre nous et celui qui est contre nous, doit être neutralisé. Ce « nous » sera à son tour mythifié autour du vocable de « famille révolutionnaire ».
        Cet atout lui facilita la neutralisation de tout prétendant potentiel à la succession du despote disparu, hors des sentiers battus. D’autant que le principe de surveillance des agissements « malveillants » de potentiels dissidents était implacable. Car la SM avait comme mode de fonctionnement un principe qui n’a cessé de se perfectionner depuis son installation, et surtout depuis les différentes tentatives d’élimination de Boumediene, qui consistait dans l’affectation systématique d’un agent de renseignements derrière chaque cadre de l’armée, du gouvernement ou de toute autre personnalité ou groupe constitué. De ce fait, il avait sur eux une longueur d’avance, en connaissant le moindre détail sur leur activité et même sur leur vie privée. C’est ainsi que Yahiaoui et Bouteflika furent écartés de la course à la succession sans capacité de réaction ni de contestation. C’est dans ces conditions que Kasdi Merbah eut le dernier mot pour la désignation de Chadli Benjedid pour combler la vacance du pouvoir. Ce choix lui fut principalement dicté par le manque d’ambition de Chadli Bendjedid et de sa neutralité vis-à-vis des conclaves qui ont émergé dans la précipitation après la disparition de Boumediene, pour préserver l’unité sacrée du système. Car il est plus plausible de considérer la désignation de Chadli Bendjedid au poste de président de la République comme un comble de la vacance du pouvoir que comme une réelle succession au défunt despote.
        La mission de Kasdi Merbah devait s’arrêter là, parce qu’il il ne pouvait pas prétendre devenir à son tour le nouvel homme fort du régime. Il lui manquait la notoriété qui avait amené Boumediene au pouvoir en s’appuyant sur la puissance militaire de l’EMG. Chadli Bendjedid souffrira du même déficit pour prétendre à son tour incarner le pouvoir de son prédécesseur. Cette situation va fragiliser le système de pouvoir dans son fonctionnement, sans pour autant affecter son apparente unité, qui sera jalousement préservée et défendue par tous ceux qui lui auront fait allégeance au temps de Boumediene et ceux qui le rejoindront ultérieurement. Elle deviendra une condition d’adhésion inaliénable. Il fonctionnera comme une structure horizontale sans un véritable chef, en laissant libre cours à l’arbitraire dans le fonctionnement des institutions de l’État.
        Le pouvoir des services de renseignements, tout en ayant été amoindri depuis les années 1979, formera avec l’état-major de l’ANP, un centre bis du pouvoir, qui composera avec la présidence de Chadli jusqu’à l’éviction de ce dernier au moment de l’arrêt du processus électoral en 1992, favorisé par la conjoncture tendue de l’époque. Son rôle principal continuera à veiller sur la préservation de l’unité apparente du système.
        Le départ de Kasdi Merbah et son remplacement successif par Yazid Zerhouni, Lakhel Ayat Medjdoub et Mohamed Betchine à la tête du service durant la décennie 1980, qui changea de nom à plusieurs occasions, par DGDS (Direction Générale de la Documentation et de la Sécurité), ensuite par DGPS (Direction Générale à la Prévention et à la Sécurité), n’a rien changé aux habitudes de ce service. Notamment la perpétuation des violences politiques contre tous ceux qui menaçaient par leur militantisme actif l’unité sacrée de ce régime, par la contestation de son caractère totalitaire et l’exigence de l’instauration du pluralisme politique. Par ailleurs, les Algériens restaient indifférents à tous ces changements de sigles et ne retenaient que celui qui les avait terrorisés depuis toujours, à savoir la SM. En même temps qu’ils continuaient à manifester la même aversion pour ce service, leur terreur phobique continuait à les terrasser dans les mêmes proportions et avec la même intensité. La perception de l’identité du système de pouvoir continuait, elle aussi à être identifiée à cette machine de la terreur au service d’un régime uni autour de ce « mythe » de l’unité sacrée et ce, malgré la fissuration de cette apparente unité en clans locaux, qui s’est manifestée dès la crise de succession à Boumediene.
        L’émergence de ces clans, qui sont départagés par des intérêts domestiques, organisés entre différentes familles selon des critères circonstantiels et tout à fait hasardeux, a surtout été favorisée par une ambition d’enrichissement, que la nouvelle situation politique permettait. C’est alors que Chadli Bendjedid, sous la pression des appétits des cadres de la famille révolutionnaire, allait contribuer à la destruction de l’ambitieux édifice économique et industriel dans sa forme capitaliste d’État, mis en place par son prédécesseur, en segmentant économiquement les grandes entreprises en petites unités faciles à privatiser à leur profit. La libéralisation de l’économie qui s’ensuivit allait favoriser l’apparition d’un système de corruption qui se généralisera à toute la société et affectera toutes les institutions de l’État, à commencer par la Sonatrach mamelle nourricière de ce gigantesque réseau de pillage des biens de l’Etat. Cette situation allait entraîner à son tour le gel de l’activité économique créatrice de richesses pour permettre l’émergence d’une bourgeoisie compradore investie dans l’économie de bazar, principalement orientée vers les activités de commerce et particulièrement de l’import import. L’intérêt pour la préservation de l’unité sacrée n’en sortira que renforcée, par le fait qu’elle était devenue la condition incontournable qui allait permettre toutes sortes de dérives économiques dans une impunité garantie. Comme conséquence immédiate, ce fut la neutralisation de toutes les instances de contrôle ainsi que le système judiciaire lui-même, qui allait en pâtir.
        Ces conditions allaient peser de tout leur poids sur la vie politique et sur l’application de la nouvelle Constitution de 1989, puis celle de 1996, par leur renversement en prenant en otage l’État. Tous ceux qui menaceront l’unité sacrée de ce système, identifiés comme des redresseurs, favorables à l’instauration de la légitimité démocratique, par la promotion d’un véritable pluralisme politique, seront éliminés d’une façon ou d’une autre.
        Avec l’arrivée d’Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la république en 1999, la « famille révolutionnaire » trouvera en lui le client idéal pour la sauvegarde de ses intérêts et de la consécration de l’unité sacrée. Fort de son expérience en tant que précurseur du phénomène de la corruption, dont il s’était montré par le passé, au temps où il était ministre des affaires étrangères, assez habile pour avoir détourné une partie non négligeable des deniers de l’État, lui facilita de fait sa réinsertion parmi la famille révolutionnaire, qui a fait de la corruption un mode de gouvernance et de lien social. Il était prédisposé à assumer ce rôle, parce qu’il avait su dominer l’obstacle psychologique du sentiment de culpabilité engendré par de tels actes répréhensibles. Cette prédisposition psychologique va lui permettre d’atteindre le deuxième objectif que l’on attendait de lui : la consolidation de l’unité sacrée de la famille révolutionnaire. Il mettra tout son art de la manipulation et son savoir-faire par l’instrument de la corruption pour neutraliser toute velléité d’opposition politique qui viendrait