Mali : quinze terroristes d’Ansar Eddine tués au nord de Kidal

Mali
Cette attaque a eu lieu après la visite des ambassadeurs des pays siégeant au Conseil de sécurité à Sévaré. D. R.

 

Par Sadek Sahraoui – Le commandement de la force Barkhane a annoncé dans un point de presse animé ce jeudi matin la neutralisation de 15 éléments du groupe terroriste Ansar Eddine dans le secteur d’Abeibara, près de la frontière entre le Mali et l’Algérie. L’opération, qui a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, aurait débuté avec une frappe aérienne, avant une intervention au sol des soldats de Barkhane et de la force Sabre. Selon l’armée française, après une «frappe de Mirage 2000, des tirs (d’hélicoptère) Tigre», l’intervention au sol s’est soldée par la «mise hors de combat» de quinze combattants ennemis. Aucune perte française n’a été signalée lors de cette opération.

La même source précise, en outre, que «du matériel, des armes et des munitions ont été récupérés ou détruits». Elle ajoute que «(…) la situation sécuritaire demeure fragile, marquée par des incidents sécuritaires réguliers dans le centre et le nord du Mali, ainsi que dans les zones transfrontalières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso avec un activisme marqué de la part de l’EIGS (Etat islamique dans le grand Sahara) confirmé par l’attaque menée contre la gendarmerie d’Ayorou, au Niger, le samedi 21 octobre dernier».

A rappeler également que deux soldats maliens ont été tués et un blessé dans la nuit de mardi à mercredi dans le nord lors d’une attaque terroriste. «Le village de Soumpi, situé à une vingtaine de kilomètres de Niafunké, dans le nord, a subi le passage des terroristes aux environs de minuit», avait indiqué le ministère malien de la Défense sur son site d’information. «Le bilan côté Forces armées maliennes (Fama) est de deux morts, un blessé et deux à trois véhicules perdus», a poursuivi le ministère, selon lequel «le renfort est déjà sur place».

Cette attaque a eu lieu juste après la visite, dimanche, des ambassadeurs des quinze pays siégeant au Conseil de sécurité de l’ONU du poste de commandement de la force antiterroriste du G5 Sahel à Sévaré, ville dans le nord du Mali. Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences terroriste, le G5 a réactivé avec le soutien de la France le projet de force conjointe, initialement lancé en novembre 2015.

Cette force antiterroriste conjointe, formée de soldats du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de Mauritanie, doit lancer sa première opération à la fin du mois.

S. S.

Comment (2)

    Moskosdz
    26 octobre 2017 - 21 h 36 min

    Au Sahel,le terrorisme roule pour les barons de drogues qui ne sont autres que les généraux de Pablo Escobar6.




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      Anonyme
      27 octobre 2017 - 8 h 39 min

      Les terroristes ont étés tués à la frontière avec l’Algérie, tu sais le champion du « doing business » selon Messahel. Je présume qu’ils n’ont pas eu le temps de se réfugier chez leurs donneurs d’ordres.




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