La loi de la jungle

Occident droit d'ingérence
Le droit d’ingérence théorisé à la fin des années 1980 par Bernard Kouchner. D. R.

Par Sadek Sahraoui Les Occidentaux ont trouvé un nouveau moyen de détruire des pays ou de s’ingérer dans leurs affaires, sans pour autant donner l’impression de faire dans le gangstérisme international ou de violer le droit international. Pour cela, ils n’ont eu qu’à opposer la notion de légalité internationale et celle de légitimité. Et c’est précisément au nom de cette pseudo-légitimité internationale qu’ils ont récemment bombardé la Syrie.

Et c’est probablement au nom de cette même légitimité, qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler le concept de droit d’ingérence théorisé à la fin des années 1980 par le professeur de droit, Mario Bettati, et l’homme politique français, Bernard Kouchner, que demain peut-être Washington, Londres et Paris attaqueront l’Iran ou un tout autre pays qui ne rentre pas dans leur moule.

Le précédent que constitue l’attaque menée le 14 avril dernier contre la Syrie est extrêmement grave, en ce sens aussi qu’il ôte toute raison d’être aux Nations unies, seule institution normalement habilitée à rendre justice et promeut l’illégalité comme valeur universelle. Le cas syrien veut tout simplement dire, en effet, que les affaires du monde seront dorénavant traitées en dehors du Conseil de sécurité de l’ONU, une instance qui limite considérablement la marge de manœuvre des Occidentaux.

La date du 14 avril consacre effectivement la loi du plus fort, l’illégalité ou le principe de deux poids, deux mesures comme principal régulateur des relations internationales. C’est la raison pour laquelle le monde continue, d’ailleurs, à fermer les yeux sur le génocide des Palestiniens, des Yéménites et des Rohingyas en Birmanie. Le monde bascule inévitablement et inexorablement vers la loi de la jungle. Dès lors, le pire est à craindre. Il faut vraiment être aveugle pour ne pas voir que la justice et le droit international sont morts.

S. S.

Comment (8)

    CHAOUI-BAHBOUH
    6 mai 2018 - 7 h 31 min

    Docteur HO, arrête ton char, tu es vidé comme la boîte de conserve de sa substance nutritive, et toi tu es vidé de ta dignité le jour tu as débarqué sur les plage en Somalie avec ton sac de RIZ qu’elle honte pour un Docteur des bêtises porteur des idées dans ton sac occidentales, tu es et tu restera un pauvre ignare !!!

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    MON OPINION A MOI
    5 mai 2018 - 16 h 11 min

    SALAM! Tout les pays sont sous le dictat du capitalisme et donc du sionisme ,l’occident se sert de cette arme pour corrompre ou museler les pouvoirs ,la seul solution? les peuples mais ils ont comme des zombies lobbotisés !!

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    Anonyme
    5 mai 2018 - 13 h 20 min

    Bien naïf celui qui croit que le monde est juste. La justice n’est qu’une notion inventé par l’homme qui change d’une époque à une autre, d’une civilisation à une autre et chacun y cristallise ses fantasmes .

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    moi même
    5 mai 2018 - 12 h 49 min

    Derrière chaque chaos mondial se trouve un talmudiste. Kouchner, juif sioniste et ancien membre de MSF défend la guerre comme tout talmudiste. Des soupçons pèsent sur lui concernant le trafic d’organes humains, un commerce que les rabbins juifs pratiquent comme de la joaillerie. Il n’y a rien d’étonnant à ce que ce monstre sataniste cherchent davantage de guerre et de meurtre.

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    MELLO
    5 mai 2018 - 12 h 28 min