menacer l’unité de cette famille révolutionnaire. En renforçant le consensus politique autour d’une démocratie de façade, qui fonctionnera comme un méga parti unique, appelé l’alliance présidentielle. Par la corruption de l’opposition politique, du mouvement syndical et de la société civile, en achetant leur adhésion à ce consensus par une redistribution conséquente de la rente et en leur assurant l’impunité dans toute affaire de malversation, par la neutralisation du système judiciaire. Les services de renseignements et de répression, renforcés à l’occasion, s’occuperont de la neutralisation de tout ce qui viendrait se poser comme obstacle à la réussite de ces objectifs. La réussite de sa mission s’évalue à l’aune de la consolidation et de la généralisation du statu quo à tous les aspects de la société. Par ses prouesses, il a réussi à surmonter la contradiction insurmontable entre la cohabitation de deux structures, l’une verticale et l’autre horizontale : l’unité sacrée de la famille révolutionnaire autour d’un réseau clanique domestique, mafieux et corrompu. La boucle sera bouclée avec une prouesse inespérée, en réussissant à neutraliser le FFS en tant que principal parti politique d’opposition, qui représentait une réelle menace pour ce système. Avec cette dernière prouesse, le piège s’est refermé cruellement sur l’Algérie.
        Dans un premier temps, lorsque Bouteflika avait été persuadé d’avoir accompli sa mission intégralement, et d’avoir gagné la confiance définitive du sérail, il s’est saisi de cette opportunité pour renverser la Constitution et briguer un troisième mandat.
        Dans un deuxième temps, à la veille des échéances présidentielles de 2014, il apparaît dans l’habit d’un cheval de Troie avec des prétentions démesurées à vouloir s’imposer comme le nouvel homme fort du système. Une prétention qui apparaît comme une revanche sur l’histoire, pour réparer l’injustice, dont il croit avoir été victime lorsqu’il a été privé de la succession de Boumediene après sa disparition. Car, il ne semble pas se contenter d’être reconduit pour un quatrième mandat présidentiel sans réel pouvoir, comme ce fût le cas jusqu’à ce jour où il devait composer avec le général Mohamed Médiene, patron du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), véritable homme fort du régime et détenteur virtuel du pouvoir, conformément à la tradition politique en Algérie, où le centre du pouvoir a toujours été les services de renseignements. Il serait plutôt animé par le fantasme, qui consiste à reconstituer nostalgiquement la situation qui prévalait à l’époque de Boumediene, où l’unité sacrée du pouvoir était concentrée exclusivement entre ses mains. Par la reconstitution de la structure pyramidale du pouvoir, où la présidence, l’état-major et les services de renseignements seront à nouveau réunis sous son autorité dans le cadre d’une démocratie de façade, avec une alliance présidentielle dominée par le parti FLN, qui lui est complètement inféodé. Son ultime objectif vise en définitive le pouvoir pour le pouvoir.
        Pour y parvenir, il lui faudra éliminer ses adversaires un à un. Si pour l’état-major, le problème a été résolu, après avoir neutralisé Mohamed Lamari, qui était un moment l’homme fort du régime en étant associé à Mohamed Médiene, par son éviction et son remplacement par un général sans ambition, en la personne de Gaïd Salah, il lui faudra à présent gravir la dernière marche, par la conquête du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), une citadelle difficilement prenable. Car, le DRS, qui est géré d’une main de fer par le général Mohamed Médiene, depuis peu de temps après sa création, à partir de 1990, a conquis son autonomie et a su s’imposer comme le maître incontesté du régime depuis l’éviction de Mohamed Lamari et même bien avant.
        En effet, la rivalité entre le DRS de Médiene et la présidence de Bouteflika a commencé à se manifester très tôt déjà, depuis le coup de force de ce dernier contre la légalité constitutionnelle, en renversant la Constitution pour s’adjuger un troisième mandat. À ce propos, Mohamed Médiene l’a vu d’un mauvais œil et l’a perçu comme un coup porté pour l’affaiblissement de son pouvoir. Tout porte à croire, que l’approche de l’échéance présidentielle de 2014 a précipité l’accélération des dissensions qui les opposent, particulièrement depuis l’affaire du survol du territoire national par l’armée française dans sa guerre du Mali, l’affaire de Tiguentourine et enfin l’éclatement au grand jour des affaires de corruption en cours. Ces joutes claniques, qui se manifestent comme des échanges de coups d’échec, font une première victime, qui est l’image de l’unité sacrée de la famille révolutionnaire qui vole en éclats, tellement leur violence est sans précédent que leur écho sera désormais porté sur la scène publique au vu et au su de l’opinion, aussi bien nationale qu’internationale. La partie ne fait que commencer.
        Une chose est certaine, quelle que soit l’issue de ces dissensions et de ces joutes, il n’en sortira pas de vainqueur. Car, toutes les parties sont impliquées jusqu’au cou dans des affaires de corruption et pour certains d’entre eux de crimes et de violences susceptibles de déclencher l’intervention du TPI et des convoitises des puissances impérialistes, qui sont à l’affût au moindre vacillement du système. À ce jour, la préservation de l’unité sacrée comme ligne rouge à ne pas transgresser semble être le seul rempart contre ce potentiel vacillement. Temporairement. Car, Bouteflika ne semble pas vouloir l’entendre de cette oreille et compte s’imposer comme un rival pour la conquête du pouvoir sans partage. Reste à savoir s’il aura les moyens de son ambition. Ses appuis intérieurs et extérieurs lui suffiront-ils pour atteindre cet objectif ? Et à quel prix pour la souveraineté nationale et la paix civile ?
        Mais si tel n’est pas le cas, le fragile équilibre qui en sortira ne présage pas non plus d’une perspective heureuse en cas de reconduction indéfinie du statu quo, qui à terme débouchera sur le chaos, suite à l’exacerbation des contradictions économiques, sociales et politiques. Il apparaît d’évidence que le piège s’est définitivement refermé sur l’Algérie. À moins qu’une volonté interne au système viendrait rétablir la légitimité républicaine. On n’est pas au bout de nos peines, car, ce n’est certainement pas, non plus, le rétablissement de la légitimité républicaine par la disparition de ce système despotique et la disqualification du mythe de la famille révolutionnaire que la sérénité et la paix civile s’établiront. D’autres clans embusqués dans l’ombre s’apprêtent à venir à leur tour obstruer la perspective de cet horizon. L’obscurantisme de l’islam politique laisse entrevoir en perspective une crise en devenir, par l’introduction d’une contradiction aussi insurmontable entre les principes démocratiques pluralistes et le dogmatisme totalitaire, en tant qu’autre forme d’unité sacrée, véhiculée par l’idéologie de ce courant politique. Ce dogmatisme, vecteur de cette autre forme d’unité sacrée, peut reconduire aussi dangereusement le statu quo et faire basculer la société à son tour dans la tourmente de l’injustice, de la violence et de l’horreur, s’il n’est pas pris en compte au même titre que le fléau de la corruption.
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          Krimo
          26 juillet 2017 - 10 h 25 min

