Crise de l’Etat-nation algérien archaïque et régénération d’une nation algérienne moderne

Algérie Etat et nation
Pour une Algérie moderne, mâture, tournée résolument vers l'avenir, le progrès humain. D. R.

Par Mesloub Khider – Qu’on le veuille ou non, en dépit des litanies chauvines entonnées sur tous les tons dans un concert assourdissant d’union nationale, l’Algérie est une récente création artificielle, à l’instar de la majorité des pays fondés au cours de la période de la décolonisation survenue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. D’où ce besoin obsessionnel d’affirmation et d’affermissement de son identité claironné à la face du monde, et surtout à elle-même, afin de se rassurer dans son existence inespérée.

L’Etat, depuis l’accession à son indépendance (pour ne pas dire sa création), n’a pas ménagé ses efforts pour déployer tous les moyens de conditionnement afin d’entretenir et de cultiver ce nouveau sentiment nationaliste dans le cœur des Algériens. Pour ce faire, il s’est appuyé abondamment sur la glorieuse lutte de libération nationale menée contre le colonialisme français.

Au prix d’une campagne d’endoctrinement effrénée et outrancière, le régime s’est ingénié, grâce notamment aux maillages éducatifs et médiatiques abondamment pourvus de moyens inégalés, à s’assurer l’adhésion de la population au projet de construction nationale élaboré dès l’indépendance sous l’étendard d’un nationalisme galopant et d’un islamisme rompant. Cette entreprise d’embrigadement effréné nationaliste s’est développée dans un contexte de dictature imposée au pays et de souffrances socioéconomiques infligées à la population.

Mais le pouvoir n’est jamais parvenu à souder la population algérienne au récit national fondé sur un chauvinisme étriqué et une islamisation préfabriquée.

Ce roman national s’est prêté dès l’indépendance (voire avant) à une lecture controversée, à des interprétations conflictuelles, à des objections véhémentes, à des protestations violentes. Le récit national s’est brisé dès sa naissance sur les récifs de la discorde. La concorde du temps de la révolution s’est rapidement corrodée. L’union s’est érodée. L’entente, dérobée. L’indépendance a réveillé les vieux démons du clanisme, du tribalisme, du régionalisme, du népotisme. L’esprit tribun a laissé place à la mentalité tribale. Le révolutionnaire détrôné, le parvenu des frontières s’est hissé au sommet du pouvoir. L’âme révolutionnaire algérienne congédiée, il ne demeura que le corps armé (du mensonge) pour gouverner le pays. Rapidement, l’esprit de caserne pénétra et occupa toutes les demeures. Plus tard, la mentalité de mosquée colonisera toute la Maison algérienne.

Des idéaux de la révolution, il ne subsiste que des idiots de la réaction.

Les Lions de la lutte révolutionnaire ont enfanté des lapins champions de la dégringolade réactionnaire et apôtres de la débandade vers l’étranger.

Somme toute, dès la fondation de l’Etat-nation algérien, des dissensions ont émergé à propos de la caractérisation historique de l’Algérie. Le poids du passé a pesé lourdement sur la définition de la construction de la nation algérienne.

En effet, s’il fallait une preuve de la persistance du poids de l’archaïsme en Algérie, elle nous est administrée par la manière dont est abordée la question nationale. Deux visions dominantes s’affrontent pour caractériser l’identité nationale de l’Algérie. Effectivement, dès lors qu’il s’agit de définir la nation algérienne, deux approches se dégagent. Mais toutes les deux imprégnées d’un passéisme indécrottable.

La première approche majoritaire est principalement religieuse. La seconde est de nature ethnique. Dans le cadre de la première approche, la religion musulmane constitue le socle sur lequel s’édifie la nation algérienne. Elle érige l’islam comme le principe fondateur de la nation algérienne. Il n’est donc pas étonnant qu’elle fasse remonter la naissance de l’Algérie à l’époque de l’installation de l’islam dans cette région du Maghreb. Le roman national algérien se confond ainsi avec l’établissement de l’islam en Algérie.

Tout le passé antérieur à l’avènement de l’islam est ignoré, effacé.

Elle définit l’Algérie par sa seule dimension religieuse. Pour elle, l’Algérie est musulmane, et appuie et cautionne le principe de religion d’Etat.

