La directrice du quotidien arabophone El-Fedjr entame une grève de la faim

Par Karim B. – La directrice du quotidien arabophone El-Fedjr a entamé une grève de la faim, a indiqué la concernée sur les réseaux sociaux. Hadda Hazem proteste ainsi contre la privation de son journal de la publicité étatique distribuée via l’Agence nationale d’édition et de publicité (Anep). El-Fedjr s’est vu exclu de cette manne suite aux interventions de  la directrice de ce journal dans différents médias lors de la crise qui a précédé le limogeage du Premier ministre éphémère Abdelmadjid Tebboune.

L’écrasante majorité de la presse nationale vit grâce à la publicité institutionnelle et la baisse drastique des annonces, conséquence directe de la crise économique, a mis tous les journaux dans une situation de quasi faillite, faute d’avoir exploré d’autres moyens de financement qui leur assureraient une autonomie financière.

El-Fedjr ne pourra pas survivre encore longtemps si les responsables politiques ne reviennent pas sur leur décision de «punir» la directrice du journal pour ses positions exprimées à travers les chaînes de télévision privées et étrangères qui l’invitent pour donner son avis sur la situation générale du pays. Hadda Hazem aurait été «sanctionnée» pour avoir affirmé, sur un plateau de France 24, qu’«on ne sait pas qui gouverne en Algérie». Une déclaration qui aurait déplu en haut lieu et qui aurait été suivie immédiatement par une décision d’assécher la principale source de revenus du journal, propriété exclusive de sa directrice.

La presse algérienne n’a jamais connu une situation aussi complexe depuis 1990, et le nombre pléthorique de journaux – dont la plupart ne jouit d’aucune audience – va en diminuant. Selon des sources informées, la disparition d’un grand nombre de titres parasites serait souhaitée et permettrait ainsi une décantation qui aurait pour résultat de «nettoyer» la corporation des intrus et des affairistes qui l’ont dévoyée de sa mission d’informer.

K. B.

Comment (11)

    Anonyme
    11 novembre 2017 - 11 h 34 min

    Critiquez autant que vous voulez le pouvoir sur les plateaux Algeriens mais ne jamais dire du mal de l Algerie sur les plateaux etrangers.Pour un patriote l Algerie doit etre defendue corps et ame a l etranger,et sur le territoire Algerien on peut dire tout ce qu on pense pour critiquer pour corriger ou chercher des solutions aux problemes que nous vivons.c est clair.Quand je suis a l etranger,je defends mon pays.quand je suis en Algerie je milite pour une Algerie qui avance dans le bon sens et je denonce les abus d ou qu ils viennent,critiquez est un droit mais proposer des solutions c est meilleurs.Point barre.




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    Chaoui
    11 novembre 2017 - 10 h 52 min

    Je suis POUR LA LIBERTÉ DE LA PRESSE. Mais…chez-nous et dans TOUS nos médias, petits et grands comme anciens et nouveaux.
    Cependant, nous avons l’obligation morale sinon de laver notre linge sale famille de se garder de dénigrer sur des médias étrangers notre pays et/ou nos dirigeants fussent-ils désavoués.
    Cela étant dit, on notera que le journal de la dame en question n’a pas plus fait l’objet d’une décision de fermeture et/ou de censure mais a été seulement privé des publicités d’Etat…Dès lors que la responsable dudit journal s’est attaqué à l’Etat sur un média étranger, il lui revient d’assumer ses responsabilités et de chercher d’autres sources de financement ailleurs. Comme je l’ai dit plus haut, je suis pour une liberté TOTALE de la presse mais que dans notre pays. Lorsque l’on est sur des médias étrangers, de surcroît ne portant pas notre pays dans leur cœur comme c’est le cas du support France 24 qui est un organe non privé mais de l’Etat français (c’est le cas aussi de RFI) passant son temps à faire les louanges du Maroc comme à taire les mouvements de protestation qui ont cours dans ce pays, on se doit à une certaine réserve.
    Enfin, je souhaite à cette dame de voir son journal trouver une solution comme de la savoir mettre un terme à sa grève de la faim.




