Noureddine Boukrouh : «Je n’accepte pas la justice non conventionnelle»

Boukrouh
Noureddine Boukrouh. D. R.

Par Hani Abdi – L’ancien ministre et fondateur du PRA, Noureddine Boukrouh, s’élève contre ceux qui veulent le poursuivre en justice pour «atteinte à un symbole de l’Etat», le président de la République en l’occurrence. Dans une nouvelle tribune, il revient donc sur cette «affaire» de poursuites judiciaires auxquelles ont appelé plusieurs hauts responsables politiques du pays.

Estimant qu’il fait l’objet, depuis une quinzaine de jours, d’une «offensive concertée», Noureddine Boukrouh assure qu’il s’attendait en toute logique à ce que «d’un moment à l’autre tombe un communiqué du Parquet annonçant à l’opinion publique plus ou moins préparée (…) l’ouverture d’une procédure judiciaire contre moi dans le but de me faire taire et de casser l’initiative politique que j’ai lancée». Pour lui, dans une affaire judiciaire de ce genre, il y a d’un côté le plaignant (personne physique, morale ou représentée par le ministère public) qui a subi un préjudice moral ou matériel, et de l’autre l’auteur du préjudice.

«L’accusation qui m’est faite repose sur mes écrits où j’envisageais l’hypothèse, au vu de ce qui s’est passé en août dernier (manière dont a été limogé Abdelmadjid Tebboune), que le président de la République ne serait pas seulement malade physiquement, mais aussi mentalement», précise-t-il.

Ainsi, Nourreddine Boukrouh estime que le tribunal qui aura à le juger devra établir si ses déclarations étaient fondées ou non, si elles relevaient du jugement de valeur offensant ou, au contraire, d’un jugement de réalité qu’un citoyen, et a fortiori un homme politique, est en droit d’émettre quand elles ne sont pas dictées par des motivations personnelles mais par l’intérêt général.

«Sur quelles bases le fera-t-il», se demande M. Boukrouh, avant de répondre que «la seule manière qui reste de prouver que ce que j’ai dit est faux est de constater l’état du plaignant en s’aidant de l’expertise médicale à laquelle je pourrais opposer une contre-expertise». Cet homme politique estime que «c’est comme cela que ça se passe dans les tribunaux, sauf si notre justice ‘indépendante’ est encore une fois instrumentalisée pour dire le non-droit et condamner un innocent parce que le calife l’a ordonné».

Nourreddine Boukrouh, qui a marqué l’actualité nationale ces quatre dernières semaines, assure qu’il n’acceptera pas que «notre pouvoir, après avoir recouru au ‘financement non conventionnel’ recoure à la ‘justice non conventionnelle’». «Sans être médecin ou magistrat, nous savons tous qu’une maladie lourde peut déteindre sur le moral et le mental. Est-ce attenter à la dignité d’une personne que de décrire son état au vu de sa condition réelle et de son comportement ? Qu’a à voir un diagnostic médical avec le respect ou l’irrespect ?» soutient-il, en enfonçant encore davantage le président Bouteflika : «Je peux même aller plus loin : un chef d’Etat en possession de ses esprits ne viole pas la Constitution pour s’accorder deux mandats auxquels il n’avait pas droit avant de rétablir, après le quatrième, leur limitation à deux. Même si la nation a laissé faire. Un homme dans sa situation ne devrait pas être à de telles fonctions alors qu’il compte y rester jusqu’à la limite de sa vie, ce qui est en soi une preuve d’altération mentale», conclut Noureddine Boukrouh. Et d’affirmer : «S’il arrive à me faire juger par un tribunal algérien à la manière ‘non-conventionnelle’ qu’il affectionne en toute chose, moi je le ferai juger par le tribunal de l’Histoire comme je le lui annonçais dans la lettre que je lui ai adressée en avril 1999, le jour où il a prêté le serment présidentiel, la main sur le Coran, qu’il n’a eu de cesse, depuis, de trahir.»

M. Boukrouh avait, dans des écrits et des interviews accordées des médias nationaux, affirmé que le président Bouteflika n’était pas en possession de ses capacités physiques ni de ses capacités mentales pour continuer à diriger le pays. Il avait appelé à un sursaut national pour remettre le pays sur rails, dans cette conjoncture difficile à tout point de vue. Par ses déclarations contre le chef de l’Etat, Noureddine Boukrouh s’est attiré les foudres de l’état-major de l’ANP et des formations politiques soutenant le président Bouteflika.

