Ali Benflis : «Seul un dialogue peut nous faire sortir de la crise»

Politique Benflis
Le dialogue est la solution à laquelle Benflis ne cessera pas d’appeler. New Press

Par Sadek S.– Le président de Talaie El-Hourriet, Ali Benflis est revenu aujourd’hui, lors d’une réunion des militants de son parti, sur l’éviction d’Abdelmadjid Tebboune de son poste de Premier ministre. L’ancien chef du gouvernement a d’abord commencé par qualifier cette séquence politique de «scénarios de série B» et de «mises en scène dérisoires». «Ces derniers jours, nous avons assisté, sans grand étonnement, à un basculement sans précédent. (…) Nous ne pouvons que constater au vu des changements opérés que le centre du pouvoir s’est déplacé», a ajouté l’ancien bras droit d’Abdelaziz Bouteflika.

Benflis estime que la seule manière de sortir de la crise et de mettre fin à «la vacance du pouvoir au sommet de l’Etat» est de s’engager dans la voie du dialogue. «Oui, nous appelons au dialogue et nous ne cesserons jamais d’appeler au dialogue. Un dialogue pour une véritable sortie de crise et pour régler les problèmes réels des Algériennes et des Algériens», a-t-il martelé.

Celui qui fut pendant longtemps le directeur de cabinet d’Abdelaziz Bouteflika a cependant averti des dangers d’un dialogue qui nourrirait le statu quo et qui servirait de faire-valoir au régime actuel. «Nous ne sommes pas dans l’apparat, nous sommes dans le réel», a-t-il indiqué. A rappeler que Talaie El-Hourriet a déjà eu à proposer au lendemain de sa création «un plan de sortie de crise» qui, selon sa littérature interne, vise à «asseoir la légitimité et la représentativité de toutes les institutions républicaines par des élections propres, transparentes et légitimes».

Enfin, au discours officiel qui justifie les «pratiques arbitraires» par l’impératif de préserver la stabilité du pays, Benflis a déclaré : «La vacance du pouvoir, le délitement de l’Etat, la déligitimation des institutions sont les ennemis de la stabilité nationale.»

S. S.

Comment (15)

    romana
    27 août 2017 - 20 h 11 min

    C’est une bonne initiative qui a été prise par le parti de Mr BENFLIS. Le dialogue est nécessaire pour le pays, travailler en bonne osmose est une bonne chose afin de trouver une issue avant que le désordre s’installe. Avec toute l’expérience acquise c’est un bon choix.Il faut mettre de côté les divergences et les désaccords dans les oubliettes et travailler d’arrache-pied pour le peuple et le pays qui a besoin d’unité.La sagesse et le patriotisme l’emporteront.




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    Mouloud Redouani
    27 août 2017 - 12 h 18 min

    Monsieur Ali Benflis , c’est maintenant que vous êtes de l’autre côté de la barrière que vous demandez « le dialogue » , ce dialogue que vous avez pourtant toujours refusé quand vous étiez au pouvoir donc de l’autre côté de la barrière!

    Quand vous étiez du bon côté, c’est-à-dire au pouvoir, vous disiez toujours d’une manière arrogante au peuple et aux partis d’opposition: taisez-vous, écartez vous, nous on sait faire tout et tout seul, nous on voit les choses mieux que vous. N’est-ce pas tonton Benflis !!

    NB : On espère simplement, puisque vous avez décider de participer aux prochaines élections communales, que vous exigerez du pouvoir : 1/- la constitution d’une vraie commission indépendance d’organisation et de contrôle des élections, 2/- l’actualisation du fichier électoral et sa diffusion par localité aux partis politique, 3/- et enfin la présence d’observateurs au niveau du bureau de centralisation informatique des résultats des élections qui se trouve niveau du Ministère de l’Intérieur!




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    LE NUMIDE
    27 août 2017 - 6 h 50 min

    DIALOGUE OUI AVEC QUI ? entre algériens D’ACCORD ! mais pas avec les Mawalis des qatariens , des saoudiens et les représentants des frères musulmans egyptiens et du Sultan turc Erdogan, sur quoi ? ….JAMAIS




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    Voyons Voyons
    27 août 2017 - 0 h 58 min

    OUI MAIS SANS TOI SI TU PERMETS ….ON VEUT DES JEUNES !