          Ya si Benzatat,

          Concernant l’ere Boumediene,vous attribuez au defunt Merbah un role qu’il n’a jamais tenu, a savoir etre l’heritier legitime du pouvoir.
          Si tel etait le cas jamais Chadli n’aurait ete intronise par lui.

          Que pesaient Merbah, sa S.M. et tous ses dossiers devant les colonels de la premiere heure qui ont accompagne Boumediene tout au long
          des 13 ans de pouvoir. Parmi eux Abdellah Belhouchet, le cousin du defunt « Erroudj » Attailia , Chadli, Brahmi qui devint ministre peu apres, et quelques autres, dont Ahmed Draia, l’ombrageux Messaadia ……

          C’est ce conclave de colonels tous anciens officiers subalternes de l’ALN qui se sont rencontres a L’ENS de Ain Taya et ont adoube l’un d’entre eux. C’est un reglement militaire qui fut adopte, a savoir le plus ancien en grade eleve qui devait prendre la succession et ce fut Chadli.

          Oui Merbah etait present mais il siegeait sur un strapontin. Le maitre de ceremonie, un sinistre inconnu (suppose etre dans une voie de garage), le directeur de l’ecole (ancien chef d’etat major de Chadli a la RM d’Oran) allait faire montre d’un talent insoupconne,
          la politique de haute voltige qui le propulsera plus tard comme chef-marionnettiste du futur Muppet Show.