H. A.

Comment (28)

    naceur
    19 septembre 2017 - 23 h 20 min

    APPEL
    Chers concitoyens; l’heure est un peu délicate, cessons de nous chamailler pour le plaisir de l’ennemi qui ne cherche que la moindre occasion pour nous sauter dessus , rassurez vous que ceux qui ont violé le serment des chouhadas le payeront que ce soit ici sinon dans l’au delà , nous sommes tous mortels et chacun répondra de ses actes, préservons notre pays et l’avenir de nos enfants ce n’est pas parce que des parvenus s’enrichissent illégalement que nous allons mettre en péril le devenir de notre beau pays
    Il n’y a qu’à voir la Syrie, l’Irak et la Libye où leurs populations sont éparpillées à travers les quatre coins de la planète et que ceux qui ont des comptes à régler qu’ils les règlent entre eux sans mettre en péril le devenir du pays
    et Salam aleikoum (Paix à vous) – Allah yehdina sur le droit chemin: Amine




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    salah khiar
    19 septembre 2017 - 14 h 21 min

    عندما تكون على حق تستطيع أن تتحكم في أعصابك أما إذا كنت مخطئا فلن تجد غير الكلام الجارح لتفرض رأيك.
    مهاتما غاندي




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    LE NUMIDE
    19 septembre 2017 - 12 h 23 min

    NATION ET DEMOCRATIE : si les algériens c’est à dire les Berbères voulaient vivre en démocratie , démocratiquement , sous l’institution démocratique, dans les règles démocratiques, parmi les meilleures dans le monde etc .. Pourquoi alors ils avaient fait la Révolution Nationale en 54 en se constituant en PPA, puis en CRUA et en FLN .. il aurait été plus simple pour eux de continuer sur le cahier des charges de la revendication des droits citoyens de l’Emir Khaled , de Ferhat Abbas et le Manifeste , du congres musulman de Ben Djeloun et des Oulamas ; et la France avec le temps aurait fini par céder et par leur octroyer la citoyenneté pleine et entière .. Tout ca les FLN le savaient très bien .. Mais les Berbères ne voulaient pas de la démocratie sous la France , ils voulaient LA NATION . LA NATION ALGERIENNE MEME SANS LA DEMOCRATIE .. Alors les Novembristes en 54 et les Soumamiens en 56 ont établi les conditions politiques de la NATION : la république souveraine libre et indépendante , ils ont établi ces conditions non pas démocratiquement il ne faut pas se mentir , mais militairement , nationalement , avec la mitraillette .. ils ont ainsi arraché à la France et organisé LA NATION et renoncé à la Démocratie .. Pourquoi voulez-vous que les Berbères qui ont refusé de vivre une vraie démocratie sous la France ( sous Rome) en 54 , pour réaliser leur Esperance Millénaire LA NATION ; accepteraient -ils en 2017 de vivre une fausse démocratie des frères musulmans sous le Qatar .. La Démocratie sous Carthage ? Seule , pour le moment , la république nationale militaire est notre avantage et notre système… pour travailler , être forts et survivre




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      ZORO
      19 septembre 2017 - 17 h 53 min

      Numide tu continues a hiberner, n oublies jamais que c est grace au a Dieu au sang de nos chouhaddas liés par le cement de l ISLAM, et au peuple qui ne cessait de repetait en toute circonstance( la ilha ila allah Mohamed rassoul allah, tahia el djazair arabia), que nous sommes libres.autre chose Numide, c est du bluff et des racontards narres par un numide vieux de 2000ans.
      SIGNE …ZORO…Z…




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    LE NUMIDE
    19 septembre 2017 - 11 h 48 min

