Le ministère de l’Education lancera une nouvelle consultation sur l’enseignement de tamazight

nouvelle consultation enseignement tamazight
Le seul inconvénient, c'est le manque flagrant de l'encadrement pédagogique. D. R.

Par Hani Abdi – Le ministre de l’Education nationale s’apprête à lancer une nouvelle consultation nationale sur l’enseignement de tamazight. Il s’agit d’une opération semblable à celle que le département de Nouria Benghebrit a menée sur la date des examens du baccalauréat. Le procédé est le même ainsi que les consultés. Le sujet de cette consultation est la généralisation de l’enseignement de tamazight sur l’ensemble du territoire national et dans tous les établissements scolaires.

Le ministère compte lancer cette nouvelle opération de sondage en avril, juste après la reprise des cours. Les consultations concerneront les élèves, les parents d’élèves, les enseignants, les inspecteurs, les directeurs d’établissements, les syndicats activant dans le secteur. Autrement dit, tous les acteurs du secteur de l’éducation vont être consultés. Le questionnaire relatif à ce sujet est déjà prêt. Le ministère veut trancher définitivement la question de la généralisation de l’enseignement de la langue amazighe, après sa constitutionnalisation comme langue officielle.

Le seul inconvénient constaté jusque-là par le ministère de l’Education, c’est le manque flagrant dans l’encadrement pédagogique. Le ministère a décide de recruter quelque 300 nouveaux enseignants pour poursuivre ses efforts de la généralisation de l’enseignement de cette langue dans les 48 wilayas. En janvier dernier, lors d’un conseil interministériel, de nouvelles mesures pour dynamiser l’enseignement de tamazight ont été prises, et ce, en application des directives émises par le président Bouteflika lors du Conseil des ministres du 27 décembre dernier.

Le conseil interministériel, présidé par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, prévoyait l’allocation de postes budgétaires supplémentaires pour renforcer l’enseignement de tamazight dans le secteur de l’éducation et pour élargir la formation et la recherche en tamazight au niveau des universités.

H. A.

Comment (27)

    ZORO
    31 mars 2018 - 9 h 11 min

    Dans une de ses belles chansons Ammar Ezzahi disait « Ana barani ghrib Lamen Sal 3liha »
    Cette chanson m est revenue a l esprit suite aux feux nourris qui me ciblent de tous les côtés me qualifiant d ignare, de zero, d abruti et plus d’esclave antagoniste d’ hommes libres, jaloux de leur liberté fraichement acquise par decret alors que je ne faisais que reprendre integralement ce qu affirmait Al Hachemi Assad au sujet de la langue des hommes libres.
    cette langue des Free men que je vois en eternelle gestation ce qui me rapelle une vieille blague de plus de cinquante ans.
    On raconte qu une femme etait enceinte. Au fil des jours son ventre grossissait, des semaines passaient et des mois, arriva l heure de l accouchement, mais aucun bébé ne vit le jour!! le temps continua a s ecouler par mois par annee par generation jusqu a l heure de sa mort. Ses proches, intrigués par cette grossesse etrange, deciderent de lui ouvrir le ventre pour connaitre la raison. Son ventre ouvert fit apparaître trois vieux nabots avec de tres longues barbes, tres polis et eduques, aucun d eux ne voulait sortir, le premier laissant l honneur a son frangin d etre l aîné.
    Toute ressemblance de la parturiente et ses nabots avec Tamazight et ses graphies ne peut relever que du hasard et servirait a decontracter notre atmosphere.

    séhab
    30 mars 2018 - 9 h 31 min

    référendum national et point barre!!!! que le peuple se prononce

    sur la question enseignement obligatoire ou pas!!

      Anonyme
      31 mars 2018 - 0 h 22 min

      Tu veux qu’on fasse le référendum pour savoir si le peuple acceptera d’enseigner sa propre langue à ses enfants? N’est ce pas?Tu dois savoir que la langue d’un peuple ne peut en aucun être soumise au référendum. C’est du jamais vu. Puisque tu cherches le vote.Tu dois savoir qu’on avait déjà voté pour le FIS, sorti victorieux des urnes, pour qu’ensuite ce dernier enfante le G.I.A et l’A.I.S deux branches armées, soutenus par Israël, les USA et les Européens.Elles avaient provoqué l’apocalypse dans notre pays durant une décennie, au nom de la religion qui prônait, dans la réalité, la tolérance et la fraternité.Ces criminels avaient commis le plus grand désastre humanitaire que l’Algérie n’avait jamais vécue depuis existence.Et ces crimes vont rester à jamais graver dans la mémoire des Algériens qui les ont subis.Pour toi, tu veux replonger le pays dans la violence au nom de la démocratie telle que tu l’as comprise pour attiser la violence.C’est ce genre de référendum que tu veux pour abuser de la naïveté du peuple comme l’avaient fait Ali Belhadj et Abass-El-Madani(qui se sont servis des sentiments religieux) pour accéder au pouvoir et pour replonger le pays dans les ténèbres, comme si les Algériens ne méritent pas mieux. Peut être(?) que c’est le terroriste Daech qui t’a mandaté de venir pour faire cette proposition de référendum?

