Le ministre du Commerce affirme : «65% des importations sont des intrants et équipements industriels»

Benmeradi
Mohamed Benmeradi, ministre du Commerce. D. R.

Par Hani Abdi – Le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, assure que les licences d’importation ne seront pas généralisées à tous les produits.

Intervenant aujourd’hui sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne, le ministre affirme que le gouvernement a décidé de revoir sa stratégie en matière de limitation des importations en veillant à ne pas perturber l’activité économique du pays : «Nous avons constaté que les mesures prises récemment ont lourdement pénalisé les producteurs. Nous n’allons donc pas toucher aux intrants destinés à la production nationale.»

M.Benmeradi fait état d’une «nouvelle feuille de route» qui vise à réduire les importations de produits finis dont la production nationale assure déjà une majeure partie : «Nous allons reconduire les licences d’importation pour le rond à béton parce que notre production nationale couvre 80% des besoins du marché. Pour le ciment, nous sommes excédentaires et nous avons des demandes d’autorisation d’exporter.» Le ministre du Commerce a évoqué le lancement de la production de rond à béton à l’usine de Bellara, qui s’ajoutera à la production déjà existante.

S’agissant de l’automobile dont les licences d’importation pour 2017 n’ont pas été encore libérées, Mohamed Benmeradi affirme qu’il est fort probable qu’elles ne soient pas attribuées, estimant que le marché est alimenté par les usines de montage à hauteur de 90 000 véhicules.

Le ministre du Commerce a indiqué que les licences d’importation ne toucheront pas certains produits comme l’aliment du bétail, les engrais et les pièces de rechange automobile.

L’invité de la Radio nationale souligne que, suivant la tendance actuelle des importations, la facture sera ramenée à moins de 40 milliards de dollars d’ici la fin de l’année contre 47 milliards en 2016. Mohamed Benmeradi corrige, dans ce sillage, une idée reçue sur l’ampleur des importations des biens de consommation. Selon les chiffres publiés par les services des Douanes, 65% des importations sont des équipements et des intrants destinés à différentes branches d’activité de la production nationale. Détaillant les 35% restant, il indique que 17% ont été réservés aux biens de consommation alimentaires (céréales, lait et viandes en particulier) et que les 17% restant ont été notamment réservés à l’importation de véhicules. Le ministre du Commerce explique cet accroissement des importations et, par contrecoup, le recul de la production nationale, à l’ouverture «débridée» de l’économie nationale à travers «un ajustement structurel imposé de l’extérieur et que nous n’avons pas du tout maîtrisé».

Mohamed Benmeradi estime qu’avec toutes les mesures prises, le déficit commercial sera ramené de 17 à 10 milliards de dollars à fin 2017. Le ministre reconnaît que le phénomène de l’importation via «le cabas» marque un retour en force, mais pas en raison de l’instauration des licences d’importation.

H. A.

 

Comment (4)

    Anonyme
    18 septembre 2017 - 20 h 04 min

    BAH BAH BAH BAH BAH BAH
    Dans 50 ans si le monde est encore là.
    Nous aurons encore droit à ces éternel refrains.




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    Lakhdar
    18 septembre 2017 - 16 h 52 min

    on ne peut pas faire d’un petit Mohamed Benmeradi un prestigieux Bakhti Belaïb




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    zaatar
    18 septembre 2017 - 13 h 19 min

    Il ne faut pas perturber l’activité économique du pays: dixit le ministre du commerce. Mais de quelle économie s’agit il? est ce celle qui fait produire le pays dans tous les secteurs et qui permet aux algériens de vivre? est ce celle par qui sont produites les richesses du pays vendues à l’étranger? ou est ce celle qui bénéficie à un certain nombre de privilégiés de la nomenklatura? éclairez nous svp. Hormis le secteur économique des hydrocarbures dont la fin ne saurait tarder je ne connais pas d’autres secteurs du même genre chez nous pas même celui de la patate.




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    Massinissa
    18 septembre 2017 - 12 h 27 min

    Les intrants? Seraient ils ces matieres plastiques pour faire des sachets pour lait?! Un model paternaliste odieux qui a lui seul symbolise le mepris du petit peuple. Les procedes industriels doivent avoir une cohenrence economique et qualitative. Ces intrants sont peut etre l’expression d’une économie sans concurrence où les vieux mode de production imposent leur loi, parce que les pauvres sans pouvoir d’achat doivent subir la dictature du marché statique. Une croissance qui ne prend pas en compte l’innovation est une sociètè où les richesses restent dans la meme sphère et l’ascenseur social est bloqué. Emblematique les ascenseurs d’Alger ne marchaient plus des les années 70….




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