Boualem Sansal et les «contrebandiers de l’histoire»

Sansal
Bouale Sansal. D. R.

Par Youcef Benzatat – Dans une interview publiée sur le quotidien El-Watan du 26 octobre 2017, Boualem Sansal répond à son tour, après Yasmina Khadra et Kamel Daoud, à l’offensive intellectuelle de Rachid Boudjedra dans son dernier livre dans lequel il a qualifié ces trois écrivains de «contrebandiers de l’histoire». L’initiative était louable de la part de ce quotidien d’avoir voulu faire réagir Boualem Sansal devant cet affront, qui aurait pu amorcer l’ouverture d’un véritable débat d’idées sur la place de l’écrivain, sur les enjeux de la littérature, sur le sens de la production de la pensée, son utilité et son rôle dans l’édification et la consolidation du système de signes qui structurent la conscience collective et qui lui permettent de s’arrimer à la contemporanéité du monde.

Ni l’écrivain ni le journaliste qui a réalisé l’interview n’ont répondu présent au rendez-vous de l’histoire fixé par le doyen de la littérature algérienne, Rachid Boudjedra. Aussi bien l’orientation des questions du journaliste que les réponses apportées par Boualem Sansal n’ont, à aucun moment, donné l’impression d’aller dans le sens de la recherche de l’ouverture de ce débat, si nécessaire pourtant pour les enjeux que l’offensive de Boudjedra semblait ouvrir.

Rien d’étonnant devant le clivage de certains hommes de culture en réseaux que structurent des intérêts régionalistes, identitaires, claniques et autres connivences, parfois même d’ordre pécuniaire. Boualem Sansal, apparemment dépourvu d’arguments, se contenta de mimer Daoud et Khadra dans leurs convulsions de querelles de chiffonniers en une réaction violente, sans avoir pu opposer d’arguments intellectuels dignes du statut d’écrivains dont ils se prévalent. Daoud menaçant de poser plainte contre Boudjedra et Khadra d’égrener ses succès commerciaux internationaux, le tout enrobé par une accusation de jalousie désespérée que Rachid Boudjedra aurait du mal à contenir devant le succès international de ses compatriotes écrivains ! Pour leur défense, ces «contrebandiers de l’histoire» semblent user de cette même rhétorique chaque fois qu’ils se retrouvent face à cette situation. Ils considèrent généralement inutile d’ouvrir un débat sincère et pragmatique avec leurs compatriotes qui ne partagent pas leurs stratégies discursives, sous le prétexte qu’ils sont animés de jalousie pour leur réussite sous d’autres aires culturelles. En somme, le degré zéro de la pensée.

Pourtant, ces mêmes «jaloux» éprouvent tant de fierté et d’orgueil contenu de savoir que d’autres compatriotes connaissent des succès significatifs dans d’autres domaines, telle la recherche scientifique dans les plus prestigieuses universités du monde. S’agit-il donc d’une jalousie «sélective» ? Pour reprendre une expression chère à l’un d’entre eux qui en a fait un alibi pour se dédouaner de la responsabilité d’éprouver publiquement sa douleur face à la souffrance du peuple palestinien, devant l’injustice qu’il subit face la passivité et la complicité de ceux-là même qui lui ont ouvert les portes de son relatif succès ! Paradoxale jalousie sélective tout de même !

A cet argument compulsif de la jalousie sélective – qui exprime plus une fuite en avant qu’un véritable fond de justification – s’ajoute cet autre cliché véhiculé massivement et sournoisement par leurs hôtes, qui leurs tapissent la voie du succès et de la visibilité à outrance pour arriver à leur propre but : étouffer toute expression pragmatique, non alignée dirait-on dans une autre époque, qui serait l’émanation d’authentiques intellectuels, artistes, écrivains ou politiques indépendants qui résistent aux embrigadements et proposent d’autres systèmes de représentation et d’action de la conscience collective. A ce propos, Boualem Sansal balaie d’un revers de la main la possibilité de l’existence de cette Algérie vivante qui résiste à tous les vents qui viendraient alimenter comme un effet de boule de neige sa fin du monde 2084.

