Macron en Algérie ou la défaite du panafricanisme de Boumediène

Algérie
Emmanuel Macron reçu par Abdelkader Bensalah lors de sa visite à Alger. New Press

Par Dr Arab Kennouche – La récente visite du chef de l’Etat français en Algérie a laissé comme un arrière-goût de déjà vu dans les relations diplomatiques entre les deux nations : on feint la rupture avec le passé douloureux pour entamer une nouvelle ère de coopération bilatérale, sans affect, sans émotion et sans fausse compassion pour enfin établir un lien amical et sincère débouchant sur un éventail de contrats économiques. N’était-ce pas là le souhait des présidents Chirac et Bouteflika qui paraphèrent un véritable traité d’amitié entre les deux pays devant ouvrir la voie à un véritable Plan Marshall avec l’Algérie, mais sans véritables lendemains ?

Macron ne semble pourtant pas avoir touché d’un iota aux constantes de la politique algérienne de la France dont les autorités sont vigilantes à ne pas promouvoir au-delà des déclarations de bonnes intentions, un véritable partenariat économique en Algérie, comme la France a su si bien le faire avec ses partenaires européens –notamment allemand, britannique et italien dans le cadre de l’Union européenne – et de ses grands projets aéronautiques de l’Airbus, pour prendre un exemple édifiant. Mais les contextes géopolitiques sont différents et les charges émotionnelles bien plus prégnantes.

Se souvenir ou oublier et avancer

Tout d’abord, il existe une divergence de fond dans l’approche de la collaboration économique avec cette puissance industrielle et ancienne colonisatrice que fut la France et qui tient essentiellement à la fameuse question mémorielle des crimes commis en Algérie. Pour l’Algérie, il ne saurait être question de partenariat sans une remise à plat de la question des victimes de la Guerre d’Algérie et de toute la période de la colonisation, non pas par principe idéologique, ou pétition de principe, mais pour des raisons pragmatiques, et finalement très conjoncturelles, visant à décharger de sa pesanteur émotionnelle l’ensemble des relations politiques et économiques à venir avec la France.

La position algérienne demeure cohérente et logique au sens où les autorités ne désirent pas rejouer un pan tragique de son histoire nationale en accusant la France sans obtenir l’effet cathartique d’un pardon officiel qu’elles percevraient comme bénéfique aux deux nations au plan économique. On pourrait définir cette posture comme un couplage pragmatico-émotionnel. La France elle, conçoit le problème autrement en arguant que le passé est mort et révolu et que l’argument du deuil ou de la souffrance non évacuée n’est pas logiquement recevable pour créer un climat d’affaires général entre les deux pays.

C’est le sens des déclarations successives du président Macron avant et après son arrivée en Algérie, largement soutenues par une conception nouvelle du rapport à la souffrance des générations passées, qui sont pour ainsi dire déjà en retrait du macronisme politique et économique à venir. La France – et Macron en tête –considère en effet qu’un tel devoir de mémoire est une entreprise de long terme aux résultats incertains, qui tiennent plus de l’émotionnel historique sur lequel on a en fait aucune prise que d’une démarche véritablement pragmatique comme le soutient la partie algérienne.

Autrement dit, il appartient à l’histoire sacrée de faire par elle-même son travail de mémoire et d’apaisement des passions, plus qu’aux appareils étatiques des deux nations, qui de toute façon n’ont aucune emprise sur l’intégralité de la psychologie collective des nations.

Pour Macron, l’étape de la repentance n’est pas nécessaire et reste illusoire pour regarder la réalité économique et politique d’aujourd’hui en face, favoriser les entreprises françaises sur le marché algérien et vice versa. L’économique l’emporte sur l’émotionnel idéologique. C’est un point de vue défendable si l’on considère comment la France a su transcender ses inimitiés héréditaires germanique et britannique sans devoir de mémoire, et qui aujourd’hui, collabore pleinement dans le développement économique de l’espace européen.

Réalisme et néo-panafricanisme ?