L’autre approche s’appuie sur la dimension ethnique pour définir la nation algérienne. Pour les partisans de cette vision, l’Algérie est composée depuis les temps reculés en majorité de Berbères. Pour les tenants de cette thèse essentialiste, quoique 80% de la population contemporaine algérienne depuis plusieurs siècles a pour langue maternelle l’arabe, pour culture, l’héritage arabo-musulman, elle demeure berbère. Pour cette composante ethniciste souvent kabyle, par ses seules ascendances amazighes, l’Algérie perpétuerait ainsi son identité berbère immuable, éternelle et immortelle. L’identité arabe de l’Algérie est totalement récusée, rejetée, reniée. En dépit de l’évidence historique et sociologique de la prégnance culturelle, linguistique, cultuelle arabes de l’Algérie.

De fait, ces deux approches identitaires nationales inconciliables s’appuient sur des fondements archaïques dans la définition de la nation. La première érige la religion, l’islam, comme unique principe d’édification nationale sur lequel se greffe la langue arabe, élevée au rang de langue sacrée devant laquelle tous les autres idiomes doivent s’incliner, s’effacer. La seconde fonde la construction de la nation sur un postulat tribal, sur le culte des ancêtres voués à une essence éternelle par la seule transmission de la langue amazighe, pourtant minoritaire, langue érigée en substrat identitaire. Comme si, la religion, tout comme la langue, faisait une nation. Au vrai, ces deux visions se ressemblent. Prisonniers d’une conception archaïque de la construction nationale, leurs fondements d’édification de la nation sont minés de contradictions explosives.

Leurs approches, dépourvues d’une conception moderne de l’identité nationale, sont donc vouées à l’échec.

On ne s’étonnera donc pas qu’avec de tels fondements, la viabilité d’un pays repose sur du sable.

De toute évidence, après cinquante ans d’existence, la cohésion nationale demeure fictive. Le pays est travaillé par des dissensions, des irrédentismes, des subversions sociales qui inquiètent réellement le pouvoir en butte à une grave crise de légitimité.

De la Kabylie au sud de l’Algérie, en passant par le pays des Chaouia, les revendications autonomistes, voire indépendantistes s’affirment et prennent de l’ampleur. Confronté à cette montée des séparatismes, le pouvoir, déjà malmené par une crise économique insurmontable et des terroristes campés à ses frontières, est de plus en plus fragilisé. Assailli par ces mouvements centrifuges, sa viabilité est menacée. Assurément, la dislocation des pays voisins ou lointains, comme la Libye, la Syrie et l’Irak, ne présage rien de rassurant ; elle accentue l’inquiétude quant à la pérennité de l’Algérie.

Ainsi, paralysé par une situation économique en crise, ébranlé par l’émergence de mouvements séparatistes, menacé dans son existence par des explosions sociales imminentes, le pouvoir voit son champ de manœuvre se réduire comme une peau de chagrin dans la direction du pays.

Malgré les rodomontades nationalistes du pouvoir claironnées avec frénésie, l’avenir du pays est incertain, son destin imprévisible. Le délitement du tissu social, conjugué à l’incertitude de la succession du président Bouteflika, ne présage rien de bon pour le pouvoir dominant.

Dans cette conjoncture de crise économique et sociale profonde, de discréditation du régime, de disqualification de tous les partis politiques et des syndicats en raison de leur inféodation au pouvoir et de leur corruption, seules les masses muettes de l’Algérie, depuis l’indépendance réduites au silence par la force de la bruyante et broyante dictature, sont en mesure d’impulser une radicale transformation révolutionnaire pour sauver le pays de la dérive, de la débâcle, de la dislocation.

Pour paraphraser Albert Einstein, on ne résout pas les problèmes de l’Algérie (de l’humanité) avec ceux qui ont contribué à les engendrer.

Le risque de guerres intestines et fratricides guette l’Algérie, si le vrai peuple algérien ne freine pas cette perspective de descente aux enfers, par son combat à la fois contre le pouvoir inamovible, contre toutes les forces réactionnaires religieuses islamistes et les mouvements indépendantistes kabyles et autres organisations irrédentistes.

Une nation qui se réduit à la mémoire ou au culte du passé traduit un génie qui dégénère. Si l’identité se ramène à une incantation, au petit musée portatif des grands événements et des héros du passé, elle devient inévitablement résiduelle, fossile, voire tout simplement fantasmée.

