Contre l’idéologie harkie – Dirigeants de l’Etat et guerre de libération nationale algérienne (6)

Chefs d'Etat et guerre de libération
Le défunt président Mohamed Boudiaf. D. R.

Par Kaddour Naïmi – Dans les parties 3 et 4(1) furent examinées les attitudes des dirigeants (et des peuples) successivement chinois et vietnamiens concernant leurs respectives guerres de libération nationale. Ces deux exemples permettent d’éclairer la question : est-ce que les dirigeants algériens, et cela depuis l’indépendance, honorent convenablement et maintiennent correctement vive la mémoire de la guerre de libération nationale algérienne ? Précisons qu’ici, l’examen ne consiste pas uniquement à savoir comment, ce que tout le monde constate, mais surtout et principalement le pourquoi de l’attitude des dirigeants algériens. Alors, les incompréhensions et les étonnements laisseront place à l’explication rationnelle.

Une première constatation s’impose. Chez les Chinois et les Vietnamiens, la guerre de libération nationale s’est caractérisée par une cohésion quasi-totale (parmi les résistants), tant sur le plan idéologique, politique que militaire. Certes, hors des rangs du parti communiste dirigeant la lutte, les dissidents durent soit s’y rallier, soit être neutralisés sinon assassinés : principalement, les trotskystes et les anarchistes(2). Pour le reste, le parti maintint l’hégémonie sur le peuple durant toute la période de la guerre, et la conserva de manière continue après l’indépendance. Ainsi, les respectifs «pères» de l’indépendance, Mao Tsé Toung et Ho Chi Minh, dirigèrent chacun son pays, entouré par un groupe cohérent et uni, toutefois, relativement en ce qui concerne la Chine. Dans ce dernier cas, des conflits de leadership surgirent et furent réglés de manière totalitaire, au profit de Mao Tsé Toung.

En Algérie, tout au contraire, déjà durant la guerre de libération nationale, les représentants les plus authentiques de la lutte furent… assassinés. D’une part, il y eut des morts mystérieuses. Larbi Ben M’hidi fut «découvert par hasard» par l’armée coloniale, qui le «suicida» ; il s’était distingué par la promotion de la Charte démocratique de la Soummam. Le colonel Amirouche trouva la mort dans une embuscade, là, aussi, apparemment due au hasard ; il se rendait en Tunisie pour régler certains problèmes avec le groupe dirigeant qui se trouvait là-bas. Le colonel Lotfi, à son tour, tomba dans une embuscade de la même manière ; il avait exprimé des inquiétudes sur l’intégrité politique de certains dirigeants de la guerre, en parlant de «mentalité fasciste»(3). Abane Ramdane, lui, fut carrément assassiné par ses «frères» de combat, et même son corps fut occulté ; avec Ben M’hidi, il avait promu la Charte démocratique de la Soummam.

Puis, une fois l’indépendance acquise, au prix des luttes et des sacrifices des combattants et combattantes de l’intérieur (notons-le !) des frontières, c’est une armée formée à l’extérieur des frontières qui envahit l’Algérie, massacra les combattants de l’intérieur qui s’opposaient à son coup d’Etat et s’empara du pouvoir d’Etat.

L’Algérie se trouva aux mains d’un groupe (dit d’Oujda) doublement illégitime. D’une part, il n’avait pas combattu à l’intérieur du pays, mais s’était limité à constituer, à la frontière ouest de l’Algérie, une armée bien dotée matériellement et hiérarchiquement soumise à son chef, le colonel Boumediene. D’autre part, ce même groupe, après l’indépendance, s’empara du pouvoir par les armes en massacrant les combattants de l’intérieur qui s’y opposaient au nom de l’authentique légitimité démocratique de la guerre de libération nationale. Ceci est histoire véridique et non allégations gratuites.

