La production céréalière algérienne enregistre un léger mieux en 2017

campagne moissons-battages
La production céréalière algérienne d’aujourd’hui est loin des niveaux atteints en 2008-2009. New Press

Par Ramdane Yacine – Le bilan préliminaire de la production des céréales durant la saison 2016-2017 a atteint jusqu’à la mi-août plus de 35 millions de quintaux, contre 34 millions de quintaux au titre de la campagne moissons-battages 2015-2016, selon des données du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche.

La production céréalière enregistre une nette amélioration durant la saison actuelle, alors que seulement 88% des surfaces agricoles consacrées à la production des céréales sont moissonnés.

Durant la saison 2015-2016, la production céréalière algérienne a connu une baisse. 33 millions de quintaux de céréales (blé et orge) sont récoltés durant la saison 2015-2016, contre 40 millions de quintaux l’année d’avant (2014-2015), en raison d’une faible pluviométrie.

En tout état de cause, la production céréalière algérienne d’aujourd’hui est loin des niveaux atteints en 2008-2009 : 61,2 millions de quintaux.

Depuis 2012, la production nationale était en berne en raison de la faible pluviométrie. Ce n’est que cette année que la production a connu un léger mieux.

Par ailleurs, la saison actuelle a été marquée également par une nette amélioration dans la production de l’orge qui a atteint 10 millions de quintaux et la production des légumes secs (notamment les lentilles et les graines) qui s’étend sur une surface de 105 000 ha. La production de la saison actuelle a enregistré une nette amélioration en dépit des conditions climatiques difficiles.

Sur les raisons de cette amélioration, les professionnels citent les efforts déployés par les agriculteurs, l’encadrement et les campagnes de sensibilisation entreprises par les responsables du secteur.

Notons enfin que l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), l’Institut technique des grandes cultures et les entreprises privées spécialisées dans les semences se réuniront au cours de la semaine prochaine pour prendre les mesures nécessaires à l’extension des superficies agricoles dédiées à la culture des légumes secs.

R. Y.

Comment (4)

    El Kenz
    19 août 2017 - 15 h 19 min

    Pour aussi drôle qu’hilarante, je vous raconte une petite histoire que j’ai eu avec un Marocain sur un de leur blog ou l’Algérie tient le haut rang dans le débat fut –il celui dédié à la météo. Ce Marocain se passait pour un intelligent, et un non chauvin, mais dés qu’il s’agit de l’Algérie, il sort du bois, s’enflamme , et s’engouffre dans le palais du Kif pour dire, à qui veut bien l’entendre, que son roi est le sauveur de l’humanité par son statut divin ( inique et cynique) d’ amîr El Moumines. Voulant me faire dire autrement que les Algériens sont des crèves faim, il m’a posé une question, et de ma réponse, il s’attendait me prendre par la gorge pour me dire que son royaume est si fort que l’ « ennemi de leur intégrité territoriale » expression toute royale sciemment usité pour éviter de prononcer le mot Algérie. Quelle est la production céréalière de votre pays cette année (2017) me disait –il ? Entre 36 et 38 millions de tonnes lui aurais –je répondu. Il m’avait demandé de l’excuser pour un moment parce qu’il disait être pris par fou rire (?). Sitôt revenu, il me disait tout fier « sais – tu que le Maroc produit 3 fois plus que ton Algérie». Le Maroc, disait –il ; a produit cette année (2017) une récolte record de 102 millions de quintaux, et que si l’Algérie en sera dans le besoin, on lui refilera au nom de la « fraternité» une petite part pour le soulager de ses peines. Plié de rire, j’avais peine à respirer, mes doigts avaient du mal à tapoter sur le clavier, mais j’ai vite repris mon esprit à la seule pensée que mon rivale marocain risque de disparaitre de mon écran sans connaitre ma réponse. Mon ami lui aurais dit, prend ton stylo et fait moi plaisir d’exécuter pour moi cette petite opération de calcul primaire : 38 Millions de tonnes x 10 donne combien en quintaux svp? . vite fait il me dit 380 millions de quintaux. Dans ce cas mon ami lui aurai- je dis, ton chauvinisme vous a rendu ridule, on produit donc trois fois plus que vous en céréale, c’est en kif que vous êtes plus fort. Depuis, je l’ai plus croisé, et ca me chagrine terriblement d’avoir perdu un con de sa majesté , roi du mensonge. (corrigé)




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    BEKADDOUR
    17 août 2017 - 21 h 50 min

    Le blé ! J’ai cultivé 4 hectares en blé saison agricole 2016/2017, mine récolte, 18 quintaux, dans une zone anciennement volcanique, Ouled Riah, Tlemcen,, il n’a plus plu dès Mars, je ne sais quoi dire, et dans cet état, pour le moment, il n’y a AUCUN interlocuteur crédible ! Je ne sais pas, expliquez moi si on joue ou s’il existe des agents d’état sérieux !




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      Djamel BELAID
      18 août 2017 - 9 h 29 min

      Ya Si Bekaddour. Nous devons trouver les méthodes pour valoriser la moindre humidité du sol. Personnellement, en tant qu’agronome, j’ai longtemps cherché des techniques intéressantes. J’ai regardé comment procédaient les ingénieurs français. Puis en 2011, je suis tombé sur un compte rendu d’agriculteurs algériens ( Sétif et Constantine) qui ne labouraient plus leur sol mais utilisaient la technique dite du « semis-direct ». Ils produisaient malgré la sécheresse (ils récupéraient ras-el-mal, c’est à dire les frais engagés). Cette technique est utilisée en Australie, pays sec. Renseignez vous sur cette technique. Achetez ou convertissez votre semoir conventionnel en semoir pour semis direct et semez chez vous et chez vos voisins. La vitesse du semoir permet d’emblaver plus de surface. Je vous conseille de lire sur internet « The practical implementation of conservation agriculture in the middle east », c’est en anglais, mais il y a beaucoup de photos et de schémas. Ce document d’experts australiens ayant travaillé en Syrie et Irak (avant 2011) est un document que chaque ministre de l’agriculture algérien devrait avoir sur sa table de chevet. ps:. CMA-SOLA ont promis de fabriquer un semoir low-cost pour semis direct, mais à part un prototype nommé « Boudour » (voir les essais sur you tube en tapant ce nom), on n’a rien vu alors que rendre disponibles ces semoirs devrait être la mère des batailles. Espérons qu’un jours les cadres céréaliers algériens seront mieux écoutés de leur tutelle…Djamel Belaid. Ingénieur agronome.




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    LE NUMIDE
    17 août 2017 - 15 h 29 min

    TANT QUE l’Algérie ne produit pas son blé , son lait et son huile en quantité auto-suffisante …MA DERNA WALOU … Les algériens continueront à faire tourner le siwak dans la bouche et la Berima des songes et de la paresse , à compter les mirages sur leurs chapelets , à mettre des costumes le ventre vide et à tourner en rond comme des Zéros dans des campements de bétons suffoquants et insalubres .. et on commence par soi- même !!




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