D’où la nécessité de l’arracher aux forces mortifères qui tentent de dépecer l’Algérie. Les uns en s’accrochant pathologiquement au pouvoir au prix du sacrifice du peuple muselé et mutilé. Les autres en s’engouffrant dans cette brèche de déstabilisation avancée pour morceler le pays par l’appropriation illégale et irresponsable d’une parcelle du pays au seul profit d’une minorité linguistique kabyle élevée fantasmagoriquement au rang de peuple. Les autres en rêvant d’instaurer sur les ruines du pays une oumma gouvernée par les islamistes au profit des potentats criminels wahhabites orientaux.

Seul un sursaut populaire citoyen moderne saura neutraliser ces trois forces réactionnaires et offrir ainsi une perspective progressiste et humaine à l’Algérie. Pour bâtir une Algérie débarrassée du chauvinisme, de l’islamisme, du régionalisme, du berbérisme, des archaïsmes, de l’oppression de la femme, de toutes les formes de hogra. Une Algérie moderne, mâture, tournée résolument vers l’avenir, le progrès humain.

M. K.

Comment (19)

    Hocine-Nasser BOUABSA
    3 décembre 2017 - 11 h 20 min

    Depuis un certain temps on assiste à une course de « faux prophètes » qui veulent à tous prix nier à la patrie algérienne le qualificatif de nation. Le mal c’est que ces dames et messieurs sont des rejetons de notre NATION. La liberté d’opinion est une « institution » qui a ses droits sacrés, mais aussi ses devoirs et obligations (et en particulier ses lignes rouges). Critiquer – pour essayer de faire changer les choses positivement – les défaillances du pouvoir et de sa matrice oligarchique, est une chose très louable, mais écrire pour saper inconsciemment le moral des Algériens est détestable. Surtout lorsqu’on le fait sur la base d’arguments discutables, subjectifs et infondés.

    Un poète peut écrire pour se régaler, mais pas un intellectuel critique, dont chaque mot doit être bien pesé, et avoir un sens et un objectif pour éviter de tomber dans des sacrilèges touchant la nation. Dans le cas du doute vaut mieux appliquer la règle « parler vaut de l’argent, se taire vaut de l’or ».

    Si la nation algérienne n’existait pas comme certains hallucinent, quel serait le qualificatif qu’on attribuerait alors pour qualifier les USA, sachant que les critères de nation sont applicables depuis les rois numides à l’Algérie alors que ne le sont que depuis leurs guerres d’indépendance de l’Angleterres pour les pays de l’Amérique du nord. Les frontières de toutes les nations ont toujours été volatiles. C’est aussi le cas de l’Algérie, dont les territoires historiques ne datent pas de 1962 mais depuis au moins la Numidie.
    La nation algérienne est une réalité historique, comme elle l’est pour les nations grecque, iranienne, allemande, française, anglaise, sud-africaine, bolivienne, canadienne ou autre. Elle s’est cimentée et consolidée davantage au 19e et 20e siècle par le sang des martyrs de toutes ses régions : de Tébessa jusqu’à Tlemcen et d’Alger jusqu’à Bordj-Badji-Mokhtar. Sous la guidance de plusieurs mouvement nationalistes et particulièrement celle du FLN historique de l’intérieur et l’extérieur. Depuis 1962, grâce à la politique de l’ETAT fondé par ce FLN historique, les Algériens ont tissé des relations parentales très denses en dehors de leurs régions. C’est ces relations qui assurent la pérennité d’une nation. La preuve : les habitants de Maghnia s’identifient plus aux habitants par exemple d’El-Oued situé à 1000 km et non à ceux de Oujda, pourtant situé à deux jambées de leur ville, mais néanmoins au sur le territoire marocain.

