Quatre ministres du gouvernement Ouyahia dans la tourmente

Quatre ministres du gouvernement Ouyahia sont allés au charbon
Hasbellaoui fait face depuis plusieurs mois à la grogne des médecins-résidents. New Press

Par Hani Abdi – Quatre ministres du gouvernement Ouyahia sont envoyés au charbon. Il s’agit des ministres de la Santé, de l’Enseignement supérieur, de l’Education nationale et des Transports, qui font face aux premières secousses «sociales» en ce début de l’année 2018 qui s’annonce mouvementée. Ces ministres sont chargés d’œuvrer à travers le dialogue à désamorcer toutes les crises que connaissent leurs secteurs. Le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, qui fait face depuis plusieurs mois à la grogne des médecins-résidents représentés par le collectif autonome Camra, appelle au dialogue, après avoir ignoré des mois durant les revendications des médecins-résidents, maintes fois exprimées. Le ministre de la Santé affiche également sa disposition à ouvrir le dialogue avec les représentants de tous les corps de la médecine, anticipant ainsi tout autre conflit, surtout que les praticiens de la santé publique ont déjà brandi la menace de recourir à une grève pour faire valoir leurs revendications.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, fait lui aussi face à un conflit avec les organisations estudiantines qui annoncent des grèves pour protester contre les conditions sociopédagogiques dans lesquelles évoluent les étudiants. Depuis quelques jours, Tahar Hadjar est au front pour tenter de maintenir le calme à l’université en usant de tous les procédés. Hier encore, le ministre de l’Enseignement supérieur a averti les collectifs et les organisations estudiantines contre toute tentative d’entraver le fonctionnement normal des campus universitaires. Tahar Hadjar a menacé de poursuivre en justice toute personne qui tentera d’interdire l’accès à l’université. Il exprime en même temps sa disposition à ouvrir les canaux du dialogue pour le règlement dans le calme et la sérénité de tous les problèmes qui peuvent resurgir à l’université.

Au sein de l’Education nationale, le département de Nouria Benghebrit met en place la commission de médiation pour prévenir et traiter les conflits au sein des établissements scolaires. La ministre de l’Education poursuit dans le même sens sa concertation avec les différents représentants des enseignants et autres travailleurs du secteur. Le département de Nouria Benghebrit fait face à un mouvement de colère du Cnapeste à Tizi-Ouzou à cause des ponctions sur salaires des enseignants ayant suivi une grève avant les vacances d’hiver.

Dans le secteur des Transports, la tension est à son summum. La première entreprise qui risque de connaître de graves turbulences dans les prochains mois est la compagnie aérienne Air Algérie. Et le ministre des Transports et des Travaux publics, Abdelghani Zaâlane, appelle au calme, en demandant aux syndicats de privilégier le dialogue. Pour mieux contenir cette colère et prévenir un mouvement de grève qui pénalisera la compagnie déjà en difficulté financière, le ministre a même tenu une réunion avec la direction d’Air Algérie.

Ainsi, ces quatre ministres sont instruits d’œuvrer à éviter les vastes mouvements de grève et à tenter de désamorcer tous les conflits socioprofessionnels afin d’apaiser le front social en prévision assurément de la prochaine présidentielle. Pour le gouvernement, il faut maintenir par tous les moyens la paix sociale et éviter d’attiser la colère des travailleurs en cette période de vaches maigres.

H. A.

Comment (5)

    Anonyme
    8 janvier 2018 - 21 h 28 min

    Vous dites : » Tahar Hadjar exprime en même temps sa disposition à ouvrir les canaux du dialogue pour le règlement dans le calme et la sérénité de tous les problèmes qui peuvent resurgir à l’université. »
    Ce n’est pas ce que nous avons compris à travers ses propres propos méprisants et menaçants à l’endroit des syndicalistes enseignants qui ont émis un préavis de grève . Quant à sa supposée disposition à dialoguer avec seulement des syndicats agréés (qui auraient soi-disant perdu selon lui et pas selon la loi, l’habilitation à cause de leurs différents internes) c’est de la fuite en avant. Et puis en supposant qu’il veuille bien discuter : discuter pour en fin de compte user encore une fois de la langue de bois (à laquelle recourent tous les responsables) et dire en de compte à ceux qu’il voudra faire l’aumône de les recevoir, qu’il ne peut en fin de compte accéder à leurs doléances, la prise de décision ne se situant pas à son niveau mais à un Vous dites : » Tahar Hadjar exprime en même temps sa disposition à ouvrir les canaux du dialogue pour le règlement dans le calme et la sérénité de tous les problèmes qui peuvent resurgir à l’université. »
    Ce n’est pas ce que nous avons compris à travers ses propres propos méprisants et menaçants à l’endroit des syndicalistes enseignants qui ont émis un préavis de grève . Quant à sa supposée disposition à dialoguer avec seulement des syndicats agréés (qui auraient soi-disant perdu selon lui et pas selon la loi, l’habilitation à cause de leurs différents internes) c’est de la fuite en avant. Et puis en supposant qu’il veuille bien discuter : discuter pour en fin de compte user encore une fois de la langue de bois (à laquelle recourent tous les responsables) et dire en de compte à ceux qu’il voudra faire l’aumône de les recevoir, qu’il ne peut en fin de compte accéder à leurs doléances, la prise de décision ne se situant pas à son niveau mais à un niveau supérieur (comme toujours !)..




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    Anonyme
    8 janvier 2018 - 21 h 26 min

    Vous dites : » Tahar Hadjar exprime en même temps sa disposition à ouvrir les canaux du dialogue pour le règlement dans le calme et la sérénité de tous les problèmes qui peuvent resurgir à l’université. »
    Ce n’est pas ce que nous avons compris à travers ses propres propos méprisants et menaçants à l’endroit des syndicalistes enseignants qui ont émis un préavis de grève . Quant à sa supposée disposition à dialoguer avec seulement des syndicats agréés (qui auraient soi-disant perdu selon lui et pas selon la loi, l’habilitation à cause de leurs différents internes) c’est de la fuite en avant. Et puis en supposant qu’il veuille bien discuter : discuter pour en fin de compte user encore une fois de la langue de bois (à laquelle recourent tous les responsables) et dire en de compte à ceux qu’il voudra faire l’aumône de les recevoir, qu’il ne peut en fin de compte accéder à leurs doléances, la prise de décision ne se situant pas à son niveau mais dans la hiérarchie supérieure.




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    Frida
    8 janvier 2018 - 11 h 51 min

    Attention à la dérive sociale. C’est comme une bouilloire à soupape qui risque d’exploser à la figure et laisser des plaies et des traces inguérissables. Le mieux serait de lâcher du lest des 2 côtés et comme ça chacun y trouvera son compte et la paix pour notre pays et notre peuple qui ont tant souffert.




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    EL FELLAG
    8 janvier 2018 - 6 h 08 min

    Lorsque en frappe et entraine nos médecins et intellectuels dans boue que reste-il d’un pays soi-disant démocratique




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    anonyme
    7 janvier 2018 - 21 h 14 min

    ces syndicats fantoches ont trouvé la parade tant que les gouvernants actuels sont en place et qui ne pnsent qu’à leur kourssi




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