    Monsieur Boukrouh qui est philosophe , comme beaucoup d’Algériens intelligents savent bien dans le secret de leur conscience que la démocratie n’est pas déterminée par la volonté du Pouvoir ( c’est à dire empêchée par ce pouvoir ) ( depuis 62 , 65 , 88, 92 , ou 99 ) .. la démocratie est déterminée en Algérie par deux phénomènes historiques ontologiques : le retard historique berbère, l’incapacité des berbères historiquement de se fonder en cité , en nation comme les grecs , les romains, les arabes , les chinois ou autres et de créer leur état national , leur idéologie nationale et leur civilisation , sans leurs divisions et leur colonisabilité endémique tantôt par Rome et tantôt par Carthage au nom des Mythes d’empire et de leur soumission à ces empires .. La démocratie est une idée Eupéenne breques , elle est impossible sans le concept et la réalité de la Cité et de Nation .. l’état-nation est un préalable a la démocratie .. Et à ce retard berbère qui ne veut pas prendre de solution depuis 3000 ans , est venu s’ajouter comme phénomène intrus , cumulatif et comme complexité historique , un autre plus grave et plus Carthaginois : l’incapacité théologique , anthropologique , idéologique , politique de la civilisation arabo-islamique à fonder un pouvoir démocratique, une institution démocratique et une société démocratique .. Abbane et Boumediene sont les seuls qui ont tout compris : : La république nationale militaire est le meilleur système qui garantit la paix et la survie en Algérie .. Ou bien alors c’est DAESH et la guerre civile .. Faut pas rêver !!




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      zaatar
      19 septembre 2017 - 12 h 14 min

      Mr Le Numide Bonjour,

      ya weldi ce n’est ni un pb d’intelligence, ni celui de l’incapacité des berbères, des arabo-musulmans, ni d’idéologie, ni rien de tout cela…c’est un problème d’honnêteté de l’être humain envers la société, une honnêteté de tous à l’égard de tous c’est aussi simple que cela. Lorsque l’être humain se considérera au même titre que tout autre être humain et à tous les égards, alors là s’érigera une « harmonie démocratique » sur toute la planète (pas seulement en Algérie) et où tout individu aura sa place et sa part dans sa totalité. Avant cela, le chemin est encore long, même infiniment long..heureusement que rien n’est éternel, car après l’ultime seconde de respiration de tout le monde, tous seront alors au même pied d’égalité en infimes poussières comme à l’origine.




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      ZORO
      19 septembre 2017 - 18 h 10 min

      @Numide:ce que tu crois etre un retard berbere de 3000ans n est en fait qu une pathologie incurable qui perdure chez bon nombre d entre vous .la science est là detecter ce gene qui vous gene supprimer le ,vivez votre present , ce passe n est pas le votre, il est numide,il est romain,vandale ou tout autre, le present est algerien maghrebin ,arabe,berbere et c est tout!!!SIGNE ZORO. …Z.




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    zaatar
    19 septembre 2017 - 10 h 50 min

    Je lis des commentaires fort intéressants et me font réagir bien sur.
    Imaginons la prochaine élection présidentielle, anticipée ou pas, organisée par le pouvoir en place sous la pression de la société tel que décrite par nos intervenants ici. On sollicite l’intervention de l’armée qui doit être le garant de la réussite de cette élection. On rappellera alors que l’armée sous le commandement de son chef d’état major est sous la tutelle du président de la république qui lui même est sous le tutelle du pouvoir qui l’a mis en place en 99. Je parle de l’armée, car tout le monde s’accorde à dire que c’est la seule institution capable d’imposer/ou non un changement. Tout le reste n’est que turbulences temporaires qui s’estompera dans le temps ou finira comme des bulles dans l’eau à la remontée. Donc, la société civile, le peuple fait pression pour ce changement, le pouvoir fera semblant de changer en organisant des élections à tous les niveaux et c’est reparti pour une nouvelle ère….on en a déjà vécu de pareils n’est ce pas, on est même habitués maintenant.




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      Kamel Zerdab
      19 septembre 2017 - 12 h 40 min

      @zaatar , si on impose par la mobilisation générale le processus proposé par certains internautes (application de l’article 102, nomination d’un gouvernement de transition, composition d’une assemblée constituante, rédaction d’une nouvelle constitution adoptée par référendum, rôle de l’armée comme simple garant du processus) sans trop revenir sur les détails, je pense que çà tient la route et çà ne sera pas fatalement un retour à l’état actuel !




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        zaatar
        19 septembre 2017 - 13 h 56 min