Mais si Macron peine encore à se soumettre à un repentir national, c’est plus pour des raisons de politique interne qui échappent souvent à l’opinion publique algérienne : il existe encore aujourd’hui dans l’Hexagone de nombreux électeurs, de droite comme de gauche, qui ne reconnaissent pas l’indépendance de l’Algérie dans leur cœur et que l’on peut regrouper en trois types d’électorat : celui des harkis, celui des anciens combattants de l’armée française, et enfin celui des pieds-noirs. Il faut ajouter à ces sous-électorats un ensemble de formations politiques ouvertement hostiles à l’Algérie indépendante comme le Front national, ou bien au mieux, nostalgiques de l’Algérie française.

Ce véritable front anti-algérien ne connaît pas de frontières sociologique et partisane définies et demeure hautement stratégique à chaque fois que le corps électoral est convoqué en France : Macron n’invente donc rien en ménageant grandement ce cataplasme, allant jusqu’à créer comme un second front en Algérie en invitant officiellement des intellectuels algériens en froid avec le «régime d’Alger». Le président de la République française ne fait pas donc ce qu’il entend concernant les affaires algériennes car il existe un ensemble de facteurs sociologiques incontournables et incidents sur l’exercice du pouvoir politique de la Ve République tels que toute concession mémorielle favoriserait l’expression d’un nationalisme exacerbé en France.

Dans la balance entre ménager l’électorat musulman et celui de la droite française lato sensu, aucun président français ne commettrait, en termes électoralistes, l’erreur d’une remise en cause de la grandeur de l’empire français, fut-ce sur les cadavres de millions d’innocents.

On peut donc s’étonner une fois de plus qu’Alger, comme nombre de capitales africaines, puisse se rendre coupable en exigeant l’impossible de la part de Paris. Car il est évident que Macron, dans le sillage de la politique sarkozienne de l’Afrique – souvenons-nous du discours de Dakar de l’ancien président ! – prétend à une reconquête économique et politique qui ne se fasse pas en vue d’un partenariat gagnant/gagnant mais selon un modèle idéologique hérité de l’empire : c’est en termes d’espace économique vital, de zone d’influence, de préservation des intérêts vitaux français dans l’ancienne AOF qu’il faut comprendre la nouvelle politique africaine de Paris. Celle-ci semble décrire une rupture avec le passé lu comme décomplexé, que les nombreux exercices de rhétorique du président Macron appuient chaque jour, et selon un style qui vise finalement à dissimuler une continuité dans la manœuvre.

On peut donc légitimement se révolter qu’un pays comme l’Algérie, qui a beaucoup plaidé pour un nouvel ordre économique international, verse dans la complainte et la compassion mémorielles alors que le spectacle affligeant des amis attitrés de la France, embourbés dans le sous-développement et la déliquescence étatique –comme le Tchad, le Niger et le Mali pour n’en citer que quelques-uns – n’ont jamais obtenu pour leur peuple les bienfaits qu’ils attendaient de l’amitié française.

Ainsi, la visite de Macron en Afrique de l’Ouest puis en Algérie représente bel et bien une défaite du panafricanisme des Nkrumah, Nyerere, Sankara, Boumediène et autres. N’ayant su proposer une vision alternative des relations euro-africaines qui fasse la part des choses entre volontarisme économique et émancipation politique, l’Algérie aussi, par la présidence Bouteflika, a été incapable de repenser sa politique de voisinage tant au Sahel qu’au-delà du fleuve Niger, dans le cadre d’un néo-panafricanisme adapté à la mondialisation, désormais vital pour toutes les nations du continent.

A. K.

Comment (12)

    lol
    12 décembre 2017 - 23 h 01 min

    Macron et venu avec des harkis qui crachent sur l’Algérie dans des tweet etc….et recu par des traitres, le comble de tout pendant ce temps la, des requains tournent autours de l’Algérie en tentant des assauts de manipulations et de divisions !

    karimdz
    11 décembre 2017 - 21 h 45 min

    L Algérie ne demande ni plus ni moins, que la réciprocité du traitement France Allemangne au lendemain de la seconde guerre mondiale.

    Quand on entend macron dire à une jeune algérien, mais tu n as pas vécu l occupation, penses à l avenir, c est l hopital qui se fout de la charité. La France plutot que de revisiter son histoire a reconnu le génocide arménien, peut etre que macron qui n a pas vécu cette période, pourra nous apporter un éclairage pour se justifier… Pourquoi aussi, la France de 2017 commémore l armistice etc etc etc.