          Le seul ami-confident, dans le cercle tres restreint de Boumediene, ne vivait pas en Algerie en ce temps la. Aux annees 70, le suppose dauphin etait Cherif Belkacem, son etoile a palit a la sortie d’un livre (ecrit par sa femme etrangere) en 1973 qui fit scandale dans les arcanes du pouvoir.
          Ni Brahimi, ni Boutef, ni le dernier patron du FLN en cette periode n’etaient dans le premier cercle. D’ailleurs Boutef avec le poste qu’il occupait n’etait meme pas au courant de la decision de nationalisation des hydrocarbures.C’est tout dire, alors qu’il affichait une pretention personnelle certaine pour la succession.
          En gage on lui permit de prononcer l’oraison funebre, pour lui donner l’illusion.




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        youcef Benzatat
        25 juillet 2017 - 21 h 44 min

        Il y a une fin à tout et voilà comment j’envisage la fin de cette dictature…

        Pour en finir avec la dictature
        Depuis l’entrée officielle de l’Algérie dans le processus de transition démocratique, suite à la révision de la Constitution en 1989, qui a permis l’ouverture du champ politique au pluralisme, la situation reste toujours bloquée à cet instant fondateur, par la reconduction indéfinie de l’échec de la normalisation politique. L’occasion des Présidentielles de 2019 ne dérogera pas à la règle et les annonce déjà sous la crainte de ne pouvoir voir se réaliser l’inépuisable espoir d’une amorce de normalisation politique.
        Cette situation est à imputer pour l’essentiel à l’institution militaire qui se présente comme une force prétorienne au service de ses chefs, qui font et défont les pouvoirs pour la seule motivation du maintien de leur hégémonie politique sur la société. Elle se place donc au-dessus des institutions civiles et occupe des fonctions différentes de celles de défense nationale contre la volonté populaire.
        L’institution militaire joue de manière permanente le rôle de parti politique de substitution, par le truchement du FLN et de ses satellites, en affaiblissant les capacités politiques des partis d’opposition. Elle a étendu son rôle professionnel de la défense nationale à l’ordre intérieur en contrôlant l’État et en maintenant l’ordre dans la société. Cette expansion de rôle a empêché le développement d’institutions civiles. Cette situation s’est développée depuis 1999 en un système de pouvoir plus complexe encore.
        Les cadres supérieurs de l’armée ne sont plus des personnes, mais plutôt des sujets occupant des places interchangeables, depuis que le pouvoir s’est cristallisé en un système de places associant les forces de sécurité, les cadres des partis du pouvoir et leurs satellites, ainsi qu’une classe d’affairistes étroitement liée aux deux premières et qui forment ensemble un tout constitutif de ce système de pouvoir. C’est ce système qui prend en otage la vie politique, économique et culturelle du pays. Leurs intérêts sont étroitement imbriqués et directement liés à la rente. C’est pour cela qu’on voulant s’attaquer à ces deux classes civiles ne garantit en rien le soutien de l’armée pour une transition démocratique.
        Dans ces conditions, le principal défi qui se pose au processus de transition démocratique est d’arriver au contrôle de l’armée par des civils pour permettre à la société de s’organiser et d’élire librement ses représentants. Or, l’intrusion de civils dans les affaires internes de l’institution militaire est perçue comme une ingérence étrangère à son corps constitué. L’image que se fait l’armée d’elle-même est de se considérer comme intouchable et comme le seul représentant légitime de la révolution de Novembre, en s’auto proclamant en tant que « famille révolutionnaire », dont l’image est profondément enracinée dans l’histoire nationale et les traditions militaires. Au point de passer pour un traître pour quiconque s’aventure à contester cette image hégémonique, devenue au demeurant presque sacralisée.
        Quelle stratégie adopter donc pour vaincre la résistance des militaires à se soumettre au commandement d’un gouvernement civil démocratique. L’initiative de changement pacifique du système de pouvoir, peut s’appuyer sur les expériences de transitions démocratiques de pays ayant réussi ce pari semé d’embûches, a priori insurmontables. Tels que, les pays d’Amérique Latine, d’Europe du Sud et de l’Est, qui ont fini par rendre à leurs peuples la justice sociale, la liberté, la dignité et la souveraineté, en réalisant la transition démocratique par le transfert du pouvoir de l’autorité militaire aux civils. La stratégie de transition démocratique peut reposer effectivement sur ces expériences, adaptées à la particularité de la situation algérienne.
        L’expérience de ces pays dans la mise en application d’un plan de transition démocratique, appliqué lui-même à l’armée, montre que le succès d’une telle initiative, dépend de nombreux facteurs.
        Le facteur inconditionnel pouvant rendre cette transition démocratique possible est la mobilisation des forces du changement autour d’un projet de démocratisation, dont le consensus et la cohérence interne doivent être sans failles pour pouvoir vaincre la résistance de l’armée. Car, l’existence d’une forte coalition politique très structurée et ancrée profondément dans la société n’est pas sans influencer la résistance de l’armée à se soumettre à la réforme que cette dernière lui imposerait. Il faut parier à cet effet sur l’éveil politique du peuple et le retour de l’élite de la démission pour espérer atteindre cet objectif dans une coalition nationale ouverte à toutes les forces du changement.
        C’est par les urnes et la mobilisation massive des électeurs pour empêcher la fraude, que cette coalition représentative de la volonté populaire pour le changement compte arriver démocratiquement au pouvoir et s’imposer aux militaires. Dans l’éventualité où la fraude venait à se reproduire, malgré cela, la mobilisation autour de cette initiative pourrait se prolonger dans la forme d’une contestation pacifique illimitée, jusqu’au rétablissement de la légalité. Car la volonté de cette initiative est celle d’un peuple uni autour d’un leadership, qui ne laisserait aucune place au bricolage politique des militaires.
        Dès lors que cette première étape aura été accomplie, se pose la question de comment vaincre la réticence de l’armée au contrôle gouvernemental démocratique civil. Encore une fois, l’expérience des pays ayant réussi la transition démocratique montre que la réticence de l’armée sera vaincue principalement par la perception de compétence du leadership de la coalition civile dans des tâches essentielles. Cette compétence est exprimée dans des facteurs comme la vision en profondeur du développement de la société, la stratégie pour la réaliser, les opérations et les tâches spécifiques à accomplir, y compris pour ce qui relève de la qualité d’un plan de réforme militaire pour la réalisation du changement dans l’armée par l’amélioration de son cadre professionnel et de la revalorisation du statut de son personnel. Car, pour les militaires, il n’y a rien de plus important pour le rétablissement de leur dignité institutionnelle que la professionnalisation militaire.
        La démocratisation de l’armée ne peut être effectuée efficacement que s’il y a un contrôle politique clair et ferme par le pouvoir civil. Ce contrôle politique implique la démobilisation de l’armée et la restauration de l’autorité de civils au pouvoir. Dans ce cas, la coalition de démocratisation devrait montrer aux militaires les effets positifs des politiques de démobilisation et les effets négatifs des rôles et fonctions non professionnelles (Sécurité intérieure et police politique). La redéfinition institutionnelle de l’armée comme un atout national dépendra de cette démobilisation. La réussite de redéfinition du rôle et la capacité du leader politique à maîtriser efficacement la résistance militaire, par la professionnalisation de l’armée, signifie la dépolitisation de leur chaîne de commandement et la réorientation de leur mandat de l’ordre interne à la défense nationale seulement.
        Pour achever la transition démocratique, le nouveau pouvoir civil doit introduire un changement constitutionnel quant au contrôle politique présidentiel de l’armée, en lui octroyant la capacité de nommer le haut-commandement dans chacune des forces et de pouvoir forcer la démission de ses membres, hostiles au changement en les remplaçant par des cadres loyaux. Mais ce contrôle politique serait inefficace s’il n’est pas complété par une direction forte pour la professionnalisation de l’armée, fournie par l’autorité civile.
        De l’ouverture du débat avec les cadres de l’armée disposés au changement autour de ces deux facteurs cruciaux, qui sont la professionnalisation de l’institution militaire et la constitution d’un pouvoir civil porteur d’un projet de développement intégré de la société, dépendra la réussite de la transition démocratique et le transfert du pouvoir des militaires aux civils.
        Youcef Benzatat




