Sidi Saïd dénonce des propos «démesurés» sur les conditions socioéconomiques du pays

sidi Sidi Saïd
Tout va bien dans le pays, selon Sidi Saïd. New Press

Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd, a dénoncé, mardi à Aïn Defla, les propos démesurés sur les conditions socioéconomiques vécues par le pays, fustigeant les parties prônant un discours alarmiste.

«D’aucuns exagèrent en parlant de crise, un vocable utilisé à tout bout de champ», a soutenu Sidi Saïd à l’ouverture des travaux du 6e congrès de wilaya de cette centrale syndicale ouverts à l’Office des établissements de jeunes (ODEJ) d’Aïn Defla. Il a relevé que les préoccupations doivent plus porter sur la manière de préserver les postes d’emploi et d’augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs. «A ma connaissance, aucune pénurie de produits de première nécessité n’est enregistrée et les gens s’approvisionnent le plus normalement du monde», a-t-il ajouté, faisant remarquer que «comparativement à la période relative au terrorisme, biens d’avancées ont été réalisées». Le SG de l’UGTA a, par ailleurs, soutenu qu’en sus de la prise en charge des préoccupations socioprofessionnelles des travailleurs, la sauvegarde de la République et de la stabilité du pays constituait la mission principale de la centrale syndicale. «La sauvegarde de la République et de la stabilité du pays constitue assurément la mission principale de l’UGTA», a-t-il martelé, n’hésitant pas à assimiler les syndicalistes à des soldats de la République.

Sidi Saïd a, dans ce contexte, noté qu’en dépit du fait qu’ils soient d’obédiences politiques multiples, le souci d’œuvrer à la stabilité du pays n’en constitue pas moins le dénominateur commun des syndicalistes. Il a relevé qu’en ce contexte régional et mondial caractérisé par des tensions multiformes, la mobilisation des travailleurs doit monter d’un cran en vue de déjouer toute tentative d’immixtion dans les affaires intérieures du pays. «Il est clair que de nos jours, l’invasion traditionnelle basée sur la force militaire à laquelle recourraient les grandes puissances aux XVIIIe et XIXe siècles n’a presque plus droit de cité mais, sous prétexte de sauvegarde des droits de l’Homme, ces dernières n’hésitent pas à fourrer leur nez dans les affaires internes des pays, d’où la nécessité de faire preuve davantage de mobilisation et de vigilance», a-t-il préconisé.

Evoquant la centrale syndicale, il a noté que celle-ci a opéré une mue, passant de la phase consistant à formuler des doléances à celle de force de propositions dans les domaines touchant les volets sociaux et économiques de manière particulière. Le patron de l’UGTA a, dans ce cadre, mis en exergue le rôle du dialogue et la concertation entre les différents intervenants sur la scène nationale comme étant les seuls moyens à même d’assurer la réussite de toute démarche visant le développement du pays.

Evoquant la Charte relative au partenariat public-privé signée récemment, il a soutenu que cette action vise à renforcer l’économie nationale, se réjouissant que la cérémonie y afférente se soit déroulée au siège de la centrale syndicale.

Les travaux du 6e congrès de wilaya de l’UGTA d’Ain Defla ont été marqués par le renouvellement de la confiance des syndicalistes au responsable sortant de cette organisation syndicale, en l’occurrence Abdelkader Djellab.

R. N.

Comment (18)

    bougamouss
    27 décembre 2017 - 12 h 28 min

    Le seul truc qui me dérange vraiment chez ce monsieur, c’est le fait qu’il parle tout le temps en Français. Alors qu’on nous bassine tout le temps que nous avons sorti les colons et que nous sommes les vrais guerriers. D’ailleurs, comment peut-on avoir un poste pareil, en Algérie, sans maîtriser la langue Arabe, ou au moins la daridja???. Expliquez-moi!!




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      Muh Amazigh
      27 décembre 2017 - 14 h 08 min

      C’est quand même bizarre que ça soit la seule chose qui vous dérange chez ce Monsieur comme vous le dites. Permettez moi de vous dire que vous êtes un aveugle sans espoir de guérison. Des salariés sui ne touchent pas leurs salaires et des retraités qui ne touchent pas leurs retraites et un taux de chômage mirobolant et Monsieur ne voit simplement que le fait que l’on parle pas l’Arabe. Permettez moi une fois de plus de vous dire que c’est à cause de cette langue que l’Algérie est dans la m….




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    hrire
    27 décembre 2017 - 11 h 19 min

    Ils veulent l’irrealisable: cacher le soleil par un tamis!!
    Quel nom donnera cet energumene a cette populasse qui n’a pas acces aux viandes rouges et tres difficilement aux blanches, qui n’a pas acces aux poissons, aux produits laitiers ainsi qu’aux fruits??? Cette populasse qui a le Smig le plus faible des pays Arabes!!! Ces indigenes qui paient l’impot arabe tandis que nos amis chefs d’entreprises sont exoneres! Le retraite paie l’impot pour une pension de misère et j’en passe (…)




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    Zaatar
    27 décembre 2017 - 7 h 38 min

    sidhoum said a relevé que les préoccupations doivent plus porter sur la manière de préserver les postes d’emploi et d’augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs. Il ne dit pas comment il faudra faire pour y arriver. Il ne dit pas non plus que tous les emplois du pays sont rémunérés quasiment par la fiscalité pétrolière et les recettes de sonatrach. Il ne dit pas non plus qu’il n’existe aucun emploi crée par une richesse nationale hors hydrocarbures. Il ne dit pas non plus que si le peuple s’approvisionne normalement c’est grâce aux recettes pétrolières et à la fiscalité pétrolière et qu’il suffit que le prix du baril baisse que c’est l’austérité dans le pays comme c’est le cas aujourd’hui ou l’on interdit plus de 1000 produits alimentaires à l’importation. Et que si le prix du baril baisse encore à moins de 40 ou 30 dollars, les produits dont il parle ne seront plus subventionnés (plus d’argent) et ne seront quasi plus importés et donc le peuple crèvera le bec ouvert et que ça sera une guerre civile. Il ne dit pas non plus que depuis plus de cinquante ans que ce système perdure aux commandes du pays aucune richesse n’a été créée par le travail des algériens à cause d’une économie de bazar à la hussarde comme on gère une épicerie qui a fait que tous les algériens sont devenus des rentiers et des tubes digestifs ambulants… j’arrête mes jérémiades…




