Necib : «La loi sera appliquée contre les personnes impliquées dans le vol d’eau potable»

Hocine Necib a averti que la loi sera appliquée dans toute sa rigueur à l’encontre de toute personne impliquée dans le vol d’eau potable
Hocine Necib. New Press

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a averti, lundi à Tipasa, que la loi sera appliquée dans toute sa rigueur à l’encontre de toute personne impliquée dans le vol d’eau potable.

Dans une déclaration à la presse, en marge d’une visite de travail dans la wilaya, le ministre a fait état de vols quotidiens d’eau signalés et estimés de 10 à 15% de la production nationale, évaluée à 9 millions m3 d’eau/jour.

Aussi a-t-il fait part à ce sujet du lancement programmé par ses services d’une vaste campagne de lutte contre le vol de l’eau, en coordination avec les walis de la République, a-t-il indiqué, non sans souligner l’importance de cette ressource vitale, considérée comme un bien public «soutenu par l’Etat et produit au prix d’enveloppes colossales», a-t-il observé.

S’agissant des prévisions du ministère de tutelle relatives aux réserves d’eau, M. Necib a fait cas de l’enregistrement de 100 millions m3 avec les premières chutes de pluie ayant permis, selon lui, la mobilisation d’importantes quantités d’eau dans l’extrême est du pays, dont notamment Annaba et El-Tarf, qui avaient accusé un recul dans leurs réserves, a-t-il relevé.

Le ministre des Ressources en eau a, par ailleurs, prévu une hausse dans le taux de remplissage des barrages à l’échelle nationale, pour atteindre 53% grâce aux chutes de pluie actuellement en cours dans de nombreuses régions du pays.

Au volet de la protection des villes contre les inondations, M. Necib a particulièrement cité le projet de protection de la ville d’Alger, en phase de parachèvement, le qualifiant de «projet colossal susceptible de garantir la protection de la capitale du pays contre toute inondation».

Il a rappelé, en outre, la réalisation en cours d’importants projets économiques avec des compétences algériennes et des taux d’intégration élevés, dont des dragues pour le désenvasement des barrages fabriquées par une entreprise publique algérienne, avec un taux d’intégration estimé à 60% et une prévision d’atteinte de 80% à l’avenir, pour un coût de 1,5 milliard DA l’unité. Le premier engin du genre est prévu à la réception en janvier prochain, a annoncé le ministre.

M. Necib a également annoncé l’organisation d’une journée d’étude prévue la semaine prochaine, devant réunir les responsables de son ministère avec ceux de l’environnement et de la jeunesse et des sports, afin de débattre de la gestion des périmètres des barrages et du lancement d’investissements en leur sein, selon un cahier des charges prenant en compte les facteurs environnement et sécurité notamment.

Le ministre des Ressources en eau avait procédé, dans la matinée, en compagnie du wali de Tipasa, au lancement du projet de transfert des eaux à partir du barrage Kef Eddir, dans les hauteurs de Damous, à l’ouest de la wilaya, avant la mise en service de deux réservoirs d’eau dans la ville de Tipasa.

R. N.

Comment (3)

    elhadj
    5 décembre 2017 - 17 h 44 min

    les premiers concernés par d éventuelles sanctions sont en l occurrence les gestionnaires des organismes gestionnaires de cette ressource vitale a l encontre desquels est constate un laisser aller en matiere de maintenance du réseau de distribution notamment les fuites d eau prolongée,les coupures intempestives,l absence de compteurs individuels ,la prise en charge des doléances de la clientèle etc a cela s ajoute le fait que tous les branchements des stations de lavage de véhicules et tapis ,des bains maures,des douches doivent être systématiquement revus pour régulariser ceux qui sont illicites pour établir une facturation selon leur consommation réelle. il est inadmissible que d énormes quantités d eau potable soient inutilement gaspillées a des fins mercantiles.c est un travail de longue haleine certes mais que l urgence impose en premier lieu pour satisfaire prioritairement les besoins de la population.




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    Anonyme
    5 décembre 2017 - 14 h 56 min

    Il n y a qu une seule solution: appliquer la loi sans pardon et dans toute sa severite.
    Les medias doivent denoncer tous les abus d ou qu ils viennent, nos journalistes doivent se lancer dans les investigations pour informer la societe civile afin qu elle puisse intervenir aupres des autorites competantes et les mettre devant leurs responsabilites, dans le cas contraire irresponsable, un appel sera lance pour pour incompetence dans l exercice de leur responsabilite.




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    eau de bab ezzouar
    5 décembre 2017 - 13 h 37 min

    il y’a une base a bab ezzouar appartenant a ETRHB ,il y’a une sonde laissée par les ex gestionnaires de ce lot de terrain, actuellement exploité par le groupe ETRHB, l’eau coule a flot ces dix dernières et alimente tous les chantiers sans contrepartie pour la SEEAL.




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