        Bien sur avec si on peut tout faire…bref, ce n’est pas le problème. Posons la problématique concrètement. Qui tient le pouvoir en Algérie? Les décideurs d’aujourd’hui. Mais tout le monde s’accorde à dire que l’Armée joue un rôle prépondérant dans la façon à mettre un pouvoir civil au regard des autres pays. Donc on peut avancer sans risque de se tromper que l’ANP fait partie du pouvoir en Algérie si ce n’est le pouvoir en totalité. Si l’armée est au service de ce pouvoir et inversement (même si des égarés du pouvoir tentent de créer un contre pouvoir pour s’installer en tant que pouvoir absolu) même si tout le reste du pays voudrait appliquer l’article 102 il n’y parviendrait pas…à moins de sortir dans la rue et c’est une autre affaire, car l’armée va sortir aussi pour faire régner l’ordre. Nomination d’un gouvernement de transition!!! qui va le faire. Qui va nommer qui? dans le cas où ça se ferait, c’est le pouvoir en place qui va en nommer un, et c’est ce qu’il fait depuis 62. Nommer des gouvernements. C’est valable pour tout le reste des propositions.
        Toute action visant à faire changer les choses verra s’imposer à elle de s’effectuer dans un cadre légal, et le légal est détenu par le pouvoir, c’est lui qui choisit… errecham hmida et laab hmida. Car hmida a l’armée avec lui, du moins jusqu’à présent. Lorsque l’armée sera neutre effectivement (et ce n’est pas simple d’y arriver, car toutes ses composantes sont grassement rémunérés et ne voudraient en aucun se voir embarqués dans une situation qui risque d’être incertaine pour elles), alors on peut espérer qu’une « élite » puisse prendre les choses en mains avec la protection de l’armée pour édifier un processus menant au changement.
        Pour l’instant, le chef d’état-major lui même, fait référence aux discours du président, homme du consensus du pouvoir depuis 1999… on n’a pas à chercher l’erreur… tout est clair. Le pouvoir tient le jeu de cartes, la table de jeu et le crayon pour chiffrer les scores. Les jeux sont donc faits. Et ça sera ainsi pour bien longtemps encore.




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    zaatar
    19 septembre 2017 - 7 h 20 min

    y aurait il quelque chose de conventionnel chez nous? Lorsqu’un pouvoir ne rend pas compte au peuple, confisque toutes les décisions, monopolise toutes les rentrées d’argent, conduit le pays à la ruine…se pourrait il qu’il y ait une seule démarche ou une seule institution de conventionnelle? je pense bien que la réponse soit évidente. La preuve, on en est à avoir vidé les caisses du pays malgré un pactole de plus de 1000 milliards de dollars de vente d’hydrocarbures en à peine plus d’une dizaine d’années et on se retrouve à actionner la planche à billets. Lorsque vous avez une économie parallèle qui pèse deux fois plus que l’économie formelle…
    je ne sais pas si le pays lui-même est conventionnel…!




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    Aguellidh
    19 septembre 2017 - 3 h 41 min

    On dit bien que Dieu est là justice et tu n’es pas juste tu n’es pas en Dieu. Depuis le viol de la justice en 1962, le pays à quitté l’orbite et disparu dans l’univers extensible de la corruption, passes droits et des remises en cause des acquis de la Révolution. Plus on s’éloigne de la Noble Revolution plus on retourne à 1830; une justice qui a mangé son pays et son peuple. Pour si boukrouh, il est comme Sadi, Hanoune, Tahar zbiri, aboudjera soltani etc ils ont tous été au sauna et se sont fait massés par des masseurs un peu narcissiques et ils sont sortis sans serviettes… Tmesskhir.




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    Rabah
    18 septembre 2017 - 19 h 43 min

    L’étau se resserre-t-il autour de Noureddine Boukrouh, l’homme qui dérange les aventuriers du clan présidentiel ?
    Pourra-t-il se rendre à l’étranger librement s’il le désire ?




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    yugarithen
    18 septembre 2017 - 19 h 27 min

    Mr Boukrouh n’a fait qu’un constat et s’est posé des questions légitimes sur ce qui se passe au sommet de l’état. Au lieu d’essayer de mettre un terme à cette situation nuisible à l image du pays, à la crédibilité et au bon fonctionnement des institutions notamment la présidence et au président lui même ,on cherche à faire taire tout patriote qui ose crier sa colère contre des pratiques malsaines et insensées visant à préserver des intérêts personnels,familiaux et claniques au détriment des intérêts de la patrie et du peuple.combien de fois on nous a chanté le slogan de l’état qui survivra aux gouvernements et aux personnes.