A la question : «Vous êtes un écrivain clivant et qui déchaîne les passions ; avec Kamel Daoud, vous êtes les deux écrivains algériens les plus attaqués par certains cercles ‘médiatico-intellectuels’ algérois… Cela révèle quoi de notre époque ?», une question qui contient au préalable sa propre réponse déjà, Boualem Sansal ne fait que confirmer sa mauvaise foi et son caractère autiste en déployant grossièrement ce cliché sournois de ses mécènes faussaires : «A mon avis, ça tient à l’atonie politique et culturelle du pays. Ce pays est à mourir d’ennui, il ne se passe rien, tout est fermé, gelé, éteint, ça sent le deuil. Sur le plan culturel, l’Algérie est bonne dernière dans le classement mondial. Elle a deux, trois pauvres écrivains et que fait-elle, elle veut les faire taire. Kamel Daoud et moi serions clivants ? Pas du tout, les médiatico-intellectuels dont vous parlez voient des crimes de lèse-majesté là où il y a tout banalement des opinions différentes. Ils sont encore dans la culture FLN version Messaâdia, les constantes nationales, l’unanimisme, la pensée unique, le respect de la ligne…» Devant cette assertion sans fondement pour quiconque connaît la société algérienne et le bouillonnement culturel qu’elle exprime sur les réseaux sociaux et les productions culturelles singulières censurées des deux côtés de la Méditerranée, par des procédés inquisitoires très sophistiqués pour les rendre invisibles, on serait tenté de transposer la question sur le terrain même sur lequel Sansal a acquis la reconnaissance de sa singulière opinion, émancipée de tout «unanimisme», de «pensée unique» et de «respect de la ligne».

A y regarder de près, on constate que les mécènes faussaires qui sont à l’origine de sa consécration et de la visibilité outrancière dont il bénéficie avec Kamel Daoud, ce sont ceux-là mêmes qui sont à la manœuvre dans la matérialisation de la ligne de partage entre l’unanimisme de la colonisation positive et du devoir d’ingérence humanitaire comme alibi pour piller les richesses des peuples sans défense et le reste de l’élite intellectuelle qui résiste à cette dérive totalitaire de l’Occident impérialiste, dont ils se démarquent sans bruit, faute de visibilité qui leur est imposée. C’est ce qui fait que le borgne peut jubiler en se pavanant en roi au pays des aveugles.

De toute évidence, pour exister, chaque système doit se protéger par des lignes, mais ici comme ailleurs, les lignes sont constamment transgressées par de véritables intellectuels indépendants qui produisent l’essentiel de la pensée humaniste universelle. Une chose est certaine : aucun penseur de cette noble élite occidentale n’a à ce jour adhéré ou soutenu ces écrivains «clivants» et nous sommes également en droit, chez nous, de formuler notre rejet de leurs stratégies discursives, sans pour autant faire partie de ces soi-disant «médiatico-intellectuels» qui obéiraient au doigt et à l’œil à ce système de pouvoir archaïque. Quand bien même cette catégorie d’intellectuels organiques existe réellement et leurs nuisances sont si nocives. Mais de là à mettre tout le monde dans le même sac dénote une mauvaise foi qui est la traduction de leur propre malaise de se retrouver piégés dans la même situation dans l’aire culturelle où ils sont censés se réfugier pour échapper à leur condition. C’est cette situation dans laquelle ils se retrouvent piégés qui les pousse de plus en plus vers une fuite en avant sans horizon. Allant jusqu’à rabâcher les clichés les plus éculés dans le lexique de l’intimidation et de la tentative de déstabilisation des militants qui s’opposent à cette propension à la réanimalisation de l’humanité entière par l’Occident impérialiste. En atteste cette réponse de Boualem Sansal à la question du journaliste du quotidien El-Watan : «Pourquoi dès qu’un écrivain algérien est salué par la critique en Occident, il est vite ‘crucifié’ en Algérie ?» : «Il est possible qu’ils espèrent quelque reconnaissance pour hauts faits d’armes, attraper un traître ou un contrebandier, c’est la gloire.»