    Ce n’est pas parce que BOUTEFLIKA utilise le régionalisme comme moyen de sa politique de conquête et consolidation de son pouvoir que lui, son clan ou généralement les Tlemcéniens sont moins nationalistes que les autres Algériens. Il a été maintes fois prouvé qu’en dehors des batailles politiques entre clans, les Algériens en grands PATRIOTES ont toujours fait d’une facon exemplaire front commun contre les dangers extérieurs d’où ils viennent (n’est-ce pas le plus important critère qui qualifie une Nation ?) C’est vrai que 20 ans de Bouteflikisme pèsent de plus en plus sur le moral des Algériens, mais la cohérence et la conscience nationales n’ont jamais été plus puissantes que le sont aujourd’hui.
    (…)




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    ZORO
    2 décembre 2017 - 0 h 17 min

    @ DA AUTANT D ‘ TICS : De quelle instruction parles tu ya » » da, autant tics » »??de celle qui fait dire a un de vos psychopathes qu il s est tromper de peuple ,et a son compere de la meme ecole qui pour MUILTIPLIER ses gains veut DIVISER le pays et RETRANCHER la kabylie pour l ADDITIONNER a Israël ce n est pas mon instruction et ce ne sont pas mes regles de calcul ya DA AUTANT DE TICS!!!!
    SIGNE.ZORO. ….Z……




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      Mesloub Khider
      3 décembre 2017 - 19 h 20 min

      De manière implicite, l’auteur du commentaire m’accuse, par mon écrit, de saper le moral des Algériens. D’abord, et mes différentes contributions peuvent en témoigner, mon principal souci a toujours été d’impulser une réelle prise de conscience politique parmi les vrais Algériens. Deuxièmement, pour la gouverne de notre sieur soucieux uniquement de la nation algérienne (cette abstraction métaphysique qui ne remplit pas les ventres), l’authentique peuple algérien ( cette réalité physique) n’a pas besoin de mes insignifiants et anonymes écrits accessibles juste à une minorité de lecteurs d’Algériepatriotique, pour voir son Moral, (j’ajouterai son mental, son humeur, sa santé, son état psychologique…) être profondément sapé, et précisément par ceux qui détiennent les rênes du pouvoir depuis 1962. Le régime algérien s’en acquitte avec persévérance et dans l’insouciance. De toute évidence, on n’a pas les mêmes valeurs. Encore moins, les mêmes préoccupations politiques.
      Mon camarade, tu te trompes donc de cible !
      Mesloub Khider




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        Tin-Hinane
        4 décembre 2017 - 11 h 43 min

        Mr Mesloub Khider (…) J’ai lu des inepties et des pamphlets malveillants sur notre pays, comme j’ai également lu de nombreux articles délirants de rage. Ce que vous nous racontez ne correspond pas à la réalité, quels que soient les défauts de ce pays (…).




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        Droit de réponse
        5 décembre 2017 - 2 h 29 min

        Votre réponse indirecte à Mr Hocine Nasser Bouabassa, qui vous a répondu avec éloquence et intelligence, semble vous destabiliser. J’ai tenté mais en vain de faire passer un message similaire et aussi pour vous dire d’éviter de vous prononcer dans des questions identitaires , un domaine que vous semblez de toute évidence méconnaître et qui vous dépassent, à savoir la notion de nation algérienne qui pourtant existe, ne vous en déplaise, depuis des millénaires, il y a plus de 3000 ans, depuis la Numidie Unifiée par Massinissa, alors que beaucoup de pays et de nations actuels n’existaient pas, comme par exemple les pays d’Europe, les Usa, et bien d’autres. La question est : pour n’avez vous pas répondu directement à Mr Bouabssa qui a mis les pendule à l’heure concernant la vieille nation algérienne, mais vous avez préféré répondre à côté de votre plaque à Zoro le marocain arabo islamiste l’agitateur négationniste de l’identité et la nation authentiques algériennes. Ap merci de laisser passer




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    Mello - bis
    29 novembre 2017 - 15 h 34 min

    Comme de coutume, l’auteur Mr Mesloub Khider s’en va titiller le nid des abeilles, non des guepes , pour nous presenter l’Etat de putrefaction de la Nation Algerienne. Si un drapeau est la, avec ses couleurs symboliques, si les frontieres sont , tout de meme, tracees pour definir l’espace geographique , il reste que le peuple est mal defini. Les usurpateurs de l’Etat Algerien, font fi de toute la dimension A L G E R I E N N E des citoyens qui y vivent. Depuis bien avant 1962, les luttes de clans n’ont jamais cesse’ politiquement de se chamailler sur la definition de l’identite’ Algerienne. Ils ont fagocite’ l’Etat Algerien , en rendant ses institutions vides de toute nature a meme de repondre aux droits des citoyens. Ils ont su, par un travail minutieux, a semer la graine de tous les “ismes” avec l’arabisme, le berberisme et l’islamisme. Trois notions voluptueuses qui ont happe’ des franges de populations pour les armer les unes contre les autres. Bien que cet islamisme n’a pas , pour autant, les memes rapports avec l’arabisme , qu’avec le berberisme , ceci est du a l’approche lunguistique des deux entites. Reste que les deux savourent leurs anti- berberisme. Dans cette cohue, le pouvoir , maitre des lieux , se tient en veritable spectateur a l’effet de voir cette Algerie se deperir. Combien de pays avaient subi de telles operations nefastes, mais que le cours de l’histoire a fini par aneantir leurs dictateurs. C’est ainsi que des Hommes , encore en vie, sans lesquels l’Algerie serait deja disparue, se manifesteront et prendront leurs responsabilites pour en finir avec cet eclatement citoyen.