Ajoutons ces autres faits. Afin de conquérir et consolider leur pouvoir, les dirigeants usurpateurs ont eu recours aux Algériens qui étaient officiers de l’armée coloniale. Cet acte fut contesté par le plus jeune colonel, combattant de l’intérieur de l’armée de libération nationale. Il fut condamné par une cour militaire et fusillé. Il s’appelait Mohamed Chaâbani, âgé d’à peine 30 ans(4). Quant au plus jeune ministre des Affaires étrangères de l’Algérie indépendante, Mohamed Khemisti, il contesta l’autoritarisme du premier chef de l’Etat, Ben Bella ; il fut assassiné par un «inconnu»(5). D’autres assassinats de dirigeants de la guerre de libération suivirent : Mohamed Khider, Krim Belkacem, sans parler des arrestations avec menace d’être assassiné en prison : Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf (qui finit par être tué publiquement). Tous avaient un point commun : défendre une légitimité démocratique, en faveur du peuple.

Dès lors, peut-on s’attendre, de la part de ce genre de détenteurs de l’Etat, à les voir honorer convenablement et maintenir correctement la mémoire de la guerre de libération nationale ?… Afin de s’emparer du pouvoir et en tirer les privilèges, ces gens avaient versé trop de sang de patriotes authentiques, fidèles au peuple. On a même découvert ce forfait : le colonel Boumediene, une fois devenu chef de l’Etat, encore une fois par un coup militaire, cacha le cadavre du colonel Amirouche dans les locaux d’une gendarmerie ! Comme, auparavant, les chefs de Boumediene avaient fait disparaître le cadavre d’Abane Ramdane !(6)

Les «mystères» persistent jusqu’à aujourd’hui. Actuellement, le plus «curieux» concerne Ould Abbès, le secrétaire général du parti FLN, l’un des partis principaux soutenant le chef de l’Etat. Ce personnage est incapable de fournir les preuves de ce qu’il a déclaré publiquement : avoir été condamné à mort par l’administration coloniale durant la guerre de libération nationale. Enfin, concernant le chef de l’Etat actuel, il a été écrit quel fut son rôle d’intermédiaire entre le colonel Boumediene et les deux dirigeants de la guerre de libération nationale, Ben Bella et Boudiaf, comment le second rejeta avec indignation la proposition de s’emparer du pouvoir par un coup d’Etat, tandis que le premier s’engagea dans le complot et devint le premier chef d’Etat de l’Algérie indépendante, sous la houlette du colonel Boumediene.

Encore une fois, dans ces conditions, de tels détenteurs de l’Etat peuvent-ils honorer convenablement et maintenir vive la mémoire de la guerre de libération nationale ?… En effet, établir partout en Algérie des monuments et des musées, organiser des visites régulières de toutes les catégories de citoyens, produire des documentaires, des films et des téléfilms relatant correctement cette épopée(7), tout cela, les dirigeants d’après l’indépendance algérienne peuvent-ils le réaliser sans dénoncer leur propre illégitimité ?… Par conséquent, n’est-ce pas là que réside la cause principale et fondamentale qui explique l’occultation et l’indigne traitement dont est victime l’épopée libératrice nationale algérienne ?

En 2012, j’ai regardé à la télévision nationale l’opérette théâtrale censée rendre hommage au cinquantenaire de l’indépendance, en glorifiant la guerre qui l’a permise. L’actuel chef de l’Etat y assistait. Moi, je fus soulevé… d’indignation ! Je voyais une ridicule et stupide opérette, genre «Folies bergères» parisiennes, mise en scène par un larbin venu du Moyen-Orient, sans doute grassement payé avec la rente pétrolière. Ma mère et ma sœur, effarées, s’exclamèrent : «Mais qu’est-ce que c’est ça ?!» Une immonde caricature ! Un outrageant mépris ! Une infâme insulte à celles et ceux qui ont donné leur vie durant cette guerre libératrice !

En 2015, j’ai visité le «Musée du Moudjahid» à Oran. Un espace créé et géré, non par l’Etat, mais par des volontaires, ex-combattants de la guerre de libération nationale. Ce simple et modeste lieu est absolument à visiter. Alors, on se rend compte de ce que fut la guerre de libération nationale : un élan extraordinaire de toutes les catégories du peuple algérien, jeunes et vieux, hommes et femmes, contre un système colonial absolument et ignoblement criminel. Cet espace de mémoire est, indirectement, la dénonciation la plus criante contre l’attitude des détenteurs de l’Etat algérien, en ce qui concerne ce que fut cette guerre patriotique et démocratique.