Un cliché assez répandu en Occident pour neutraliser toute pensée alternative à la dérive de l’impérialisme envahissant, destructeur des valeurs humanistes. Un cliché qui renvoie une image naïve du militant politique ou intellectuel qui combat ce système, le dépeignant comme un militant romantique, idéaliste, utopique, voire populiste – comme c’est le cas pour Jean-Luc Mélenchon en France – pour le discréditer devant l’opinion publique.

Comment ne pas s’offusquer et s’indigner devant la dérive et l’égarement de ces deux écrivains, victimes du piège de la carotte tendue de la consécration ! Il ne passe pas un jour sans qu’ils soient convoqués à s’exprimer sur les médias de l’empire, depuis leur consécration en tant que marionnettes-alibi au déni du crime colonial et du refoulé sur sa poursuite aujourd’hui sous sa forme néocoloniale. L’empire, c’est la mondialisation des groupes financiers, militaires et diplomatiques qui prennent en otage l’émancipation des peuples du Sud, voire également ceux du Nord, victimes à leur tour d’être privés de décider de leur avenir par le truchement d’une démocratie de façade malmenée par ces mêmes groupes hégémoniques.

La dernière sortie médiatique de Kamel Daoud fut sur le magazine Le Point dans un texte intitulé : «Kamel Daoud – Le postcolonial m’étouffe», sous-titré : «Le discours de repentance de l’Occident est sclérosant. Il faut se libérer des explications postcoloniales et penser au-delà de la victimisation». De tendance centre droit, où sévit le sinistre Bernard Henri Levy, Le Point touche environ 4,5 millions d’euros par an de subventions de l’Etat français auxquelles s’ajoutent des aides financières allouées par le ministère de la Culture et de la Communication. Plus qu’un magazine d’information, on dirait plutôt un organe de propagande au service de son mécénat. A ce niveau d’instrumentalisation de la pensée d’un écrivain piégé par la consécration, on ne prête plus attention aux aberrations qu’il exprime, ce qui importe c’est l’effet du discours et les mots-clefs qui y sont déployés. Ici, Daoud confond postcolonial et néocolonial. Une confusion à laquelle la rédaction ne prête même pas attention, pourvu que le message passe au commun des lecteurs, qui ne sont pas forcément des érudits en philosophie et qui n’ont certainement pas lu La Condition postmoderne ou Le Différend de François Lyotard (le philosophe, pas le politique !).

Cette condition dans laquelle ces deux écrivains semblent piégés a eu un effet destructeur sur leur capacité de discernement et de création littéraire au point que leur expression s’est considérablement dépouillée de toute forme d’humour. «L’humour est la politesse du désespoir…» Ce dicton, un des plus beaux de la langue française, porte en lui la grande leçon freudienne sur l’humour, cette forme de ténacité inébranlable face à l’adversité. L’humour trouve son origine dans le surmoi, et celui-ci trouve à son tour son origine dans l’instance parentale, telle est la thèse freudienne. La fonction de l’humour est la dédramatisation, où le surmoi se tourne vers le moi et le console de la perte de l’objet aimé. Chez nos deux écrivains tout se passe comme si cette dimension du surmoi était absente au profit exclusif de sa dimension agressive et persécutrice.

L’Algérie et les Algériens sont dépeints sans sympathie, parfois presque avec obscénité, comme pour mieux signifier le rejet haineux de ce pays. Il n’y a pas cet humour si particulier aux Algériens leur permettant de rire des situations les plus tragiques et absurdes et qui les grandit dans la douleur, montrant ainsi qu’ils sont capables de prendre de la distance par rapport à leur propre malheur. Au contraire de cela, leurs expressions semblent figées dans une position de repli mélancolique chargé de reproches. Outre à plonger dans la déprime, l’absence d’humour peut se révéler fâcheuse et devenir une posture ; bien que dépourvus de ce précieux carburant, leurs textes rencontrent beaucoup de succès et même une certaine consécration, le revers de la médaille étant que les médias de l’empire le recherchent surtout pour cela et que ces écrivains ont fini par se complaire dans cette position d’éternels dépressifs fâchés avec leur pays d’origine et pratiquement l’ensemble de sa population, captifs du rôle de fustigeurs de tares au détriment de la réalité des Algériens qui, comme tous les peuples du monde, sont pourvus de toutes les qualités des êtres humains, y compris celles leur permettant de survivre, par entêtement et opiniâtreté, à l’injustice, à l’obscurantisme religieux ou à la misère.

