Condor et Cevital : deux opérateurs économiques algériens parmi les géants mondiaux à Paris

BENHAMAD Condor
Abderahmane Benhamadi,PDG du groupe Condor. D. R.

Par Meriem Sassi – En prenant part, aux côtés des plus prestigieuses entreprises mondiales, au Sommet d’investissement organisé par la France, les groupes algériens Condor et Cevital confirment leur réussite spectaculaire et donnent une grande visibilité à l’international à leurs groupes respectifs mais, aussi, à l’Algérie.

L’émergence concrétisée au niveau national et international permet aujourd’hui aux deux groupes privés algériens de côtoyer les plus grandes réussites internationales, du monde des affaires, et de faire connaître leur savoir-faire et de confirmer leurs success story respectives. Cevital et Condor sont ainsi parmi les dirigeants d’entreprises issus d’une trentaine de pays et représentant les plus grands groupes mondiaux opérant dans une grande variété de secteurs économiques, de l’industrie automobile aux nouvelles technologies, en passant par l’agroalimentaire, les services financiers ou la santé. Ils prennent part au sommet sur l’attractivité de la France – qui intervient à la veille du Forum de Davos – parmi cent quarante dirigeants de multinationales, dont Sundar Pichai (Google), Sheryl Sandberg (Facebook), Dominic Barton (McKinsey), Stuart Gulliver (HSBC), Jesper Brodin (Ikea), Bill Mcdermott (SAP), Lloyd Blankfein (Goldman Sachs), David Abney (UPS), Guido Barilla (Barilla), Jason Chen (Acer), Alexandre Dayon (Salesforce), Warren East (Rolls Royce Plc), Michael Evans (Alibaba), Jeffrey Harmening (General Mills), Lars Fruergaard Joergensen (Novo Nordisk), Joe Kaeser (Siemens), Martin Lundsdedt (Volvo Group), Antonio Neri (Hewlett Packard), Shunichi Miyanaga (Mitsubishi), James Quincey (Coca Cola Company), Young Sohn (Samsung Electronics) Richard Liu (JD.com), Jonas Prising (Manpower Group).

Pour leur part, les deux groupes algériens qui ont tous les deux des ambitions confirmées à l’international n’hésiteront pas à se lancer, à l’assaut des marchés français et européens, en jouant sans complexes dans la cour des grands, comme ils l’ont déjà fait aussi bien au Maghreb qu’en Afrique et dans plusieurs pays européens.

Il est à savoir que le Groupe Cevital est présent depuis 2013 en France suite à l’acquisition Brandt et d’Oxxo. Des investissements basés, selon le groupe Cevital, sur la colocalisation qui a permis le maintien des usines en France et la création d’unités de production en Algérie.

Pour sa part, Condor, après avoir percé en Afrique et au Maghreb, s’est lancé à la conquête du marché européen en entamant la commercialisation de téléphones mobiles en France dans le cadre d’un partenariat avec les opérateurs de téléphonie français Lyca Mobile et SFR. Le groupe est aussi partenaire à hauteur de 15,5% dans le cadre de la production de véhicules Peugeot-Citroën en Algérie.

M. S.

Comment (9)

    Djamel
    8 mars 2018 - 11 h 44 min

    Tres Beau de voir que des entreprises Algérien tel que condor et cevital prennent du place sur le marche international et maintenant les produits condor se vendent en ligne sur des sites algériens de e-commerce. En marche vers le futur!!

    Chicago2015
    24 janvier 2018 - 12 h 23 min

    Cebit a Hannover ou CES a LasVegas: meilleurs places pour presenter la recherche, innovation et savoir faire des inventeurs Algeriens! Encore faudrait-il que ces importateurs distributeurs de biens manufactures en Chine, estampies MadeIn 123/Algeria soutiennent quelques
    modestes initiatives locales, et creer ainsi un tissu dense, de sous-traitants ingenieux, performants, et innovant (3D metal addidive/printer, 3D CAD, Tooling/Milling, …etc). Un Rebbrab, seconde par son fils a l’accent limite… aurait eu un avantage immense en reprenant le control de plusieurs dizaines d’entreprises innovantes en Italie du Nord (Lombardie, EmilieRomage, Venetie), a meme de drainer une capacite technique immediate et la rediriger vers des marches nord/sud a haute-valeurs ajoute… au lieu de s’embourber dans le “rond de fer a beton”, produit indispensable mais “pauvre” en supportant une Lucchini a Piombino en Toscane, plombee par un investissement enorme!