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    Anonyme
    29 novembre 2017 - 12 h 49 min

    Comme de coutume, l’auteur Mr Mesloub Khider s’en va titiller le nid des abeilles, non des guepes , pour nous presenter l’Etat de putrefaction de la Nation Algerienne. Si un drapeau est la, avec ses couleurs symboliques, si les frontieres sont , tout de meme, tracees pour definir l’espace geographique , il reste que le peuple est mal defini. Les usurpateurs de l’Etat Algerien, font fi de toute la dimension A L G E R I E N N E des citoyens qui y vivent. Depuis bien avant 1962, les luttes de clans n’ont jamais cesse’ politiquement de se chamailler sur la definition de l’identite’ Algerienne. Ils ont fagocite’ l’Etat Algerien , en rendant ses institutions vides de toute nature a meme de repondre aux droits des citoyens. Ils ont su, par un travail minutieux, a semer la graine de tous les “ismes” avec l’arabisme, le berberisme et l’islamisme. Trois notions voluptueuses qui ont happe’ des franges de populations pour les armer les unes contre les autres. Bien que cet islamisme n’a pas , pour autant, les memes rapports avec l’arabisme , qu’avec le berberisme , ceci est du a l’approche lunguistique des deux entites. Reste que les deux savourent leurs anti- berberisme. Dans cette cohue, le pouvoir , maitre des lieux , se tient en veritable spectateur a l’effet de voir cette Algerie se deperir. Combien de pays avaient subi de telles operations nefastes, mais que le cours de l’histoire a fini par aneantir leurs dictateurs. C’est ainsi que des Hommes , encore en vie, sans lesquels, l’Algerie serait deja disparue, se manifesteront et prendront leurs responsabilites pour en finir avec cet eclatement citoyen.




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    Merci AP ....
    29 novembre 2017 - 0 h 22 min

    Non Plus que le peuple d’origine installé en Afrique du nord est bérbére génétiquement , mais mieux encore : beaucoup croient que Tarek ibnou ziad et Ibn Khaldoun sont arabes ( génétiquement ) , mais en réalité ils sont eux aussi berbères , et c’est une chercheur en anthropologie qui le confirme :
    https://www.youtube.com/watch?v=CPWxVPpf17Y




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      [email protected]
      5 décembre 2017 - 18 h 23 min

      @  » beaucoup croient que Tarek ibnou ziad et Ibn Khaldoun sont arabes ( génétiquement) « .
      Et comment ton chercheur en anthropologie a-t-il pu savoir que abou-zeyd abdelrahmane ibn mohamed ibn khaldoun el-7adrami aka adelrahmane ibn khaldoun n’est pas d’origine arabe mais d’origine berbere par la génétique ? A-t-il prélevé des restes de son tombeau et fait ses analyses ? Qu’est ce qu’il faut pas entendre de ces berberistes mythomanes !!!




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    Karamazov
    28 novembre 2017 - 21 h 48 min

    En clair L’Algérie avec ce qu’elle n’a pas ne veut pas et ce n’est qu’elle ne sait pas produire : » un sursaut populaire citoyen moderne . (qui) saura neutraliser ce qu’elle sait faire : ces trois forces réactionnaires.
    C’est possible justement : si un enchantement se produit. Une ère glacière, the big one, un astéroïde géant, le déluge !

    Sinon les algériens sont embarqués vers le moyen-âge dans un train qui n’a même pas de marche arrière.il l’atteindront bientôt : sauf si celui-ci recule .Dans ce cas il le rattraperont au Jurassique.