 

 

Y. B.

Comment (22)

    Observateur
    1 novembre 2017 - 0 h 09 min

    Je ne comprends pas ce faux débat. Ni ce Sansal ni les deux autres opportunistes ne sont écrivains et encore moins intellectuels. De nos jours n’importe qui peut publier. Sur le plan intellectuel c’est le vide sidéral depuis quelques années. Nous avons perdu Kateb Yacine, Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun, Dib, et bien d’autres pour au final avoir des …je ne sais plus quoi car aucun qualificatif ne leur sied.
    Donc ce n’est point un débat littéraire car c’est des plagiaires et encore moins intellectuel car aucun d’eux n’a cette qualité (ce ne sont pas des scientifiques)
    Il faut les ignorer.




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    ALI
    30 octobre 2017 - 1 h 27 min

    « pécunier » Ce mot n’existe pas! on dit « pécuniaire » au masculin et au féminin .




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    Anonyme
    28 octobre 2017 - 23 h 01 min

    Ce Sansal n’est pas algérien mais marocain du Rif dont les parents ont immigré illégalement en Algérie à son indépendance comme beaucoup de marocains et de tunisiens, ce qui explique la lâcheté et la trahison au sein du peuple algérien à cause de ces faux algériens qui salissent notre pays. Ce Sansal en bon sujet marocain ne critique jamais le Maroc, il fait feu de tout bois sur l’Algérie, c’est un vendu un traitre marocain dont la haine contre l’Algérie son pays d’adoption, il est d’ailleurs récompensé en conséquence. Si cet énergumène avait critiqué le Maroc il n’aurait eu aucune notoriété.




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      Nanita
      31 octobre 2017 - 10 h 55 min

      Merci de nous l’apprendre !On se disait aussi …sa virulence n’a pas de sens !Eh bien oui! Maintenant tout est clair !Sansal doit être reconduit à la frontière sans plus tarder !




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      Krimo
      31 octobre 2017 - 17 h 25 min

      La désinformation est le lot de ce que l’on peut nommer ….. Sansal est algérien de souche il est issu d’une famille honorable algérienne qui a payé un lourd tribut pour que toi tu puisses prétendre a ton algérianise. Le Sansal écrivain, libre a quiconque de le clouer aux piloris pour ses idées et sa façon de faire, mais foutez la paix a ses origines bien algériennes.

      La vérité a travers cette expression adaptée au climat culturel d’aujourd’hui :
      « … comme Boudjedra tient Sansal (and co) pour un pisseur de copie, Sansal reprocherait à Boudjedra d’être un faux jeton profitant de sa notoriété pour barrer la route aux jeunes talents»




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        Observateur
        1 novembre 2017 - 0 h 12 min

        Votre commentaire appelle deux observations:
        Primo, le concept d’Algérien de souche n’existe pas, de même que celle de Français ou d’Italien de souche;
        Secundo, il faut arrêter avec le mythe d’une famille « honorable » et qui a du payer un « lourd tribut » lors de la guerre d’Algérie…C’est de la pathologie psychologique. Heureusement qu’on a vécu les années 50 et vu ce qui s’était réellement passé. Très peu de gens ont pris part effectivement à la guerre.




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          Krimo
          1 novembre 2017 - 18 h 53 min

          Observateur ou objecteur Ɂ

          Pas grave puisque je vais tacher d’enjoliver un peu votre réaction.

