Raffinage du brut algérien à l’étranger : «Nous avons obtenu l’autorisation»

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Le ministre de l'Energie Mustapha Guitouni et le PDG de Sonatrach Abdelmoumen Ould Kaddour. New Press

Le président-directeur général de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a affirmé mardi à Oran que le groupe pétrolier a obtenu l’autorisation des autorités pour raffiner le brut algérien à l’étranger, rapporte l’agence de presse officielle APS.

«On a pu obtenir les autorisations auprès des autorités pour pouvoir raffiner notre brut à l’étranger», a déclaré M. Ould Kaddour à la presse, à l’issue de la signature de trois accords de partenariat et d’investissement avec le groupe pétrolier italien ENI, et ce, en marge des 11es JST.

Le responsable de Sonatrach a jugé «inconcevable» d’importer les produits raffinés alors que l’Algérie est un pays producteur de brut, faisant savoir que cette action de raffiner notre brut à l’étranger est une étape qui n’est pas définitive et qu’elle permettra d’alléger la facture d’importation de produits raffinés, qui est de l’ordre de 2 milliards de dollars par an. «Nous envisageons d’autres étapes pour trouver des solutions comme le développement du projet de la raffinerie de Hassi Messaoud et l’achat d’une raffinerie à l’étranger», a-t-il ajouté.

Ould Kaddour a noté que Sonatrach veille à l’optimisation de la rentabilité de ses avoirs au profit de l’économie nationale : «Nous voulons faire de Sonatrach une véritable entreprise publique économique, à travers la suppression de toutes formes de bureaucratie entravant l’investissement qui garantit l’accroissement de la rentabilité et permettre à l’Etat de développer d’autres activités.»

Le PDG de Sonatrach a assuré également que les ressources en hydrocarbures en Algérie sont «très importantes» et que les informations faisant état de leur insuffisance par rapport aux engagements des investissements de Sonatrach «sont complètement fausses».

R. E.

Comment (3)

    Anonyme
    17 avril 2018 - 14 h 26 min

    Et la grande mosquée qu’est ce qu’elle raffine ? Le produit brut de nos oulémas ?

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    3
    Anonyme
    17 avril 2018 - 14 h 01 min

    ce n est qu aujourd’hui qu ils pensent au raffinage ? et svp a l étranger ! messieurs commander c est prévoir ! et comme ils n ont pas de penseur ni planificateur engages envers le pays , eux ils ont profite de la rente petroliere et temps pis pour el bled ! des pays comme le vietnam qu on a aide pour leur indépendance , exporte plus de 70 milliards de dollars hors hydrocarbure ! le FLN et le RND ont sabote l économie nationale ! ils méritent tous d êtres fusilles pour haute trahison envers le peuple algerien !

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    Felfel Har
    17 avril 2018 - 12 h 54 min

    Attention, l’excès « d’intelligence » peut nuire, voire même tuer; vous êtes priés de ne pas dépasser la dose prescrite, SVP! Pouvez-vous nous expliquer au nom je ne sais quelle logique économique, on exporte du brut (zaama pour le raffiner dans une de « nos » raffineries à l’étranger) pour importer des carburants, alors que 5 raffineries attendent d’être réalisées en Algérie. On va se payer une vieille raffinerie en devises, préserver l’emploi dans le pays ciblé, payer des impôts locaux au nez et à barbe de notre pays. Quelle foutaise! C’est comme dans l’industrie mécanique: on a cassé des complexes industriels intégrés comme celui de Oued Hamimine (moteurs- tracteurs), celui d’Ain-Smara (matériel de TP), de Rouiba (véhicules industriels), de Bel-Abbès (machinisme agricole), on a enterré le projet de Tiaret (véhicules particuliers) pour faire place à l’importation de voitures en SKD ou CKD. Si on avait gardé la base de la filière mécanique intacte, elle nous aurait permis d’atteindre aujourd’hui un taux d’intégration appréciable. Hélas, les réformateurs sont passés par là et ils ont tout laminé au nom du « réalisme/libéralisme » économique, crédo du FMI. Aujourd’hui, « bis repetita », on permet à d’illustres charlatans de la chose économique de prendre des décisions incongrues qui ont la particularité d’engager l’avenir du pays dans la mauvaise direction. Investissons chez nous, créons des emplois chez nous, produisons chez nous, payons des impôts chez nous, consommons des produits « Made in bladi »! Est-ce si impossible?

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