        mouatène
        31 mars 2018 - 21 h 13 min

        de quoi as tu peur ? si c’est la langue du peuple comme tu dis, il l’adoptera et ce sera une bonne fois pour toute. tu viens de dévoiler à haute voix ce que beaucoup pensent très bas.

          Anonyme
          1 avril 2018 - 22 h 57 min

          Vas y la supprimer de la constitution comme langue nationale et officielle.Et puis on débattra. N’est ce pas?

    ZORO
    30 mars 2018 - 6 h 31 min

    El hachemi Assad l a dit et répété qu il n existe pas une seule langue berbere unifiee,mais 13 dialectes differents transcrits en carateres arabe ,tifinagh et latin.le sondage aura certainement pour but de definir le tyoe de dialecte qui interresserait les futurs apprenants en attendant a unifier ces dialectes que 2967 ans ont echouer a le faire.

      Anonyme
      30 mars 2018 - 8 h 48 min

      Ces 13 dialectes sont une richesse pour créer une langue la plus riche.Ne t’en fais pas. Tout est déjà fait depuis plusieurs décennies pour que cette langue soit étudiée comme langue parfaite avec sa grammaire et sa conjugaison, en plus unifiée pour qu’elle soit enseignée à tous ses enfants qui l’aiment ou qui la demandent.Ne te fais pas du mauvais sang pour cette langue, puisque il y a des hommes et des femmes qui acceptent de se sacrifier pour elle. Ya! « zéro » tu feras mieux de t’occuper de ce qui te concerne, pour laisser Tamazight à ceux qui l’aiment surtout que tu penses que cette langue n’est pas la tienne.

      Anonyme
      30 mars 2018 - 11 h 25 min

      @Pour Zéro : Voilà ce qu’a écrit Saïd Akl , immense poète arabe, orateur et linguiste :
      « J’ai enseigné l’arabe à l’école et à l’université pendant trente ans. Si je suis devenu un grand poète arabe, c’est pour pouvoir dire, justement, que la langue arabe est vouée à la mort. Les Arabes ne sont ni des poètes, ni des artistes. Il y a certes une centaine de vers écrits par des Arabes qui comptent parmi les plus beaux du monde, mais c’est tout… À l’âge de 17 ans déjà, j’avais traduit Le Lac de Lamartine en libanais et en caractères latins. Mais j’étais conscient à l’époque que je ne pouvais pas mener ma révolution linguistique et préconiser l’écriture de la langue libanaise en caractères latins au lieu de l’arabe, avant de devenir moi-même un grand écrivain de langue arabe et d’avoir la légitimité nécessaire pour exprimer librement mes idées ! Quand il a écrit La Comédie, Dante s’est heurté à l’incompréhension de ses contemporains qui lui reprochaient d’abandonner le latin pour écrire dans une langue populaire, « vulgaire » : le toscan. En imposant le toscan comme langue littéraire, Dante ne s’est pas trompé. Le problème du monde arabe, c’est qu’il existe un décalage entre la pensée et la langue qui, malheureusement, n’est plus adaptée. Or la langue est l’instrument de la pensée. Si cet instrument est désuet, il convient de le changer ! »

        ZORO
        31 mars 2018 - 9 h 38 min

        J espere pour toi anonyme que tu n atteindras pas le stade de demence de Akl qui a perdu son 3AKL en declarant qu il preferait se couper le bras que d etre arabe, lui le professeur et poete ARABE.