          1. « de souche » : un certain cardinal Lavigerie gaulois d’une contrée, reconnue comme étant peuplée par les dernier barbares de l’actuelle Europe, pris par le mythe de Colomb, et dans l’ombre d’un général, il embarqua sur un navire de paix porteur de civilisation a la découverte du monde, et voilà qu’ en pleine Méditerranée il découvrit un territoire peuplé de sauvages, il accosta en un lieu-dit Sidi Ferruch et pour le plus grand bien de son suzerain et de sa sainte croix il « civilisationna » les autochtones. Un peu plus tard un militaire géographe a l’occasion donna un nom a ce territoire Algérie. Depuis la nouvelle administration s’enquit d’une tache fastidieuse, l’état civil de cette nouvelle populace, ainsi naquit pour le plus grand plaisir de notre cher observateur ce qu’il appellerait bizarrement l’Algérien.
          Mon cher observateur-objecteur pour votre affliction, l’arrière-grand-père de Sansal a été inscrit sur cet état civil.
          Bien sûr pour donner plus de mordant à vos observations, ce chez-nous que vous voulez putréfier, disons qu’on est une version cachée du nouveau monde.
          Qu’ils étaient c… ces Colomb, Vespucci, Magellan, Cortés …… et tant d’autres a chercher ailleurs ce qu’ils avaient à portée de mains.

          2. La pathologie-psychologie, ce sont 500.000 militaires d’une puissance militaire mondiale qui, fleur au fusil, se doraient au soleil avec ce ciel si bleu qui les envouta au point qu’ils prièrent quelques rares indigènes de ne pas les en priver. Le plus cocasse c’est que sous les auspices d’un « quarteron de généraux » ces mêmes militaires ont failli envahir « douce france », juste pour un coin de ciel si bleu. Ce qui amena le plus « illustre des français » a faire encore la pleureuse pour un deuxième appel ……..

          En bon observateur qui se respecte, et rapport à votre vécu des années 50, serait-ce le point de vue de d’un indigène ou d’un pataouete Ɂ




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    Anonyme
    28 octobre 2017 - 19 h 18 min

    Merci au grand écrivains qui a débusqué l’imposture FLN.




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    Droits humains
    28 octobre 2017 - 18 h 17 min

    Merci au journaliste qui tire dans le bon sens. Franchement B. Sansal, comme K.Daoud, Y. Khadra, . Sifaoui, ..etc voudraient nous faire croire que leurs succès est lié uniquement à leur talent, et non à leur passage par le CRIF et leurs formes d’allégeances à l’état d’apartheid israélien.
    Ces « contrebandiers de l’histoire ne sont que des Chalghoumi de la littérature, avec la bénédiction de leurs maîtres.
    Gagner de la notoriété dans la position de « l’indigène alibi » relève simplement de l’imposture intellectuelle.




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    rachid
    28 octobre 2017 - 17 h 16 min

    Pour une fois que des algeriens ont pu faire connaitre l Algerie à travers le monde par leurs ecrits,on leur tombe dessus comme des mouches….
    Ils ne faut parler que de la guerre de liberation nationale ou de Fakhamatouhou…c est ça la leçon? ??
    Ils sont jeunes,ils n ont pas vécu l histoire de la colonisation,ils parlent de l Algerie qu ils connaissent,ce n est pas des historiens.
    Arrêtez de les accuser!!!




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    TOLGA - ZAÂTCHA
    28 octobre 2017 - 16 h 34 min

    C’est vraiment désolant de voir nos illustres écrivains se chamailler et s’entre-déchirer de la sorte publiquement. J’ai honte. De la retenue et de la hauteur, Messieurs, le monde vous regarde… PAS VOUS ! PAS ÇÀ !




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    omar
    28 octobre 2017 - 14 h 28 min

    Mr Benzetat vous êtes complètement à côté de la plaque,j ai rien compris à votre analyse…..




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    Jasmine
    28 octobre 2017 - 12 h 45 min

    Rachid boudjedra leur a lancé une bonne perche qu’ils auraient dû saisir, il fallait qu’ils acceptent cette belle occasion qu’est le débat, c’est de la démocratie qu’il s’agit.
    La confrontation est toujours honorable surtout quant il s’agit de cet art qu’est l’écriture. Trop de romans sont publiés ça tue notre envie de lire. Nous restons donc et c’est toujours bon sur nos classiques qui restent une merveilles et qui ne se démodent jamais.