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    Mlaoua
    11 novembre 2017 - 9 h 30 min

    C’est une journaliste qui mérite respect et admiration pour son courage et son honnêteté.C’est une femme qui a toujours défendu ses idées selon ses propres convictions, sans chercher à flatter personne.En conséquence voila ce qui peut arriver à cette journaliste dans un pays où l’on continue encore à privatiser l’état pour exercer des pressions par l’octroi partiale de la publicité.Et oui, contrairement à la constitution qui garantit la liberté de la presse le pouvoir cherche encore à imposer ses propres lois en violant la constitution, celles qui consiste à étouffer toute presse libre, c’est à dire celle qui n’est pas complaisante avec le pouvoir. En plus de l’exemple du journal El-Fedjr et d’autres journaux… il y a aussi les journaux électroniques (en arabe et en Français) qui sont interdits de publication depuis plusieurs jours. Quand finira t-on d’exercer toutes ces pressions sur la presse qui mérite d’être plus libre?




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    Djemel
    10 novembre 2017 - 17 h 42 min

    Je me solidarise avec vous Mme Hazem. Vous avez démontré à maintes reprises que vous œuvrez pour le bien de l’Algérie. Vous menez la vie dure à l’establishment.




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    LOUCIF
    10 novembre 2017 - 16 h 39 min

    Il faut être solidaire de cette directrice du quotidien arabophone El-Fedjr ! On doit la soutenir à fond la caisse ne serait-ce que par facebook ou n’importe quels réseaux sociaux ou journal électronique algérien !




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    selecto
    10 novembre 2017 - 16 h 33 min

    Bientôt il Il ne restera que Echourok le porte parole des protégés du pouvoir et Ennahar le porte parole des Dalton.




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    Didi Barachou
    10 novembre 2017 - 15 h 14 min

    La censure est revenue en Algérie. Plus virulente que jamais. Les faux entrepreneurs et autres voleurs parvenus au pouvoir ne tolèrent plus aucune opinion divergente.
    AP reste l’un des rares journaux électroniques qui publient encore quelques commentaires.
    Bientôt il n’y aura plus de presse.
    Le peuple s’en fout, il veut des logements gratis et des faux diplômes pour ses enfants.
    Le FCE à la commande…en mode amateur!




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    Anonyme
    10 novembre 2017 - 14 h 36 min

    c est une femme fahla elle vaut 1OO hommes ! elle a dit ce qu elle pense du pouvoir avec courage ! le pouvoir est lâche ;il fait le chantage par la pub, par le fisc ,par la peur , par l isolement , par le blocage des marchandises aux frontières , par la justice aux ordres …….etc Mais tout a une fin ! courage madame ! maintenant ,ils s attaquent aux femmes sans deffense ! l esprit critique existe en chacun de nous et l abstentionnisme aux élections est une arme aux mains du peuple algériens ! voila pourquoi les compétences fuient l Algérie et ceux qui résistent on les brisent ! allah yester el bled




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    Jaber
    10 novembre 2017 - 14 h 36 min

    Bonjour,

    La directrice de ce journal n’aurait pas dû oublier cette citation « Ne mords pas la main qui te nourrit ».

    Bonne soirée.




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      Moh
      10 novembre 2017 - 19 h 37 min

      Le genre de cette femme n’aura jamais un poste de ministre ou d’autres responsabilités par Bouteflika car elle digne et nationaliste en plus elle n’a pas la chance d’être née à Oujda ou pas loin ou naturalisée, c’est très important pour lui.




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    Judas
    10 novembre 2017 - 12 h 56 min

    La grève de la faim a un écho politique dans les pays démocratique et les Etats de droit pas dans un pays du tiers monde . Si elle meurt de faim personne ne s’en souciera , le seul geste de compassion qu’elle aura c’est la prière du mort.




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