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    ZORO
    28 novembre 2017 - 21 h 17 min

    Certes notre Algerie eternelle n est pas nee en 632 comme le releve un commentateur,mais c est en cette date que l Algerie numide a passé le temoin a l Algerie arabo musulmane contemporaine. Que restent ils aux quelques rescapes de l Algerie numide a part la langue (l’organe ) pour parler en francais et revendiquer une berberite qui les distinguera du declin des arabes.
    SIGNE ZORO. …..Z……




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      Mello
      29 novembre 2017 - 11 h 11 min

      “Que reste t-il aux quelques rescapes de la Numidie…”
      Beaucoup de choses ya Zoro, il n’y a pas que la langue, c’est plus profond que ce que tu oses dire. La profondeur de l’ame Amazigh se ressent dans son imaginaire, dans son comportement et dans sa maniere de voir et d’analyser. Les amazighs ne se laissent jamais depouiller de leur identite’, qu’ils soient au Canada, aux Etats Unis ,en France et encore moins en Algerie.




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      Algérie Authentique
      1 décembre 2017 - 16 h 50 min

      comme d’habitude, zoerro pareil à lui meme à faire de mauvais jeux de mots et aucun effort de discussion !! surtout restez dans votre ignorance pauvre zoerro , l’avenir et le travail acharné des algériens patriotes et instruits finira bien par vous ridiculiser vous et votre kharabisme prétendu triomphant!




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    Aldjazairi
    28 novembre 2017 - 17 h 15 min

    Juste pour alimenter le débat dans une option d ouverture d esprit , je voudrais rappeler à l auteur que le Drapeau de l union Européenne est symbolisé pour l éternité par 12 Étoiles ( quelque sera le nombre de pays qui y adhéreront ) . Ces 12 étoiles représentent les 12 tribus ……C est pour dire que si sur le fond , l analyse des origines et causes de la descente aux enfers qui sé profile est pertinente , nous Algériens pouvons faire l effort de jeter les Gueux arrivistes avec l eau de leur Bain , sans pour autant nous «  Écorcher » vivants . Sinon , autant demander aux Gueux qui nous ont colonisés de bien vouloir …………




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    LOUCIF
    28 novembre 2017 - 16 h 59 min

    Je ne m’étends pas trop sur cet article de Mesloub Khider, mais quand j’ai lu la phrase phrase au début de son article ( nonobstant toute la suite) , : « l’Algérie est une récente création artificielle, à l’instar de la majorité des pays fondés au cours de la période de la décolonisation survenue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. » , çà m’a poussé à rappeler ce qu’a dit ,vers le milieu des années 1920, Ferhat Abbes, considéré comme le père fondateur du nationalisme algérien et qui a dit ceci à cette époque là :

    « Si j’avais découvert la nation algérienne, je serai nationaliste, et je n’en rougirais pas comme d’un crime. Les hommes morts pour l’idéal patriotique sont journellement honorés et respectés. Ma vie ne vaut pas plus que la leur. Et cependant, je ne mourrai pas pour la patrie algérienne, parce que cette patrie n’existe pas. Je ne l’ai pas découverte. J’ai interrogé l’histoire, l’ai interrogé les vivants et les morts, j’ai visité les cimetières : personne ne m’en a parlé …. On ne bâtit pas sur du vent »

    C’est là un grand sujet d’histoire dite « contemporaine » de l’Algérie, à prendre à bras le corps, à analyser et à commenter à volonté.

    NB : Ferhat Abbes a été successivement : Président de l’Association des étudiants musulmans de l’Université d’Alger (1926) ; Président de l’Association des étudiants musulmans d’Afrique du Nord (1927-1931) ; il a fondé l’Union Populaire Algérienne (1938), Les Amis du Manifeste et de la Liberté (1944) et l’Union Démocratique du Manifeste Algérien (1946))