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      les hyènes entêtées
      28 octobre 2017 - 15 h 14 min

      Vous avez raison de pense que « Rachid boudjedra leur a lancé une bonne perche » et qu’ils ne veulent (ou ne peuvent pas saisir. Pour l’heure ils tiennent à la perche des services français qui les ont ex filtrés et qui les protègent. De fait, ils ne réagiront que lorsdque leurs maîtres (à penser, pour rester poli) leur en donneront l’ordre.




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      Argentroi
      29 octobre 2017 - 16 h 50 min

      Jasmine. Tu es sérieuse quand tu écris : Trop de romans sont publiés ça tue notre envie de lire.




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    Karamazov
    28 octobre 2017 - 11 h 46 min

    Mauvais procès !
    Je n’avais pas compris les choses ainsi ! Sans cette exegèse j’allais chercher l’interprétation de ces tirs-aux-nouilles : à balles-perdues, si vous permettez cette allégorie dans tout ce que la bienséance vous a interdit.
    Faire de la dentelle avec de la triperie comme s’il ne s’agissait pas qu’une d’une bagarre de chiffonniers pour nous en mettre plein les fouilles comme si nous autres on n’avait rien compris qu’est-ce que c’est ?
    La littérature aussi c’est comme… les couverts : bien lavés ça ressert.
    J’ai suivi cette bataille de polochons entre ces écrivains et je n’y ai vu ni dialogisme ni intertextualité ni même de quoi extrapoler. Sauf peut-être plus ou moins un chouia de pathos de koulounisé.
    Ramener la querelle aux œuvres de ces écrivains c’est fausser le problème même si l’œuvre de Sansal est aux antipodes de celle de Boudjedra et celle de KD se cherche entre les deux.
    Il faut vraiment ne pas avoir lu les diatribes des écrivains et les réponses pour venir nous faire croire qu’ailleurs le niveau est plus élevé et que ce n’est qu’avec de l’encens qu’on écrit.
    « …Oh ! je ne veux aucun mal au petit J.-B. S. ! Son sort où il est placé est bien assez cruel ! Puisqu’il s’agit d’un devoir, je lui aurais donné volontiers sept sur vingt et n’en parlerais plus… Mais page 462, la petite fiente, il m’interloque ! Ah ! le damné pourri croupion ! Qu’ose-t-il écrire ? « Si Céline a pu soutenir les thèses socialistes des nazis c’est qu’il était payé.  » Textuel. Holà ! Voici donc ce qu’écrivait ce petit bousier pendant que j’étais en prison en plein péril qu’on me pende… ».

    Dites-moi donc pourquoi nos lumières se font-elles si mal aux…. neurones à force de préciosité et d’obséquiosité pour rendre compte d’un événement qui n’a sa place que dans la fosse à purin ?




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      Rezki Djerroudi
      29 octobre 2017 - 2 h 39 min

      Jasmine et Les Hyènes Entêtées je me demande si vous avez sincèrement compris ce que ce Monsieur Youcef Benzatat disait dans sa succession de mots, sinon à faire l’apologie de Rachid Boudjedra et qui peut-il en être celui-là ?
      Le vieil adage de chez nous dit ceci : Voilà comment interpréter l’attaque en bonne est due forme à l’endroit de nos meilleurs écrivains dont l’Algérie peut actuellement se targuer d’en avoir. Leurs écrits ont traversé les frontières et pour certains sont traduits en plusieurs langues. Il est temps Messieurs les gardiens du temple de vous défaire de vos œillères pour une meilleure visibilité car la guerre se gagne en portant les assauts à l’extérieure des frontières. Cordialement.