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    Expression
    18 septembre 2017 - 17 h 57 min

    Ils ne pourrons jamais le juger le peuple commence à être avec lui moi le 1er !!!…




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    A3zrine
    18 septembre 2017 - 17 h 36 min

    La course est lancée et Boutef ne se représentera plus, mais il leur faut un président à savoir qui sera l’heureux élu? Sûrement pas Boukrouh, lui , sait déjà qu’il n’est pas sur la short list des décideurs locaux et surtout étrangers. Donc tu as raison de faire ta révolution Boukrouh, ce pays appartient à tout le monde et pas que les Boutef, tu as compris que l’anarchie ne profitera pas aux forces démocratiques et nationalistes en revanche tu sais bien que pour maintenir le statu quo des forces au pouvoir sont capables de créer une mini révolution et verrouiller le jeu politique.
    Et si tu comptes gérer ce pays, Boutef ne te fera aucun cadeau, avant de partir il te laissera les caisses aussi vide qu’elles l’ont été quand il est arrivé au pouvoir




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    Kaci de Bougie
    18 septembre 2017 - 17 h 21 min

    Voici je que j’ai envoyé comme Email à Boukrouh suite à son dernier « appel aux algériens »

    Bonjour Monsieur Boukrouh

    Je reste évidemment toujours solidaire avec vous, mais votre dernier appel (apparemment il sera suivi d’autres) ne me satisfait pas beaucoup ! La situation de notre pays exige une chose urgente plus ferme. Il faut focaliser tous nos efforts, nous les forces du changement, à trouver un consensus TOUS ENSEMBLE (société civile, partis politiques, intellectuels, personnalités diverses) pour aboutir à une feuille de route commune, un consensus, qui définira les objectifs recherchés et les différentes étapes à franchir pour opérer le changement dans le calme et sans violence. Pour moi et pour certains , cette feuille de route que j’expose ci-après (qui est pour moi incontournable sinon on continue de tourner en rond ) est claire et réalisable, même si elle demande du temps dans sa mise en ouvre et aussi beaucoup de travail politique pédagogique. Moi, et donc certains de mes amis et copains, ne cessons de marteler sur les forums, les réseau sociaux et facebook etc… etc… les propositions suivantes sur lesquelles on devrait mobiliser les citoyens pour les réaliser :

    1/- d’abord continuer à faire pression pacifiquement pour faire appliquer l’article 102 ;

    2/- si ce n’est pas possible pour une raison ou pour une autre, commencer le combat dès maintenant (et donc avant 2019) pour mobiliser et convaincre tous ensembles (partis, politiques, sociétés civiles, intellectuels, personnalités etc…) la constitution d’un gouvernement de transition, tout en refusant, tout en rejetant à tout prix toute proposition d »une élection présidentielle anticipée si vraiment Boutef est à bout de souffle l’article 102 s’impose par la grâce de Dieu. Il faut refuser à tout prix cette élection avec la même système politique et la même Haute Instance indépendante de surveillance des élections (HHIISE). D’ailleurs, il est suspect que pratiquement tous les partis politiques acceptent d’aller aux prochaines élections communales sans demander des garanties et sans formuler des réserves !! Est-ce que la « mangeoire » , « el harg’maa » a pris le dessus sur toute autre considération ??????? Image en ligne

    3/- désignation d’une assemblée constituante qui regroupera les représentants des différents partis politiques, des personnalités crédibles et les représentants de la société civile. Cette constituante aura pour rôle principal de proposer une nouvelle constitution qui consacrera la vraie démocratie, la séparation des pouvoirs et un véritable Etat de droit digne de ce nom. Cette nouvelle constitution devra graver aussi dans le marbre de nouvelles notions ou dispositions qui n’existaient pas clairement et explicitement dans nos constitutions successives à savoir la séparation du religieux et du militaire du celui du champ politique; Notre pays à tous est certes un pays qui vit dans le « cadre des principes islamiques » …mais «dans le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions» … comme le stipule l’appel du 1er Novembre ! Notre identité doit être consacrée, acceptée, respectée et gravé dans le marbre dans sa triple dimension, dans son triptyque « amazighité, arabité, islamité »

    4/- adoption de cette constitution par voie référendaire pour lui donner une assise juridique et une légitimité;

    6/- Solliciter l’armée pour jouer le rôle de garant durant tout le processus de transition et pour l’accompagner d’une manière impartiale, transparente et loyale ! Image en ligneImage en ligne ???!!!!

    Je sais que vous avez dit que vous compléterez au fur et à mesure votre appel, mais c’est là ma vision des choses et mon appel à moi ! A la limite, on pourrait laisser « tonton » Boutef finir son mandat sur fauteuil roulant mais entre temps on peut commencer dès à présent à convaincre et mobiliser sur cette façon de concevoir la transition , même si on sait que ce processus paraît difficile et demande du temps. Mais si c’est toute la société qui opte et s’implique pour cette solution, la pédagogie et la communication en direction des citoyens avec les moyens modernes qu’on vous parlez dans votre appel, y seront d’une grande utilité si le pouvoir nous empêche d’utiliser les médias lourds disponibles !