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      BEKADDOUR
      27 août 2017 - 7 h 26 min

      @Voyons Voyons… Bessah elli feytak ebleyla feytak ebhila ( Il faut donc un dialogue entre jeunes et vieux, ça aussi !)




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    ZORO
    27 août 2017 - 0 h 56 min

    J ai entendu en direct Benhamou de la Karama quand il disait :JE MANGE ET JE MIAULE COMME UN CHAT POUR AVOIR PLUS.Je lui reconnais ce courage et cette franchise à le dire et je lui souhaite bon appetit et longue »MIAULADE »jusqu au dernier souffle de sa vie.Quand aux autres BENI HAMMOU, ces petits minets troubadours du GLO MATOU, Je les vois plus voraces mais sans audace pour l avouer.SIGNE ZORO. …Z…




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    mzoughene
    26 août 2017 - 23 h 11 min

    DIALOGUE ENTRE QUI ET QUI ? BENFLIS ET OUYAHIA ? LOUIZA HANNOUN ET SIDI SAID ? HADDAD ET RABRAB ? NON MESSIEURS SEULS LES ABSTENTIONNISTES REPRÉSENTENT LE PEUPLE ALGÉRIEN ET C’EST A EUX DE PRENDRE LEUR DESTIN EN CHARGE ! LE PERSONNEL POLITIQUE ACTUELLEMENT EST PÉRIMÉ,INEFFICACE, INCOMPÉTENTE; ET NE PEUT RÉPONDRE AUX BESOINS DE LA GENERATION ACTUELLE D INTERNET QUI FUIT L ALGÉRIE A LA HARGA PAR MER ! LES ÉNARQUES COMME OUYAHIA ONT FAIT DES DÉGÂTS INCOMMENSURABLES ! les walis ,les chefs de daira ,les sg sont se spécialises dans la fraude des élections ! L ABSTENTIONS VAS UNE NOUVELLE FOIS RIDICULISER CE POUVOIR EN ALGÉRIE ET A L INTERNATIONAL !




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      MELLO
      27 août 2017 - 15 h 21 min

      Si les hommes ne sont pas toujours responsables de leurs échecs, ils sont néanmoins comptables des batailles qu’ils n’ont pas menées. L’exemple le plus vivant nous est venu du Sud de l’Afrique: La Rhodésie, l’état blanc d’Afrique, entrée en rébellion contre la communauté internationale depuis sa sécession du 19 novembre 1965, n’a pas survécu au verdict des urnes. Débaptisée au nom du businessman et conquistador Cecil Rhodes, elle est devenue le Zimbabwe . L’émergence de ce cinquantième état africain revêt une portée considérable pour l’humanité africaine en lutte pour ces droits civils politiques, économiques et culturels. En dépit d’un climat de provocation policières et de détentions arbitraires dénoncées par Amnesty International, les deux mouvements de libération, le ZANU de R.Mugabe et le ZAPU de J.N’komo ont accepté l’épreuve du suffrage universel et gagné le pari de confiance de leurs peuples. Ils totalisent 86% des votes des Africains. Il s’agit d’abord du triomphe du principe de l’autodétermination au sens de l’accession d’un nouvelle état à la souveraineté intérieure et internationale. Ainsi s’est effondrée la logique ultra du bunker, qui avait enfermé les Blancs dans un univers clos manichéiste et répressif. La « valise ou le cercueil » cette alternative obsessionnelle, les blancs du Zimbabwe n’auront pas à s’y enfermer. Plus que les mesures et engagements pris par Mugabe, le premier ministre, c’est l’attitude et le comportement des citoyens noirs qui garantiront la paix, l’unité‚ et la concorde nationale. Il n’y a pas eu un seul acte de vengeance. La révolution se prouve en marchant et le Zimbabwe dispose d’atout considérable pour faire tourner son économie au lieu de recourir par démagogie au nivellement par le bas ; une agriculture et de l’énergie hydroélectrique notamment presque autosuffisantes, des richesses minières, diamants, étain, chrome, or, etc, des industries de transformation capables de satisfaire la demande intérieure en bien de consommation, des petits et moyens cadres ruraux forgés par les luttes et aptes aux tâches de développement local et enfin l’expérience des échecs économiques des pays frères « mal partis ».
      Nous ne sommes pas en 1965, mais bel et bien en 2017 avec cette génération de réseaux sociaux et autres outils de communication plus aptes à agir, qu’à ne rien faire.