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    MELLO
    24 juillet 2017 - 14 h 44 min

    Sujet très embarrassant , dans une Algérie où les repères sont en perdition. Un intellectuel est d’abord quelqu’un qui a atteint un certain niveau de création, d’analyse ou de recherche, puis qui se sert des médias et autres canaux d’expression pour intervenir sur des sujets qui intéressent un LARGE public, aux yeux duquel il devient une référence – ou du moins une figure, une voix reconnue et ,Mr BENZETAT , en sa qualité de journaliste analyste et chroniqueur a bien fait de livrer son jugement sur cette classe d’hommes sclérosés, qui nous inondent de leurs analyses parfois en marge de la réalité. Boudjedra, et Benchicou qui se prennent pour des intellectuels, en nous livrant leur point de vue et au lieu d’éclairer le peuple et de construire l’avenir commun de l’Algérie, ils se cachent derrière les idéaux de l’Islam, de la démocratie, de la laïcité, de l’identité, de la langue, …pour mieux dissimuler leur ignorance. Ils sont loin de répondre à cette définition d’intellectuels qui ratissent large. Reste le cas HARBI , c’est avant tout un historien , qui semble se mouvoir beaucoup plus dans le politique , sujet qui nous accroche le plus. Car le problème , auquel s’est confronté le peuple Algérien , reste principalement ce problème politique. et le vide engendré par l’absence d’une véritable élite laisse ce peuple dans son égarement. Cette supposée élite, parle à longueur de journée de Chekib Khelil comme si l’avenir du pays ne tenait qu’à cette personne. Elle parle de Rebrab comme s’il était le nouveau prophète des temps modernes. Elle nous parle des méfaits du terrorisme, de la corruption, du MAK comme si ce mouvement représente un danger MAJEUR pour la nation,.mais elle ne dit rien des outils avec lesquels on doit les combattre. Les constats sont à la portée de tout citoyen Algérien, mais les vraies solutions ne sont abordées par personne. Hormis le projet d »une conférence nationale de consensus que voudrait organiser le FFS avec l’ensemble des forces Algériennes, politiques ou de société civile pour lesquelles l’avenir de l’Algérie avant tout – peuple et institutions – avant qu’il ne soit trop tard. Et pour clore, l’éveil de la conscience est primordiale, c’est pour ainsi dire que Mr BENZETAT a bien fait d’aborder ce sujet sur l’ élite et intellectuel. Personnellement, je pose cette question: qui a réellement peur du changement en Algérie? Et qui cherche l’embrasement au nom de la liberté, de la démocratie et du changement?.