    Mes respects Monsieur Boukrouh , et bon courage dans votre propre combat et dans votre réflexion de sortie de crise et pour le changement !

    Kaci de Bougie, de V’gaeith, de Saldae, de Bejaia




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      Prédator.dz
      19 septembre 2017 - 10 h 56 min

      Ya si Kaci, puisque vous êtes aussi prolixe et très enclin à compléter l’Appel de Boukrouh et futur chef de son comité de soutien 06, pourriez-vous éclairer quelques zones d’ombre contenues dans cet Appel?

      1- Comment ose t-il dire que « l’Algérie est devenue indépendante sans savoir quoi faire de son indépendance » Utiliser le terme « DEVENUE » est à mon sens une insulte aux millions de victimes du colonialisme (toutes catégories comprises) et une autre insulte aux millions de patriotes qui ont tout fait pour reconstruire le Pays post indépendance.
      2- Comment ose t-il comparer le pays à une Entreprise en déclarant s’adresser aux actionnaires de la maison algérie. ce pays qu’il veut sauver ne vaut-il pas mieux que ça.
      3- En donnant une leçon sur la révolution n’est-il pas en rupture de lien avec le peuple algérien qui a, de tout temps été un peuple rebelle et révolutionnaire?
      4-Le Niveau sensé être celui de Boukrouh, ne pensez-vous pas que la qualité de cet appel ressemble à celui d’un apprenti scribouillard qui se fait la main et non à un « penseur touchant à tous les domaines, de la littérature, aux sciences, à l’astronomie, à la philosophie, à la religion  »
      5- J’épargnerais aux lecteurs le supplice de certaines tournures, même si elles sont révélatrices d’un aspect de la personnalités de Boukrouh.

      ALORS, ETES-VOUS TOUJOURS CONVAINCUS QUE CET APPEL EST LE PRODUIT DE CET ESPRIT LA, OU BIEN L’APPEL EST LE VRAI NIVEAU DE L’ESPRIT QUI L’A PRODUIT?




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        Kamel Zerdab
        19 septembre 2017 - 12 h 31 min

        Il me semble lire dans l’article de @Kaci de Bougie en s’adressant à Boukrouh : … » votre dernier appel (apparemment il sera suivi d’autres) ne me satisfait pas beaucoup » !




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    Anonyme
    18 septembre 2017 - 16 h 34 min

    APRÈS LA JUSTICE DE MINUIT VOILA LA JUSTICE SPÉCIFIQUE !




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    lhadi
    18 septembre 2017 - 16 h 21 min

    Les messieurs « Jourdain de la politique » qui font rire sans le savoir persistent dans leur délirium à croire que les algériennes et les algériens ont une tête pour soulever uniquement les deux oreilles.

    Cruelle désillusion : le peuple algérien, dont la raison est bien plus ancienne que celle de Descartes, n’est pas le dernier perdreau de l’année.

    N’en déplaise à ces opposants de la vingt-cinquième heure (…), le Président de la république, en fin stratège, amenda, en toute légalité, la loi fondamentale de la république. Au jour d’aujourd’hui, les corbeaux, qui volent vers leur bois favori, croassent l’art 102 de la nouvelle constitution. Celui-ci, très précis dans ses directives, ne peut être appliqué à l’encontre du Président de la république très affaibli par son accident vasculaire.

    Il n’y a pas de vacance du pouvoir. Il y a un Président de la république comptable des erreurs, des échecs et des errements inhérents et à sa gouvernance et à sa politique.

    A défaut d’idées, de vision, de programmes et de stratégie la plus idoine, ce pouvoir d’un autre âge, autiste aux appels des Cassandres; ces élites modernisatrices qui s’identifient au progrès, à la science, aux forces productives et à la rationalité, résistera aux changements menaçant son équilibre, sa tradition et son intérêt.