Certes, les dirigeants étatiques algériens ont donné des noms de combattants et combattantes à des lieux et édifices publics, et ils ont édifié un très haut monument dans la capitale. Est-ce suffisant pour honorer et entretenir vive la mémoire de la vérité historique ?

Heureusement, notamment depuis la fin du règne du colonel Boumediene, des écrits et des témoignages paraissent, fournissant les vérités sur la guerre de libération nationale(8). Bien que le nombre de ces témoignages est insuffisant, il montre combien cette lutte armée populaire fut victime de trahisons et d’impostures, et combien celles-ci expliquent le comportement négatif des détenteurs de l’Etat algérien, et cela depuis l’indépendance.

Faut-il, dès lors, s’étonner de l’incapacité des usurpateurs à édifier une société à la mesure des espérances des combattants et combattantes de la guerre de libération nationale ? Ces usurpateurs, trop occupés à se constituer et à se consolider comme caste dominatrice-exploiteuse, ne pouvaient pas faire appel aux authentiques patriotes (qu’ils neutralisaient d’une manière ou d’une autre), mais uniquement à ceux qui répondaient à leur intérêt oligarchique, parce que leur Dieu véritable est l’occupation de postes administratifs, pourvoyeurs d’enrichissement matériel(9).

Voilà pourquoi, s’il est juste de se scandaliser et dénoncer le méfait, il n’y a pas à s’étonner de voir, par exemple, nommé, précédemment, un Yasmina Khadra comme directeur de l’officiel Centre culturel algérien de Paris, et, aujourd’hui, un Slimane Benaïssa comme commissaire d’un Festival international de théâtre à Béjaïa(10). Les respectifs ministres de la «Culture» qui ont pris ces décisions ont été, à leur tour, choisis par le chef de l’Etat, dont le parcours politique est connu par ceux qui honorent la vérité historique. C’est que, dès l’indépendance, ceux qui s’emparèrent de l’Etat transformèrent toutes les personnes disponibles en béni-oui-oui, en nouveaux aghas, bachaghas, caïds et harkis, au service du nouveau régime. Moyen classique : l’argent corrupteur, à travers l’octroi de postes de «responsabilité». On permit aux uns de s’emparer des biens «vacants», abandonnés par les coloniaux, transformant ainsi leur militance pour l’indépendance en vil affairisme. A d’autres, on offrit des strapontins dans le système étatique, en échange d’un «soutien critique». Ainsi, grâce à cette base sociale corrompue ou opportuniste, les détenteurs illégitimes du pouvoir parvinrent à le rendre légitime et même «révolutionnaire». Toute résistance fut jugulée par la neutralisation administrative, sinon par la violence.

A présent, il reste aux authentiques défenseurs du peuple d’Algérie à poursuivre l’œuvre de clarification historique, afin que la guerre de libération algérienne soit connue par les générations actuelles et futures pour ce qu’elle fut : malgré ses carences, un extraordinaire élan libérateur du peuple contre un système colonial absolument ignoble(11). Aussi, la meilleure manière d’honorer celles et ceux à qui est redevable cette indépendance est de faire connaître leur épopée, sans occulter ses carences (qui doivent servir de leçons), afin de maintenir vive la mémoire de l’énorme prix qu’a coûté la libération par rapport au «civilisé» criminel impérialisme français.

