Le corps de Ramzi retrouvé à Douaouda n’était pas en état de décomposition

gendarmerie Ramzi
La Gendarmerie nationale avait déjà effectué des recherches dans cet endroit mais sans rien y trouver. New Press

L’enfant Ramzi, dont le corps sans vie vient d’être découvert dans un bassin d’eau à Douaouda, à l’ouest d’Alger, a été assassiné récemment. Son cadavre n’était pas en état de décomposition, selon le quotidien Ennahar, spécialisé dans les affaires criminelles et proche des services de sécurité. Un autre fait corrobore cette information : le propriétaire du bassin en question se rend quotidiennement dans ce lieu et n’a jamais remarqué la présence du corps du petit Ramzi. Preuve que son ou ses assassins l’ont séquestré durant les dix-sept jours avant de le tuer.

L’oncle de la victime a affirmé au quotidien arabophone que les services de la Gendarmerie nationale avaient déjà effectué des recherches dans ce bassin jonché d’immondices, mais sans rien y trouver.

Selon les témoins, le cartable de la victime a été retrouvé sur lui, de même que ses habits ne portent aucune trace de déchirure et son visage était reconnaissable «du premier abord», selon les propos de l’oncle maternel de Ramzi.

D’après des sources sécuritaires, le bassin aurait été fouillé cinq fois et rien n’avait été découvert et que des plongeurs avaient même été mobilisés pour ce faire.

Les parents du petit Ramzi sont fermement convaincus que leur enfant a été assassiné, mais seule l’autopsie révélera les causes du décès du petit écolier dont la mort a semé l’émoi dans tout le pays, d’autant que ce n’est pas la première fois qu’un enfant disparaît et meurt dans des conditions similaires. Les rapts et l’assassinat d’enfants ont connu une augmentation effrayante ces dernières années. De nombreuses mesures ont été prises pour combattre ce nouveau phénomène et de nombreux enfants ont été sauvés grâce à la mobilisation des services de sécurité et à la vigilance des citoyens.

L. S.

Comment (3)

    Hydro
    31 décembre 2017 - 1 h 12 min

    Le problème n’est pas dans les procédures des services de sécurité, dont les enquêtes aboutissent à l’arrestation des criminels mais dans la justice. Le secteur de la justice est malade et totalement inefficace. Il libère des monstres et condamne pour de petits larcins.
    La peine de mort devrait être appliquée pour des cas précis dont le rapt et l’assassinat d’enfants.
    En Chine, puissance mondiale de premier ordre, l’État fort n’a pas hésité une seconde à exécuter des criminels sur la place publique.
    Bon l’Etat en Algérie est très loin d’être fort mais au moins il peut faire semblant de l’être, ne serait-ce que pour dissuader les criminels.

    Anonyme
    30 décembre 2017 - 13 h 26 min

    « De nombreuses mesures ont été prises pour combattre ce nouveau phénomène » De quelles mesures parlez-vous, de celles qui consistent à condamner les monstres qui commettent de tels actes à s’engraisser en prison, la peine de mort n’étant pas appliquée ?

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    Anonyme
    30 décembre 2017 - 12 h 30 min

    Poème d’adieu attribué à Gabriel Garcia Marquez, dédié au jeune RAMZI.
    Je donnerais une valeur aux choses, non pas pour ce qu’elles représentent, mais plutôt pour ce qu’elles signifient.
    Je dormirais peu, je rêverais d’avantage, sachant que pour chaque minute pendant laquelle nous fermons les yeux nous perdons soixante seconde de lumière.
    Si dieu me faisait cadeau d’un petit peu de vie, je m’allongerais à plat ventre sur le sol mettant mon âme à nue.
    Aux hommes je leur prouverais combien ils se trompent en pensant qu’ils cessent d’être amoureux en vieillissant, sans savoir qu’il vieillissent quand ils cessent d’être amoureux.
    Aux vieux je leur apprendrais que la mort ne vient pas avec la vieillesse mais plutôt avec l’oubli.
    A un enfant je lui donnerais des ailes, mais je le laisserais apprendre à voler seul.
    J’ai tant appris de vous, les hommes. J’ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne sans savoir que le vrai bonheur est dans la manière de l’escalader.
    J’ai appris que lorsque un nouveau-né serre la première fois dans sa petite main le doigt de son père il le garde attrapé pour toujours.
    J’ai appris qu’un homme a seulement le droit d’en regarder un autre en bas uniquement quand il doit l’aider à se relever.
    Il y a tant de choses que j’ai pu apprendre de vous.
    Mais réellement peu me serviront parce que quand elles seront rangées dans ma valise, je serai entrain de mourir malheureusement.
    Si je savais qu’aujourd’hui c’est la dernière fois que je te vois t’endormir je te serrerais fort dans mes braset je prierais le Seigneur de pouvoir être le gardien de ton âme.
    Si je savais que ce sont les dernières minutes que je te vois je te dirais « Je t’aime » et j’ignorerais honteusement que tu le sais déjà.
    Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une autre opportunité de faire les choses bien, mais ce jour-ci est le seul qui me reste, j’aimerai te dire combien je t’aime et que je ne t’oublierai jamais.
    Le lendemain n’est assuré pour personne, jeunes ou vieux. Aujourd’hui ce peut être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes.
    Démontre aux êtres qui te sont chers et à tes amis combien ils comptent pour toi.
    Demande au Seigneur la force et la sagesse de les exprimer.
    Il y a tellement de choses que j’ai pu apprendre de vous autres…
    Mais en fait, elles ne serviront pas à grande chose, car lorsque l’on devra me ranger dans cette petite valise, malheureusement, je serai mort».

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