Révélations sur des fonds britanniques détournés au profit des terroristes

Boris Johnson britanniques Syrie terroristes
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson. D. R.

De Londres, Boudjemaa Selimia Le gouvernement britannique a annoncé, ce lundi, la suspension d’une aide destinée au développement d’une force de police en zone rebelle en Syrie, à la suite d’informations faisant état de détournements de fonds et de financement de «groupes extrémistes». L’affaire concerne le programme Access to Justice and Community Security Project (Ajacs) dirigé par un prestataire privé, Adam Smith International, et qui vise à soutenir la «police syrienne libre» (FSP).

Selon la BBC, cette police a souvent remis des sommes d’argent au groupe armé d’un certain Nureddin Al-Zenki. La chaîne d’information britannique affirme également que des policiers sont directement nommés par le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, et que des fonds sont détournés via la présence de personnes mortes ou fictives sur les listes des destinataires de cet argent.

«Le ministère des Affaires étrangères [britannique] a suspendu ce programme et une enquête a été ouverte», a déclaré un porte-parole du Foreign Office britannique, alors que le ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, avait récemment annoncé une enveloppe supplémentaire de 4 millions de livres (4,6 millions d’euros) pour la FSP.

«Nous prenons très au sérieux toute accusation de coopération avec des groupes terroristes et de violation des droits de l’Homme», a ajouté le porte-parole, soulignant toutefois que «dans un environnement aussi difficile, aucune activité n’est sans risque».

Adam Smith International a, de son côté, «réfuté» les informations de la BBC. «Nous avons géré efficacement l’argent des contribuables pour lutter contre le terrorisme, assurer la sécurité des communautés syriennes et atténuer les risques considérables liés aux opérations dans une zone de guerre», a déclaré un porte-parole de l’organisation.

Mais l’enquête de la BBC est parvenue, à travers des témoignages recueillis sur place, à conclure que des millions de livres sterling des contribuables britanniques destinés à la soi-disant opposition démocratique servent à financer les mouvements extrémistes et des groupes terroristes, certains opérant pour le compte de Daech.

B. S.

Comment (6)

    EL ASNAMIA
    6 décembre 2017 - 10 h 08 min

    bonjour
    le seul moyen de se libérer de ces enturbannés c’est de déclarer l’Algérie pays Amazigh et non pas pays arabe, de se retirer de la ligue arabe
    ALGERIE PAYS AMAZIGH et Musulmant point barre.




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    Les Égarés.
    5 décembre 2017 - 17 h 43 min

    Il n’y a ni Daesh ni Bourourou ni Alkaida mais des Etats Terroristes dont la GB Usa Saouds Israel font partis …et utilisent les moutons Wahabite pour le travail sale..celui de Terrorisme.




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      Momo1954
      5 décembre 2017 - 20 h 31 min

      Non Mon Frère, Ce n’est pas les Moutons Wahabite qui font le sale boulot, ceux-là sont chargé de recruter, financer et armer nos propres Frères, c’est à dire nous-même. Après l’Irak, la Lybie, la Syrie, le Yemen, les Palestiniens (Hamas/Fatah), peut-être retour à l’Algérie?
      Le Monde occidental est israël se frottent les mains.




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    jaber
    5 décembre 2017 - 13 h 12 min

    L’hypocrisie et la fourberie de certains pays occidentaux sont apparues au grand jour. Précautionnement et discrètement, ils ont crée des groupes terroristes un peu partout au Moyen-Orient avec des ramifications au Maghreb, pour ensuite déclarer publiquement au monde qu’ils combattent ce même terrorisme.

    Ce n’est que la continuité de l’impérialisme sous une autre forme, avec la complicité des dirigeants de pays dits « arabes ou musulmans modérés ».

    Bonne soirée.




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    Argentroi
    5 décembre 2017 - 11 h 58 min

    Et voilà, je viens de comprendre pourquoi, il y avait des pompiers, des ambulanciers, qu’on voyait intervenir, dans les zones rebelles. Je me suis posé la question: c’est quoi ça, ils sont encore payés par l’état syrien et ils sont encore tolérés par les sanguinaires puisqu’ils travaillent, ne disons pas avec eux mais à côté d’eux. J’en ai conclu que c’est une politique de Bachar pour ne pas abandonner ses fonctionnaires et entretenir la base sociale du régime bien que c’est l’opposition qui en profite de leurs services. Mais de là à penser qu’ils sont payés par les occidentaux, gardiens du temple de la non-ingérence et de la légalité internationale, cela ne pouvait pas me venir à l’idée. Pour armer l’opposition, je me disais que cela se faisait par le biais des services secrets sans reconnaissance officielle, de la subversion, quoi ! Mais là, créer une police rebelle avec l’argent d’une association, en confiant l’aide à un groupe armé spécifique, cela dépasse l’entendement car la logique voudrait que c’est l’opposition qui crée sa propre police et la rémunère de ses caisses même si on sait que l’argent vient des occidentaux et des monarchies. Vous avez lu le communiqué de cette association : » … lutter contre le terrorisme, assurer la sécurité des communautés syriennes et atténuer les risques considérables liés aux opérations dans une zone de guerre », je ne sais pas, en rire ou pleurer . Tout cela pour qu’il n’y ait pas une république dans le monde arabe, une exigence des monarchies arabes qui avec leur argent ont soudoyé le monde, de la plus petite association ou journal jusqu’aux plus hauts sommets des états.




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    Akli Boughzer
    5 décembre 2017 - 9 h 46 min

    Les commanditaires du terrorisme islamiste sont connus depuis longtemps et les but recherchés sont à long terme mais commencent déjà à apparaitre.Il n’y a que la secte du « qui-tue-qui » qui fait semblant de ne pas voir la réalité.




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