    Tout le reste n’est que gesticulations qui rentrent dans le cadre du jeu de miroir de la société spectacle avec comme seul ambition de s’accaparer le pouvoir et les ors de la république.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    LE NUMIDE
    18 septembre 2017 - 16 h 02 min

    Monsieur Boukrouh , en notre qualité de nationaliste algérien BERBERE , nous nous rangerons de votre côté ( et les militants berbères seront le seuls à le faire et vous le savez ) si les plaignants comme vous les appelez et autres « hauts responsables » Bouteflikistes prétendent se charger de la procédure dans la justice conventionnelle ou pas .. CECI DIT , nous ne partageons pas votre posture Ethique de personne jeune et bien portante en ce qui concerne votre atteinte à la personne du président algérien Bouteflika dans son fauteuil d’homme âgé et malade et de chef de l’état national algérien ; même s’il a commis la faute du 3eme et 4 eme mandat comme nous vous l’accordons … Faute que nous pardonnons comme personnes algériennes et Berbères pour les raisons humaines et même politiques qui sont les nôtres , même si nous la contestons , par ailleurs comme citoyens devant l’outrage fait à la Constitution et au principe des deux mandats et à notre ancien souhait d’avoir eu comme président après Bouteflika après ses deux mandats des hommes d’état comme Hamrouche , Ouyahia , Boukrouh , Sadi , Benbitour , Benflis , Ghozali , Sifi ( le président Zeroual et le General Nezzar s’étant désisté de cette fonction , sinon ils auraient été nos préférés) , qu’importe quel jeune homme d’Etat nationaliste qui auraient empêché à la Nation Algérienne de périr par les mains terroristes des islamistes wahabistes traitres et terroristes et leur complots compradores .. C ‘est complexe mais c’ets ainsi très claire notre position nationaliste et notre opinion citoyenne et qui mérite d’être retenue comme opinion algérienne parmi d’autres aussi et qui merite d’être respectée ou critiquée aussi MAIS en dehors de la position des plaignants Boutfelkistes FLN et RND à laquelle nous n’appartenons ni de près ni de loin .. CECE DIT ; nous rentrons dans le vif du sujet et qui est celui de l’appréciation politique de l’article 102 auquel vous souscrivez et c’est votre droit et à laquelle nous ne souscrivons pas ..D’abord Nous ne devons pas à notre avis juger de la santé mentale du président à partir dune hypothse constitutionnelle mais à partir de la dimension empirique qui consiste à scruter et à juger ses actes s’ils contiendraient un argument ou une preuve en faveur de cette thèse de sa maladie mentale c’est à dire sa Folie ou sa Démence .. En ce qui nous concerne nous jugeons que la politique diplomatique du président Boutfelika a été sans faille quant à sa politique intérieur même si elle n’es pas parfaite elle n’est pas aussi folle que beaucoup de dirigeants dans le monde musulman auquel vous vous referez en tant que Benabiste .. En Outre et même si nous ne souscrivons pas totalement à sa politique parfois anti-berbère et défaillantes dans certains secteurs , et même si nous ne cautionnons pas la corruption qui a explosé sous sa gouvernance , nous le préférons à toute aventure qui pourrait surgir si l’Armée était poussée à intervenir sous la pression des opinions comme les vôtres ( votre opinion que nous considérons sincère et académique envers Notre Armée nationale n’a pas la même teneur du complot stratégique wahabiste des frères musulmans contre l’Armée et son Rôle dans la Nation ) .. Nous connaissons le manque de devoir national , le manque de scrupule politique et même moral de la classe politique algérienne minée par son démocratisme naïf , minoritaire et immature et minée par la 5eme colonne wahabiste des frères musulmans qui sauterait sur l’occasion pour discréditer l’ANP , comme toujours et le mettrait dans l’impasse constitutionelle et apêlant les isntances internatinales contre elle comme elle l’a toujours fait en calominaint de facion ignoble ses chefs dans l’opinion nationale et internationale .. l’Armée selon notre modeste opinion doit s’en tenir à ses missions tout en surveillant TOUT , son rôle politique et militaire Abbanien doit être assumé avec intelligence et dans les règles de l’Etat national républicain comme toujours …. Apres la disparition ou la démission de Boutfelika nous souhaitons une alternance nationaliste contrôlée , surveillée, consensuelle et assurée contre toute prise de pouvoir des terroristes wahabistes au nom de leurs émeutes et leurs fraudes et trafics ,pour éviter à notre cher pays , à notre peuple et notre glorieuse nation algérienne tout risque de dérapage de guerre civile , tout danger et toute aventure .. YA SIDI , si le consensus national se fera sur votre Nom , Monsieur Boukrouh , vous n’imaginez pas notre Bonheur de voter pour vous contre le Calife .. Tout compte fait , Malgré tout , malgré toutes les fautes , malgré les sourdes querelles , malgré toutes les misères , Bouteflika reste un président algérien , un ancien moujahid , comme les généraux , comme les militaires , comme les FLN , les RND , les FFS , les RCD , les Messalistes , les CRUA et tout le reste , il est des nôtres , nous sommes tous de la MAMA contre LA FAFA , cette graine nationaliste qui sans elle l’Algérie n’auraiy pas eu lieu et sans elle disparaîtra … il n’est pas pire que nous ou meilleur que nous Bouteflika , il nous ressemble quelque part , il est comme nous, il est de notre pâte , de notre sang .. L’ennemi est ailleurs !!!




