Ahmed Ouyahia annonce plusieurs mesures en faveur de la communauté nationale en France

Ouyahia dira que l'Algérie a besoin de la communauté établie à l’étranger pour ses compétences
Ouyahia reçu à Paris par Edouard Philippe. D. R.

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a annoncé jeudi à Paris plusieurs mesures en faveur de la communauté nationale établie en France, soulignant que ce que fait l’Etat algérien à leur service est «un devoir qu’il entend améliorer chaque fois que possible». Il a précisé, dans une allocution prononcée devant des membres de la communauté à l’ambassade d’Algérie en France, que les jeunes de la communauté algérienne en France qui souhaitent s’installer en Algérie pourront bénéficier des dispositifs d’aide à la création de microentreprises. Ces dispositifs, a-t-il expliqué, accompagnent les jeunes de 18 à 35 ans dans plusieurs activités, depuis l’agriculture ou la production de biens et de services, jusqu’à l’ouverture de cabinets de médecins ou de bureaux d’architectes.

Le Premier ministre a indiqué que les compatriotes de la communauté qui souhaitent investir en Algérie «pourront bénéficier de tous les régimes d’avantages ouverts aux investisseurs nationaux résidents», faisant observer que l’Algérie a «tant besoin» du savoir-faire, des compétences et des capitaux de ses enfants expatriés pour son développement économique.

L’autre mesure importante, très revendiquée, concerne l’acquisition de logements en Algérie par les membres de la communauté qui, désormais, pourront accéder aux différents dispositifs de promotion immobilière, y compris, a-t-il précisé, ceux qui relèvent des pouvoirs publics. Il a également annoncé l’ouverture au courant de 2018 l’ouverture d’une banque en France, filiale de la Banque extérieure d’Algérie (BEA), au profit de ses ressortissants qui désirent en être clients, et au service du flux commercial entre l’Algérie et la France, précisant que les procédures pour cette ouverture «sont en cours de mise en place».

Par ailleurs, au sujet des attentes de l’Algérie auprès des membres de la communauté, le Premier ministre a insisté sur le fait que «l’Algérie doit toujours demeurer au-dessus des différences et même des divergences politiques ou autres», relevant que chacun peut avoir ses propres opinions politiques et certains peuvent également être des opposants au pouvoir, et «c’est leur droit», a-t-il souligné.

«Lorsque l’Algérie va mal, vous souffrez, et c’était le cas lors de la tragédie nationale. Lorsque votre pays se porte bien ou pas trop mal, vous en êtes fiers», a-t-il fait observer, leur demandant de ne pas rester «indifférents» devant «toute tentative de diviser la communauté nationale ou de porter atteinte à l’unité de l’Algérie».

Sur un autre plan, Ahmed Ouyahia a noté que la communauté algérienne à l’étranger recèle des «gisements de compétences, de capitaux et d’autres atouts», soulignant que l’Algérie a besoin de ses membres pour «investir chez elle», y compris avec des privés. Il a affirmé que l’Algérie a besoin de cette communauté pour ses compétences scientifiques et techniques, et pour servir de «tête de pont» pour ses exportations en France et ailleurs dans le monde, appelant ses membres à s’organiser, à être «unifiés et solidaires».

«Dans ce domaine, l’Etat ne veut pas trop s’immiscer, au risque de paraître à tort comme voulant ‘‘caporaliser’’ la communauté», a-t-il soutenu, indiquant que toute démarche tendant à fédérer la communauté algérienne de nationaux, binationaux et d’Algériens d’origine intégrés dans le système politique, économique et social français «sera un acquis pour vous, pour mieux faire entendre votre voix et pour mieux défendre vos droits».

M. Ouyahia est à Paris, rappelle-t-on, dans le cadre des travaux de la 4e session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français (CIHN) qui s’est soldée par la signature jeudi de onze accords de coopération.

R. N.

Comment (10)

    CHAOUI-BAHBOUH
    9 décembre 2017 - 11 h 53 min

    C’est de la poudre aux yeux, son fils possède la plus importante et la plus grande Société des bus de transports en Algérie, ils investissent en France et leur avenir est déjà tracé donc cet appel est une poudre aux yeux, pour dépouiller la poule aux œufs d’€uros, la communauté à l’Etranger n’est là, que pour la voler à leurs secours, ils ont vidé le pays et ses richesses, la preuve les Article de la Constitution 73 et 51, qui font référence à « l’Anticommuté » soutenus par ce même personnage, ce serviteur (…) du Clan.
    Merci aux pauvres Algériens passionnés et imprégnés de sagesse !!!




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    farid69
    8 décembre 2017 - 18 h 46 min

    D’accord avec les paroles de notre Premier Ministre. Avant tout, je vous demande cher Premier Ministre de mettre fin à la bureaucratrie, car créer une entreprise en Algérie relève du parcours du combattant. Mettre fin à la corruption. Un autre point important, vous voulez attire des touristes qui ne viendront pas tant que l’on impose des visas à ceux qui veulent visiter le pays.
    J’avais le projet de monter une entreprise en Algérie…Quand j’ai vu les difficultés, c’est insurmontable. J’ai de nombreux amis compatriotes qui ont voulu faire de même. Ils ont été découragés. Et pour ceux qui ont tenté de mener à bien leur projets, ils sont vite revenus dégoûtés par la bureaucratie, l’inertie et les pots de vins à donner, du bas en haut de l’échelle. Arrêter svp vos paroles et intentions, j’ai ai assez. Pour monter un projet en Algérie (idem dans les autres pays du Maghreb), il faut connaître quelqu’un. Moi, je ne connais personne et je ne souhaite pas, le coeur blessé car j’aime mon pays, me pourrir la santé avec des gens qui n’ont aucun patriotisme mais préfère les pots de vin au réel développement de leur pays.
    Un Algérien qui souhaite investir mais qui pense que les personnes au pouvoir n’ont aucun sens de l’efficacité et se remplissent les poches sur le dos des algériens avec de belles paroles.
    Je pourrai en écrire plus mais cela me fait trop de mal au coeur.




