Parenthèse fermée

parenthèse
L'installation commence pour les nouvelles assemblées élues. New Press

Par Kamel Moulfi – Les premières annonces médiatisées d’installation des présidents des nouvelles Assemblées populaires communales et de wilaya issues des élections du 23 novembre indiquent que la page commence à être tournée sur ce scrutin très controversé. Il restera dans l’histoire par son taux d’abstention élevé, aggravé par la proportion de bulletins nuls ؘ– surprenant pour des élections locales qui ont l’avantage, par rapport aux autres scrutins, de disposer d’un puissant facteur d’attraction, qui est la fameuse proximité entre les électeurs et les candidats –, mais aussi les enjeux liés directement aux préoccupations quotidiennes de tous.

Le scrutin du 23 novembre laissera également sa trace à travers le grand nombre de recours déposés par tous les partis, indépendamment de leur position à l’égard du pouvoir dont dépend l’administration, qui a été accusée, cette fois, à tort ou à raison, de tous les maux qui conduisent à la fraude.

Ce sont les tribunaux administratifs, opérationnels depuis seulement 2010, qui ont été amenés à trancher sur les soupçons de fraude et les cas de dysfonctionnement dans le déroulement des opérations de vote, autrement dit statuer sur la validité des premiers résultats donnés par le ministre de l’Intérieur. Ils ont eu du pain sur la planche, ces derniers jours, ce qui leur a permis, par la même occasion, de faire connaître plus largement dans l’opinion publique leur rôle dans le processus électoral local.

Le scrutin du 23 novembre a enfin innové en bousculant la ligne de clivage classique qui sépare la majorité présidentielle et l’opposition. En plusieurs endroits, les deux se sont trouvés unis dans la contestation de la fraude électorale. Les partis islamistes, laminés par ce vote, en ont profité pour se fondre dans l’alliance locale antifraude, qui rappelle, un peu, les tentatives avortées de créer des coordinations anti-pouvoir d’avant les législatives du 4 mai dernier. Dans quelques jours, cette agitation va s’estomper devant la perspective de l’élection présidentielle de 2019. La parenthèse locale sera fermée et tout rentrera dans l’ordre.

K. M.

Comment (3)

    Anonyme
    4 décembre 2017 - 15 h 16 min

    la parenthèse est ouverte éternellement et cette mascarade électorale ne fait que retarder l echeanse et c est une évidence ! la jeunesse algérienne est a milles lieux de la politique du kremlin du f l n !




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    Mello
    4 décembre 2017 - 14 h 27 min

    La parenthese est fermee sur une des etapes qui a permis au pouvoir d’asseoir son hegemonie sur ce peuple qui a deserte’ le paysage politique depuis….
    Si le boycott ou l’abstention pouvaient changer quelque chose en cette Algerie, plusieurs assemblees nationales n’auraient jamais siege’ pour decider du sort de tout un peuple par des lois antisociales. La parenthese est, certes, fermee pour 2017, mais sera rouverte pour la presidentielle de 2019. Une occasion pour ce peuple d’elire Son PRESIDENT pour, j’espere, ne lui demander de DEGAGER!!!
    Seule une rehabilitation du politique, par un consensus de toutes les forces politiques progressistes, peut provoquer une fermeture definitive des parentheses sibyllines.




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    n'ki-net
    4 décembre 2017 - 12 h 18 min

    Sans surprise aucune,il s’est passé ce que tout le monde a prévu,et notre malade ne souffre d’aucun problème…et on attend…..




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