    Parenthèse : En ce qui me concerne, je me refuse encore à parler de nation algérienne ou de nationalisme algérien, tant qu’on n’admet pas que l’histoire de notre pays à tous, l’Algérie, ne commence pas seulement en 632 (…. ou après la conquête arabe ou ottomane …) mais remonte à la nuit des temps en passant par les berbères, les numides, les romains etc… etc..) , comme pour toute l’histoire des nations ou pays de notre planète ! D’abord le Coran n’a été révélé qu’au 7ème siècle …. seulement. Le Coran n’est pas la propriété des arabes mais de tous les musulmans du monde. Dieu n’est pas devenu subitement arabe au 7ème siècle lui qui est l’intemporel et le transcendantal. Donc, l’histoire d’un pays comme celle de l’humanité remonte nécessairement à la nuit des temps … comme celle de Dieu lui-même qui n’a d’ailleurs point de nationalité, ni d’acte de naissance ! Est-ce que le pouvoir algérien, l’Algérie et les algériens en général ont le courage intellectuel de reconnaître ces vérités ! Je vais peut-être un peu trop loin, je choque aussi, mais çà en vaut … le détour ! L’histoire d’un pays, de sa langue, de sa culture, l’histoire d’une nation ne se décrète pas ni ne s’octroie politiquement parlant par le haut ! Elle est ce qu’elle est. Elle ne doit ni être déformée, ni être trahie , ni être falsifiée !




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    lhadi
    28 novembre 2017 - 15 h 01 min

    La vérité est telle qu’elle n’a point besoin d’ornements.

    L’idéologie politique de nos gouvernants n’a pas changé d’un iota alors que le monde se mue, avance bouge.

    Voilà la cause de tous les maux qu’endure la jeune nation algérienne.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    Anonyme
    28 novembre 2017 - 14 h 51 min

    j’adhère pleinement à votre analyse
    Tant que le pétrole coule rien ne changera en plus avec un peuple tube digestif




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    Abou Stroff
    28 novembre 2017 - 14 h 51 min

    « Seul un sursaut populaire citoyen moderne saura neutraliser ces trois forces réactionnaires et offrir ainsi une perspective progressiste et humaine à l’Algérie. » assène M. K..
    je pense que l’auteur avance un voeu pieux.
    en effet, le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation qui domine la formation sociale algérienne ne génère pas, contrairement au système capitaliste ou au système féodal, ou à un système esclavagiste (systèmes basés sur le travail et sur l’exploitation de couches sociales par d’autres couches sociales), ses propres fossoyeurs. en d’autres termes, dans le système rentier, il n’y a ni prolétaires, ni serfs ni esclaves dont le travail « nourrit » le système et qui peuvent détruire ce dernier s’ils faisaient la révolution.
    or, le travail est ce qui permet à l’être de l’homme de connaitre la tridimensionnalité du temps et d’envisager un futur qui ne soit pas la répétition du présent, lui même, répétition du passé. l’exploité (prolétaire ou serf ou esclave) saisit, que le système qui l’avilit peut être dépassé à partir du moment où il réalise que le mode de fonctionnement du dit système repose sur sa propre exploitation et que son « maitre » n’est maître que parce qu’il s’approprie une partie de son travail (sous la forme de l’appropriation du surtravail).
    par contre, dans un système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation, le travail n’est point une catégorie centrale puisque cette dernière est occupée par la rente. les couches rentières monopolisant la distribution de cette dernière, peuvent dominer la formation sociale grâce à une distribution judicieuse de la rente, distribution qui favorise l’émergence de clients dont la survie dépend uniquement de ce qu’ils reçoivent comme portion de rente. en d’autres termes, dans ce système, il n’y a quasiment que deux « protagonistes »: des couches rentières et des couches clientes (je les appelle, dans d’autres circonstances, des tubes digestifs ambulants). or, les couches clientes sont, par construction, désarmées et ne peuvent, en aucun cas, se rebeller car, elles ne peuvent point saisir la tridimensionnalité du temps et ne peuvent , par conséquent point envisager de faire la révolution.
    moralité de l’histoire: le dépassement du système rentier par sa destruction ne peut se réaliser qu’à travers un choc externe (une baisse prolongée des prix des hydrocarbures, par exemple). sans ce choc externe, les tubes digestifs ambulants continueront à subir l’histoire qui se fait sans eux (de toute manière il me semble que tout individu sensé comprend qu’un tube digestif ambulant ne peut point penser et encore moins faire la révolution).




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    Anonyme
    28 novembre 2017 - 14 h 01 min

    Malgre tout nous restons optimistes pour Une Algérie moderne, mâture, tournée résolument vers l’avenir, le progrès humain.Nous sommes sur le bon chemin grace a une jeune generation Algerienne qui prend petit a petit les reines du developpement,la conjoncture mondiale actuelle est tres compliquee,mais restons unis et vigilents.




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