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    BEKADDOUR
    24 juillet 2017 - 13 h 46 min

    Dans un contexte national algérien collectif que nous vivons, cette contribution est une erreur, une perte de temps : EHCHOUMA ya « Khouya » !
    L’insoumis, nous l’entendons uniquement envers un envahisseur qui surgit pour nous déranger, alors là tout soumis est une mauvaise graine. Par contre, nous n’avons rien à voir avec Le Nobel des masturbateurs qui a laissé « L’Homme révolté », j’ai nommé Le Juif ERRANT Camus… CHEZ NOUS, les mots soumis et insoumis c »est autre chose : Nous n’avons besoin que de celles et ceux qui aiment LA PERFECTION, car la vie est sans cesse perfectible…




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    smail
    24 juillet 2017 - 12 h 57 min

    Ils ont assassiné ou fait exilés des milliers d intellectuels.
    Sans eux l Algerie n aurait pas résisté durant la decennie noire.
    Dégoûtés, désabusés après une longue résistance aux forces obscurantismes,ils ont abdiqué à l arrivée de Bouteflika sachant que rien n allait changé et qu au contraire ça allait de mal en pire.
    Maintenant le peuple algerien qui a bénéficié un peu de la rente pétrolière (voiture,logement)sans aucun effort ,n est plus en mesure de se battre pour ses idées ,c est un peuple qui comme le dit un proverbe bien de chez nous un peuple de « Ragaad ou tmamgé ».
    Ils ont confisqué l Algerie et ils ne la lacheront jamais,ils ont endormi le peuple par la peur et la religion.




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    T'zagate
    24 juillet 2017 - 12 h 32 min

    Ya tonton Youcef Benzatat , pourquoi vous vous permettez de prendre en exemple des personnes dans votre analyse en donnant leur nom et en les « scannant » subjectivement (Harbi, Benchicou, Boudjedra ) et en leur reprochant de ne pas être des « intellectuels éclairés et agissants » ?? Et vous, qui êtes vous pour interpeller de cette façon des personnalités ! On peut faire une analyse globale sur les intellectuels algériens sans jouer au « juge partisan » et montrer du doigt tel ou tel de cette façon là ? C’est possible ou pas ??? Que vient faire la vente d’un journal à un …. berbériste ??? Est-ce que çà c’est une analyse qui colle à l’objet de votre sujet ???? Yakhi culot, yakhi !!




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    Anonyme
    24 juillet 2017 - 11 h 54 min
    anonyme
    24 juillet 2017 - 11 h 42 min

    Décidément Mr Benzezat vous dépassez vos prérogatives de journaliste chroniqueur vos travail devrait consister à donner des constats et de l’information objective impartialement;mais force est de constater que vous rabâchiez sans cesse votre phobie raciale envers les berbères à croire qu’ils hantent vos nuits des milles et une nuits.Soyez un journaliste sincère et honnête.




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    Dr Knock
    24 juillet 2017 - 10 h 49 min

    Décidément Y B n’en finit pas régler des comptes. A le lire Harbi, Boudjedra et Benchicou non seulement incarnent à eux seuls la faillite de l’élite mais ils sont aussi à eux seuls responsables de la situation qui lui est faite.
    C’est sans gêne qu’il ose insinuer que ces trois personnalités sont soumises au pouvoir.
    Harbi est un historien dont les compétences sont incontestables. Boudjedra est un écrivain dont la liberté d’écriture est indéniable. Quant à Benchicou il fallait bien lui trouver une tare : celle d’avoir livré son journal aux berbéristes.
    Tout tourne autour de la question identitaire : Harbi, dont ses collègues et ses étudiants rappelleront sa posture anti revendication berbériste des années 80 qu’il voulait secondaire par rapport au souci national ne devait pas en parler. Benchicou qui est pourtant un anti-kabyles viscéral, rappelons-nous ses écrits contre Mammeri, a livré son journal aux berbéristes du MAK. Et Boudjedra qui est loin d’être tendre avec les Kabyles, lui, pèche par omission, il n’a pas encore écrit une satire anti-identitaire.
    Une fois évacués Harbi, Benchicou, et Boudjedra, que reste-t-il ? Rien, que du néant ! Excepté le vide encore plus vide pour le remplir.




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      zaatar
      24 juillet 2017 - 11 h 32 min

      Tout tourne autour de la question identitaire selon Y.B. car enfin tout le monde sait ce qui motive tout le monde. Notre cher Abou Stroff a fait une belle démonstration. De plus, même avec les Harbi, Boudjedra, Benchicou et compagnie il n y a que du néant…le vide pour une expansion beaucoup plus accrue. Le tube digestif ambulant n’en est pas conscient cependant et le système en place et qui a mis en place la distribution de la rente s’amuse à la folie.