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    Smail Bourboune
    18 septembre 2017 - 16 h 02 min

    Chers amis internautes, puisque Nourredine Boukrouh parle d’une lettre qu’il a adressée à Bouteflika en avril 1999, en lui disant « qu’il le ferai juger par le tribunal de l’Histoire », le jour où il a prêté le serment présidentiel, la main sur le Coran, qu’il n’a eu de cesse, depuis, de trahir. » , … eh ben moi à mon tour, j’aimerai rafraîchir la mémoire des algériens sur la déclaration du « brizidène » Boutef , sur fauteuil roulant actuellement, prononcée la veille de son élection en 1999 à la télévision française (France 2), en disant textuellement ceci (et c’est vérifiable dans les archives de cette télévision française) :

    « Si je n’ai pas un soutien franc et massif du peuple algérien je considère qu’il doit être heureux dans sa médiocrité et après tout je ne suis pas forcé de faire son bonheur bien malgré lui ! » … Alors, cher peuple algérien, voilà ce que pense de vous, « votre » Brizidène !!!




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      Marre du Khorti
      19 septembre 2017 - 1 h 30 min

      Phrase qu’il avait prononcé, après qu’il se soit retrouvé candidat unique pour la présidentielle de 1999 (suite au retrait des six autres candidats pour protester contre le fait que les décideurs avait choisis de « faire élire » Boutef). Par cette phrase, révélatrice de son mépris du peuple, notre fakhamatouhou, lançait également un message aux décideurs de l’époque. Il ne voulait pas être désigné (pardon « élu »), avec un score médiocre type 52% par exemple, comme un président ordinaire des pays démocratiques. Il voulait être plébiscité. Comme on n’était plus à l’époque de Boumediene et Brejnev, les scores de 99% n’étaient plus possible. A défaut les décideurs l’avaient quand même désigné (pardon « fait élire ») avec un score de 73,80%.




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    Karamazov
    18 septembre 2017 - 15 h 55 min

    Vous savez qu’il n’y pas de justice conventionnelle chez nous , pourtant …..
    Si vraiment on veut vous faire payer quoi que ce soit croyez moi on trouvera des montagnes de puces sous votre tonsure. On trouvera Monsieur car dans se milieu on s’amuse à se les refiler quand on est en activité. Il est inimaginable pour quelqu’un qui a fréquenté le milieu d’en sortir tout à fait propre. J’ai comme l’impression qu’autre chose vous active. On ne donne pas des pieds dans le fourmilière si on n’est pas sûr d’avoir les pieds propres.




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    chibl
    18 septembre 2017 - 14 h 52 min

    Tout cela va tres mal se terminer, 2019 c’est demain et a ce que je voit, il n y a que ce monsieur Boukrouh qui parle, et tout seul. Et si demain il lui arrive n’importe quoi, croyez moi ce GHACHI ne va rien faire.




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    Nas
    18 septembre 2017 - 14 h 51 min

    quand la vérité éclate dans les journaux, forcement elle dérange!!! tous les moyens sont « bons » pour faire taire un citoyen. c’est vraiment pathétique de la part de ces hommes politiques qui nous chantent la même chanson à chaque fois qu’ils se retrouvent dos au mur, et leurs gesticulations sont « atteinte à la liberté d’expression »
    personnellement je trouve ses propos pertinents. une bienveillance et un soutien sur les réseaux sociaux seraient appropriés au cas ou il serait traduit en justice.




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    zaatar
    18 septembre 2017 - 14 h 38 min

    Ahh ya Monsieur Boukrouh, il n y a rien de conventionnel chez nous et vous devriez le savoir mieux que quiconque. je suis un petit peu déçu, car vous avez fait partie un tant soit peu du cirque de kiri le clown à un moment donné et vous connaissez tous les rouages et tous les fonctionnements. Dommage.




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