Ceux qui affirment, qu’ils soient français(12), algériens ou d’origine algérienne, que «malgré tout», le colonialisme a eu ses «bons aspects», qu’évoquent-ils ?… L’instruction ?… La majorité du peuple fut tenu dans l’analphabétisme. Les trains, hôpitaux, barrages, entreprises, agriculture, etc. ? Ils furent créés dans l’unique but de servir l’oligarchie coloniale. La démocratie ?… Elle profitait uniquement à la population coloniale, et les autochtones qui voulaient en profiter finissaient en prison ou assassinés. L’égalité ?… Les indigènes furent toujours réduits à des citoyens de seconde zone. La liberté ?… Uniquement celle des coloniaux pour faire «suer le burnous» des autochtones. Si des Algériens ont pris quelque chose d’utile, ce n’est pas du colonialisme, mais de la tradition anticoloniale française : droits universels humains et du citoyen-ne, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes(13).

Concernant les auteurs harkis, algériens ou d’origine, qui affirment leur «nostalgie» pour une certaine France, voilà ce qu’il convient de savoir : «Je mets en cause le pouvoir politique français en prouvant que 56 dirigeants parmi les principaux ont soit protégé soit soutenu des groupes terroristes des années 1990 à ce jour ; et, d’autre part, je montre comment la plupart de ces médias ont trompé l’opinion publique en se contentant de reproduire les communiqués officiels du pouvoir sans même chercher à vérifier les faits. Ce ne sont plus des journalistes, mais des chargés de communication de l’Elysée-Matignon. Ils ont la vérité sous les yeux, mais se refusent à la voir, car ils sont, volontairement ou non, impliqués dans le mensonge d’Etat. Le rôle des journalistes est de rapporter la vérité vraie, les faits que je dénonce sur les amitiés franco-terroristes, et non de broder un roman en fonction de leurs préjugés ou des communiqués d’un pouvoir politique, quel qu’il soit.»(14)

Seulement, en étant pleinement conscientes de l’ensemble de ces vérités historiques, occultées par les néocolonialistes étrangers et leurs harkis indigènes, les générations algériennes actuelles et futures sauront comment affronter les défis qui se présentent et se présenteront à elles. Voilà pourquoi la guerre patriotique passée doit revenir à l’ordre du jour, être finalement connue pleinement, dans tous ses aspects. Mais, cette fois-ci, il est indispensable de dévoiler et mettre en évidence sa plus grave carence : avoir permis la création d’une caste de privilégiés, parvenue au pouvoir par l’assassinat des représentants authentiques de la guerre de libération nationale, et par le soutien des nouveaux harkis qu’elle s’est fabriqués. Seulement, alors, les générations actuelles et futures, en découvrant ce que fut réellement la guerre de libération nationale, sauront y puiser les leçons nécessaires et l’indispensable résolution pour affronter le présent. Il se manifeste sous forme de guerre nouvelle : la lutte contre l’actuel impérialisme-néo-colonialisme-sionisme. L’histoire enseigne : seulement en ayant la correcte conscience de ces menaces, le peuple algérien réalisera finalement l’idéal désiré : édifier une société réellement démocratique, libre et solidaire.

K. N.
[email protected]
(Suivra)

(1) https://www.algeriepatriotique.com/2018/04/18/contre-lideologie-harkie-pour-la-culture-libre-et-solidaire/ et https://www.algeriepatriotique.com/2018/04/24/guerres-liberation-nationale-vietnamienne/

(2) Pour la Chine http://www.persee.fr/doc/perch_1021-9013_1993_num_16_1_1674 et https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Anarchisme_en_Chine ; pour le Vietnam, https://www.revue-ballast.fr/ngo-van-eloge/

(3) Témoignage de son épouse ici : https://www.lesoirdalgerie.com/entretien/le-colonel-lotfi-etait-peine-de-voir-la-direction-que-prenait-la-revolution-2963

(4) Voir Colonel Chaâbani, rendez-vous avec la mort, de Kamal Chehrit, Alger-livres éditions 2016, 132 pages. Compte-rendu ici : https://www.liberte-algerie.com/culture/colonel-chaabani-rendez-vous-avec-la-mort-261173

(5) Voir note 3

(6) A ma connaissance, seul la CIA et ses harkis boliviens ont agi de la même manière : une fois qu’ils avaient assassiné le guérillero Che Guevara, ils firent disparaître son cadavre, par crainte de le voir honoré par des patriotes anti-impérialistes