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    Abou Stroff
    24 juillet 2017 - 10 h 06 min

    dans un système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation, le prédateur (agent actif qui distribue des miettes de rente) et le tube digestif ambulant (agent passif qui reçoit des miettes de rente) ne forment pas une unité de contraire. Par conséquent, face à la dégradation de ses conditions de vie, le tube digestif ambulant peut se révolter à travers des sautes d’humeur ou des émeutes (le tube digestif ambulant ne comprend pas la réalité parce qu’il ne la façonne pas) mais il ne peut envisager penser (par l’intermédiare d’ intellectuels critiques) et faire la révolution car, cette dernière exige la conscience de la tridimensionnalité du temps (contrairement aux êtres humains qui travaillent, produisent et s’humanisent en humanisant la nature, le tube digestif ambulant ne connait que le présent puisqu’il n’a pas de passé pour comprendre le futur ) ce dont le tube digestif ambulant (au même titre que le prédateur) est dépourvu puisqu’il n’a pas de futur. dans un tel système où l’idéologie de la rente est dominante, l’intellectuel qui s’interroge sur, ou remet en cause, la logique de fonctionnement du dit système apparait comme un « empêcheur de tourner en rond » aussi bien par le prédateur que par le tube digestif ambulant. en d’autres termes, le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation ne génère pas, contrairement au système capitaliste ou au système féodal, les conditions de son propre dépassement et ne peut point favoriser l’émergence de l’intellectuel critique, ce dernier n’ayant objectivement et subjectivement aucune couche sociale à défendre face aux couches prédatrices que le système rentier sert. moralité de l’histoire: le système rentier et les couches qui y évoluent sont hors histoire (ils ne cessent de tourner en rond pendant que les « autres » évoluent en s’humanisant de plus en plus dans un processus sans fin). Par conséquent, seul un choc externe (une baisse prolongée des prix des hydrocarbures, entre autres) pourrait les y réintégrer. En outre, le système rentier et les couches qui y évoluent n’ont guère besoin d’une élite pour les éclairer puisque leur temps est monodimensionnel (ceci pourrait expliquer l’incommensurable déliquescence dans laquelle barbotte la formation sociale algérienne, en général et le son système éducatif, en particulier.




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    Non à l'Etat arabe
    24 juillet 2017 - 8 h 35 min

    Le baath-fln a decidé de notre arabité et durant la premiere phase, c’etait l’impératif, benbella colportait son arabitè jusqu’à en faire une obssession, dommage qu’ils soit mort apres qu’il ait assisté aux tribunes Télé de sa tant chérie Egypte où les intellectuels refusaient l’arabité aux algeriens. Il n’avait pas dit un seul mot, lui tant bavard.
    boumediene commence par arabiser l’histoire et sa perception: il a commandè le film « la bataille d’Alger » et il a imposé que le dialogue de femmes en kabylie, scene sensée repprésenter la kabylie des années 50, soit en arabe – traduit en francais. Ce qui denote une volonté nihiliste sur le plan identitaire. Puis il importa des egyptiens, meme des cordonniers, pour nous donner une identité, c’est le devoir-etre qui se fait programme.
    Comme dans une société conformiste, toute l’administration s’est mise à l’arabe, arrive qu’en kabylie dans les administrations l’on vous parle en arabe, dans les casernes le kabyle fut interdit bien sûr. Alors qu’il nous infligeait rabah driassa qui chantait les louanges du fakhamatou boumediene du matin jusqu’au soir, il avait interdit 50 ans durant Slimane Azem des ondes de la chaine 2- née bien avant l’independance. L’arabisation et l’arabité sont devenues l’expression plastique de l’Etat. Qui refuse cette logique née du coup d’Etat de 62 est assimilé à l' »ennemi de l’Etat ».
    Pour mieux noyer le pays dans cette option absolue on a donc generalisé la langue arabe comme si cette langue reppresentait l’identité de Numide, le pays uniformisé semblerait unit, c’est la logique de la Oumma qui prenait le relai sur la certitude partagèe entre peuple réel et Etat, cela ne pouvait etre autrement, pour la simple raison que la classe au pouvoir- la meme depuis 62- a tant peur de son peuple qu’elle crée son double: dès que le FFS prend surface on lui invente son double des laics algerien des années 80 croissent et on leur invente les islamistes. Jusqu’au point ou ce jeu infernal finit par 200 000 morts. Bon nombre d’intellectuels continuent dans l’autocensure qui amplifie les maux du pays, le regime nous repropose ses certitudes: la charia à l’école l’arabisation forcenée. Pour ceux qui n’ont pas l’art de la subtilité de la symbolique identitaire, le pays est une masse, plus elle est uniformisée moins elle risque. Sauf que quand dans le fruit il y a un ou un ver la forme souvent est sauve mais le contenu est vidé en silence: en effet l’islam et l’arabe comme substitutifs de l’identité berbère- que l’on cherche à aroser un tantinet d’Amazighité- font que meme le sultanat d’Oman a sa petite contrée sous son influence, il y eut meme quelques brebis galeuses qui pensaient s’atteler aux chiisme pour contrer les saoudiens.
    Quand on a son propre noyau etherodirigé, vous ne faites pas peur, surtout moins aux detenteurs de l’islam et l’arabité, en effet la crise arabo-arabe entre Qatar et saoudiens a demontré comment durant les vraies crises la hierarchies est verticale: tous les pays se sont rangés derriere l’arabie saoudite. Ainsi, se dire pas arabe devient un sacrilège au roi soleil. Surtout quand Mehri avait dit que c’est De Gaulle à avoir imposé l’arabisation! La farce du bureau arabe continue…




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      zaatar
      24 juillet 2017 - 9 h 15 min