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    Mus
    26 août 2017 - 21 h 43 min

    Si Benflis est bien placé pour comprendre que tout dialogue est synonyme de rapport de forces. Et pour dialoguer il faut être au moins deux protagonistes mus par le désir de régler une problématique dans l’intérêt commun aux deux parties. Or qui, du coté du pouvoir, parle de dialogue? Le pouvoir s’estime actuellement en position de force pour imposer son dialogue qui n’est autre qu’un monologue ouvert a ceux qui en acceptent le fond et la forme. Il a le monopole du pouvoir politique (les institutions du Peuple et de la Nation sont a son service exclusif notamment l’Administration publique et la Justice), il a le monopole de la violence légale (armée et police), il a le monopole de l’argent public (Trésor et Banque Centrale, notamment) et de l’argent privé douteux de Haddad et consorts, il a le contrôle des partis de service et satellites du pouvoir, il a le monopole de la propagande publique et parfois privée (medias)…etc…Pourquoi donc et avec qui dialoguer? Le pouvoir ne ressent ni le besoin, ni l’obligation, ni le devoir de dialoguer avec qui que ce soit si ce n’est avec lui même. Ce pouvoir prédateur, corrompu et incompétent n’est d’aucune façon fait ou disposer au dialogue….Si dialogue il devrait y avoir ce serait celui que les circonstances objectives lui imposeraient pour…déguerpir!




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    BEKADDOUR
    26 août 2017 - 21 h 21 min

    ana nya (candide), oua el ananya (L’égoïsme)… Il est une Algérie pourrie, une Algérie non pourrie, le dialogue entre les Algériens pourris ne donnera qu’un pourrissement, le dialogue entre Algériens « Eau pure », Dargaz, donnera une Algérie HEUREUSE, enfin quitte du piège du destin… Internet permet à chacun de s’exprimer, un Comité, version actualisée du C.R.U.A, saura tamiser, on verra bien, cette patrie mérite d’être grande !




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    Mouloud
    26 août 2017 - 20 h 38 min

    Le Président qui appelle à l’union nationale mais ne parle qu’avec l’UGTA, Le FCE et des partis politiques satellitaires mais néglige d’autre partis, les syndicats autonomes et la société civile. Il est le premier à créer la fitna en Algérie en fermant le jeu démocratique, faisant du populisme et de la démagogie. OUI Mr Benflis que l’on soit d’accord avec lui ou pas est un Républicain pour une économie/société ouverte, qui appartient certainement aussi à un clan que l’on a éloigné de la rente mais lui et son parti doivent parti de la solution comme d’autres. Le vrai débat en Algérie est entre avoir un pays Républicain ou Islamiste et/ou une économie/société ouverte ou fermée. Le reste n’est que dispersion pour nous occuper le cerveau et ne pas regarder les vrais problématiques. Mr le Président est le milieu de tout cela ni démocrate ni dictateur, ni économie ouverte ni économie fermée, ni pays Républicain ni pays Islamiste,… Le champion du NI-NI qui nous fait stagner depuis 20 ans car incapable de trancher sur une ligne politique économique claire et de l’assumer pourvu que sa Mosquée soit fini dans les temps, se prenant pour un pharaon Égyptien. Mais il est temps que les bonnes volontés se parlent et que l’on travaille au développement de ce pays et à la prospérité de ce peuple Algérien qui mérite le bonheur, le respect et un futur radieux.