    Il ne peut y avoir deux poids et deux mesures, biensur qu il faut regarder l avenir, mais il faut aussi assumer son passé pour mieux batir l avenir et faire en sorte que plus jamais cela ne se reproduise.

    Mais il semble que la France se campe toujours dans une posture de négation, comme du reste l amérique avec le génocide de millions si ce n est de dizaines de millions d indiens.

    Plusieurs millions d Algériens ont été massacrés, c est un génocide que la France doit reconnaitre ou il faut la contraindre à le faire.

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    Anonyme
    11 décembre 2017 - 21 h 25 min

    L Algérie ne demande ni plus ni moins, que la réciprocité du traitement France Allemangne au lendemain de la seconde guerre mondiale.

    Quand on entend macron dire à une jeune algérien, mais tu n as pas vécu l occupation, penses à l avenir, c est l hopital qui se fout de la charité. La France plutot que de revisiter son histoire a reconnu le génocide arménien, peut etre que macron qui n a pas vécu cette période, pourra nous apporter un éclairage pour se justifier… Pourquoi aussi, la France de 2017 commémore l armistice etc etc etc.

    Il ne peut y avoir deux poids et deux mesures, biensur qu il faut regarder l avenir, mais il faut aussi assumer son passé pour mieux batir l avenir et faire en sorte que plus jamais cela ne se reproduise.

    Mais il semble que la France se campe toujours dans une posture de négation, comme du reste l amérique avec le génocide de millions si ce n est de dizaines de millions d indiens.

    Plusieurs millions d Algériens ont été massacrés, c est un génocide que la France doit reconnaitre ou il faut la contraindre à le faire.

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    Kilma
    11 décembre 2017 - 20 h 35 min

    AP,je ne suis pas d’accord avec votre scepticisme,,,Le panafricanisme est bien vivant,il ne reste que la bonne main,qui puisse allumer la bonne mèche,afin d »anéantir tous les traitres à la cause africaine.
    Les boumediene,Nasser,San Kara,lumumba,saddam,Kadhafi,,,etc etc etc,ne sont pas morts pour rien,rassurez vous.

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    Le Patriote
    11 décembre 2017 - 17 h 00 min

    @ Larbi Ben M’hidi 11.12.2017 12 h 38 mn.
    La réponse à chacune de tes bonnes questions est évidente: elle est dans ton excellent commentaire. Toi au moins tu fais honneur au martyr dont tu utilises le nom pour ton pseudo. De quoi laver un peu l’affront et la profanation qui lui a été faite par ce Macron venu nous insulter, nous humilier et narguer notre jeunesse lui conseillant « de regarder devant » alors que lui, sitôt élu, il s’en alla commémorer le massacre le 10 juin 1944 par les Nazis des 642 villageois d’Ouradour-sur-Glane. Accueilli par 500 enfants qui chantaient l’hymne des partisans de la Résistance. Le discours qu’il tint était centré sur la « mémoire qu’il fallait entretenir ». Comme pour rattraper le « loupé » de nos Moujahidine qui laissèrent faire, les chaînes radio nationales se sont cru obligées de commémorer les Manifestations du 11 Décembre 1960.
    Mais depuis la disparition de Boumediène et dans un vaste mouvement graduel et imperceptible, l’occultation de l’un des événements marquants de la seconde moitié du 20è siècle commença. De 1980 jusqu’au 5 octobre 1988 il est interdit d’évoquer jusqu’au nom de Boumediene pendant que, et comme par hasard, les lycéns commencèrent à manifester pour réclamer l’allègement voire la suppression de l’histoire-géographie des épreuves du Baccalauréat. Les anciens moujahidine prirent le nom de Moujahidine pendant que la révision des listes des valeureux combattants permit aux planqués, traîtres et renégats d’obtenir le statut sacré. La nouvelle oligarchie, avec le voyage de Mitterrand à Alger tenta »d’arracher » ou du moins de tourner la page de la guerre de libération. On essaya même de supprimer le couplet de kassamane fustigeant la France. On proposa même un concours pour proposer un autre hymne national (plus tard avec le FIS, on entendait déjà « 3aleiyha nahyia oua 3aleiyha namout »). Heureusement plusieurs vrais moujahidine sentirent (sans en comprendre la portée mortifère). Et c’est à cette époque que les Algériens purent avoir la double nationalité. Puis dans toutes les commémorations et dans tous les discours officiels, on ne parlait plus de « la France » comme source de nos malheurs depuis 1830 jusqu »en 1962 mais on incriminait « le colonialisme » très pratique et impersonnel, jouant sur la démarche amnésiante décrite plus haut. les plus hardis (ou moins compromis) disaient « colonialisme français » dédouanant ipso facto la France et tous ses dirigeants. Plus tard, de vieux lions patriotes eurent le malheur de créer une association contre les crimes français du 8 mai 1945 et commencèrent à demander réparation à ce pays. Mal leur a pris, puisqu’ils furent débarqués du Sénat comme des malpropres, le premier ministre de l’époque, résistant à la poussée de parlementaires pour demander des excuses de la France, déclarait que « cette question n’était pas d’actualité.
    Ainsi de suite jusqu’au jour d’aujourd’hui, 11 décembre 2017 quand les chaînes radio parlent de ces manifestations comme étant « un désaccord des Algériens avec la politique du Général de Gaulle ». Un simple coup d’œil à Wikipédia leur aurait permis de mieux comprendre ces manifestations et son lot de jeunes tués par l’armée française qui permirent à la cause algérienne d’être étudiée aux Nations-UNis
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    En décembre 1960, des manifestations pour l’indépendance de l’Algérie éclatent dans plusieurs villes algériennes en signe de soutien au FLN et au GPRA pour l’indépendance de l’Algérie. Elles prouvent que le sentiment nationaliste reste fort dans la population algérienne et prennent vite l’allure d’un soulèvement populaire et la population affrontera directement les forces de l’ordre et les parachutistes.
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      Larbi Benmhidi
      11 décembre 2017 - 23 h 12 min