(7) Voir note 4. L’ex-épouse du colonel Lotfi, à propos d’un film sur lui, réalisé par le cinéaste Ahmed Rachedi, mandarin du régime, lui reprocha son imposture vis-à-vis de la réalité historique. Contre ce même personnage, une autre combattante de la guerre de libération, Djamila Bouhired, dénonça son comportement mystificateur, concernant un autre film sur la vie de cette résistante. Voir http://www.lematindz.net/news/24706-salut-respect-et-merci-soeur-djamila-bouhired.html

(8) Par exemple, Dossier : Abdelhafid Yaha, un homme vrai in http://www.lematindalgerie.com/verites-sur-la-guerre-de-liberation-nationale-i

(9) J’ai présenté cette analyse déjà en 1973. Voir Annexe 23, Livre 5 Ethique et esthétique au théâtre et alentours, disponible ici : http://www.kadour-naimi.com/f-ecrits_theatre.html

(10) https://www.algeriepatriotique.com/2018/03/31/reponse-questions-professeur-merdaci-fonctionnariat/ et A. Merdaci, in https://www.algeriepatriotique.com/2018/03/31/non-letat-pouvoir-ne-peuvent-etre-dedouanes/

(11) https://www.revue-ballast.fr/tuer-pour-civiliser-au-coeur-du-colonialisme/

(12)Voir note précédente

(13) «En Syrie, Monsieur le Président, les bombes de vos ‘‘frappes’’ ont surtout ciblé nos valeurs et ceux qui les partagent. Personnellement, j’ai honte chaque fois que je rencontre tous les Syriens et notamment les Chrétiens vivant sur place, au Liban ou en Europe, qui me disent leur incompréhension, m’interpellant sur l’aveuglement de notre politique étrangère. Eux savent que les rebelles armés dits ‘‘modérés’’, ‘‘laïcs’’, sinon ‘‘démocratiques’’, sont une parfaite imposture, fruits d’une propagande relayée par des grands médias occidentaux dont on ne comprend pas non plus la partialité et le manque de professionnalisme.» Richard Labévière, rédacteur en chef, 23 avril 2018, http://prochetmoyen-orient.ch/monsieur-le-president/

(14) Jean-Loup Izambert, journaliste d’investigation indépendant : «Il faut briser le mur du silence imposé par les puissances occidentales», inhttps://reseauinternational.net/syrie-jean-loup-izambert-il-faut-briser-le-mur-du-silence-impose-par-les-puissances-occidentales/

Comment (11)

    BEKADDOUR MOHAMMED
    1 mai 2018 - 10 h 27 min

    Ya Si Kaddour Naimi : Je ne suis pas arrivé à lire sereinement ton article surtout tes interrogations sur le mystère, (Tu écris « comme par hasard »), qui nous éprouve. Intuitivement : Notre actuel territoire national a eu une histoire turbulente, de je ne sais combien d’invasions qui chacune y a laissé sa graine, « Nous » sommes une synthèse de la complexité humaine, si bien que si El Jazaïr s’en sort toute l’humanité, tout les Non Algériens s’en sortiront dans sa foulée, quel défi grandiose ! Il faut que toutes les graines semées par L’Histoire donnent chacune sa bonne mesure, dans une convivialité qui sera Le Jardin de l’humanité, car, à bien considérer ne seraient-ce que toutes les apparences physiques qui bigarrent ce territoire, nous sommes bel et bien un ensemble qui résume l’humanité, « ON » attend de nous d’être des… Sauveurs ! Ce qui nous empêche est exactement ce qui empêche tous les Non Algériens, parmi lesquels La France qui a « beau » jeu, elle nous doit, elle doit à toute l’humanité de commencer par être humble, sans quoi elle coulera avant nous Les Algériens, ses victimes et contradicteurs dans le cadre du combat du vrai contre le faux. Nous planchons sur un même problème, de façon différente, mais c’est le même problème : En vérité le problème de l’humanité avec elle même ! El Jazaïr est un mystère..