    Anonyme
    23 janvier 2018 - 16 h 02 min

    Un grand bravo à ces deux industriels algériens dont la réussite ne fait aucun doute malgré les chicanes.Ils font la fierté de ce pays et il y en a d’autres qui peuvent faire des merveilles et tracer sur la bonne voie.Que de temps et d’énergies perdues par la faute de roublards incompétents qui ne pensent qu’à leurs privilèges et dont la devise est « après moi,le déluge ».

    Vangelis
    23 janvier 2018 - 8 h 48 min

    Comme quoi, lorsqu’on veut on peut mais pas seulement dans le cas type de l’Algérie où des patriotes semblent ne pas exister.
    Pourquoi les gouvernements successifs et beaucoup d’hommes politiques font des lois pour toujours protéger des entreprises publiques qui sont toutes déficitaires, pléthoriques en je-m’en-foutistes, au détriment de la libéralisation des énergies seule à même de développer le pays et lui faire voir la lumière ?
    Ces hommes qui dirigent le pays le font dans l’intérêt de ce dernier, disent-ils, mais la réalité est flagrante. Il n’est que de voir tous ces scientifiques et autres cadres supérieurs partir à l’étranger, il n’est que de voir comment d’autres pays tentent tout pour s’accaparer des éléments utiles à leur propre pays. Et pendant ce temps, l’État semble maintenant se réveiller, plus de 50 ans après les dégâts, pour dire qu’il faut accorder une autre vue sur les compétences algériennes à l’étranger.

    Anonyme
    22 janvier 2018 - 22 h 26 min

    C’est négligeable, et c’est infime
    Une très grande partie du secteur privé parasitaire, du secteur tertiaire non productif des services
    Sans formations, sans bases, et sans maitrises managériale, industrielle, et technologique
    Vit à la charge, et au plan de charge,…..unique de l’état
    Avec cette contre-performance, le F.C.E, l’ETRHB, et autres privés aux longues bras dans les institutions étatiques
    (de véritables lobbies très influents sur les décisions étatiques, et gouvernementales)
    Veulent faire main basse, et une O.P.A (Offre Publique d’Achat) sur les grandes entreprises nationales
    (bradage du secteur publique à un prix dérisoire synonyme de hold-up)
    Grace aux concours des banques (changements des lois, prets, et avantages divers,…), et de l’état protecteur, et complice du privé

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    Yeoman
    22 janvier 2018 - 20 h 23 min

    Par contre, ils ont oublié d’inviter Mohamed 6. Lui aussi il a réussi dans pas mal de domaines. Il y a même un secteur ou deux où personne ne lui arrive à la cheville.

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    Anonyme
    22 janvier 2018 - 20 h 20 min

    Pendant ce temps,les équipements de l’usine cevital à bejaia sont toujours interdits de DÉBARQUÈMENT !! Oui,de DÉBARQUÈMENT !! Du jamais vu!! Un pdg de port qui interdit le débarquement d’équipements achetes’ payes’ pour un investissement agrée par toutes les autorités. Dezz m’3ahoum ya rebrab.

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    Yeoman
    22 janvier 2018 - 20 h 19 min

    Très fier de nos deux fleurons. Espèrons qu’ils ne vont pas tarder à faire école, à faire des émules et à faire boule de neige…

    LOUCIF
    22 janvier 2018 - 18 h 59 min

    Condor et Cevital : parmi les géants mondiaux à Paris, et pourtant le pouvoir algérien continue de tuer les certains entrepreneurs … ou entreprises notamment Cévital !

    Si la justice algérienne (c’est à dire le pouvoir) nous prouve que l’affaire du port de Bejaia est juridiquement et constitutionnellement justifiée, le peuple algérien ne fera que que se plier à la décision de justice ! Mais jusqu’à présent , il n’y a rien sur le plan de la loi (économique, juridique, commerciale, constitutionnelle) qui justifie le blocage si ce n’est la jalousie ou le régionalisme ou le népotisme ou le favoritisme envers d’autres entrepreneurs!

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