Sommet Afrique-Japon : l’UA déjuge le Maroc

Ould Salek UA
Mohamed Salem Ould-Salek conduit la délégation sahraouie. D. R.

Par Sadek Sahraoui – L’Union Africaine (UA) a, selon l’agence de presse sahraouie, exigé du Maroc et de tous les partenaires de respecter l’organisation africaine en tant que bloc uni sur les plans régional et international, et ce après les tentatives marocaines (durant trois jours) d’imposer ses positions visant à «écarter le Sahara Occidental des travaux du partenariat entre l’UA et le Japon».

L’UA a demandé, en outre, à la délégation marocaine de prendre place à côté de son homologue sahraouie qui participe aussi à cette réunion. Les réunions interministérielles du Sommet de partenariat entre l’UA et le Japon ont ouvert leurs travaux, jeudi à Maputo, en présence du président mozambicain, Philipe Nyusi, et des ministres des Affaires étrangères mozambicain et japonais, en plus de représentants de la Banque mondiale et du bureau de liaison ONU-UA et du vice-président de la Commission africaine.

Le vice-président de la Commission de l’UA a salué, dans ce sens, au nom de l’Afrique, le Mozambique pour avoir accueilli cette réunion importante tout en remerciant le Japon en tant que partenaire stratégique de l’Afrique pour sa participation constructive au succès de cette réunion interministérielle et au respect des décisions de l’UA relatives à la participation de tous les Etats membres sans exception.

La position «ferme» de l’UA en faveur de la participation du gouvernement sahraoui à la réunion ministérielle du Sommet de partenariat UA-Japon a poussé le Maroc à employer la violence physique et verbale à l’encontre de la délégation sahraouie, conduite par le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould-Salek, a indiqué la même source.

Cet incident intervient après seulement huit mois de l’adhésion du Maroc à l’Union africaine en janvier 2017. Le Maroc essaye depuis de mettre en minorité la République arabe sahraouie démocratique (RASD) au sein de l’UA. Ce rappel à l’ordre d’Addis-Abeba participera certainement à faire comprendre au Makhzen qu’il n’est pas du tout en terrain conquis en Afrique.

S. S.

Comment (2)

    messaoud
    27 août 2017 - 14 h 02 min

    c de la perte de temps. inutile pour le Maroc tot ou tard la RASD aura son dernier mot et le maroc sera le grand perdant avec tout cet argent gaspillé dans l effort de guerre contre la RASD; il aurait pu servir a developper le RIF et autres regions qui vivent dans la misere et eviter une guerre interne…




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    Otto
    27 août 2017 - 9 h 47 min

    Dans sa fuite en avant désespérée, le royaume de la drogue peut compter sur les pays de l’Afrique de l’ouest comme la côte d’ivoire, le sénégal, le gabon et la guinée, les toutous de la france, pour perturber en vain toutes les conférences et travaux de l’ua.
    Il faut exiger du royaume de la drogue qu’il adopte une démarche disciplinée au sein de l’ua, ces comportements de voyous sont inadmissibles, l’ua doit tirer les oreilles de ce bourricot marocain sinon c’est l’expulsion pure et simple de l’ua.




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