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    lhadi
    30 avril 2018 - 20 h 09 min

    Après les périodes de turbulence de notre histoire et de notre vie commune, il est nécessaire de remettre à l’honneur les valeurs algériennes tombées en désuétude non pour sublimer un passé nostalgique mais pour promouvoir les valeurs de progrès avec comme objectif la perspective d’un avenir promoteur, porteur et radieux.

    Pour édifier une société réellement démocratique, libre et solidaire, il importe d’inculquer les valeurs propres qui donnent vigueur à la conscience du citoyen algérien ; des valeurs comme l’intégrité morale dont la perte entraîne tous les maux que nous déplorons à travers la corruption, la trahison, la concussion, l’immoralité, le pillage.

    Acquérir des valeurs nouvelles, porteuses de progrès est une tâche essentielle. Ainsi, on peut se donner comme défi, réconcilier la science et la conscience en l’homme algérien.

    La connaissance et le choix structurent la morale républicaine. D’où l’impérieuse nécessité de façonner un archétype de citoyen démocrate ayant une maîtrise parfaite de l’exercice du choix compte tenu de sa connaissance.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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    Anonyme
    30 avril 2018 - 19 h 52 min

    @ Monsieur Naïmi
    Reprenez toutes vos contributions et celles du Pr Merdaci parues sur ce site et vous verrez que les premiers à réagir sont Awrassi et les Anonymes qui se répondent et qui écrivent sur le même régistre. Si AP fait des vérifications avec le disqus, il identifierait la même cellule de la même agence de désinformation qui sévit dès qu’il s’agit de faire diversion sur les agents vendus à la France comme Sansal; Khadra; Benaïssa.

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    Anonyme
    30 avril 2018 - 17 h 28 min

    Ya si Kadour tout ce que tu as écris sur ces pseudo combatants des frontières extra-muros est vérité non discutables et je témoigne. Ils sont rentrer comme si s étaient eux qui ont tout faitpour faire sortir les froggy. Merci pour ce papier..à quand les archives pour cette fois connaître qui est qui…

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    Anonyme
    30 avril 2018 - 17 h 07 min

    Le baath fln est tout sauf algerien. Dès sa prise de pouvoir par la force et la tuerie continue. De 63 en Kabylie un massacre d’Etat a eu lieu, puis la descente en enfer. L’Oas a de quoi rougir quand au crime crapuleux des dignitaires du régime criminel.
    Il n y a ni « liberation » ni « Etat ».

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      Anonyme
      30 avril 2018 - 19 h 47 min

      La seule victoire majeure du FLN sur le plan international c’est bel et bien sa participation aux non allignés aux côtés de Tito, Neheru, Naser ….. c’est tout simplement grâce à Ben Bella et Abd el Naser Djmal.
      Les combattants de l’interieur avaient tout simplement perdu la guerre et ceux de l’extérieur beaucoup plus nombreux, ont été neutralisés et tenus hors d’Algérie par les lignes Chales et Maurice.  » neutralisés par l’éloignement » ce n’est pas un général de l’armés coloniale qui l’a dit mais le président du GPRA Ferhat Abbas.

      J’adore discutailler avec une certaines catégorie de « grands révolutionnaires » qui parlent matin et soir des victoires de « Amiroch » ! quand tu leur dis que ce mec était un sanguinaire dont on ne doit même pas prononcer le nom vu l’hécatombe qu’il avait fait tombes en Kabylie en exterminant tout ceux qui savaient lire correctement, ils te parlent de patriotisme et de la mitraillette.

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    Anonyme
    30 avril 2018 - 16 h 22 min

    Vous oubliez Mustapha Benboulaïd qui s’évada de la prison de la Casbah de Constantine, suivant un scénario digne d’Alcatraz. Il put regagner son fief de la wilaya 1, reprit son commandement et récupéra un poste radio parachuté au bon moment et au bon endroit, bien emballé (sinon il aurait atterri en mille morceaux) et garnie d’une pile en très bon état de marche. Elle était de marque « WONDER » qui prit depuis son slogan « Ne s’use que si l’on s’en sert ». Comme tout chef qui se respecte, l’honneur de le mettre en marche revint naturellement à Benboulaïd. Ceux qui s’évadèrent avec lui se tenaient prudemment à distance et furent épargnés par l’explosion du poste entre les mains de ce chef historique.

