Plan d’action du gouvernement : promotion de la production nationale

Plan d'action
Le plan d'action du gouvernement sera soumis dimanche à l'APN par le Premier ministre. New Press

L’amélioration de l’environnement des affaires et la facilitation des investissements productifs de biens et services figurent parmi les priorités du plan d’action du gouvernement, qui sera présenté dimanche par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, devant l’Assemblée populaire nationale (APN).

Ainsi, dans l’optique du maintien de la dynamique de la croissance et la progression dans le développement des exportations hors hydrocarbures, il est prévu que le gouvernement s’attelle à la redynamisation et l’accompagnement du processus de développement économique du pays en poursuivant trois axes principaux : l’amélioration de l’environnement des affaires, l’encouragement de l’investissement dans tous les secteurs et la poursuite de la réalisation du programme d’équipements publics validé ces dernières années.

Pour ce qui est de l’amélioration de l’environnement des affaires, le gouvernement vise à consolider et approfondir les progrès réalisés dans ce domaine. A cet effet, il «veillera d’abord, sauf nécessité impérieuse, à la stabilité du cadre juridique et réglementaire de l’activité économique, de sorte à donner de la visibilité aux opérateurs». Le gouvernement veillera également à la levée des entraves et pesanteurs bureaucratiques persistant sur le terrain au détriment de la dynamique de l’investissement, notant que les procédures et autorisations liées à l’investissement seront décentralisées au niveau des wilayas. Dans ce contexte, l’Agence nationale de développement de l’investissement (Andi) mettra au niveau opérationnel adéquat ses structures déconcentrées au niveau des wilayas et il en sera de même pour toutes les autorités administratives impliquées dans le processus d’investissement.

La réforme et la modernisation du système bancaire et financier sera accompagnée d’un renforcement du réseau des banques à travers le territoire national avec un intérêt particulier accordé aux wilayas et wilayas déléguées du sud du pays.

Le gouvernement veillera aussi à dynamiser les PME en poursuivant l’important programme de mise à niveau des entreprises publiques économiques. En outre, «un effort substantiel sera engagé par les pouvoirs publics compétents pour accompagner les start-up ainsi que le développement des très petites entreprises nées des dispositifs Ansej et Cnac, déjà affirmées sur le marché de la production de biens et services», note le plan d’action.

Toujours dans le sens de l’amélioration de l’environnement des affaires, le gouvernement entend satisfaire la demande importante en termes de foncier industriel en vue de dynamiser l’investissement et garantir la propagation du développement économique aux quatre coins du pays. Les pouvoirs publics veilleront au suivi permanent du dossier du foncier industriel de sorte à prévenir les tentatives de détournement ou l’immobilisation de ce patrimoine au-delà des délais raisonnables sans réaliser les investissements prévus. Parallèlement, l’extension des zones d’activité économiques (ZAC) est programmée ainsi que l’accompagnement de la remise à niveau des zones industrielles déjà en activité, avec le concours des opérateurs économiques qui y sont installés. Ce même plan d’action porte sur la promotion de la production nationale visant la régulation et la réduction des importations.

R. E.

Comment (4)

    BELAID
    14 septembre 2017 - 12 h 54 min

    Le communiqué note « Les pouvoirs publics veilleront au suivi permanent du dossier du foncier industriel « . Il est important de ne pas porter préjudice aux sols agricoles déjà trop grignotés par le béton au Nord du pays. Le foncier industriel doit être développé à l’intérieur du pays.




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    Anonyme
    13 septembre 2017 - 22 h 01 min

    Courrez dans tous les sens sans savoir exactement ce que vous faîtes ou ce que vous allez faire.
    Juste brassé du vent.
    Juste parce que il y a péril en la demeure.
    Juste parce que bientôt le peuple risque de se soulever par la faim et les manque de moyens de subsistance qui justifiera de descendre dans la rue .
    Juste parce que le gouvernement c’est comporté comme le lièvre dans la fable de la fontaine  » le lièvre et la tortue  »
    Juste parce que tous ceux qui ont dirigées l’Algérie ont mis tous leurs oeufs dand le même panier ( ils ont tous comptez que sur le pétrole ) mise à par Houari boumediénne (Allah yarahmou).
    Sincèrement seul Allah peut faire éviter que l’Algérie coule au fond du gouffre.
    Car les dégâts sont considérables pour agir, ils faut au moins 10 ans minimum pour commencer seulement à nous libéré du pétrole.
    À la condition bien sûr de relever très très sérieusement ces manches en se mettant tous aux travail.




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    Cheikh kebab
    13 septembre 2017 - 19 h 56 min

    Devaluer le dinar a 1€/200 da,et revenir a la stratégie des années boumediene: investissement ( public et privé) focalisés sur production en substitution aux imports!! L’inflation?? Ya t il un expert qui m’explique comment l’éviter?? Quand un pays importe tout ne produit rien ya pas d’autre solution. On importe 60 milliards$ et on exporte 30 milliards$! N’accorder crédits et avantages fiscaux qu’aux investissements de substitution qui font baisser les sorties devises. Si on ne fait pas ça on risque de perdre notre souveraineté,recolonisé !! Un pays qui ne produit meme pas sa nourriture c très dangereux.




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    Un Secte_Ticide
    13 septembre 2017 - 12 h 51 min

    Juxtaposez cet article à une interview (…) du professeur Omar Aktouf : «Il serait des plus désastreux que tout ce tapage se transforme en velléités sans suite»
    Une économie autocentrée : Voilà l’expression-clef !




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