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    Anonyme
    27 décembre 2017 - 4 h 35 min

    Il est employé où ce sid? Sg depuis au moins 20 ans il doit être retraité? Il est au club des pains à quel titre??




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    Vox Populi
    27 décembre 2017 - 1 h 12 min

    S. S, une vraie tête à claques, qui ne représente pas les travailleurs du pays, mais que lui même et ses pauvres élucubrations de pommé !




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    Anonyme
    26 décembre 2017 - 23 h 25 min

    Tout à fait d’accord : C’est le syndicat de la semoule.




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    anonyme
    26 décembre 2017 - 21 h 12 min

    «A ma connaissance, aucune pénurie de produits de première nécessité n’est enregistrée et les gens s’approvisionnent le plus normalement du monde», a-t-il ajouté, faisant remarquer  » dixit ami Said

    A leurs yeux nous sommes rien de plus que des tubes digestifs et ma foi ils ont réussi




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    Didouche
    26 décembre 2017 - 19 h 01 min

    Quel triste sort réservé au syndicat crée par les moudjahidines à leur tête Abane ramdane et Aissat idir.que dieu ait leur âmes.les vrais syndicalistes et défenseurs des droits de l’homme sont tabassés aujourd’hui à coups de matraque.




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    Anonyme
    26 décembre 2017 - 18 h 57 min

    L’UGTA est-il encore un syndicat des travailleurs ? C’est la première question à se poser. Si l’est, Sidi Said devrait uniquement s’attacher à défendre les intérêts des travailleurs, contre vents et marées. Nous n’avons que faire de ses analyses et de ses prises de position …




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    Nasser
    26 décembre 2017 - 18 h 05 min

    ce type n’ est ni plus ni moins que la marionnette du système et du FCE, et son niveau de compétence est au « ras des pâquerettes »




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    Kahina-DZ
    26 décembre 2017 - 17 h 30 min

    La recette de Sidi-Said qui fait vivre les Algériens = produits de première nécessite.

    1 sac de semoule pour gonfler le ventre
    1 sac de sucre pour augmenter le nombre de diabétiques
    1 bidon d’huile végétale raffinée pour augmenter les triglycérides dans le sang
    Mélangez le tout dans une casserole chinoise riche en aluminium et, faite cuir dans un four chinois pendant 60 minutes…Bon appétit……

    Sidi-Said = le syndicat de la semoule + du sucre + l’huile

    AP, SV, publiez la recette




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      anonyme
      26 décembre 2017 - 21 h 15 min

      Kahina-DZ
      26 décembre 2017 – 17 h 30 min

      une délicieuse recette vous l’avez si bien résumé




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    lhadi
    26 décembre 2017 - 17 h 23 min

    Ce qui caractérise le syndicalisme d’encadrement, par rapport au syndicalisme libéral qui demeure indépendant de l’Etat et du patronat, ce sont les liens étroits avec le pouvoir politique… il bénéficie d’emblée d’un statut officiel et dispose même du monopole de l’organisation professionnelle afin de remplir les taches que lui fixe l’Etat. C’est un organe de participation à l’intérieur de l’appareil étatique, ce qui le caractérise en terme d’agent d’une politique économique centralisée.

    L’U.G.T.A est un élément du système économique planifié, une organisation du pouvoir politique. Ce qui m’amène à dire que l’idéologie du système actuel n’a pas changé d’un iota.

    Nombreuses les citoyennes et nombreux les citoyens qui, comme moi, s’époumonent pour une insurrection des consciences afin que la vision de l’Algérie de demain, les besoins populaires puissent devenir l’objet de choix démocratiques définis au terme d’études, de débats, de consultations multiples, et fixés dans les grandes orientations qui apparaitront sans aucun doute à travers la gestion démocratique et décentralisée.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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      Rascasse
      26 décembre 2017 - 20 h 26 min

      C’est des algériens comme vous et moi qui soutiennent cet individu, c’est grace aussi a des algériens que cet individu est là, et comme dirait l’ecrivain les dictateurs c’est nous qui les fesant




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    Anonyme
    26 décembre 2017 - 17 h 06 min

    Regardez la photo…Un ruminant qui mange jusqu’à p…. du souffre.




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    Tinhinane
    26 décembre 2017 - 17 h 02 min

    Chers Algériens -Algériennes: L’avocat du FCE vous dit : Vous avez des produits de première nécessité .
    Soyez contents et taisez vous ???
    Quelle arrogance, quelle mépris , quelle décadence,!!!
    Les Algériens sont considérés comme des réfugiés dans leur propre pays. Ils ont droit juste aux produits de premières nécessités, selon l’avocat du FCE…




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    Kahina
    26 décembre 2017 - 16 h 57 min

    «A ma connaissance, aucune pénurie de produits de première nécessité n’est enregistrée et les gens s’approvisionnent le plus normalement du monde»

    Apparemment, tu as une vache dans ta maison ya le syndicat du FCE…Nous les simples citoyens, nous pratiquons chaque jour le marathon pour voir un sachet de lait.




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