Une commission nationale pour statuer dans près de 10 000 actes de concession agricole en suspens

agriculture Bouazgui
Abdelkader Bouazgui, ministre de l'Agriculture et du Développement rural. New Press

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazgui, a annoncé, samedi à Mascara, la constitution d’une commission nationale au ministère pour statuer dans près de 10 000 actes de concession agricole en suspens.

Lors d’une visite de travail dans la wilaya, le ministre a souligné qu’une commission nationale a été dernièrement constituée pour statuer dans les dossiers que les commissions de wilayas n’ont pas pu traiter pour différentes raisons dont celles de terres non actées.

Abdelkader Bouazgui a salué, au passage, les efforts de la wilaya de Mascara dans le domaine de l’assainissement du foncier agricole et sa réglementation en annulant 1 175 exploitations fictives et inexistantes sur le terrain et établissant 16 361 actes de concession sur un total de 17 591 dossiers déposés au niveau de l’Office national des terres agricoles (ONTA).

Le ministre a valorisé les efforts de l’Etat de soutien du secteur agricole dans la wilaya de Mascara, qui a bénéficié d’une enveloppe de 4 milliards de dinars de soutien direct dont 887 millions de dinars d’aide au machinisme agricole, 332 millions de dinars de soutien à l’irrigation agricole, 296 millions de dinars d’appui aux équipements de froid outre d’autres formes via la conservation des forêts dont l’ouverture des pistes rurales et la protection contre les inondations.

En s’enquérant de la situation de fermes agricoles dans cette wilaya qui ont bénéficié de contrats de partenariat avec le privé pour les relancer, Abdelkader Bouazgui a exprimé sa satisfaction quant à la rapidité dans le lancement des projets d’investissement et de modernisation augurant d’un meilleur avenir pour ces fermes et pour le secteur de l’agriculture dans la wilaya.

En outre, le ministre a affirmé la détermination de l’Etat à encourager les projets de partenariat public-privé pour la modernisation du secteur agricole, l’augmentation du rendement et la diversification de la production, surtout de produits stratégiques, appelant à la généralisation des expériences réussies des fermes pilotes.

Abdelkader Bouazgui a fait savoir que la plupart des expériences dans le domaine de l’investissement privé ont réussi dans le secteur agricole en Algérie et que leurs fruits sont visibles à travers l’approvisionnement du marché en quantité et qualité suffisantes en différents produits agricoles auparavant importés.

Il a ajouté que ces expériences font l’objet de valorisation en même temps  que la récupération du foncier agricole de celles ayant échoué et son octroi aux investisseurs disposant de capacités à développer l’investissement.

Abdelkader Bouazgui a rassuré des agriculteurs de la région de Sig, dans la wilaya de Mascara, ayant déploré une concurrence déloyale du produit importé, en leur annonçant des mesures de protection de l’olive et de l’huile d’olive locales de meilleure qualité et de promotion pour l’exportation vers l’étranger.

La visite du ministre dans la wilaya vise à recenser les problèmes dont souffre le secteur et dégager des solutions en collaboration avec plusieurs instances dont les ministères des Ressources en eau et des Finances, a souligné le président directeur général du groupe de valorisation du produit agricole, Belhanini Mustapha, qui l’a accompagné.

Il a ajouté que le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a consacré un plan spécial dans la wilaya de Mascara comportant trois pôles agricoles spécialisés dans chaque région, le premier concentré sur la production de l’olive et dérivés à Sig, le second concernant la région de Mohammadia dans la production des agrumes et le troisième la région de Ghriss dans la production de fruits et légumes.

Le ministre présidera, dimanche à Mascara, les festivités célébrant le 43e anniversaire de la création de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA), en présence du secrétaire général de l’UNPA, de représentants d’agriculteurs de différentes wilayas, de cadres et de promoteurs du secteur agricole.

R. N.

Comment (4)

    Mello
    26 novembre 2017 - 11 h 05 min

    Pourquoi aller encore a une commission nationale pour des cas qui relevent du niveau regional. De commissions en commissions, l’Algerie patine dans les sempiternels problemes de centralisme inutile. Voila un secteur et une activite’ qui doit etre decentralise’ au niveau communal, seul les responsables locaux doivent etre instruits pour prendre les decisions de concession. Cessons de tourner en rond avec ces commissions centrales incapables de repondre correctement aux problemes.




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    LE NUMIDE
    26 novembre 2017 - 10 h 09 min

    Messieurs, Vous tournez en rond de commissions en commissions et de bricolage en bricolage!! sans la reprise en main minimum et rapide du défi géographique, écologique et agricole algérien vous continuez a tourner en rond et l’Algerie va crever de faim dans 10 ans et sera un désert de MAD MAX wahabite…
    1- Reprise massive et immédiate du projet BARRAGE VERT ALGERIEN dés cet hiver…
    2- Reboisement des montagnes et projet anti-érosion des hauts plateaux dés cet hiver…
    3- Création des fermes agricoles stratégiques de l’ANP dés 2018 ..
    4- Législation de la Loi NATIONALE du Code Rural immédiatement …
    5- Versement des terres coloniales dans les Domaines militaires sous la haute autorité présidentielle avant que la géographie algérienne ne devienne un Mega Bidonville et une Mega Poubelle , honteuse , vue de la planète Mars …
    6-Creation des écoles nationales , instituts et lycées professionnels d’agriculture , de paysagistes , de jardiniers , de mécaniciens agricoles , d’horticulture et arboriculture , d’énergie solaire , de froid et technologies agro-alimentaires , etc ..
    Au lieu de toute cette inflation d’écoles et instituts de théologie wahabite et de chômeurs potentiels terroristes du Futur territoire désertique du MAD MAX Daeshien … AU TRAVAIL !!




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    Anonyme
    26 novembre 2017 - 6 h 55 min

    Des terres livrées à des prédateurs voilà la vérité




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      Mello
      26 novembre 2017 - 15 h 51 min

      Justement , plus la commission d’attribution est haut elevee, plus le predateur est de premiere nature. Si c’etait au niveau local, le beneficiaire est connu de tous.
      Voila pourquoi, la decentralisation est de mise.




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