      C’est pour cela que Matoub a bien chanté  » Ils disent que la bière manque, et qu’il est difficile d’en trouver à Alger. Chez nous, à Tizi, par contre on la trouve facilement, on en verse, on se gargarise, et ça déborde de partout. L’état nous adore, c’est par camions qu’il nous en ramène. Il nous adore tellement et tellement. Il n’aime pas juste que l’on gueule. »




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        Non à l'Etat arabe
        24 juillet 2017 - 9 h 44 min

        Je ne bois pas ni meme fume plus, notre ethique basée sur l’imperatif de la responsabilité. Matoub est un chanteur Par contre ceux qui soulent le pays le font au nom de tous et avec l’argent de tous , les 1000 000 000 000 $ dilapidés par la caste seront lavés- quoi qu’en feigne le regime est son « reveil » apres la derniere minute on nous bassine avec Haddad qui aurait pris des marches « à l’insu » du systeme….




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          zaatar
          24 juillet 2017 - 10 h 05 min

          Ce n’est pas qu’à la dernière minute… Il s’appelle aujourd’hui Haddad, avant on l’appelait autrement. Cependant l’éternel est bien le système. Une toile savamment tissée aux noeuds croisés bien étudiés que l’on peut remplacer à tout moment, à tout instant même en faisant les funérailles de son occupant. L’histoire de la toile et de son tissage est un chef d’oeuvre à écrire et à dispenser dans tous les cours aux enfants. Peut être par les générations futures, lorsqu’elles auront eu le dessus sur le système.




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      Zoro
      24 juillet 2017 - 14 h 51 min

      @ OUI A L ETAT ARABE: ecoute el ghoul , tu as beau change de pseudo mais ta paranoia envers les arabes te trahi a tous les coups, tu es assez vieux il ne te reste autant que tu n en a passe sur cette terre a medire les arabes fais appel a ton sens humain s il t en reste ,peut etre trouveras tu un gentil mot a adreesser a tes voisins les arabes ou peut etre te rapelleras un coup de main ,une belle action ,ou belle parole d un de tes concitoyens arabe qui arreterai cette haine qui semble te consumer a petit feu.signe ZORO…..Z…




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      Krimo
      25 juillet 2017 - 22 h 02 min

      Précisions :

      1. Ce n’est pas Boumediene qui a importé les cordonniers égyptiens ni commandé la bataille d’Alger ni prôné cette arabisation de la première heure. Les cordonniers c’est Ben Bella et l’idée du film, la bataille d’Alger, c’est Yacef Saadi sous le patronage du même Ben Bella. Le dialogue de film dont vous parlez est surement l’opium et le bâton

      2. Slimane Azem a d’abord été mis au ban par la wilaya III au regard de l’activité de son frère durant la révolution, mais il lui est aussi reproche ceci, l’hymne du harki dont il est l’auteur :

      Nous les harkis d’Algérie
      C’est la paix que nous voulons réinstaller
      Fini la peur, fini la torture,
      Nous projetterons seulement le bien
      Nous refusons de nous soumettre au diktat
      Personne ne sera plus égorgé.
      Aujourd’hui ce n’est plus comme avant
      A présent nous savons ce qu’il en est !
      Inutile de nous conseiller
      Nous avons compris où est l’avenir
      Jamais nous ne nous séparerons de la France
      C’est de là que vient la solution.
      Acculés à vivre dans les grottes
      Ils discutent comme des rats
      Entre eux et nous il en sera ainsi
      Jusqu’à ce que nous les ayons exterminés.
      Nombre d’entre eux sont emportés par les ruisseaux
      Dévorés par les vautours et les chacals
      Nous avons fait serment de venger
      Les enfants orphelins.




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    zaatar
    24 juillet 2017 - 7 h 50 min

    Le concept d’élite tel que défini ici par Mr Benzatat ne reflète pas la réalité de chez nous. Les raisons sont multiples bien sur et sont conséquences d’une conduite et d’une gestion du pays aléatoire, anarchique, chaotique…etc. Ce n’est pas le plus compétent dans l’absolu dans un domaine donné chez nous qui est « désigné » en tant qu’élite. Encore faut il que la masse, le peuple, soit consciente de ce que c’est une élite. L’intellectuel cependant est singulier, c’est personnel et par définition c’est une banque de données. C’est quelqu’un qui enrichit sa mémoire dans presque tout et donc ne peut être forcément une élite insoumise (au sens du conditionnement par la société dans laquelle il fait partie). L’intellectuel ne se préoccupe pas forcément d’impacter la société. Il est surtout « obsédé » par son avidité de savoir. Il donne son avis sans plus. Mais avant tout, l’élite, l’intellectuel, l’insoumis, ce sont des êtres humains qui cherchent le bien être et à vivre bien ou mieux à chaque jour qui passe. Et pour notre cas, pour notre pays, cela a toujours été un rapport de force entre divers prétendants à l’enrichissement pour un meilleur vivre. C’est une conséquence de la nature l’homme et de son égoïsme…c’est naturel. Qu’il soit élite, intellectuel, insoumis, militaire ou citoyen lambda…il ne cherche qu’à améliorer son quotidien du mieux possible. Et tout le monde n’est pas logé à la même enseigne mais tout le monde se veut se frayer le meilleur chemin pour y parvenir et tous les coups sont permis.




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