      MELLO
      30 mars 2018 - 14 h 49 min

      Non Zoro, tu n’as pas signé ton post.
      La société donc, mon cher, c’est le rebond de l’action humaine qui manigance à fond. Sans saloperie point de pouvoir et sans les cons pas de richesse ni de gloire…
      Enfin ce qui sépare l’ivraie du simple manant qui ne possède pour unique richesse que la parole dégourdie des gravats du snobisme élitiste et des modes imbéciles. Tout ce qui classe, tout cela est confisqué entre les doigts crochus de fâcheux plus ou moins déclarés mais toujours bien en vue. L’avant et l’après s’enchevêtrent.Combien savent-ils réellement qu’il n’est rien de nouveau? L’être et le néant s’engendrent et s’exaltent l’un par l’autre. Pourtant le partage pourrait anticiper et prévenir la catastrophe pour la retarder. Pourtant le facile et le difficile devraient se parfaire en se mêlant, en divisant la tâche entre tous les hommes.
      Ce qui nous agite aujourd’hui sera noyé par le retour à l’évidence! Le savoir se nourrit du doute, comme le doute se nourrit du savoir. Le savoir sans le doute n’est pas le savoir. Le doute que l’on cherche à exprimer n’est pas le doute. L’ignorant ne doute pas. Jamais!

    Tinhinane-DZ
    30 mars 2018 - 4 h 24 min

    la Honte !! C’est quoi ce sondage de la honte.

    Nos responsables veulent savoir si on veut devenir des êtres humains à part entière, ou on aimerait rester des b…. et des mendiants de l’identité des autres.
    Le pays est pleine perdition

    Anonyme
    30 mars 2018 - 4 h 05 min

    Fausse rumeur colportée par les islamistes qui veulent conserver leur mainmise sur le système éducatif …

    Awassif Ilelli
    29 mars 2018 - 23 h 45 min

    La constitutionnalisation de Tamazight n’est que poudre aux yeux. C’est dans le meilleur des cas une déclaration de bonne intention mais toujours démentie dans les faits. L’Algérie excelle dans son chauvin totalitarisme, épaulé par un machiavélisme, qui rendrait jaloux Machiavel en personne, qui s’exhibe dans le beau rôle d’un libéralisme de principe avec les avantages de la tyrannie idéologique: c’est le règne de l’absurde, de la confusion et de l’incohérence.

    Si les autorités algériennes n’avaient pas prévu de confirmation par voie référendaire et s’étaient limitées à la modification constitutionnelle (qui a inclus entre autres l’officialisation de tamazight) par voie parlementaire, c’est parce que celle-ci était considérée comme une entreprise très risquée, car le peuple algérien aurait exprimé d’une façon unanime son refus – voire le rejet – de cette langue officialisée, lui qui l’a sacrifiée sur l’autel de son islamisation et de sa purification.

    Pour les plus tolérants et les plus éclairés d’entre eux, qui, sans irritation et sans haine, ne vous laisseront pas discuter ou mettre en doute leur arabité et leur islamité, le Kabyle est libre de cultiver et vivre librement son «amazighité», aussi bien au plan linguistique qu’au niveau culturel. Comme ils le défendent d’ailleurs dans leurs rares publications, la langue amazighe devrait être librement enseignée dans les régions berbérophones, tout comme la culture amazighe devrait être sauvegardée dans ses territoires naturels d’implantation, mais le Kabyle ne devrait ni ne pourrait imposer à la majorité des Algériens arabophones et sa langue et sa culture et encore moins imposer sa « conception berbériste archaïque et anachronique de l’identité algérienne à la société dans son ensemble ».

    L’entêtement dans leur affirmation, aussi péremptoire dans la forme qu’approximative dans le fond, de l’algérianiaté de la Kabylie et de son indissociabilité de ce pays qui vit ses derniers soubresauts et qui n’a d’intransigeance et de volonté que l’arabo-islamisme, est plus accablant que le fait accompli et l’amère vérité que nous rappelle l’Algérie – à travers ses représentants – qu’elle est la négation de notre affirmation (ou l’inverse comme dirait le comique!).

    À bon entendeur salut!

    Amazighement vôtre
    Awassif Ilelli

    Bouzorane
    29 mars 2018 - 19 h 55 min

    Qu’est-ce qu’elle est belle notre écriture Tifinagh!!! (photo)
    Au diable ceux qui veulent nous imposer le latin, en faisant croire à une confrontation entre l’arabe et le latin.
    Non, personne ne revendique le caractère arabe.
    C’est une confrontation entre le Tifinagh et le latin.
    LE TIFINAGH S’IMPOSERA EN ALGERIE TOUT COMME S’IMPOSERA L’ALGERIE DANS LE MONDE