     » Il faut vraiment être aveugle pour ne pas voir que la justice et le droit international sont morts ». La politique du plus fort , financièrement et militairement, resurgit du fin fond de la dépolitisation généralisée des peuples. En effet, il ressort un écart important entre les peuples et leurs gouvernants. Finalement les élections destinées à consacrer les représentants légitimes des citoyens ne servent à plus rien , puisque les élus ( particulièrement les présidents ou les premiers ministres) adoptent une politique contraire, d’abord aux engagements électoraux , puis aux vœux des peuples qui ont donné leurs voix. Heureusement, que l’hégémonie et l’ardeur des pays occidentaux , supposés être des démocraties , sont souvent freinées par cet autre pole qu’est la Russie et la Chine et au moindre cas l’Iran. Le Président Poutine , grâce à sa formation et sa vision égalitaire du monde , ne laisse cette loi de la jungle s’installer . Âmes occidentales, sensibles s’abstenir! Les États-Unis crient au monstre « sous-marin  » russe aux milles «tentacules» qui se serait infiltré dans plusieurs pays. Cette « menace » en provenance de Moscou a été annoncée par le Département d’État des États-Unis sans rire. On dirait qu’il est temps que la Main du Kremlin soit rebaptisée le Tentacule du Kremlin. C’est exactement cette image de la Russie que Heather Nauert, porte-parole du Département d’État des États-Unis, a dépeinte lors d’un briefing du département, qui s’est tenu mardi/  » La Russie a de longues bras, la Russie a plusieurs tentacules ». D’ailleurs, à la question d’une journaliste étrangère qui voulait savoir quelles erreurs la Russie avait commises au cours des 15 dernières années dans ses relations avec l’Occident, Vladimir Poutine a indiqué la principale:
    – La plus grande erreur de notre part dans les relations avec l’Occident, c’est que nous vous avons fait trop de confiance, et votre erreur réside dans le fait que vous avez pris cette confiance pour une faiblesse et vous en avez abusé». Le Président russe a affirmé que son pays aspirait au désarmement nucléaire à l’échelle de la planète entière et qu’il ferait de son mieux pour y parvenir. En conclusion , au lieu de s’unir dans la lutte antiterroriste, «certains pays» empêchent les efforts déployés en ce sens et cherchent à maintenir un «chaos permanent au Proche-Orient», avait déclaré le Président russe Vladimir Poutine.
    En ce bas monde , il existe toujours un lion pour réguler cette loi de la jungle.

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      Falfal marr
      5 mai 2018 - 14 h 53 min

      Qu’est ce que Poutine a fait en Tchetchenie et en Crimée. Qu’est ce que fait la Chine au Tibet. Partout pareil, c’est la loi du plus fort qui prime

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        MELLO
        5 mai 2018 - 17 h 04 min

        Qu’est ce que Poutine a fait en Tchétchénie et en Crimée ? Dans ce puzzle politique complexe, au sein duquel les Etats-Unis perdent pieds depuis le début de la guerre en Syrie et où la place de grand allié régional est à priori « vacante », M. Kadyrov – Président Tchétchène- est donc un atout de poids pour Poutine.
        Pour résoudre le conflit, Moscou ne va pas répéter ses erreurs passées. Le pouvoir central développe une toute nouvelle stratégie, activant deux leviers délaissés par Eltsine durant la première guerre. La Tchénénie est essentiellement musulman, et surtout, il est un produit dérivé de la Russie aux yeux du monde. Pour M. Kadyrov, il y a un triple intérêt à se faire le champion de l’islam russophone rigoriste et sunnite au Moyen-Orient : renforcer l’unité de son peuple dans la religion musulmane pure. De fait, la Tchétchénie a acquis une existence symbolique qu’elle n’avait probablement jamais connu de son histoire. D’ailleurs, durant la conférence religieuse de Grozny en août 2016, le wahhabisme, doctrine religieuse officielle de l’Arabie saoudite, a été dénoncée par les imams présents comme n’appartenant pas à l’islam sunnite. Aujourd’hui, la Tchétchénie développe une certaine indépendance et est désormais capable de développer une politique étrangère propre, centrée sur l’Islam. C’est un premier pas pour cette République qui n’avait rien produit de tel depuis 20 ans.
        Sur un autre plan , La République de Tchétchénie a toutes les possibilités de devenir un pays donateur exportateur apportant de bons profits. Les richesses naturelles de la Tchétchénie, notamment son pétrole, sont utilisées pour assurer le développement et l’essor de la république .
        La Crimée et Sébastopol sont redevenues des régions russes à la suite d’un référendum tenu en mars 2014. L’UE, les Etats-Unis et le Japon ( les anti-russes) n’ont pas reconnu l’entrée de la Crimée dans la Fédération de Russie et ont adopté des sanctions contre Moscou. Les recettes budgétaires de la Crimée ont été multipliées par deux depuis que la péninsule est retournée dans le giron russe. Lors de ce scrutin, dont les résultats ne sont pas reconnus par Kiev et ses partenaires occidentaux, plus de 96% des votants se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie.
        Dont acte.

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    africa
    5 mai 2018 - 11 h 34 min

    Le machin ne sert plus à rien et n’a jamais servi à quoi que ce soit si ce n’est légaliser les guerres de l’occident prédateur
    Jusqu’à quand allons nous être otage de ses institutions?

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