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    water water
    26 août 2017 - 19 h 44 min

    Un dialogue veut dire deux parties , pour contre , dessus dessous, haut bas, droite gauche, avec le noir et le blanc on fait le gris, c’est encore pire.
    Il n y a qu’une seule et unique solution, dissoudre tous les parties politiques et toutes les associations et donner la parole à la société , pour décider d’un pacte social et les structures représentatives , et mettre fin au charlatanisme politique, et économique.
    Cette solution n’arrange que les hommes libres ou coupables de différence, le problème les hommes libres dérangent.
    Merci.




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    lhadi
    26 août 2017 - 19 h 17 min

    La plus grande ruse du Florentin d’Alger consiste à faire croire que l’Algérie est devenue le prototype d’une « armée mexicaine » composée de plusieurs chefs. Une armée sans véritable commandement. Ainsi, il pourra dire que c’est les puces des chiens qui font miauler les chats ; c’est-à-dire, c’est la faute des autres.

    Contrairement à ce que certains pensent, il est très aisé de noter que ce petit dictateur, amoindri par son accident vasculaire et l’usure du pouvoir, est le seul comptable des erreurs et des échecs qui obèrent le développement d’un Etat fort, d’une république solide, d’une Algérie apaisée, moderne et conquérante dans ce monde de globalisation politiquement et économiquement injuste.

    Pour ne pas se pincer le nez des remugles du Césarisme qui insert son destin en lettre cousue de trahison et de lâcheté ; cet égout des passions humaines, il suffit de ne pas se perdre dans la digression.

    Que faire alors ?

    Agir sur les actions adverses. Mais pour cela, il faut de la vertu, cette vertu politique qui est en même temps une raison pratique.

    Il n’est plus temps de s’abandonner au balancement apaisant « des vies parallèles » de Plutarque. Aussi, j’en appelle à l’insurrection des consciences qui saura délivrer l’Algérie de la puanteur de cette domination gérontocratique qui tient fermement les rêne du pays.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    MELLO
    26 août 2017 - 19 h 05 min

    Des années après, Si Ali a compris qu’il ne sert à rien de tirer la couverture sur soi et dire que notre solution est la meilleure. Il vient de rejoindre , en idée, le grand visionnaire Feu Hocine Aït Ahmed qui disait « Seul un compromis historique pour la paix et la réconciliation nationale mettra fin au processus de destruction de notre pays et permettra de réaliser le consensus politique et social le plus large, avec toutes les forces politiques qui condamnent la violence, autour d’une issue politique, pacifique et globale à la crise. ». Mais , une chose ya Si Ali, le Consensus national à construire n’a rien avoir avec le consensus économique et social décrété par un gouvernement qui a sauté en moins de trois (03) mois et dont la feuille de route est d’imposer des mesures sociales impopulaires aux Algériennes et Algériens. L’austérité a été inaugurée par les lois de finances 2015, 2016 et 2017 et probablement 2018, lois antisociales, anti populaires et antinational. Ces dernières remettent en cause le caractère social de l’Etat Algérien tout en octroyant généreusement des cadeaux fiscaux au patronat. Si la sincérité est de votre coté, rejoignez l’appel du FFS pour ce consensus historique.




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    elhadj
    26 août 2017 - 18 h 46 min

    Les citoyens ne sont plus réceptifs des lamentations répétées de ces partis politiques qui n ont que le nom au lieu d occuper le terrain pour mobiliser la société civile.tenir le meme langage depuis des annees sans action républicaine et citoyenne c est laisser le champs libre au statut quo .le salut du pays passe inévitablement par un consensus national regroupant toutes les forces vives de la nation quelles soient leurs tendances politiques afin de le sauver d un éventuel péril .regroupez vous tous et agissez démocratiquement.que demande le peuple , une gestion saine de ses ressources;une liberté de réunion; des débats libres et contradictoires via les médias publics biens du peuple,la lutte sans répit contre la corruption,l oligarchie mafieuse ,les importations de pacotille,l éloignement du lobby de l argent des sphères d influence,le renouvellement générationnel des gestionnaires ,la liberté d agir des structures de contrôle sans exception ni restriction de l ensemble du budget de l Etat telles que la cour des comptes ; l IGF;commissions des assemblées etc. telles sont les aspirations légitimes des citoyens impatients de voir leur pays avancer .




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