      Désolé Mr le modérateur mais je me suis trompé, mon actuel post en attente était une réponse à Mr le PATRIOTE et non pas celui d’en dessous (MELO).
      Problème « d’aiguillage »
      Merci

    MELLO
    11 décembre 2017 - 14 h 09 min

    Le panafricanisme était bel et bien une réalité souvent portée par des peuples engagés, non soumis, comme de nos jours, à leur gouvernants iniques et dictateurs. La société en Afrique a subi, clairement, une décadence culturelle, politique et économique des plus néfastes. De nos jours, aucun peuple, aucun gouvernement ne peut se targuer de renoncer à cette soumission vis à vis du colonisateur.
    En Algérie, bien évidemment, le régime contrôle la communication. Aucun sujet qui fâche ne peut être abordé. L’évocation de la question mémorielle n’est jamais soulevée lorsque l’interlocuteur est là. En revanche, pour verrouiller la scène politique, le régime n’hésite aucune seconde à exploiter cette question.
    C’est la raison pour laquelle il est difficile de croire aux déclarations des dirigeants. En plus, n’est-il pas temps, 55 ans après l’indépendance, de s’intéresser au présent et à l’avenir d’un pays rendu malheureux par une gestion chaotique des affaires???

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      Larbi Benmhidi
      11 décembre 2017 - 23 h 09 min

      Salut hautement patriotique à toi KHOUYA le patriote et merci à toi aussi pour la pertinence de ton post.
      J’aurai voulu en dire plus long mais faute de temps je me contenterai de te dire que ça met du baume sur les cœurs de savoir que l’Algérie terre qui a enfanté Benmhidi, Didouche, Benboulaid, Boudiaf ….. ne sera jamais stérile…
      Bien à toi

    cherif
    11 décembre 2017 - 13 h 23 min

    Oui, le panafricanisme est bien mort, dilué par l’histoire et le pragmatisme . Les pays africains n’ont , hélas pas sut se développer , seuls ou entre eux. La France sous l’influence de certains lobbies maintient son influence et dicte sa vision. C’est normal, elle défend ses intérêts. L’Algérie, entourée de pays en état de décomposition , reste le seul pays qui essaye de garder sa souveraineté. Cela n’est pas facile. Le monde, aujourd’hui n’appartient qu’aux états forts et qui savent choisir leurs « amis » ou partenaires. Faisons en sorte d’être aimés ou respectés.