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    Abou Mrang
    28 octobre 2017 - 11 h 20 min

    J’ai lu quelque part que Boutef avait rétorqué à propos des mots de camus sur la justice et sa mère : « n’importe quel algérien aurait pu dire ça ».En vérité on pourrait dire la même chose de ce que dit Sansal dans cette interview. Il suffit de litre les chroniques, les commentaires, et d’écouter les algériens pour prendre la mesure de ce pessimisme réel ou ressenti, qu’importe ? N’importe quel intellectuel, ou non, algérien pourrait vous dire la même chose. Un intellectuel algérien m’a dit : nos enfants n’ont de choix d’avenir que l’exil, pour cela il ne leur reste que la harga ou le CNED. Que cela soit vrai ou faux, un brin de sincérité vous aurait fait admettre que ce que dit Sansal n’a rien de singulier. La preuve vous l’apportez vous -même en pointant l’interviewer dont les questions sont effectivement orientées et piégeraient Sansal s’il n’eut pas été consentant.

    Si vous aviez lu la riposte de Céline à Sartre, ou  » Bagatelle pour un massacre », vous admettriez que quand on est piqué à vif , on n’a pas le souci de la rhétorique ou de l’argument.

    On ne va pas encore s’interroger sur le rôle de l’intellectuel dans la société , cela a été fait dans toutes les dimensions.

    Un écrivain peut se sentir investi ou non de la mission au service de son pays ou de l’humanité. Mais la grandeur d’un écrivain ne se mesure pas à Cela.

    Céline a qualifié Sartre qui l’avait traité de nazillon d’ « agité du bocal ». On aura tout dit et sur Céline et sur Sartre.
    Chacun de ces écrivains a eu ses défenseurs et souvent ils ont été attaqués par le même camp. Dostoïevski et Faulkner serait assimilés à des racistes aujourd’hui: cela les rend-il moins grands écrivains ? Ceci n’étant point une comparaison , il faut garder les proportions.

    Il me semble que ce n’est pas dans le rapport Boudjedra-Sansal qu’on trouverait les meilleurs moyens de comprendre les uns et les autres.

    Si vous pensez que nous n’avons aucun problème de culture et de société alors je comprends votre position contre Sansal et contre KD.

    Ceci dit , ni Sansal ni Boudjedra, ni KD ni aucun autre écrivain ne pose le problème de cette façon, dans aucun de leurs romans.




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    Judas
    28 octobre 2017 - 10 h 20 min

    En Algérie l’incompétence et la médiocrité se drapent toujours du patriotisme archaïque pour discréditer toute pensée libre et anti conformiste qui remettrait en cause le moule fossilisant de la culture nihiliste et castratrice . « Aujourd’hui nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celles de nos pères, celles de nos maîtres, celle du monde. Ce qu’on nous dit dans la dernière renverse toutes les idées des premières ». Charles De Montesquieu. En Algérie on a du mal à s’accommoder de l’éducation du monde.




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    Aldjazairi
    28 octobre 2017 - 10 h 09 min

    Monsieur Benzatat vous avez minutieusement démonter la posture du Bougnoule de service tout fier et ébahi par la caresse condescendante d un Faussaire psychopathe et philou…Sophe genre BHL….




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      Rezki Djerroudi
      29 octobre 2017 - 23 h 30 min

      Aldjazairi êtes-vous en mesure de nous dire sincèrement combien des livres de ses écrivains que vous et vos semblables vomissent tant avez-vous lu? Cordialement.




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        Aldjazairi
        31 octobre 2017 - 14 h 10 min

        @Rezki
        Votre question est tout simplement pitoyable… Vous me rappelez les postures Nazisionistes qui, fautes d arguments pouvant, au moins, satisfaire l Entendement humain, me posent des questions sur l Historiette racontée dans les séminaires Nazifiés du CRIF…
        Quant un Algérien FAIT dans le Revisionisme sur Grand écran, où salit la mémoire des CHahids en les flanquant d un soi disant Nazi …….ou Dévalorise une Religion parce qu il a un compte à régler avec des qu avec des Pervers barbus (oui des Pervers qui n ont rien a voir. Avec l Islam) c est quoi d après vous ,?,….
        Connaissez vous Steinbeck , Dos Passos , Wright , DIB (celui qui, en 1957 , avait été conseillé par son Éditeur de changer de… Prénom) ???




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