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    Moh
    8 décembre 2017 - 17 h 52 min

    Ils veulent faire les poches des pauvres retraités émigrés.
    Ils peuvent toujours rêver.




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    PATRIOTE
    8 décembre 2017 - 14 h 18 min

    Ouyahia dit : «pourront bénéficier de tous les régimes d’avantages ouverts aux investisseurs nationaux résidents»,…mais de qui veut il rire ?….ce qui empêche les émigrés résidents réguliers en france et binationaux notamment c’est justement le bénéfice des avantages dont bénéficient les investisseurs étrangers et non les nationaux !…alors leur dire comme les nationaux autant leur dire de ne pas s’aventurer en Algérie car votre argent risquera de rester ici pour de bon et qu il peut même être saisi !…les binationaux veulent la réexportation d’une parie des benefices et le droit de transferer l’argent investi !




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    timour
    8 décembre 2017 - 13 h 19 min

    Ce sont évidemment de bonnes intentions. Et de part et d’autre de la Méditerranée nous en avons entendu déjà beaucoup de bonnes intentions qui sont restées au fond de la mer avant d’atteindre un rivage. Il y a une question qui me tient à cœur c’est le statut des étudiants algériens qui étudient en France.

    Ce statut, datant de 1968 je crois, handicape nos étudiants et étudiantes par rapport à certaines règles administratives et surtout par rapport à leurs collègues d’autres pays. Par exemple, et cela à la demande d’Alger en 2001, il a été ajouté un avenant, il faut le souligner, qui interdit aux étudiants algériens de travailler en France. Ce qui veut dire qu’en haut lieu, on veut décourager notre jeunesse à quitter notre pays. Or nous sommes dans un monde où les jeunes bougent et s’ouvrent à tous les horizons culturelles et scientifiques. Il est certain que notre jeunesse a, elle aussi, besoin de se frotter à d’autres réalités mondiales et en particulier occidentales avec comme corollaire l’acquisition d’une expérience que certains d’entre eux investirons dans notre pays à leur retour. Car ce qui pousse beaucoup d’entre eux à s’exiler et à se fixer « ailleurs » c’est bien le blocage de notre société qui a tendance à se replier sur des fondements d’un autre âge. Et j’affirme que, si nos dirigeants leur faisaient confiance, en leur accordant les moyens pour la réussite de leurs études, la grosse majorité aurait à cœur à revenir pour reconstruire notre pays et à le mener sur le chemin du progrès.

    Les nations européennes l’ont bien compris avec leur système Erasmus comme les dirigeants chinois qui n’hésitent pas à envoyer leurs étudiants—boursiers— dans toute l’Europe et aux Usa.

    Il ne semble pas que parmi ces 11 accords que les premiers Ministres des deux pays ont signés ce problème ne soit pas en voie de résolution.

    En outre, depuis 2006, il était prévu qu’une Maison de l’Algérie à Paris serait réalisée afin de permettre à nos étudiants de loger dans des conditions décentes et de trouver une structure capable de les piloter par rapport aux règles de l’administration française. Ce n’est pas un secret de dire qu’il n’est pas facile d’étudier décemment si l’on n’est pas d’un milieu privilégié ou si l’on n’a pas de la famille ou des amis. De temps à autres, la presse française relate le suicide ou les difficiles conditions d’étudiants algériens en France, sans que cela n’émeuve nos responsables. Il aurait été judicieux de résoudre ce projet (de onze ans !) au grand bénéfice de nos étudiants de conditions modestes, lors de cette 4° session du CIHN.




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    Rascasse
    8 décembre 2017 - 8 h 37 min

    Discours très charmant, si cela se concrétisait ça nous changerait des footballeurs, une bonne chose pour le pays, faudra accompagner le tout par une justice pour tous (pas de passe droit) pas de hagra et surtout surtout moins de bouchons dans les grandes villes .




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    andaloussi
    8 décembre 2017 - 7 h 27 min

    Mon ami ouyahia est un petit malin , j’ai partagé les mêmes classes primaires à l’ecole du clos salembier , c’est un renard mais tres sympa
    .




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    aris
    8 décembre 2017 - 1 h 48 min

    Déjà baisse les billets d air couscous après on discutent pour pouvoir faire des affaires en algerie




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      bougie
      8 décembre 2017 - 10 h 48 min

      Un banque algérienne en France ,le rêve pour des milliers d’algériens qui n’attendent que cela depuis toujours ,pouvoir placer leurs euros et les transformer en bons dinars au bled pour le bien de tous .Un investissement qui peut rapporter dans un pays en pleine expansion économique et démographique .




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    Rayes Al Bahriya
    7 décembre 2017 - 23 h 38 min

    Et les postes de ministres d’état….SERONT ils
    Ouverts aux binationaux.
    Le lobby franco Algerien en France est en marche.




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