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    Abou Mrang
    11 décembre 2017 - 12 h 56 min

    Barkawna mla poudre aux yeux en essayant de nous faire accroire que la visite de Macron est dictée par le panafricanisme de Boumediene ou pour nous faire oublier la colonisation. Au lieu de nous distraire avec vos légendes et nous embrouiller avec Boumediene, dites-nous qu’est venu faire Macron en Algérie et qu’a été immédiatement fiche Ouyaya à Paris.

    Toute votre marmelade est démolie par cette anecdote : un jeune à l’oedipe transféré qui interpelle Macron sur la colonisation; il lui répond : « arrête de m’embrouiller avec la colonisation et écoute tes compatriotes qui scandent nous voulons des visas ».
    Mais pourquoi tenez-vous à tout prix à nous faire braire d’effarement avec vos liaisons ? Même quand tous les autres pays africains ont décidé de faire du passé table rase vous vous le ramenez pour nous frelater nos cervelles flasques et blasées de toutes ces rengaines éculées.
    Macron est tout simplement réaliste, ou opportuniste, si vous préférez. C’est le mouvement de la matière, ou les circonstances réelles qui sont déterminants. Dans la situation actuelle on fera ce qu’on voudra les relations algéro-françaises et vis-versa ne sauraient-être autrement. Qu’aurions nous pu espérer autrement que les relations franco-marocaines ou franco-tunisiennes qu’une inscription sur la liste grise ou noire ou au plus quelques délocalisation à la condition d’être mieux- disant ou plus compliant ? Et pourtant ces relations ne sont pas obérées par le poids de l’histoire et des ressentiments.

    Ce n’est que foutaises d’induire pour la compréhension le panafricanisme et les fanfaronnades d’un autre temps. Le panafricanisme de Boumediene a produit ce qu’il pouvait produire : du vide, de l’orgueil, une fierté outrageuse, un aveuglement qui nous empêche encore de mesurer son immense ratage car il n’y avait que ça de grand.
    Si l’Algérie avait un quelconque poids économique, qu’on ne me dise pas que c’est à cause de la colonisation que les relations avec Fafa auraient été autrement.

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    Larbi Benmhidi
    11 décembre 2017 - 12 h 38 min

    Je ne sais pas comment ni pourquoi, commentateurs et historiens, citoyen Lambda ou journaliste chevronné; personne n’a relevé que depuis Benbella époque où la blessure de la guerre était béante; à H. Boumédiène époque où les blessures de guerre n’étaient pas encore cicatrisées, à Bendjedid et puis Boudiaf (un des éléments déclencheur du feu salvateur de novembre 54); à Zéroual cela fait quand même 49 ans de distance par rapport à la fin de la guerre; durant ces 49 ans on n’était pas assis à regarder le temps passer; il y’ avait des défis à relever et on l’a bien fait et on s’en foutait de FAFA car on avait des choses plus sérieuses à faire :
    développer le pays, former les cadres, mettre en place les groupes industrielles pour construire routes et ponts, aéroports et logements, fabriquer de nos mains produits et appareils électronique mécanique, biens de consommation et industrielles c’est à cette époque que FAFA voyant d’un mauvais oeil l’Algérie de Benmhdi réussir à s’en sortir su sous-développement qu’elle nous créa avec le voisin de l’ouest le problème du SAhara occidental pour nous freiner en attendant de nous détourner de cette option vitale pour nous et fatale pour FAFA.
    Quand vint l’époque de la braderie de cet héritage, les traîtres ont sorti cette histoire du repentir et du pardon tout en donnant à l’ennemi d’hier, d’aujourd’hui et de demain les clés du pays.
    Plus hypocrite que cela il n’y en a pas.

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    awrassi
    11 décembre 2017 - 12 h 09 min

    « /…: l’Algérie aussi, par la présidence Bouteflika, a été incapable de repenser sa politique de voisinage tant au Sahel qu’au-delà du fleuve Niger, dans le cadre d’un néo-panafricanisme adapté à la mondialisation, désormais vital pour toutes les nations du continent. »
    Le fin mot de l’histoire est donc bien la « mondialisation » ! En d’autres termes, le libéralisme économique aux mains de la finance apatride. Ou comment nous vendre…
    Le panafricanisme, c’est l’Afrique aux Africains, libres, indépendants et souverains dans des relations bilatérales gagnant-gagnant. Pas autre chose. Autre chose s’appelle le néo-colonialisme !

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