      Anonyme
      30 mars 2018 - 8 h 33 min

      Vas y faire des recherches en Tifinagh immédiatement pour pouvoir enseigner cette langue…On dit et on redit que ce qui est fait comme étude sérieuse sur cette langue depuis plusieurs décennies est faite en latin, d’ou la nécessité alors de l’enseigner(de moins provisoirement) en latin, pour quelques années quitte pour quelques décennies, en attendant que l’académie nommée actuellement soit en mesure de mettre en place tout ce qui est nécessaire à l’enseignement de cette langue en Tifinagh. Je serai pour que l’alphabet latin ne devrait pas être que provisoire sauf en cas d’impossibilité(que seuls les linguistes convaincus qui peuvent se prononcer) .Quant à la généralisation de cette langue à des régions arabophones trop marquées par la culture arabo-islamique, moi je dirai qu’il ne faut pas la généraliser de même que l’arabe aussi qui doit être elle aussi enseignées que dans des régions arabophones, pour laisser le choix au peuple d’enseigner chacun la langue de son choix à ses enfants, parmi ces deux langues.Mais en même temps il faut encourager l’enseignement des langues étrangères pour l’enseignement des sciences et de la technologie… ça sera comme ça qu’on donnera une réponse à certains fanatiques de l’arabo-islamique de garder l’arabe pour eux mais sans devoir l’imposer à d’autres.Et c’est leur droit de choisir cette langue (d’origine syriaque) puisque ils disent que c’est la langue du coran, c’est pourquoi certains fanatiques de l’arabo-islamique trouvent la raison pour l’imposer et pour ensuite rejeter tamazight.

    Fafa
    29 mars 2018 - 19 h 02 min

    Rien que pour ça la ministre doit jeter l’éponge la question ne doit meme étre posé, cela donne l’image d’un ministre faible. La constitution a tranché sur la question.

    Anonyme
    29 mars 2018 - 18 h 41 min

    Pourquoi ils ont fait une consultation national par référendum pour imposer l’arabe langue nationale et l’islam religion d’Etat ?

    co5
    29 mars 2018 - 18 h 40 min

    « Le ministre de l’Éducation nationale s’apprête à lancer » faux , la ministre dément « l’intox » des acolytes des partis rétrogrades.

    Anonyme
    29 mars 2018 - 18 h 37 min

    Demander leur aussi s’ils veulent l’application de la Charia pure et dure , ils voteront oui à 100 %. L’islamisme ne rigole pas à l’école il travaille en permanence son projet apocalyptique islamique.

    Anonyme
    29 mars 2018 - 18 h 31 min

    C’est se tirer une balle dans le pied ce sondage, même les berbérophones abruti par l’islam qui les a coulé dans son moule rigide et stérile voteront contre.

    Algérienne-DZ
    29 mars 2018 - 16 h 59 min

    Je crois que vous cherchez l’explosion de l’Algérie. Les élèves, des mineurs, vont décider de l’identité de l’Algérie.
    Demain, ils vous diront : Ce n »est pas l’APN qui a décidé mais les mineurs!!

    Numidia-DZ
    29 mars 2018 - 16 h 51 min

    Avec ce sondage, vous risquez de donner de l’Ampleur au MAKKK.

    Vous comparez le sondage de la date du BAC à une question d’une importance géo-politique et stratégique.
    Pour vous, la date du bac et la question identitaire doivent être traitées de la même manière

    Quelle erreur!!

    DYHIA-DZ
    29 mars 2018 - 16 h 19 min

    Vous nagez dans le sable mouvant des barbus.

    Imaginez que la Kabylie et les autres régions berbérophones vous disent ceci:
    Faites un sondage dans toutes les régions berbérophones pour voir si on veut étudier l’arabe.

    DZDZ
    29 mars 2018 - 16 h 16 min

    Avec ce sondage, vous donnez l’occasion aux islamistes très présents dans les écoles de manipuler les élèves.

    Kahina-DZ
    29 mars 2018 - 16 h 14 min

    Que vous êtes bizarres !!

    Vous demandez aux gens s’ils veulent retrouver leur identité ???

    Demandez leurs aussi si ils sont contents de ces migrants narco-trafiquants qui squattent nos villes.
    Demandez leur aussi si ils ont l’intention de devenir Harragas

    Anonyme
    29 mars 2018 - 16 h 03 min

    imager dans la sociolgie de l’algérie il y a plus de 180 langue lahja des divers tribus, Petites grandes et moyennes, et chaque tribus veut que lahja soit reconnu c’est la guerre, je trouve que vous jouer trop la.

      Kahina-DZ
      29 mars 2018 - 16 h 42 min

      Avant de parler, il faut s’informer.

      Ça existe dans plusieurs pays qui se respectent:
      exemple: la Russie, l’inde, le Chine…etc

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