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    awrassi
    30 avril 2018 - 16 h 15 min

    « Certes, hors des rangs du parti communiste dirigeant la lutte, les dissidents durent soit s’y rallier, soit être neutralisés sinon assassinés : principalement, les trotskystes et les anarchistes(2). » Cette affirmation est tellement vraie que la Révolution espagnole a précisément échoué à cause de ces deux groupes de pseudo-dissidents ou résistants.
    En Algérie, c’est, selon moi, le courant « arabo-islamiste » qui est sorti vainqueur de sa confrontation d’avec les socialo-communistes, à majorité Kabyles. Les Chaouis étant politiquement incohérents et inexpressifs, comme nous le sommes aujourd’hui (malheureusement) !

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    Anonyme
    30 avril 2018 - 15 h 25 min

    Non mec ! la faillite c’est bel et bien celle du FLN et authentique ! de 1954 à nos jours d’abord sanguinaire ensuite sous traitant de De Gaule et quand il n y a personne à assassiner ailleurs les règlements de compte se déchainent hier pendant la guerre et après la guerre et d’après ses sbires ils s’apprêterait à rester au pouvoir pendant je cite  » un siècle encore ».

    Les harkis ? on ne peut les rendre responsables de tout s’ils avaient un gramme de pouvoir, pourquoi ils permettraient l’existence d’un ministère des voraces qui s’appelle  » des moudjahidine » et qui rafle le troisième budget de l’état sans produire une carotte en retour ? Pourquoi des vieux harkis sont-ils encore interdit de séjour sur la terre qui les avait vu naître ? Pourquoi, ils permettraient à un parti qui était un ennemi pour eux et qu’ils avaient vaincu militairement de squatter le pouvoir seul et ce depuis 1962.

    La Faillite est FLNesque pure et net cette organisation sera arrachée jusqu’à la racine à la moindre occasion et ça sera le peuple algérien qui le fera, ce n’est pas une entité réformable mais un totalitarisme qui le jour venu ira rejoindre la poubelle de l’histoire.

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      Anonyme
      30 avril 2018 - 19 h 46 min

      Tu n’as pas honte de t’adresser ainsi à l’auteur de cette contribution? Tu es ce que tes maîtres désignent par « cellules dormantes » qu’ils réactivent au moment qu’ils choisissent. Tu ressembles à un fils de harki recruté, formé et entraîné pour apporter l’eau au moulin des nostalgiques de la l’Algérie française. Tes prédécesseurs ont déjà servi avec les résidus des Pieds-noirs au sein des commandos Delta; lors du match entre les Bleus et les Verts, ceux qui sifflèrent la Marseillaise étaient des fils de harkis notoirement connus; ceux qui envahirent le terrain étaient tes semblables dont la mission était de casser une bonne fois pour toutes le lien ténu qui commençait à se renforcer avec le Black-Blanc-Beur; puis pendant la décennie noire pour assassiner l’élite de ce pays à qui la France continue à faire du mal; les moines assassinés par les terroristes qui négociaient avec l’ambassade de France. Merah; Nemmouche; les assassins de l’abbé; de la vieille juive….Tes clichés sur le FLN sont les mêmes que ceux distillés par les médias français avant le 5 octobre 1988. Alors dégage et tais-toi, chien de vendu.

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        Anonyme
        1 mai 2018 - 4 h 40 min

        J’ai lu avec beaucoup d’attention la réaction si on peut la nommer ainsi en dehors des habituels propos de ceux qui ont transformé l’Algérie en vache à lait mais toujours prêts à prendre la valise pour aller ne serait ce que passer quelques jours en France et tenter de s’y installer pour ne plus vivre sous le régime du FLN, il n y a rien à se mettre sous la dent si ce n’est  » fils de harkis » « chien » …..rien ! c’est le désert.
        Est ce que ça mérite une réponse …….

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